Chef Rémy

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Une île à la dérive

A l'approche de la présidentielle, il y a d'ailleurs fort à craindre que, comme en 2009 où 600 millions d'euros avaient éteint les brasiers, des fonds et des emplois publics viendront calmer, sans les soigner, des handicaps structurels: une sous-qualification endémique avec moins de 40% de peu ou pas diplômés, une culture certaine de l'assistance. Attendre à ce point son salut du secteur public est une logique suicidaire que ces nouvelles émeutes accélèrent. Au début d'une saison touristique cruciale pour le redémarrage de l'activité dans le secteur privé, une minorité -insistons sur ce point- de Guadeloupéens donne le spectacle d'une île à la dérive. 

By |2021-11-23T16:09:01+00:00November 23rd, 2021|Scoop.it|0 Comments

« Apple Car » : les planètes s’alignent pour une nouvelle révolution

Si la créature de Steve Jobs salive devant l'automobile, c'est que le marché est immense et que l'opportunité de prendre place est historique : cette industrie bouge comme jamais depuis un siècle et l'invention de la production de masse par Henry Ford dans le Michigan. En Californie, les géants de la Tech salivent de l'électrification à marche forcée des véhicules (les batteries lithium-ion, ils maîtrisent, au contraire des moteurs thermiques) et de l'avènement du logiciel dans les habitacles. Chez Apple, Tim Cook, le PDG, et les siens ont vu Elon Musk et ses troupes faire des ravages dans ces deux domaines longtemps délaissés par les constructeurs traditionnels. Apple, Google, Amazon, Uber : les zigzags des Gafa dans l'automobile Ferrari et les Agnelli s'offrent Jony Ive, le designer légendaire d'Apple Aujourd'hui encore, l'expérience et les services proposés au conducteur et à ses passagers par les « dinosaures » de l'auto sont souvent décevants, à des années-lumière en tout cas de ceux offerts à leurs utilisateurs par Tesla, Amazon, Google ou Apple. Le moment pour Apple semble donc presque venu. Cupertino est depuis des années la référence mondiale de l'UX - l'expérience utilisateur -, un cador du marketing et de la monétisation des services en ligne et un champion de la jonction entre le produit et le logiciel, le mariage réussi entre le « hardware » et le « software ». Avec l'envolée inattendue de la voiture électrique et l'essor des services de mobilité, le timing pourrait convenir à Tim Cook dans quelques petites années. La voiture « parfaite » Le timing, c'est la clé du projet Titan. Même s'il ne sait pas toujours quoi faire de son incommensurable fortune, au point de multiplier les rachats d'actions , Apple ne se lancera pas à moins de juger son véhicule parfait, suffisamment différent des autres pour secouer le futur marché de la voiture robot - partagée ou non. Le géant des smartphones devra au passage frapper fort dans les batteries, et faire mieux que la concurrence à ce niveau. Il y aura un « time to market » à respecter, un coche à ne pas rater pour que le projet Titan gagne l'Olympe. En général, Apple pique au moment parfait , quand les pionniers ont fini d'essuyer les plâtres et avant que la cavalerie n'arrive - rappelez-vous l'iPhone. Une « révolution » ne prend que des conditions particulières. Celles-ci n'étaient sans doute pas réunies il y a trois ou quatre ans, quand Elon Musk en personne avait proposé à Tim Cook de lui racheter Tesla pour une soixantaine de milliards de dollars .

By |2021-11-23T16:06:09+00:00November 23rd, 2021|Scoop.it|0 Comments

Marketers must prove ‘sustainable consumption’ is not an oxymoron

The first is to leave the discipline – to accept that a full and uncritical embrace of ‘consume less’ is incompatible with what marketers are here to do. Either that or take a salary drop and confine well-honed talents to the marketing of organisations, such as Greenpeace and Friends of the Earth, whose sole purpose is the elimination of waste and the mitigation of climate change. The second route is to take the concept of ‘sustainable’ so seriously that every aspect of the brand offer is audited, assessed for its environmental impact and ruthlessly modified where found wanting. The target here is ‘circular production’, where raw ingredients, and methods of farming, manufacture and disposal guarantee to put as much back into the ecosystem as they take out. In the short term, and maybe the longer term too, one thing that won’t be taken out is elevated profits; this is not one for the fainthearted. The third way to go – and it could embrace number two while it’s at it – is to hit back at what is, ultimately, a catchy but empty soundbite. Consume less of what? Of everything? What a dismal and dangerous world that would be.

By |2021-11-23T15:40:58+00:00November 23rd, 2021|Scoop.it|0 Comments

La folle envolée de l’action Crypto Blockchain Industries intrigue les acteurs de marché

Crypto Blockchain Industries (CBI) a fait ses premiers pas en Bourse fin octobre. Lundi soir, il avait déjà gagné 3.500 %. Mardi, le titre a perdu plus de 30 %, alors que les cryptomonnaies reculaient fortement. La progression de CBI reste néanmoins hors du commun : + 3.000 %. Le groupe, coté sur EuronextGrowth, vaut près de 1 milliard d'euros contre à peine 38,7 millions il y a trois semaines. La société fait d'ores et déjà partie des 10 premières capitalisations boursières de ce marché réservé aux PME et ETI. Perplexes Sur les marchés, analystes et traders sont plus que perplexes. Comment, en trois semaines, la société, créée il y a moins d'un an, qui réalise un chiffre d'affaires de seulement 400.000 euros, peut-elle être autant valorisée ? « Il y a de la spéculation, c'est certain. C'est encore plus dingue que lors de la bulle Internet en l'an 2000 », précise un analyste financier spécialisé sur les moyennes et petites valeurs, qui s'inquiète de cette flambée. Il faut dire que la société fondée par Frédéric Chesnais, repreneur en 2013 d'Atari et PDG de l'éditeur de jeux vidéo jusqu'en avril dernier, surfe sur l'essor des technologies blockchain, et sur celui des NFT, ces jetons numériques qui peuvent être collectionnés ou utilisés dans des jeux vidéo, et que tout le monde s'arrache aujourd'hui . Crypto Blockchain Industries possède des participations dans trois entreprises, dont deux dans le jeu vidéo et une dans la logistique. Son projet phare porte sur le lancement en 2022 d'un méta-univers ou metaverse (nommé AlphaVerse), un monde virtuel dans lequel les joueurs pourront acquérir des terrains et des immeubles virtuels, évoluer dans plusieurs espaces, dont certains seront créés et opérés par CBI et d'autres par des acteurs tiers. Vraie euphorie « Il y a une vraie euphorie actuellement autour des valeurs blockchain et NFT », indique un vendeur. En 10 jours, le cours d'Artmarket.com a triplé, celui de The Blockchain s'est apprécié de 30 % depuis début novembre. Par ailleurs, le titre est peu liquide. Frédéric Chesnais détient plus de 93 % d'actions. Ce qui peut évidemment amplifier la hausse du cours en cas de forte demande.

By |2021-11-21T22:44:46+00:00November 21st, 2021|Scoop.it|0 Comments

Montagne : forte de ses 700 000 utilisateurs, l’application YUGE s’étend aux 4 saisons

6 ans après son lancement, l’application rassemble désormais une communauté de plus de 700 000 yugeurs venus des quatre coins du monde. « Il s’agit de l’application de l’univers de la montagne la mieux notée sur les stores », a précisé Thomas Saison, Directeur Marketing et Commercial de La Plagne. 664 000 photos ont été prises grâce aux différentes bornes installées sur le domaine. En 2017-2018, 93% de nouveaux yugeurs ont utilisés l’application dont 7% qui sont revenus d’une année sur l’autre. En 2019-2020 et malgré la crise sanitaire, 63,3% des utilisateurs étaient de nouveaux yugeurs, dont 36% de fidèles. Une nouvelle population plus connectée Pour Paradiski, la technologie doit aider à mieux skier. Le domaine voit arriver une nouvelle population qui n’est jamais venue faire du ski auparavant et qui « pense que l’on peut apprendre à skier en regardant des vidéos TikTok », s’amuse Thomas Saison. En ajoutant une couche de digital, l’application vient donc augmenter l’expérience des habitués et accompagner les nouveaux venus. « Beaucoup de visiteurs viennent à la montagne en cherchant la déconnexion mais veulent avoir accès au Wi-Fi. Ce paradoxe fait le succès de l’application », raconte Guillaume Rosetti, Directeur Marketing et Commercial chez ADS – Domaine Skiable des Arcs / Peisey-Vallandry. « Il y a un aspect communautaire dans la pratique du sport. On le voit avec le succès d’applications de running lancées par des marques comme Adidas ou Nike », continue-t-il. C’est pourquoi les équipes de Paradiski ont mis cet aspect communautaire au cœur de YUGE. L’aspect gamification, avec un système de badges et de challenges quotidiens, est aussi très présent. L’un des challenges proposés est de battre Julien Lizeroux, Vice-champion du monde de slalom et de combiné sur un parcours de super slalom. Les skieurs peuvent filmer leur performance et la partager sur l’application. En 2019-2020, 2/3 des yugeurs ont débloqué un badge. Guillaume Rosetti, Thomas Saison et Julien Lizeroux @Alexandre Nestora Une application 4 saisons La crise sanitaire a poussé les acteurs touristiques de la montagne à attirer davantage de visiteurs pendant d’autres saisons que l’hiver. C’est pourquoi l’application s’adresse désormais aux visiteurs venant chercher d’autres loisirs de plein air tels que la randonnée. 49% des utilisateurs de YUGE ont déclaré avoir des intérêts hors ski, comme le bien-être, la gastronomie ou le patrimoine. Depuis 3 ans, l’application a enregistré +20% de visiteurs l’été. Le développement de l’application ne s’arrête pas là puisque elle sera déployée prochainement dans d’autres domaines skiables. La base de données client captée par YUGE permet déjà d’échanger des informations sur les comportements avec des pays comme la Suisse et l’Autriche. Ce partage sera étendu prochainement à des sociétés issues du monde de l’hôtellerie ou de la restauration.

By |2021-11-21T16:21:42+00:00November 21st, 2021|Scoop.it|0 Comments

Etats-Unis : les cryptomonnaies à l’assaut de la Constitution

Acheter un document vieux de plus de deux siècles en levant une somme en monnaie virtuelle : c'était le pari fou d'amateurs de cryptomonnaies, à qui il a finalement manqué trois millions de dollars pour obtenir une rare copie originale de la Constitution américaine, vendue aux enchères. Si l'acheteur du précieux document vendu à 43,2 millions de dollars n'est pas encore connu, un groupe d'investisseurs en monnaie virtuelle avait publiquement manifesté son intérêt pour cette rareté, écrit le magazine « Forbes » . Le groupe est baptisé « Constitution DAO », la DAO désignant une « organisation autonome décentralisée » qui utilise la blockchain pour sa gouvernance et s'organise sur les plateformes en ligne. En quatre jours et à l'aide d'une campagne éclair sur les réseaux sociaux, ses membres ont rassemblé l'équivalent de 40 millions de dollars en Ethereum, une cryptomonnaie populaire, attirant des milliers de donateurs. Le groupe aurait tout de même dû convertir la somme en dollars pour acheter l'exemplaire, qu'il voulait ensuite exposer dans un musée ou un lieu public. « Démystifier » les DAO et les monnaies virtuelles Selon le magazine, le montant final de la levée de fonds n'est pas connu, mais le groupe avait dit vouloir rembourser l'argent des investisseurs s'il ne remportait pas la vente aux enchères. L'enthousiasme record des amateurs de cryptomonnaies pour cette vente réjouit les promoteurs de ces nouvelles formes de gouvernance : « Les termes 'DAO' et 'crypto-monnaie' peuvent vraiment sembler être des termes étrangers. Nous les démystifions à travers une approche accessible : acheter un document rare », a confié à « Forbes » le PDG d'une entreprise de conseil pour les investisseurs en cryptomonnaies.

By |2021-11-21T14:16:01+00:00November 21st, 2021|Scoop.it|0 Comments

Avec « The NFT Bay », les oeuvres d’art numériques ont maintenant leur site pirate

Pourquoi payer des millions de dollars pour une image d'un CryptoPunk alors qu'il suffit de faire clic droit, « Enregistrer l'image sous… » pour la posséder ? A qui la logique des NFT (jetons non fongibles) échappe, ainsi que le principe d'oeuvre d'art numérique sous-tendu, le développeur et artiste australien Geoffrey Huntley propose un nouveau lieu de rendez-vous : « The NFT Bay ». Le site reprend la vieille logique du téléchargement illégal de films et de musique : si une oeuvre existe, sa copie est aussi sur internet et elle fera l'affaire, d'autant qu'elle est gratuite. Pour faire mouche, le portail singe même le célèbre site suédois de liens BitTorrent « The Pirate Bay » - désormais interdit dans plusieurs pays. Un moteur de recherche permet de mettre la main sur les NFT - enfin, les images jpeg qui s'y réfèrent, et là est tout le débat. Il y a aussi une archive de 17,96 téraoctets avec tous les NFT des blockchains Ethereum et Solana. Le risque de l'erreur 404 L'intérêt de la démarche vous échappe encore plus que le phénomène dénoncé ? Geoffrey Huntley a bien une explication, qu'il partage dans un post sur GitHub. « Fondamentalement, j'espère que grâce à 'The NFT Bay', les gens vont se mettre à comprendre ce qu'ils achètent vraiment avec les oeuvres en NFT. Ce ne sont rien de plus que des instructions sur la façon de télécharger une image. Image qui n'est pas hébergée sur la blockchain. La majorité de celles que j'ai vues sont stockées sur des serveurs Web 2.0, ce qui finira probablement un jour en page d'erreur 404. » Pour lui, cela signifie « que les NFT ont encore moins de valeur ».

By |2021-11-21T14:15:24+00:00November 21st, 2021|Scoop.it|0 Comments

Paris rêve de « taxis volants » pour 2024

En 2024 la France gagnera-t-elle la médaille d'or de la mobilité aérienne urbaine ? A l'occasion des Jeux Olympiques de Paris, la RATP, le groupe ADP et la région Ile-de-France projettent de relier l'aéroport de Roissy à quelques sites olympiques grâce à des taxis volants. L'enjeu est de profiter de la vitrine des JO pour lancer un service qui constituerait sans doute une première mondiale. Le pari est pourtant loin d'être gagné. Le secteur des aéronefs électriques à décollage vertical ou eVTOL (« electric vertical takeoff and landing ») est certes en pleine effervescence avec plus de 200 prototypes ou projets d'appareils plus ou moins aboutis. Et les géants comme Airbus , Boeing ou Embraer se sont aussi joints à la compétition. Bien peu ont pourtant volé. L'objectif d'ADP et de la RATP est de positionner « l'Ile-de-France comme une référence sur le marché mondial de la mobilité aérienne urbaine ». La Région ayant d'ailleurs délégué le projet à Choose Paris Région, la structure chargée de l'attractivité économique. « Nous voulons montrer que les vols à basse altitude auront un rôle à jouer dans l'aviation sans émission de demain, qu'il s'agisse de relier un aéroport à un centre-ville, de transport logistique ou d'urgence médicale », explique Edward Arkwright, directeur général exécutif du groupe ADP. La RATP, ADP et la Région ont constitué un écosystème d'une trentaine d'entreprises, de start-up et de laboratoires et se sont dotés d'une zone de tests bientôt opérationnelle sur l'aérodrome de Pontoise.

By |2021-11-21T14:10:17+00:00November 21st, 2021|Scoop.it|0 Comments

Personal branding : pourquoi se raconter devient indispensable

Qu'il s'agisse des candidats déclarés ou potentiels à l'élection présidentielle de 2022 comme de postulants à une prestigieuse fonction en entreprise, toutes et tous, pour décrocher le Graal, s'emploient à sortir du lot. Conscients que démontrer leurs compétences - un prérequis - ne suffit plus, il leur est aujourd'hui demandé de savoir raconter, avec simplicité, tact et cohérence, une histoire. La leur en l'occurrence, à faire entrer en résonnance avec leur auditoire. Tels sont, en substance, les principes du marketing de soi. Un « personal branding », en jargon professionnel, qui s'arc-boute sur une volonté d'incarner un changement, manie l'art de le faire savoir et qui, corrélé au regard des autres ainsi qu'à la maîtrise de sa propre image et des codes du numérique, ne cesse de gagner du terrain. Offrir l'histoire que l'on se raconte Donald Trump, Barack Obama, la jeune militante écologiste Greta Thunberg , la femme d'affaires Kim Kardashian ou encore Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook, tous font figure de champions du récit (ou « storytelling », comme disent les Anglo-Saxons) avec l'impact que l'on connaît. Les techniques narratives du personal branding sont si convaincantes que même les dirigeants d'entreprise songent à nommer des « chief storytelling officers » (managers conteurs) ! « Travailler une marque personnelle comme commerciale requiert une exigence folle », prévient Georges Lewi, expert du storytelling et des marques. « L'enjeu n'est pas de se créer un personnage fantasmé mais de dévoiler des pans de sa personnalité d'une façon plus remarquable encore qu'on ne le fait naturellement ou inconsciemment », précisent Géraldine Galindo , Gaëlle Copienne et Gayanée Pierre dans « Le Personal Branding : pourquoi et comment en faire un atout professionnel ? » (Dunod). Garrett Camp, Travis Kalanick et Oscar Salazar, les fondateurs d'Uber, l'ont bien compris, eux dont le récit prend racine à Paris, en 2008, alors qu'ils assistent au Salon LeWeb et pestent contre les taxis parisiens, à leurs yeux aussi inefficaces que ceux de San Francisco. Parler ainsi de soi, c'est offrir l'histoire que l'on se raconte aux autres, par le biais de « techniques empruntées au marketing, à la psychologie et au développement personnel », résume Marie Beauchesne dans son ouvrage « La marque, c'est moi », publié par Dunod. Failles ou éléments disruptifs « Le parcours, les diplômes, les fonctions n'intéressent plus personne dès lors qu'il y a concurrence entre plusieurs individus. Au-delà des mots à choisir, de l'aspect physique, de la posture, la voix, etc., il devient nécessaire de se différencier avec de l'humain, une histoire singulière, des failles, de la disruption… pour convaincre et embarquer les gens », poursuit Georges Lewi en se remémorant le « en même temps » et le positionnement résolument tourné vers l'avenir du candidat Emmanuel Macron en 2017. « Les cinq personnalités LR actuellement en lice redoutent, à tort, de trop se différencier alors que celle ou celui qui osera raconter une histoire différente pourrait remporter la mise », juge l'expert en marketing, aussi auteur de « L'Art de se (la) raconter », publié par Mardaga. Tout cela, bien entendu, vaut en politique comme en entreprise. A condition de ne tomber ni dans le faux-semblant ni dans la volonté de manipulation. Le fondateur et directeur général de Tesla, Elon Musk , à la fois « bad boy » et premier de la classe, est un conteur par excellence. En France, dans un tout autre genre mais avec un véritable talent pour le récit, on pourrait citer un Michel-Edouard Leclerc ou des Pierre Dubuc et Mathieu Nebra, les cofondateurs d'OpenClassRoom , dont l'ambition est d'exercer un impact direct sur l'emploi. Aussi des personnalités moins connues comme Elena Poincet , ex-militaire qui a cofondé Tehtris, en 2010, pour lutter contre le cyberespionnage et le cybersabotage mais qui n'était guère écoutée à l'époque. Son histoire authentique et singulière lui a valu de tout récemment décrocher le Bold Woman Award 2021 de Veuve Clicquot (groupe LVMH, propriétaire des « Echos »). Ou encore, tous deux aussi distingués par un trophée « Bold : Guillaume Richard, CEO de OuiCare, - très soucieux de parité entre femmes et hommes - qui imagine son groupe leader mondial des services à la personne dans quinze ans, et Amélia Matar , fondatrice de Colori, dont le combat est de concilier numérique et inclusion. Un combat, un mentor et une cohérence Mais s'il s'avère difficile de dire qui on est ou ce que l'on veut, il peut alors être plus aisé d'exprimer, dans un récit, ce que l'on combat, estime Georges Lewi. Les artistes, à l'image de l'artiste de rue Banksy qui pourfend l'ordre établi, le font très bien. Mais baser une histoire sur ce que l'on déteste ne suffit pas, il convient aussi de se trouver un mentor existant, passé ou imaginaire. Par exemple, un héros de la Grèce antique, un personnage historique, de roman, de cinéma… à introduire dans son récit. « En se trouvant de grands référents qu'ils ramènent à une situation actuelle, les storytellers cherchent une forme de stabilisation pour démontrer que nous tous, humains, ne sommes pas seuls », décrypte Georges Lewi. Gare toutefois au risque d'anachronismes ! Après quoi, il ne reste plus qu'à mettre le tout en cohérence avec une vision. Le plus gratifiant étant de promouvoir sa singularité pour servir, in fine, quelque chose de bien plus grand que soi - un pays, une organisation, une entreprise, une communauté. Toujours sans faux-semblant ni volonté de manipulation. Un art difficile mais en pleine expansion.

By |2021-11-21T14:09:50+00:00November 21st, 2021|Scoop.it|0 Comments

Les changements de mode de consommation sapent le marché de l’habillement

consommation en France. Les ventes de produits d’électroménager ont bondi de 30 % au premier semestre 2021 et de 12 % par rapport à 2019, selon une étude GFK. Les commerçants d’articles de bricolage continuent aussi de se frotter les mains : après un bond de 13 % en 2020, l’activité des Leroy-Merlin, Castorama et autres enseignes d’articles de décoration est en hausse de 18,4 % à fin septembre, par rapport à la même période de 2019, selon la Fédération des magasins de bricolage et de l’aménagement de la maison. Nombreux sont aussi les consommateurs à gâter leurs enfants : les ventes de jeux et jouets sont en hausse de 4 % à fin septembre sur un an, selon les chiffres du panéliste NPD, et de 4,8 % par rapport à 2019. Lire l’enquête : Article réservé à nos abonnés Vendre avant de fabriquer : quand la précommande bouscule la mode Mais, acheter un jean, un manteau ou une paire de chaussures est une tout autre histoire. Au sein de la distribution d’habillement, la crise perdure. En dépit d’une hausse de 6,6 % des ventes de vêtements et de produits textiles en France, sur la période de janvier à septembre 2021, par rapport à 2020, le marché hexagonal est en recul « de 12 % par rapport à l’année 2019 », a rappelé Gildas Minvielle, directeur général de l’observatoire économique au sein de l’Institut français de la mode (IFM), lors du colloque Fashion Reboot, organisé jeudi 18 novembre à Paris. Entrée de gamme A l’exception de la vente en ligne, dont l’activité est en progression de 20 %, tous les circuits sont en berne. Les grands magasins ont perdu 32 % de leur chiffre d’affaires en moyenne, sur neuf mois, à fin septembre, faute de fréquentation touristique. Les hypermarchés et supermarchés ont vu leurs ventes d’habillement plonger de 17,8 %. Et les enseignes spécialisées ont perdu 15 % de ventes en deux ans.

By |2021-11-21T13:41:30+00:00November 21st, 2021|Scoop.it|0 Comments