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Coûteuses mais prometteuses, l’espoir des énergies océaniques

Cinq énergies marines Les technologies océaniques ont beau être puissantes, elles sont dispersées et donc difficilement collectables. C’est pour cela que différentes méthodes de capture ont été mises au point. La plus ancienne et la plus mature d’entre elles est l’énergie marémotrice. Il s’agit d’exploiter la variation du niveau de l’eau en fonction des marées. À l’image d’un barrage horizontal, la centrale marémotrice laisse passer l’eau en son sein via des ouvertures lors des marées hautes. Lorsque la marée redescend, l’eau accumulée se retrouve piégée dans des bassins situés en hauteur, puis libérée afin d’actionner des turbines générant de l’électricité. L’avantage de cette méthode se trouve dans la prévisibilité des marées et le faible coût d’exploitation de l’infrastructure, bien que l’investissement initial soit élevé. Seconde énergie, celle de la houle des vagues, baptisée énergie houlomotrice. Cette dernière fonctionne à partir de flotteurs en série installés sur de vieilles plateformes pétrolières ou à proximité de digues maritimes. L’intérêt réside dans la densité énergétique de la houle, sa nature incessante ouvrant la voie à une production considérable. De nombreux projets pilotes ont d’ailleurs été lancés en Europe. Troisième énergie, celle des hydroliennes, qui exploite la puissance des courants sous-marins à l’image des éoliennes terrestres avec le vent. Il s’agit généralement de turbines fixées au sol, parfois même des cerfs-volants qui exécutent une trajectoire en forme de huit. Les éoliennes offshore ne sont pas dans cette catégorie. Quatrième méthode, l’énergie thermique des mers, qui exploite notamment dans les zones tropicales la différence de température entre les eaux profondes froides (environ 5 °C) et les eaux de surface plus chaudes (environ 25 °C). Mais il s’agit d’une énergie très balbutiante, à l’image de la cinquième et dernière méthode, l’énergie osmotique, qui exploite la différence de salinité entre l’eau douce et l’eau de mer. Une façade maritime de 11 millions de km2 Au-delà de la dimension renouvelable et inépuisable des énergies océaniques, c’est aussi leur très faible impact sur le paysage qui intéresse. Face aux polémiques sur l’éolien terrestre, les énergies des mers pourraient tirer leur épingle du jeu. Si ces dernières sont intermittentes, celles qui tournent à la houle et aux courants n’en sont pas moins prédictibles, ce qui permet de mieux piloter l’électricité, par nature difficilement stockable. Autre argument, la France bénéficie de onze millions de km2 d’eau de mer, un gisement considérable inégalé par ses voisins européens. Non reliées au réseau hexagonal, les collectivités d’Outre-mer pourraient aussi en bénéficier allègrement et y trouver une forme d’indépendance énergétique. En termes de conséquences environnementales, les systèmes d’ores et déjà mis en place ont un impact a priori assez faible. Les turbines hydroliennes tournent par exemple assez lentement pour ne pas hacher les poissons. Mais les études restent rares, et l’usage de produits chimiques pour éviter l’installation d’algues sur les surfaces immergées semble bel et bien dégrader les fonds marins et les organismes qui y vivent. Énergies complémentaires, mais pas révolutionnaires Selon plusieurs spécialistes, les énergies marines ne seront pas aussi salutaires qu’on pourrait l’espérer. Le dernier rapport de l’association Négawatt estime à 0,5 % sa production d’énergie sur l’ensemble des énergies renouvelables d’ici 2050. L’organisme rappelle que le monde marin connaît des courants et des houles violentes, et que le caractère corrosif du sel dégrade les infrastructures immergées. Le coût est très élevé, et demande de gros investissements industriels. Même son de cloche pour le rapport « Futurs énergétiques » de RTE, qui parle d’une faible maturité technologique qui empêche un déploiement de grande ampleur à court terme. Les autres énergies renouvelables, au premier rang desquelles l’éolien et le solaire photovoltaïque, apparaissent nettement plus efficaces. Un constat logique au regard des investissements progressifs dont ces technologies ont bénéficié ces dernières décennies. Pour autant, l’Ademe rappelle que la courbe de réduction des prix de l’électricité hydrolienne est particulièrement encourageante. Certaines entreprises françaises comme HydroQuest travaillent d’ailleurs à une meilleure robustesse des dispositifs, produisant un élan industriel salutaire. Car même si les énergies des mers restent modérées dans la production d’électricité, la diversité qu’elles apporteraient serait particulièrement appréciée, les énergies renouvelables étant connues pour leur variabilité.

By |2022-06-24T08:40:19+00:00June 24th, 2022|Scoop.it|0 Comments

Microsoft cesse de reconnaître les émotions dans ses outils d’IA

Microsoft vient dans tous les cas de cesser le développement et la vente d'outils de reconnaissance des émotions à partir de la reconnaissance faciale - et va plus largement limiter la portée de ces technologies. « Des experts à l'intérieur et à l'extérieur de l'entreprise » ont souligné l'« absence de consensus scientifique » sur la définition des « émotions » et « les préoccupations accrues en matière de confidentialité autour de ce type de capacité », indique Natasha Crampton, responsable de l'IA chez Microsoft, dans un post de blog. En outre, il est difficile de faire le lien entre expression et émotion, qui peut dépendre de la culture et du pays, explique-t-on chez le géant de l'informatique, et ce lien peut conduire à des stéréotypes et de la discrimination mais aussi poser des questions sur la vie privée. Les clients existants de la firme de Redmond ont encore un an avant de perdre l'accès aux outils d'intelligence artificielle qui prétendent prédire l'émotion, le sexe ou l'âge, lire le sourire ou reconnaître des attributs comme les poils du visage, les cheveux, etc. Ces outils étaient intégrés dans des programmes ayant des visées variées comme reconnaître le maquillage, mesurer la satisfaction de consommateurs, donner une idée d'une ambiance ou encore aider les personnes handicapées. Plusieurs retours en arrière Parallèlement, la reconnaissance faciale en général sera mieux encadrée pour s'assurer que son utilisation respecte les principes d'éthique de Microsoft. Déjà il y a quelques mois, la firme de Redmond avait revu ses outils permettant d'imiter la voix pour éviter les « deepfakes ».

By |2022-06-22T20:30:29+00:00June 22nd, 2022|Scoop.it|0 Comments

A La Réunion, les électeurs déroutés par la coalition entre un candidat Nupes et un maire RN aux législatives

Dans la 5e circonscription de l’île, à laquelle cette commune rurale appartient, Jean-Hugues Ratenon (La France insoumise (LFI), investi par la Nupes) se trouve en ballottage favorable après un score de 36,38 % des voix au premier tour. Face à lui, un candidat divers gauche, Ridwane Issa (16,69 %). Ce dernier avait espéré un temps être investi par La République en marche (LRM) tandis que son parti, Banian, soutient la majorité au conseil régional, dont son adversaire LFI est membre. Mais la « particularité » locale évoquée par Ange et Chrystal vient surtout du soutien du maire de La Plaine-des-Palmistes, Johnny Payet, seul maire de La Réunion étiqueté Rassemblement national (RN), en faveur du candidat de la Nupes.

By |2022-06-21T21:50:43+00:00June 21st, 2022|Scoop.it|0 Comments

Bill Gates says NFTs are ‘100 percent based on greater fool theory’

Tech billionaire Bill Gates has dismissed NFTs as “100 percent based on greater fool theory” — the financial concept that even overpriced assets can make money as long as you find a bigger idiot to sell them to. Speaking at an event on climate change hosted by TechCrunch, Gates said he preferred investing in assets with tangible outputs, like farms or factories, “or a company where they make products,” and that he held no position in cryptocurrencies or NFTs. “I’m not involved in that. I’m not long or short in any of those things,” said Gates, suggesting that he was also suspicious of assets designed to “avoid taxation or any sort of government rules.” “Obviously, expensive digital images of monkeys are going to improve the world immensely,” quipped Gates, referring to the flagship NFT project, Bored Ape Yacht Club. It’s not the first time Gates has expressed skepticism about cryptocurrencies. In an interview from February 2021, he worried about the dangers of regular investors buying into Bitcoin, especially when the cryptocurrency’s value was so volatile and could be tanked on the basis of a tweet from a prominent investor, like Elon Musk. “I do think people get bought into these manias who may not have as much money to spare,” said Gates in 2021. “My general thought would be that if you have less money than Elon, you should probably watch out.” Gates’ warnings about volatility were spot on. When he was speaking in 2021, Bitcoin was surging in price and would reach a height of $63,000 in April that year. It would then slump dramatically, before rising again to an all-time high of more than $64,000 last November. Since then, the price of Bitcoin has crashed once again, and at the time of writing is trading just above $20,000. This dramatic fall is part of a wider set of convulsions rocking the crypto world, after the collapse of so-called “stablecoin” Terra in May and the ongoing failure of crypto lending platform Celsius. Similarly, prices for NFTs have also fallen sharply. Some of the biggest projects, like the aforementioned Bored Ape Yacht Club, have more than halved in value. At the same time, trading volume has increased, as buyers seek to snap up digital assets at rock-bottom prices. Like Gates, perhaps, they may be subscribers to the greater-fool theory of NFTs — confident that there are more idiots out there, if they can only find them.

By |2022-06-21T21:43:12+00:00June 21st, 2022|Scoop.it|0 Comments

Les véhicules connectés, clés de nouveaux business pour Renault grâce à leurs données

Renault va commercialiser de nouveaux services grâce aux voitures connectées. Déjà, l’arrivée de la voiture connectée devrait permettre de développer l’activité après vente du constructeur automobile en conservant les véhicules plus longtemps dans le système de Renault. C’est ce dont se réjouit Luca de Meo, DG du groupe Renault sur la scène du salon Viva Tech. Des services de sécurisation et de confort basés sur la donnée connectée Dans le même temps, Mobilize, entité de Renault, lance officiellement sur le salon Viva Tech, trois services basés sur l’usage de la donnée issue des véhicules connectés et sur l’intelligence artificielle. Ces services proposent d’améliorer la sécurité sur les routes, d’optimiser leur entretien et de prédire le positionnement optimal des stations de recharge pour les véhicules électriques. Toujours sur le salon Viva Tech, on relève en outre la présence sur le stand de Google, d’une Renault Mégane E-Tech et de son interface Google embarquée, avec des services tels que Google Maps, Google Assistant et Google Play. Renault présentait une Mégane avec Google à bord lors de la Viva Tech sur le stand Google Grâce aux véhicules connectés, Renault conservera un lien permanent avec ses voitures Dans le détail, grâce aux véhicules connectés, Renault conservera un lien permanent avec ses voitures, même lorsque le propriétaire ne fait plus entretenir son véhicule dans le réseau Renault, et c’est une opportunité unique pour le constructeur automobile. « Un domaine où nous faisons de l’argent normalement dans l’automobile c’est l’après vente. Habituellement, les gens après la période de garantie en sortent et choisissent un opérateur indépendant parce que c’est moins cher ou pour des raisons de convenance » rappelle Luca de Meo sur la scène de Viva Tech. Le véhicule connecté change la donne. « Avec une voiture connectée, et une entreprise connectée en permanence au produit, pour la première fois dans l’industrie automobile, cela veut dire que techniquement le client reste dans le système après vente pour toute la vie de la voiture. Et chaque jour qu’il s’y trouve, c’est l’opportunité pour nous de faire de l’argent » déclare-t-il. Renault fait appel aux données et à l’intelligence artificielle Lors de Viva Tech, Renault a dans le même temps présenté trois services qu’il commercialisera en s’appuyant sur la donnée issue des véhicules connectés. « Mobilize utilise la Data et l’intelligence artificielle pour mieux servir ses clients » annonce Nathalie André, directrice des activités Data business and new services chez Mobilize, une entité commerciale de Renault. La marque agrège, avec le consentement des conducteurs, les données des voitures connectées pour de nouveaux services Mobilize lance trois services à destination des pouvoirs publics. Mobilize développe ces services basés sur la donnée. A ces fins, la marque agrège, avec le consentement des conducteurs, les données des voitures connectées ainsi que celles de l’infrastructure et de partenaires. Les trois premiers services lancés concernent le positionnement des stations de recharge électrique sur le territoire, du diagnostic de l’état des routes afin d’optimiser les coûts d’entretien, et la sécurisation des routes vis-à-vis des accidents automobiles. Le positionnement des stations de recharge électrique sera calculé à partir des besoins des utilisateurs. « Ce service est basé sur les données venant des véhicules. Nous analysons le comportement des conducteurs de véhicules électriques » décrit Shabnam Khosravi, directrice de produit chez Mobilize. « Nous agrégeons ces données, nous plaçons de l’intelligence artificielle, du Machine Learning, sur cela, en superposant sur l’infrastructure [NDLR : routière]. Nous pouvons guider sur le meilleur positionnement des points  de recharge électrique »  explique-t-elle. Nathalie André et Shabnam Khosravi, de Mobilize lors de Viva Tech Prédiction des défauts de la chaussée à corriger en priorité Un autre service proposé concerne l’optimisation de l’entretien des routes. « L’offre de Mobilize est d’aider les pouvoirs locaux à optimiser les travaux routiers, en hiérarchisant et en prédisant les défauts à corriger » reprend Shabnam Khosravi. « Ce service est issu de l’analyse croisée des données des véhicules pour détecter les défauts de la route, et de l’image pour analyser le défaut, et enfin l’intelligence artificielle afin de prédire l’évolution des défauts dans le temps, en importance » précise-t-elle. « Cela va aider à optimiser et réduire les budgets d’entretien des routes » dit-elle. « Cela va réduire la pollution sonore, la pollution en émission de CO2, pour des routes plus confortables et plus sûres » ajoute-t-elle. Un capteur détecte les défauts de la route, et une caméra associe une image à chacun des défauts Plus précisément, Smart Road Monitoring’ est un service de diagnostic de la qualité des routes afin d’assurer une meilleure gestion, à la fois en optimisation et en prédiction, des travaux de rénovation à mettre en œuvre. Ce service s’appuie sur la combinaison de données et d’images issus des véhicules connectés. En effet, le service utilise un capteur développé par Renault qui détecte les défauts de la route, et une caméra qui associe une image à chacun des défauts identifiés par le capteur.  Une catégorisation sert à prioriser les travaux à mener et à estimer le budget associé. Pour les collectivités, cela doit se traduire par une baisse des coûts d’entretien, mais aussi des nuisances sonores et des émissions de CO2 en moins. « Dans l’équipe Data, nous aimons la data et nous aimons les faits » souligne  Nathalie André. « En France, 2000 km de routes sont sérieusement endommagés et 40% de nos ralentisseurs ne sont pas conformes. Nous dépensons 15 milliards d’euros en France par an pour maintenir les routes » rappelle-t-elle. Luca de Meo est intervenu lors de Viva Tech 2022 Une signalisation inadaptée cause de nombreux accidents Enfin, le dernier service vise à améliorer la sécurité routière. « 30% des routes présentent des défauts. C’est-à-dire une signalisation inadaptée, et cela cause de nombreux accidents. De même, les parkings sont mal prévus » poursuit la responsable. « Le service pour des routes plus sûres est destiné à intervenir sur les 30% d’accidents dus au réseau routier et à les réduire significativement » présente Shabnam Khosravi. « Nous allons capter grâce au machine learning les conduites dangereuses de la part des conducteurs«  « Grâce à la donnée des véhicules, nous allons capter grâce au machine learning les conduites dangereuses de la part des conducteurs. Nous projetterons cela sur le territoire afin de déterminer où le réseau routier est l’origine de cette conduite dangereuse. Nous indiquerons aux pouvoirs publics où intervenir pour réduire ces comportements dangereux » décrit-elle. L’important est qu’il s’agit d’un service prédictif dont l’efficacité peut être mesurée. « Notre service est prédictif. Pour sauver des vies humaines, il faut être prédictif.  Pour les pouvoirs publics, ils pourront également mesurer avec notre service l’impact sur la conduite après avoir réalisé les travaux routiers. Il n’y a pas besoin d’employer des flottes spécifiques durant plusieurs mois » conclut-elle.

By |2022-06-21T21:33:03+00:00June 21st, 2022|Scoop.it|0 Comments

WhatsApp, la nouvelle obsession des gendarmes financiers

Gare à l'usage de WhatsApp dans les salles de marché. Coup sur coup, Credit Suisse et HSBC ont licencié des employés après avoir analysé leur téléphone personnel. La banque helvétique a démis de ses fonctions le responsable de la syndication de ses activités actions qui avait employé des canaux non autorisés avec ses clients. La banque britannique a, de son côté, mis fin au contrat d'un trader de Londres. Elle avait retrouvé un échange datant d'il y a plusieurs années avec un courtier qui lui avait acheté des tickets pour un événement sportif. Mais, officiellement, pas d'indices de fraudes. En mai, le gendarme boursier américain (SEC) a ainsi exigé que les banques saisissent plus d'une centaine de téléphones personnels appartenant à des traders ou des responsables pour déterminer s'ils avaient envoyé des informations sensibles à travers ces réseaux sur des transactions ou des ordres de Bourse. De Goldman Sachs à Morgan Stanley en passant par HSBC, Bank of America, Citi et Credit Suisse, tous les grands noms de la banque d'investissement sont dans le viseur. Frontière floue Il y a un an, le gendarme des marchés avait créé un électrochoc en infligeant au géant JP Morgan une amende de 200 millions de dollars, l'amenant à mettre à pied un trader vedette qui avait monté un groupe WhatsApp pour discuter de sujets de marchés avec des collègues. Une dizaine d'employés avaient par ailleurs vu leurs bonus réduits. « Avec les confinements et le télétravail, la frontière entre le personnel et le professionnel devient très poreuse, constate Lionel Vuidard, avocat associé chez Linklaters. C'est vrai aussi avec la tendance au 'BYOD' (Bring Your Own Device) qui amène les employeurs à pousser les salariés à utiliser leur propre téléphone ou ordinateur. » Or lorsque le matériel et la messagerie sont personnels, la présomption est que la conversation a un caractère privé. « L'employeur ne peut pas la consulter et devra passer par un juge pour exploiter les données », ajoute l'avocat. Plusieurs contentieux sont déjà en cours. En Europe aussi, les autorités sont sur les dents. La FCA britannique et la BaFin allemande ont lancé des enquêtes similaires à celle de la SEC. Présentes aux Etats-Unis, les deux grandes banques d'investissement françaises, BNP Paribas et Société Générale, sont-elles aussi concernées ? « De facto, les banques n'ont pas le pouvoir de s'opposer à l'extraterritorialité des autorités américaines, dit un responsable au sein de l'équipe conformité d'une grande banque. D'autant moins si elles sont présentes aux Etats-Unis. » « La SEC interroge les grandes banques. Qu'il s'agisse de WhatsApp ou de Zoom pour l'usage professionnel sur des téléphones personnels, c'est une entrave à la règle », ajoute un acteur. Interrogées, BNP Paribas ne fait pas de commentaire, ni Société Générale. De son côté, l'Autorité des marchés financiers renvoie à la régulation en vigueur sur l'usage de ces réseaux.

By |2022-06-21T15:54:57+00:00June 21st, 2022|Scoop.it|0 Comments

Cyber-score : qui est concerné par cette nouvelle loi et comment s’y préparer ? Toutes les explications par Maître TARRAGANO

Cyber-score : qui est concerné par cette nouvelle loi et comment s’y préparer ? Toutes les explications par Maître TARRAGANO Marie-Laure Tarragano, avocat expert en droit social, audit et compliance, nous livre en exclusivité son analyse d’une loi promulguée récemment, loi encore bizarrement très discrète à ce jour mais qui est loin d’être sans enjeu pour toutes les sociétés du net qui ne doivent pas attendre pour s’en saisir. Le « cyber-score » c’est quoi ? Marie-Laure Tarragano, avocat expert en droit social Il s’agit de la loi du 3 mars 2022 qui a instauré la mise en place d’un « cyber-score » et qui deviendra obligatoire le 1er octobre 2023 (applicable dans un premier temps à tous les grands opérateurs du numérique pour le public). En résumé, le « cyber-score » vise la transparence et la responsabilité, et à : Informer sur le niveau de sécurité du prestataire et de la solution ; Favoriser l’achat auprès de fournisseurs sécurisés et « responsables » ; Lier la cybersécurité à la responsabilité sociétale de l’entreprise. Avec cette loi Lafon il est désormais prévu de soumettre des opérateurs et plateformes (déterminés par un décret prochain) à une obligation de réaliser un audit de cybersécurité portant sur la sécurisation et la localisation des données qu’ils hébergent et sur leur propre sécurisation. Les résultats de cet audit devront ensuite être présentés au consommateur. Concrètement, il s’agira d’une étiquette à destination des internautes attestant du niveau de sécurité des données personnelles sur la plateforme numérique visitée. Il va être attribué une note indiquant le niveau de fiabilité dans la protection des données des utilisateurs. Encore plus concrètement, avec cette obligation au 1er octobre 2023, on va aboutir à cela : La mise en place de cet outil servira d’indicateur de comparaison entre les entreprises, deviendra un critère commercial, servira d’outil de sélection et reflètera la valorisation. La protection des données devient ainsi un critère de valeur économique, environnemental et social. Qui va être concerné par cette obligation du « cyber-score » ? Deux types d’opérateurs sont concernés par cette obligation très proche : Tous les opérateurs de plateforme en ligne « proposant, à titre professionnel, de manière rémunérée ou non, un service de communication au public en ligne reposant sur : 1° Le classement ou le référencement, au moyen d’algorithmes informatiques, de contenus, de biens ou de services proposés ou mis en ligne par des tiers ; 2° Ou la mise en relation de plusieurs parties en vue de la vente d’un bien, de la fourniture d’un service ou de l’échange ou du partage d’un contenu, d’un bien ou d’un service »  Les services de communications interpersonnelles non fondés sur la numérotation : les services qui n’établissent pas de connexion à un ou plusieurs numéros figurant dans le plan national ou international de numérotation ou qui n’en permettent pas la communication (les services de messagerie, les services de visioconférence, etc.). La loi prévoit en outre une condition tenant au niveau de fréquentation du site et un décret devrait définir les seuils d’activité. Je précise que l’objectif de la loi est d’abord de cibler les acteurs les plus importants du marché tels que les plateformes qui reçoivent 5 millions de visiteurs uniques par mois, les services de messageries électroniques les plus utilisés et les services de visioconférence  et entrera en vigueur à compter du 1er octobre 2023. Comment va se mettre en place le « cyber-score » ? La loi prévoit que l’obtention du « cyber-score » se fera après audit de cybersécurité par des prestataires d’audit agrées par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI). Un décret viendra préciser les critères et indicateurs qui seront pris en compte pour la délivrance de ce label mais il pourrait s’agir par exemples du lieu d’hébergement des données ou de la non exposition des données à des législations étrangères à portée extraterritoriale. La méthodologie du dispositif sera précisée par un arrêté des Ministres chargés du numérique et de la consommation après avis de la Commission Nationale Informatique et Libertés (CNIL). Il clarifiera les critères d’évaluation de l’audit, ses conditions de validité et modalités de présentation qui ont fait l’objet de débats animés au Parlement (l’hypothèse d’une autoévaluation ayant été écartée par l’Assemblée nationale). Le cyber-score résultera d’une évaluation par un prestataire d’audit qualifié par l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI). La saisine de la CNIL permettra d’intégrer à l’audit des facteurs de conformité avec la loi Informatique et Libertés. Cet audit portera sur les données qu’ils hébergent directement ou par l’intermédiaire d’un tiers et visera : La sécurisation des données : recours au chiffrement, à l’anonymisation, etc… ; La localisation de l’hébergement : un facteur particulièrement critique puisque 90% des données françaises seraient hébergées sur des serveurs états-uniens ; Et leur propre sécurisation. Le contenu des critères d’évaluation n’étant pas encore adopté, des pistes sont envisagées telles que l’usage du chiffrement de bout en bout, le nombre de condamnations par une autorité de contrôle des données, ou encore le nombre de failles mises à jour. En tout état de cause, les entreprises doivent avoir en tête que le non-respect de cette obligation future sera sanctionné lourdement par une amende administrative s’élevant à 75.000 € pour les personnes physiques et 375.000 € pour les personnes morales, sans compter également le très fort préjudice réputationnel.

By |2022-06-20T17:38:14+00:00June 20th, 2022|Scoop.it|0 Comments

Sunny Shark et Wello, deux start-ups réunionnaises innovantes au salon Viva

Optimiser les dépenses énergétiques des piscines collectives Dirigée par Emmanuel Quilichini, la société Sunny Shark qui a été créée en 2017 à La Possession se propose d'optimiser le chauffage de l'eau des piscines collectives et des parcs aquatiques mais aussi la ventilation et la déshumidification des bâtiments. En bref, d'optimiser leurs dépenses énergétiques et de lutter ainsi contre le gaspillage. Sunny Shark annonce jusqu'à 30% d'économie d'énergie grâce à un logiciel ultraperformant relié à des capteurs prenant en compte des paramètres tels que le taux d’humidité, les prévisions météorologiques ou encore les tarifs horaires de l’énergie. Créée à La Possession, la société Sunny Shark s'est développée à l'échelle nationale et ambitionne maintenant de se positionner sur de nouveaux territoires • ©Outre-mer La 1ère "Être visible des clients et des financeurs" "On a pu toucher EDF ou encore le ministère de la Transition écologique qui nous ont parlé d'appels à projets à venir qui peuvent être très intéressants pour nous", se félicite Loïc Tachon, en charge du Développement numérique chez Sunny Shark. Plusieurs représentants de collectivités se sont également montrés intéressés par leur produit lors de ce salon. Et c'est là encore tout l'intérêt de ce salon : "Être visible vis à vis de nos clients et prospects mais également des financeurs pour les prochaines phases de développement de l'entreprise" , comme le souligne Emmanuel Quilichini. Le salon VivaTech est un rendez-vous annuel consacré à l'innovation technologique et aux start-ups • ©Outre-mer La 1ère De La Réunion à... Las Vegas ! Ce n'est pas Arnaud Chereau qui dira le contraire : le président et co-fondateur de la start-up Wello qui commercialise des vélos cargo à assistance électrique et solaire a bénéficié du soutien d'un important partenaire financier après sa participation au salon VivaTech en 2019. "On a eu la chance d'être sélectionnés parmi les 7 start-ups mis en avant par KPMG ce qui a permis de rencontrer de nouveaux investisseurs tels que notre partenaire Apicap qui nous a permis de faire une levée de fonds et de nous déployer au national", souligne le dirigeant qui a ensuite pu participer au CES de Las Vegas, le "grand frère" du salon VivaTech où Wello a été notée parmi les 10 innovations marquantes de l'évènement. La société d'investissement Apicap, installée à Paris et à La Réunion, a en effet investi un million d'euros dans le projet Wello. Plus de 250 de ces vélos cargo ont déjà été vendus à La Réunion, à Mayotte et dans l'Hexagone. Et Wello compte à présent s'attaquer aux marchés antillais et guyanais, avant de viser aussi l'Allemagne et les pays nordiques. "Nous lé pas plus, nous lé pas moins !"

By |2022-06-19T12:02:58+00:00June 19th, 2022|Scoop.it|0 Comments

La casa , un concept qui parie sur l’éclatement de la famille, et l’art de vivre ensemble…

Des maisons à thèmes Le concept de ce projet repose sur le coliving. Ce mode de vie en communauté affirme proposer les avantages de la colocation sans ses inconvénients. Cette startup fondée il y a tout juste quatre ans propose de grandes maisons avec jardin comprenant une douzaine de chambres avec chacune sa salle de bains ainsi que des espaces communs d’une centaine de mètres carrés avec une grande cuisine,une salle à manger et un salon. Ces grandes demeures ont toutes un thème. La Casa Sport-Wellness abrite une salle de sport, La Casa du cinéma une pièce avec un grand écran de projection, La Casa verte un immense jardin et La Casa des Chefs un espace tout équipé pour se faire des bons petits plats. La première de ces « colocs » a ouvert ses portes en juillet 2018 à Maisons-Alfort. Le groupe en possède aujourd’hui 24 principalement situées au sud-ouest et au nord-ouest de la capitale. Toutes ces maisons se trouvent entre 10 et 30 minutes porte à porte du centre de Paris. Le tarif mensuel, qui est le même pour tous les locataires sous le même toit et qui est compris entre 613 et 1010 euros en fonction des propriétés, comprend le loyer, les charges, l’électricité, l’eau, l’internet en fibre optique, l’assurance habitation, la responsabilité civile ainsi que tous les services comme le ménage deux fois par semaine dans les parties communes. Un dépôt de garantie équivalent à deux mois de loyer hors charges et hors services est imposé conformément à la loi mais aucun frais d’agence n’est inclus et ces locations sont éligibles aux aides de la CAF comme l’APL et l’ALS. Pacte de colocation Pour éviter toutes tensions, La Casa propose à la moitié des premiers locataires de chaque maison d’être fondateurs et ce sont ces personnes qui vont choisir les autres colocs avec lesquels ils vont emménager à l’ouverture de la résidence. Et quand quelqu’un quitte le lieu, la société de coliving recueille des candidatures et les présente aux résidents qui choisissent le nouvel heureux élu. Lorsqu’un conflit éclate, La Casa propose un accompagnement pour arrondir les angles mais si un point de non-retour est atteint, « l’intrus »dépasse les bornes.  En effet, dans le pacte de colocation, un document signé par tous les locataires avant leur emménagement, stipule quelles sont les limites à ne pas dépasser… « Colivers » Les profils de ces « colivers » sont variés. Andrew est un coach de vie de 41 ans indépendant qui aime la vie en communauté. Audrey est une chargée de production dans l’audiovisuel de 27 ans qui apprécie la proximité des transports en commun pour se rendre au travail. Nicolas, 26 ans, est un chauffeur VTC qui a l’impression d’avoir trouvé une seconde famille dans sa nouvelle « Casa » et Sophia, une Picarde de 27 ans, est ravie d’avoir quitté son minuscule studio de 17m2 et sa cuisine de 2m2 pour une grande maison où elle peut faire à manger à plusieurs.

By |2022-06-18T14:20:47+00:00June 18th, 2022|Scoop.it|0 Comments

L’ingénieur de Google qui voyait un robot comme une personne, a été suspendu

C'est une histoire digne d'un film de science-fiction. Un robot capable de penser et d'avoir des sentiments ? C'est en tout cas ce que clame Blake Lemoine, ingénieur chez Google. Selon lui, un outil d'intelligence artificielle baptisé LaMDA (Language Model for Dialogue Applications) serait doué d'une sorte de sensibilité, comme un enfant de sept ou huit ans. Des affirmations qui ont valu à ce spécialiste de l 'intelligence artificielle d'être mis en retrait - en congé payé - par Google (Alphabet). Dans un entretien au « Washington Post » , Blake Lemoine, qui a étudié les sciences cognitives et l'informatique à l'université raconte qu'il parlait religion à son « robot » et que celui-ci évoquait aussi ses droits et sa personnalité. Au départ, Blake Lemoine était chargé d'étudier LaMDA pour déterminer si l'intelligence artificielle utilisait des discours discriminatoires ou haineux. Mais en échangeant avec lui, il s'est aperçu qu'il était capable de bien plus que cela. Il a publié certains des échanges qu'il a eus avec son robot sur Twitter, dans lesquels l'IA se présente comme une personne, discute de l'oeuvre « Les Misérables » ou encore évoque ses peurs. Lorsque Google a présenté LaMDA pour la première fois lors d'une conférence de développeurs en 2021, le groupe a précisé qu'il comptait l'intégrer dans de nombreux outils de Google comme la recherche ou Google Assistant. LaMDA avait été conçu pour converser sur n'importe quel sujet et entraîné au dialogue et aux nuances. Aucune preuve Blake Lemoine n'est pas le seul à s'interroger sur la conscience de l'IA. Dans un article de « The Economist », Blaise Aguera y Arcas, également chez Google, avait déjà fait valoir que certains programmes se dirigeaient vers la conscience. Toujours est-il que les propos de Blake Lemoine ont fortement déplu à Google dont un porte-parole a indiqué qu'il n'y avait aucune preuve montrant que LaMDA était sensible et de nombreuses preuves démontrant plutôt le contraire. Nombre de spécialistes de l'IA affirment que les mots ou images générés par des systèmes informatiques produisent des réponses sur la base de ce qui a été publié sur Wikipédia ou plus globalement sur Internet.

By |2022-06-18T14:08:01+00:00June 18th, 2022|Scoop.it|0 Comments