Très attendus lors des Jeux Olympiques de Paris, la gestion des taxis volants est détenue par le gestionnaire aéroportuaire ADP et les acteurs ayant reçu leur certification. Pour l’heure, seul Volocopter a été assuré d’opérer au moins trois lignes reliant les aéroports parisiens et Paris intra muros durant la manifestation sportive. Pour autant, il semblerait que les vols de eVTOL soient compromis. En effet, l’Autorité environnementale a publié un rapport où elle accuse ADP et les opérateurs d’avoir rendu une étude d’impact incomplète, notamment sur la partie concernant le vertiport d’Austerlitz. Selon elle, ces engins feraient beaucoup plus de bruits qu’annoncé avec un volume en vol de 65 décibels. Les taxis volants « sont moins bruyants que des hélicoptères à moteurs thermiques, mais ne peuvent être considérés comme silencieux, contrairement à ce qui figure au dossier, sauf à estimer silencieux un véhicule automobile thermique moyen », indique l’Autorité.

Une consommation énergétique plus importante qu’une voiture thermique
Mais outre le bruit, leur consommation poserait également problème. Elle serait estimée à 190 kilowattheures (kWh) aux 100 kilomètres, soit deux à trois fois plus qu’une voiture à moteur thermique et très loin de la consommation d’une voiture électrique aux alentours de 15 kWh pour 100 kilomètres. Mais surtout, les taxis volants ne pourront transporter qu’un passager et un pilote pour un prix moyen de 110 euros comme l’avait déclaré Augustin de Romanet, PDG d’ADP. Si ce rapport reste consultatif, une enquête publique doit désormais être menée du 6 novembre au 8 décembre lors de laquelle les citoyens seront invités à donner leur avis. Le ministère des Transports, lui, devra trancher début 2024.

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