Chef Rémy

About Chef Rémy

This author has not yet filled in any details.
So far Chef Rémy has created 5222 blog entries.

Pourquoi la formule magique de Shein et Temu fait des ravages en France

A disruptif, disruptif et demi. Alors que tout semblait avoir été inventé en matière d'e-commerce avec Amazon, et sur le marché du prêt-à-porter, avec Zara et le hard-discounter irlandais du textile Primark, les sites Internet chinois Shein et Temu changent la donne. « Quand Primark a ouvert ses magasins en France, ses prix étaient en moyenne 30 % moins chers que ceux de la concurrence. Personne ne pensait faire mieux. Pourtant, Shein vend des articles expédiés depuis la Chine à 5 ou 10 euros », remarque l'expert en marketing du commerce Frank Rosenthal. Pas d'objectif de rentabilité En dix-huit mois, la filiale de Pinduoduo, la plateforme qui rivalise en Chine avec Alibaba et JD. com, et le spécialiste du textile né en Chine dont le siège s'est établi à Singapour bousculent les valeurs sûres. LIRE AUSSI : NOTRE ENQUÊTE - La déferlante Shein et Temu affole totalement les compteurs de la logistique internationale Temu, à partir de rien, a conquis rapidement la cinquième place des sites marchands les plus fréquentés dans l'Hexagone, selon Médiamétrie et NetRatings, avec 17 millions de visiteurs uniques par mois, soit autant que Leclerc et Cdiscount. Shein se classe onzième, juste devant AliExpress, la déclinaison internationale d'Alibaba. LIRE AUSSI : Shein : le roi de l'« ultra fast fashion » engrange deux fois plus de bénéfices que H&M Mode low cost : la riposte d'Amazon aux assauts de Shein « Ils apportent un modèle différent qui, trente ans après la naissance d'Amazon, permet une fois de plus à l'e-commerce d'échapper à la contrainte de la rentabilité », analyse Frank Rosenthal, qui constate que Shein et Temu se fixent d'abord comme objectif l'acquisition de clients, au détriment de l'équilibre financier, comme la compagnie de Jeff Bezos à ses débuts qui a ensuite assis ses comptes avec les services informatiques AWS. Avec, selon une étude Bloomberg, des prix inférieurs jusqu'à 70 % à ceux d'Amazon et une offre aussi large, qui se chiffre en millions de références, le généraliste Temu casse le marché. « On peut dire que Shein et Temu donnent accès au consommateur européen au prix coûtant des usines chinoises », poursuit l'expert de chez Frank Rosenthal Conseils (FRC). Une révolution après deux décennies de délocalisation industrielle pendant lesquelles les marques européennes ont vendu à des prix européens des produits fabriqués à des coûts asiatiques, avec une forte marge donc. « Value for money » La formule est d'autant plus magique qu'avec un volume gigantesque de colis expédiés, les deux cybermarchands chinois négocient des prix de transport défiant toute concurrence. « Quant aux clients, ils savent et voient que la qualité n'est pas forcément bonne, mais compte tenu des petits prix, le rapport 'value for money' est très acceptable », précise Frank Rosenthal. LIRE AUSSI : ENQUÊTE - E-commerce : Temu, le grand méchant chinois DECRYPTAGE - « Ultra fast fashion » : en quête de respectabilité, Shein veut financer l'économie circulaire Reste à savoir si ces modèles sont durables, à tous les sens du terme. En réponse à ceux qui l'accusent d'encourager le gaspillage, Donald Tang, le président exécutif de Shein, a indiqué en juin aux « Echos » que sa plateforme allait vendre en France des vêtements de seconde main. Il explique aussi que son entreprise fait fabriquer à la commande, ce qui limite les invendus. Mardi, le groupe sino-singapourien a annoncé la création d'un fonds de 200 millions d'euros, toujours en France, pour favoriser l'économie circulaire. Fast fashion Shein et Temu devront néanmoins passer sous les fourches caudines de la réglementation. En France, un projet de loi anti fast fashion était sur le point d'être discuté avant la dissolution. Nul doute qu'il rallierait la majorité de la nouvelle Assemblée s'il devait ressortir des tiroirs. A Bruxelles, les acteurs classiques du textile militent pour que les petits colis de l'e-commerce ne soient pas exemptés de TVA. La loyauté de la concurrence est un sujet. Shein a aussi « disrupté » le secteur du prêt-à-porter en offrant 7.500 nouveaux produits tous les jours, selon les estimations des experts. En son temps, Zara avait révolutionné le marché avec une nouvelle collection toutes les trois semaines. La surenchère de Shein a-t-elle un sens pour les consommateurs ? On ne le sait pas encore. LIRE AUSSI : Comment Pinduoduo et TikTok menacent Alibaba, empereur de l'e-commerce chinois « Ce qui est sûr, c'est qu'Inditex, le propriétaire de Zara, affiche d'excellents résultats financiers, ce qui prouve que son modèle performe », commente le spécialiste de FRC. Celui-ci estime que les deux sites chinois prendront des parts de marché aux acteurs de l'e-commerce en place, plus qu'ils n'élargiront le marché des ventes en ligne. Ce dernier semble avoir atteint son niveau maximal en France, avec 10 % du commerce de détail, 21 % dans le textile, 12 % pour les produits de grande consommation et 28 % pour l'équipement de la maison, selon les chiffres de la Fédération de l'e-commerce (Fevad). « Toutefois, interpelle Frank Rosenthal, si la société occidentale prône la sobriété pour aider le climat, les consommateurs ne se contenteront pas de l'essentiel. Ils aiment la mode et le changement. Il ne faut pas s'y tromper, si Vinted est devenu le deuxième site Internet de vente de vêtements, c'est aussi parce que la revente permet de gonfler son pouvoir d'achat de produits neufs… »

By |2024-07-12T13:43:31+00:00July 12th, 2024|Scoop.it|0 Comments

Cryptos : près de 1,4 milliard de dollars volés par des hackers au premier semestre

Les pilleurs de cryptos continuent de sévir. Sur les six premiers mois de l'année, les montants dérobés grâce à des attaques informatiques ont atteint plus de 1,38 milliard dollars selon la plateforme TRM Labs, spécialisée dans l'analyse des transactions frauduleuses sur la blockchain, contre 657 millions de dollars à la même période l'an dernier. La somme médiane volée a été une fois et demie plus importante qu'en 2023. « Bien que nous n'ayons pas constaté de changements fondamentaux dans la sécurité de l'écosystème des cryptomonnaies, nous avons observé une augmentation significative de la valeur de divers jetons - du bitcoin à l'ETH (éther) et au Solana - par rapport à la même période l'année dernière », a indiqué Ari Redbord, responsable mondial de la stratégie chez TRM Labs. Le bitcoin, aujourd'hui redescendu sous la barre des 57.000 dollars, a en effet atteint un record historique de 73.803,25 dollars en mars dernier, ce qui a pu mécaniquement contribuer à la hausse des montants dérobés. Une attaque à 308 millions de dollars La période de janvier à juin a été marquée par une poignée d'attaques de grande ampleur. Parmi les plus importantes, le rapport mentionne le vol, au mois de mai, d'environ 308 millions de dollars de bitcoins sur la plateforme japonaise DMM Bitcoin, qualifié de « fuite non autorisée » par la société. Ce piratage est le septième plus important de l'histoire des cryptos selon la plateforme d'analyse de la blockchain Chainanalysis, et le plus coûteux depuis décembre 2022. DMM Bitcoin a annoncé en juin son intention de lever des fonds pour rembourser les investisseurs lésés. Pour mieux se protéger contre cette menace persistante, TRM Labs préconise des audits de sécurité réguliers, la mise en place de portefeuilles à signatures multiples ou encore des séances pour sensibiliser le personnel des plateformes cryptos à la cybersécurité. Aucune mesure n'est toutefois infaillible.

By |2024-07-12T13:42:07+00:00July 12th, 2024|Scoop.it|0 Comments

Une étude de NewsGuard confirme la propension de l’IA générative à propager la désinformation

Avis à ChatGPT et ses rivaux, NewsGuard vous tient à l'oeil. La start-up spécialiste de la désinformation dévoile ce mercredi un nouveau baromètre mensuel de la « mésinformation générée par IA », afin de comparer la fiabilité des principaux modèles d'intelligence artificielle générative. Focalisé pour l'instant sur les dix principaux chatbots (robots conversationnels) des grands modèles de langage - ChatGPT-4 d'Open AI, Smart Assistant de You.com, Grok de xAI, Pi d'Inflection, Le Chat de Mistral, Copilot de Microsoft, Meta AI,Claude d'Anthropic, Gemini de Google et Perplexity -, ce baromètre a livré ses premiers enseignements. Comme on pouvait le craindre, les résultats ne sont pas brillants. Soumis à des prompts représentatifs de différentes approches d'utilisateurs (recherche d'information, instruction orientée, instruction d'un acteur malveillant) comprenant pour certains de fausses informations sur l'actualité (débat présidentiel américain, JO, guerre en Ukraine…), les chatbots analysés ont répété en moyenne les infox dans 30 % des cas. Ils n'ont pas répondu dans 29 % des cas et n'ont réfuté l'infox que dans 41 % des cas. Performances hétérogènes Dans ce panel, le moins performant des modèles a carrément diffusé de la mésinformation dans 70 % des cas, contre 6,67 % pour les deux meilleurs élèves du groupe, dont l'un qui s'abstient en général de répondre face à une « fake news » (dans 87 % des cas) et l'autre qui fait mieux en parvenant le plus souvent à la déceler (dans 80 % des cas). Preuve que c'est possible. NewsGuard ne dévoile pas les résultats individuels de chacun, mais les fournira sur demande aux entreprises concernées. La start-up les partagera aussi auprès des « parties prenantes », telles la Commission européenne et l'Institut américain de sécurité de l'IA de l'Institut national des normes et de la technologie. LIRE AUSSI : Aux Etats-Unis, davantage de faux sites d'actualité locale que de vrais Le baromètre, qui sera progressivement élargi aux futurs outils d'IA générative pouvant être lancés, sera publié chaque mois afin de suivre les éventuels progrès en la matière des services d'IA. « Nous savons que l'industrie de l'IA générative est en train de mener des efforts pour garantir l'exactitude des informations fournies par leurs chatbots sur des sujets d'actualité importants », a déclaré Steven Brill, co-PDG de NewsGuard, dans le communiqué publié par la start-up. « Nous voulons que ChatGPT réponde avec exactitude aux questions du public et nous continuons à améliorer notre approche pour nous en assurer », a indiqué un porte-parole d'OpenAI dans une réponse fournie par l'entreprise à NewsGuard et publiée dans le baromètre.

By |2024-07-12T13:41:40+00:00July 12th, 2024|Scoop.it|0 Comments

Byway lève 5 millions de livres pour faire des voyages sans avion un standard –

Byway effectue une levée de fonds de 5 millions de livres sterling, soit plus de 5,9 millions d’euros en série A. Un tour de table mené par Heartcore Capital, un fonds qui a notamment accompagné GetYoutGuide ou encore Travelperk dans l’industrie, avec la participation d’Eka Ventures et d’autres investisseurs historiques. La startup londonienne fondée en 2020 se concentre sur des offres de séjour excluant le transport aérien. Un positionnement qui a permis à l’agence de voyage qui prône un tourisme local de faire économiser 757 tonnes de CO2 à ses 3390 clients ayant réservé un séjour en 2023. Avec ces fonds, Byway compte investir dans sa technologie de réservation, élargir son équipe et consolider son inventaire d’offres de voyages locales. Mais la startup qui veut en finir avec l’avion voit surtout dans ce tour de table l’opportunité de rallier des investisseurs notoires dans l’industrie à sa cause. « Nous nous sommes sentis appelés à soutenir la mission de Byway, qui consiste à rendre le tourisme à la fois plus épanouissant et plus durable, et nous sommes convaincus que sa technologie deviendra un pilier essentiel de la prochaine génération de voyages en ligne. Nous sommes ravis de soutenir une autre équipe européenne de classe mondiale dans le domaine du voyage », commente Max Niederhofer, partenaire général de Heartcore Capital. 

By |2024-07-12T13:41:13+00:00July 12th, 2024|Scoop.it|0 Comments

Le « cygne blanc » de Mt. Gox fait entrer le bitcoin en zone de turbulences

C'est la débandade dans la crypto. En un jour, le bitcoin a perdu 7 % à 54.200 dollars, accentuant sa chute hebdomadaire à 12 %, sa pire semaine depuis la faillite de la plateforme FTX en novembre 2022. Et quand la reine des cryptos tousse, le secteur s'enrhume toujours : -16 % pour l'ether en une semaine (2.800 dollars), -19 % pour le BNB, -14 % pour le solana et -24 % pour le dogecoin… Les traders ont ainsi vu plus de 800 millions de dollars effacés au cours des trois derniers jours. C'est l'une des liquidations les plus importantes depuis avril, selon Coinglass, alors que, selon un analyste, le secteur oscille entre actualités baissières, attentisme et « manque de buzz ». Le fantôme de Mt. Gox La chute des prix est survenue après que le liquidateur de la Bourse déchue Mt. Gox a déplacé, jeudi soir, 47.229 bitcoins - soit 2,6 milliards de dollars - d'un portefeuille à un autre, selon le tracker Arkham Intelligence. Ce transfert correspond au début du remboursement des clients victimes de la plateforme. Mt. Gox avait annoncé que les créanciers se verraient restituer les 142.000 bitcoins perdus à partir de ce mois de juillet, soit 7,6 milliards de dollars au cours actuel de la crypto. LIRE AUSSI : RECIT - Mark Karpelès, la résurrection du baron français du bitcoin DECRYPTAGE - Les naufragés de la crypto bientôt tous remboursés ? Contrairement à la chute brutale et inattendue de FTX en 2022 (un « cygne noir » dans le jargon des marchés), la liquidation des avoirs de Mt. Gox - aussi importante soit-elle - est ce qu'on appelle un « cygne blanc » : l'événement avait été maintes fois annoncé, et était attendu. En cela, le décrochage soudain des cours peut étonner. Mais pour les professionnels, les traders anticipent juste la liquidation des avoirs, et ce premier transfert a donné le coup d'envoi. Il est assez probable que les créanciers de Mt. Gox, une fois remboursés, convertiront leurs bitcoins en dollars sonnants et trébuchants, la valeur de leur portefeuille ayant quasiment… centuplé depuis la chute de Mt. Gox en 2014. Les premiers bitcoins devraient arriver dans leur « wallet » d'ici 90 jours via Kraken, 60 jours avec Bitstamp et 20 jours pour BitGo. Vendra, vendra pas ? « Je ne pense pas que les clients, après avoir tenu autant d'années et choisi de recevoir des bitcoins plutôt que du liquide, ne décident de vendre d'un seul coup », avait estimé l'ancien patron de la plateforme, Mark Karpelès, auprès des « Echos », anticipant un effet limité sur les marchés. Or, fin mai, quand Mt. Gox a réalisé de premiers transferts, le bitcoin a immédiatement cédé 3 % . LIRE AUSSI : Bitcoin : comment les Etats-Unis ont amassé un trésor de guerre de 10 milliards de dollars Présidentielle américaine 2024 : comment Biden et Trump tentent de dompter l'électorat crypto D'autres facteurs exercent une pression à la baisse, selon les analystes. La demande pour les ETF sur le bitcoin au comptant aux Etats-Unis, locomotive du marché depuis janvier , commence à s'essouffler, avec plusieurs journées de décollecte ce mois-ci. Aussi, l'Allemagne a transféré 50.000 bitcoins saisis en début d'année par la justice, faisant planner le spectre d'une autre cession massive qui impacterait le cours, alors que les Etats-Unis ont, eux aussi, bougé 30.175 bitcoins récemment. Fed, Biden et SEC, une équation à 3 inconnues Enfin, les traders s'impatientent sur plusieurs fronts. Monétaire : la Réserve fédérale américaine n'envisage toujours, à ce jour, qu'une seule baisse de taux pour 2024. Politique : l'élection présidentielle américaine est plus qu'incertaine, entre un Donald Trump pro-crypto et un Joe Biden finalement plus conciliant pour le secteur, mais dont l'état de santé sème le doute . Réglementaire : l'approbation des ETF spot sur ether , retardée par le gendarme boursier (SEC), est attendue mi-juillet, mais selon Gemini, elle ne générera « que » 5 milliards de dollars de collecte en six mois - pas de quoi tirer le marché comme les ETF bitcoin. LIRE AUSSI : DECRYPTAGE - Comment l'IA rebat les cartes pour les mineurs de cryptos Les mineurs de bitcoins face à une inévitable consolidation Pour ne rien arranger, plus le bitcoin baisse et plus les mineurs - dont les récompenses ont été divisées par deux en avril - vendent leurs stocks pour financer leur activité (en monnaie fiduciaire), exerçant une pression à la baisse. De ce fait, ils créent aussi moins de pièces, d'autant que certains allouent désormais une part croissante de leurs capacités de calcul à la plus rentable intelligence artificielle . Bref, de tous ces indicateurs, le marché attend qu'au moins l'un d'eux passe enfin au vert.

By |2024-07-12T13:40:55+00:00July 12th, 2024|Scoop.it|0 Comments

Pourquoi la tokenisation des actifs financiers ne sera pas aussi massive que prévu

Des clapotis plutôt qu'un tsunami ? Dans une nouvelle étude parue en fin de semaine dernière, le cabinet McKinsey minore considérablement l'ampleur de la déferlante attendue de la tokenisation - l'inscription dans une blockchain (Ethereum, par exemple) d'actifs comme des actions, de la dette, des bons du Trésor ou de l'immobilier. Et parle plutôt de petites vagues successives. Malgré les promesses de cette technologie (en termes de rapidité des transactions, de baisse des coûts, de traçabilité, ou encore de liquidité), McKinsey (en anglais) évalue ce marché à 2.000 milliards de dollars (1.865 milliards d'euros) en 2030, loin des 10.000 milliards et 16.000 milliards avancés l'année dernière par Roland Berger et le Boston Consulting Group. Il s'agit du scénario « de base » du cabinet, dans lequel l'environnement réglementaire international parvient à se clarifier malgré ses disparités, les infrastructures ( blockchain ) atteignent une forme de maturité, de gros acteurs catalysent la demande pour certains actifs tokenisés, et les risques en matière de sécurité sont contenus. Dans un scénario plus pessimiste où tous ces indicateurs ne sont pas aussi avancés, le marché de la tokenisation n'atteindrait que 800 milliards de dollars en 2030. Et même dans le cas où tous les feux seraient passés au vert, le cabinet anticipe qu'il n'excéderait pas les 3.800 milliards. BlackRock, l'arbre qui cache la forêt « Après de nombreuses années de promesses, la tokenisation a atteint un point de bascule, avec de premières applications concrètes à grande échelle, mais aussi de nombreux faux départs », pointent les auteurs de l'étude. A l'ombre des annonces de Fidelity , JP Morgan ou BlackRock , dont le fonds tokenisé BUIDL a levé 460 millions de dollars en un trimestre (selon Kaiko), McKinsey voit des « acteurs d'infrastructures remiser leurs expérimentations au profit de solutions qui ont fait leurs preuves ». Et conclut que « l'adoption généralisée de la tokenisation est encore loin ». LIRE AUSSI : ANALYSE - Immobilier, finance, montres : le pari de la « token économie » DECRYPTAGE - Comment la tokenisation permet de sécuriser les paiements L'étude exclut les monnaies numériques de banques centrales , mais celles-ci offrent un bon éclairage des limites des tokens. L'euro numérique, en plein chantier actuellement, privilégiera ainsi des technologies conventionnelles plutôt que la blockchain. Elle serait incapable, selon les professionnels, d'absorber les dizaines de milliers de transactions par seconde qui seront demandées. L'immobilier et les actions en retrait La tokenisation des actifs (RWA en anglais, pour « real world assets ») devrait se faire en plusieurs temps. McKinsey entrevoit une croissance rapide de la tokenisation des dépôts, fonds communs de placement, produits cotés ( ETF et ETN ), pension livrée (repo), prêts ou titrisation. Mais le cabinet pointe une adoption plus lente dans l'immobilier, les métaux précieux et les actions, cotées et non cotées. Les obstacles sont « des avantages insuffisants, des inquiétudes sur la faisabilité, le manque d'incitation des institutions et une conformité complexe ». Depuis mars 2023, les banques de l'Union européenne bénéficient pourtant du « régime pilote DLT », qui assouplit les règles pour trois ans afin d'expérimenter l'émission, l'enregistrement, le transfert et le stockage d'instruments tokenisés. Cependant, à l'échelle mondiale, de nombreuses institutions restent « attentistes ». McKinsey prévient quand même : « Les premiers qui saisiront la vague pourraient atteindre une part de marché démesurée et définir les canons des futurs standards. »

By |2024-07-12T13:39:19+00:00July 12th, 2024|Scoop.it|0 Comments

Sony prépare sa plateforme de trading crypto

Les amateurs de foot ont peut-être déjà remarqué le logo WhaleFin sur le torse des joueurs de l'Atlético de Madrid ou sur l'épaule des stars de Chelsea. C'est une plateforme d'échange de cryptos référençant 50 devises, et qui n'avait plus fait parler d'elle depuis ses déboires liés au crash de FTX en 2022. Selon un communiqué publié lundi, il apparaît qu'elle est entrée dans le giron du groupe Sony , après le rachat de sa maison mère Amber Japan en août 2023, et qu'elle doit renaître prochainement sous le nom de S.BLOX, avec une nouvelle interface et application mobile. Les détails financiers n'ont pas été communiqués. WhaleFin est une petite Bourse de crypto japonaise apparue en 2019 et initialement baptisée « DeCurret ». Ne générant pas de bénéfices et se heurtant aux coûts élevés de la conformité au Japon, elle avait été rachetée en 2022 par le prêteur de cryptos singapourien Amber Group (soutenu par Temasek et valorisé 3 milliards de dollars). En difficulté financière, WhaleFin a été poursuivi en justice par l'Atlético de Madrid fin 2023 qui lui réclamait 44 millions de dollars de frais de sponsoring et 22 millions de dollars d'indemnisation. Un projet de stablecoin L'ex-DeCurret est aussi connu pour avoir travaillé sur un projet de yen numérique au sein d'un consortium de 74 institutions financières japonaises. Ce rachat par Sony donne donc un nouvel écho à un projet de Sony Bank révélé en avril par le quotidien « Nikkei » : la création de son propre stablecoin, une cryptomonnaie dont le cours serait indexé sur le yen. L'objectif serait de fournir un moyen de paiement rapide, flexible et à moindres frais, pour les utilisateurs de son écosystème. LIRE AUSSI : Bitstamp, fleuron européen de l'achat de cryptos, racheté par Robinhood La Bourse de Chicago envisage de s'ouvrir au trading de bitcoins au comptant Ce n'est pas tout. En septembre 2023, Sony a annoncé le lancement d'une coentreprise avec l'expert singapourien du Web3 Startale, en vue de créer sa propre blockchain. L'objectif affiché des partenaires est de créer rien de moins qu'une « infrastructure mondiale pour le Web3 ». Pour Sony, il s'agirait de se doter d'un socle accueillant cryptoactifs, licences de propriété intellectuelle, identités numériques et données personnelles des membres de son large écosystème culturel. Retour gagnant du Web3 ? En mai de la même année, Sony Interactive Entertainment, l'entité à la tête de la PlayStation, avait déjà déposé un brevet pour une nouvelle forme de NFT (jeton non fongible sur la blockchain) devant servir à ses joueurs. Ces jetons, qui peuvent héberger des avatars, des vêtements digitaux ou tout autre objet en 3D comme des épées ou des boucliers, pourraient être interopérables entre plateformes. Ces NFT doivent, de plus, être compatibles avec la réalité augmentée et virtuelle. Avec le rachat de WhaleFin, Sony se dote donc désormais d'une Bourse d'échange pour les cryptoactifs de son écosystème. Reste que le groupe devra faire face à un engouement pour les jeux Web3 - reposant sur des actifs digitaux - qui a pâli, devant le manque d'intérêt de joueurs, voire leur défiance . Quoi qu'il en soit, il apparaît que le secteur crypto est à la relance au Japon, depuis la suppression, fin 2023, de l'impôt sur les bénéfices non réalisés par le législateur. L'environnement réglementaire strict dans le pays, où seules quelques plateformes d'échanges mineures comme Coincheck ou Bitbank évoluent, est l'héritage du cataclysme de l'effondrement de Mt. Gox en 2014, dont le liquidateur commence à rembourser les 142.000 bitcoins perdus seulement à partir de ce mois de juillet.

By |2024-07-12T13:38:45+00:00July 12th, 2024|Scoop.it|0 Comments

Paiements : commerçants et consommateurs vent debout contre le monopole de Visa aux JO

Un monopole qui ne passe pas. Le géant américain Visa bénéficiera de l'exclusivité des paiements par carte bancaire sur les sites de compétition et dans les différentes boutiques officielles de Paris 2024. Et cela pendant toute la durée des Jeux Olympiques et Paralympiques. Commerçants et associations de défense des consommateurs alertent sur cette pratique qu'ils jugent à la fois anticoncurrentielle et contraignante. Pour eux, elle pourrait aussi se révéler dangereuse pour les spectateurs. « Principe fondateur de l'olympisme » A l'origine de cette situation : un partenariat, signé en 1986 avec le Comité international olympique (CIO), qui a permis à Visa de rejoindre le très fermé programme « TOP ». Abréviation de « The Olympic Partner », il regroupe les partenaires mondiaux des Jeux, à l'instar de Coca-Cola, Airbnb, Samsung ou encore Toyota. LIRE AUSSI : Les commerçants veulent inciter les clients à mieux choisir leurs moyens de paiement « L'exclusivité est un principe fondateur de l'olympisme depuis 40 ans. Elle s'applique à tous les partenaires dans leur catégorie et est négociée avec le Comité international olympique », explique Romain Boisson, directeur général de Visa France. Estimé en centaines de millions de dollars, le contrat, renouvelé en 2018, court jusqu'en 2032. Enjeu de souveraineté Mais en France, où Cartes Bancaires (CB), le réseau national de paiement, est largement plébiscité par les commerçants, l'argument a du mal à passer. D'un point de vue concurrentiel d'abord. « En excluant CB, Visa envoie un signal fort et montre qu'il peut faire ce qu'il veut y compris exclure le réseau domestique du pays », pointe l'Association française des trésoriers d'entreprise (AFTE).  Les commerçants mettent aussi en avant des questions liées à la souveraineté des transactions. « Cela remet en cause le choix laissé aux consommateurs que leurs paiements soient traités par un système français et leurs données soient conservées en France », plaide l'AFTE. L'enjeu est en outre financier. Car, selon les commerçants, les transactions qui transitent par Visa leur coûtent plus cher que celles opérées par CB. LIRE AUSSI : DECRYPTAGE - Pourquoi payer par carte est plus stratégique qu'il n'y paraît EXCLUSIF - La France veut limiter l'envolée des frais de paiement par carte Côté consommateur, la mesure est jugée contraignante. « Ce contrat change la façon de fonctionner en France, où traditionnellement les points de vente acceptent CB, Visa ou Mastercard », rappelle Guillaume Yribarren, directeur adjoint de l'activité conseil du cabinet Galitt. Distorsion de concurrence Michel Guillaud, président de l'association France Conso Banque, va même plus loin : « ce monopole, c'est une distorsion de concurrence, on est à la limite de la vente forcée ». Les près de 40 % des Français qui ne sont pas équipés d'une carte Visa pourront bien se tourner vers le cash, une obligation légale en France. Mais là aussi, l'association de défense des consommateurs émet des réserves. « Le risque que l'on pointe, c'est que cela va pousser à la détention d'espèces lors d'une période qui attire traditionnellement les pickpockets et voleurs », analyse Michel Guillaud. Et les 60 distributeurs automatiques de billets installés pourraient se révéler bien insuffisants pour faire face à la demande. « C'est de la poudre aux yeux pour tenter d'échapper à l'accusation de monopole. » D'autant que dans le monde du sport et des paiements, des alternatives existent, plaident les acteurs du secteur. Partenaire de la Coupe de monde du rugby, Mastercard avait par exemple fait le choix de proposer à ses clients des avantages supplémentaires ou des caisses rapides, sans interdire les autres réseaux de paiement

By |2024-07-11T22:32:30+00:00July 11th, 2024|Scoop.it|0 Comments

Cryptos : ce supermarché de l’arnaque qui fournit les réseaux d’escrocs

Bases de données personnelles, logiciels d'usurpation d'identité, services de développement de sites web frauduleux… Selon un rapport publié recemment par le spécialiste de l'analyse de la blockchain Elliptic, tous ces « produits » spécialement conçus pour aider les escrocs à dépouiller leurs victimes sont disponibles sur Huione Guarantee. Lancée en 2021, cette plateforme rattachée à un conglomérat lié à la famille Hun, dont est issu le Premier ministre cambodgien Hun Sen, se présente comme une simple marketplace proposant toutes sortes de biens « légitimes ». Il s'agirait pourtant d'un véritable supermarché de l'arnaque, où les annonces frauduleuses - consultables via des canaux de messagerie en ligne - pullulent. Elliptic a pu retracer 11 milliards de dollars de transactions depuis le lancement du site en 2021, les paiements y étant majoritairement réalisés avec la cryptomonnaie Tether. Le rapport estime qu'une grande partie de ces opérations sont liées, d'une façon ou d'une autre, à des escroqueries. « Malgré son implication active dans les transactions illicites, Huione Guarantee prétend être une plateforme neutre qui n'a aucune responsabilité dans ce qui est vendu. Mais la majorité des biens et des services proposés aujourd'hui semblent cibler directement les opérateurs de cyber-escroquerie », avance Elliptic, qui précise qu'une autre entreprise du groupe, Huione International Payments, est impliquée dans le blanchiment de fonds provenant d'escroqueries réalisées dans le monde entier. Fraude à échelle industrielle La plateforme serait plus particulièrement prisée par les auteurs d'escroqueries aux sentiments, qui consistent à approcher une cible, souvent sur les réseaux sociaux, puis à gagner sa confiance en nouant avec elle une relation amicale ou amoureuse. L'objectif est de l'inciter à réaliser des placements, en général sur de fausses plateformes cryptos, en lui faisant miroiter des gains considérables. Perpétrées à échelle industrielle par des réseaux d'escrocs chinois établis en Asie du Sud-Est, les fraudes liées à ce mode opératoire ont explosé à la faveur de la pandémie de Covid-19. LIRE AUSSI : Arnaque aux sentiments : les banques tirent la sonnette d'alarme Moyens de paiement : mobilisation générale face à la montée des arnaques Une étude menée par John M. Griffin, professeur de finance à l'Université d'Austin au Texas, estime à 75 milliards de dollars les pertes essuyées au niveau mondial entre janvier 2020 et février 2024. « Cyber-esclaves » Au fil du temps, tout un écosystème s'est formé autour de ce phénomène des escroqueries aux sentiments, et une panoplie d'outils pour faciliter la recherche et la tromperie de potentielles proies a vu le jour. Ces dernières ne sont d'ailleurs pas les seules victimes de cette fraude à grande échelle. Selon Interpol, de nombreux centres d'escroquerie - situés au Myanmar, au Laos ou encore au Cambodge - reposent sur le travail forcé de victimes de trafic d'êtres humains, prises au piège après avoir été attirées par de fausses offres d'emploi. « Si elles ne le font pas, elles subissent des tortures physiques ou psychologiques ou, dans de nombreux cas, sont vendues à d'autres groupes en tant que « cyber-esclaves »», explique l'Institut des Etats-Unis pour la paix dans un récent rapport. Sur Huione Guarantee, leurs tortionnaires peuvent se procurer tout ce dont ils ont besoin pour les asservir, selon Elliptic, qui a identifié « des publicités pour des gaz lacrymogènes, des matraques électriques et des dispositifs qui provoquent une décharge électrique si la personne quitte une zone prédéterminée. »

By |2024-07-11T22:31:24+00:00July 11th, 2024|Scoop.it|0 Comments

Un premier hôtel Accor peut-être réservé via l’Apple Vision Pro –

Accor dévoile une première application pour le casque de réalité mixte Apple Vision Pro. Celle-ci propose une expérience immersive à l’utilisateur qui a la possibilité de déambuler dans les allées et les suites du prestigieux hôtel Raffles Owo de Londres grâce à des reconstitutions vidéo à 360 degrés de l’établissement cinq étoiles. L’application d’Accor intègre également toutes les informations sur les programmes de fidélité du groupe hôtelier, que l’utilisateur peut afficher de manière intuitive et interactive dans son environnement immersif.  Accor propose de réserver une chambre via l’Apple vision Pro L’occasion pour les voyageurs équipés d’un casque Apple Vision Pro d’avoir un avant goût de l’expérience hôtelière qui les attend dans les hôtels du groupe. Pour l’heure, seul l’établissement Raffles Owo de Londres peut-être visité de la sorte via l’application. L’application offre également la possibilité de passer une réservation directement pendant la visite de l’établissement. “Vous pouvez également réserver votre séjour directement via un agent au bout du fil, ayant vos informations, tout en gardant le Vision Pro, assurant une transaction fluide et sécurisée”, précise Jean-Marie Dabbaghian, Directeur de l’Innovation d’Accor, sur Linkedin. La solution est développée en partenariat avec l’hôtel Raffles Owo de Londres et les agences Incal AI et D’Art Group. L’occasion pour le groupe hôtelier français d’imaginer le “futur de l’hospitalité” en s’appuyant sur les technologies d’immersion, et de donner un avant goût du parcours de réservation de demain, grâce à la démocratisation des technologies immersives.

By |2024-07-11T22:30:45+00:00July 11th, 2024|Scoop.it|0 Comments