HOSPITALITY LAB & PRACTICE FOR BRANDS

Blog2017-10-23T13:43:48+00:00

GDPR : L’hospitalité des marques fait loi en Europe.

GDPR : L’hospitalité des marques fait loi en Europe.

En imposant aux marques de privilégier l’intérêt de leurs clients dans la gestion des données qu’elles détiennent, l’Europe fait de l’hospitalité le vecteur principal de leur croissance.

1. AUJOURD’HUI, LA CROISSANCE DES MARQUES PASSE PAR LA QUALITÉ DE LEUR RELATION CLIENTS.

Dans un monde digital, « Les Marchés sont des Conversations ».

Dès 1999, Doc Searls et ses co-auteurs avaient mis cette idée au coeur de leur “Clue Train Manifesto” (Manifeste des Evidences) (1), démontrant alors avec brio comment le développement du “capital relationnel” de la marque pouvait devenir le principal moteur de la croissance des entreprises.

L’arrivée des sites internet dans la fin des années 1990 avait eu en effet le mérite de faire prendre conscience qu’il pouvait se nouer une relation directe entre l’entreprise et ses clients, sans passer par un distributeur ; et que ces nouveaux liens produisaient énormément de données qu’il était probablement intéressant d’exploiter : ainsi, pour développer plus loin l’idée du “Clue Train”, lorsqu’il s’agit de générer une croissance durable des ventes et des profits, les meilleurs atouts de la marque sont sa légitimité à susciter des échanges autour de son coeur de métier (Conversation), son intelligence à les analyser (Curation), sa capacité à apporter des réponses adaptées aux besoins exprimés (Customization), et finalement son empathie relationnelle, propre à mettre le client en résonance avec la marque (Communion). Autant d’atouts qui précèdent dorénavant la simple « qualité des produits » mis au catalogue, autrefois le principal fer de lance des entreprises.
Une vision depuis partagée par Interbrand(2), qui dans sa publication annuelle du classement de la valeur des marques insiste sur le fait que “la croissance est la conséquence d’une stratégie claire et d’expériences exceptionnelles délivrées au consommateur”.
Voici donc venu le temps pour les marques soucieuses de croissance durable de passer un nouveau contrat relationnel avec leurs consommateurs, où l’achat et la livraison du produit n’est plus la fin mais le début de la relation : un contrat qui couvre d’abord l’usage, et l’expérience qui l’accompagne. Un contrat qui est aussi l’occasion de proposer de nouveaux moments de consommation, de nouveaux services, qui sont autant de chiffre d’affaires supplémentaire pour les marques. Mais un contrat relationnel d’abord fondé sur le respect de l’intérêt du client, notamment en matière d’utilisation de ses données.

 

2. GDPR : UNE RÉGLEMENTATION POUR SAISIR DE NOUVELLES OPPORTUNITÉS DE CROISSANCE.

Selon une étude récente de la Commission Européenne(3), 72% des Européens s’inquiètent en effet de laisser trop de données personnelles aux entreprises, souvent à leur insu, et surtout de ne pas en recevoir de réelle contrepartie. D’ailleurs, la connaissance plus précise du client semble ne faciliter en rien la capacité de l’entreprise à mieux cibler ses offres : selon tous les indicateurs(4), le taux d’ouverture des mails diminue alors que les désabonnements (opt-out) augmentent, ce qui fragilise largement la rentabilité des investissements lourds consentis dans le CRM.
La Commission souligne également que le marché en ligne est constitué à 57% d’échanges avec des opérateurs américains, alors que seulement 4% des échanges se font au travers d’opérateurs pan-européens. Elle estime que si les 100 plus grosses entreprises Européennes faisaient un usage judicieux de leurs données clients, le PNB Européen pourrait s’octroyer 1,9% de progression supplémentaire d’ici 2020, soit plus de 200 Milliard d’Euros de gain potentiel.
C’est avant tout à cette opportunité de croissance que la GDPR s’attaque : permettre une meilleure utilisation des données pour les entreprises grâce à un consentement avéré des consommateurs, favoriser les échanges intra-européens au sein d’un univers mieux sécurisé. Loin d’être une contrainte, la GDPR est une chance de développement de nouvelles sources de revenus pour les marques européennes : elle conduit à un modèle de croissance durable rendu possible par une approche choisie et non plus subie de la consommation. Avec la GDPR, les marques doivent négocier avec chacun de leurs clients un contrat relationnel : elles doivent se mettre à l’écoute, comprendre les besoins, proposer leurs services, et définir les modalités de la relation ; le tout dans la transparence ( accès aux données, droit de modification) qui établit la confiance, l’attachement. Les marques deviennent alors attachantes dans le bon sens du terme, et c’est de cet attachement que nait la croissance durable.
C’est à ce nouveau modèle relationnel qu’appellait lui-même Doc Searls dans son “Clue Train Manifesto” : il lui avait même trouvé un nom, la VRM (Vendor Relationship Management). Une approche basée sur le consentement avéré du client vis à vis de ses fournisseurs (vendeurs) avec un postulat simple : “un consommateur libre a plus de valeur qu’un consommateur captif – pour lui-même, pour les marques et pour l’économie en général”.
Encore faut-il s’entendre sur la définition du consommateur “libre”. Searls le définit en cinq points :
1. Il entre en relation avec les marques de manière indépendante et sans contrainte.
2. Il est le point d’intégration de sa propre donnée (c’est lui seul qui peut relier sa donnée à sa personne).
3. Il a le contrôle de la donnée qu’il génère et collecte. Il décide de ce qu’il veut partager, à qui et comment.
4. Il définit son propre niveau d’engagement avec les marques.
5. Il est libre d’exprimer ses exigences et ses intentions en dehors du contrôle de toute entreprise.
C’est ce consommateur “libre” que la GDPR souhaite aujourd’hui promouvoir, afin d’en faire le vecteur de croissance de l’économie.

3. L’HOSPITALITE DES MARQUES, PRINCIPAL VECTEUR DE LEUR PROPRE CROISSANCE.

Accueillir un consommateur “libre” est sans doute une perspective qui effraie bon nombre de marques, tant elle ont été construites sur la notion d’un marketing manipulateur et insidieux, capable d’influencer jusqu’aux émotions pour enfermer les clients dans un tunnel de vente dont la seule issue est l’achat du produit. Avec la GDPR, ce n’est plus le produit qu’il va falloir vendre, c’est la marque qui doit apprendre à se faire acheter. Et pour cela, il va falloir qu’elle se montre hospitalière vis à vis de ses clients : bienveillante, humaine et proche.
Le produit devient simplement la porte d’entrée à la marque, celui qui va forger les impressions de la première rencontre, et donc le début (et non la fin) de l’histoire. Le produit n’est plus qu’un prétexte, c’est la marque qui devient le réel support de l’expérience pour le consommateur : c’est d’ailleurs à elle qu’il va naturellement s’adresser s’il a besoin d’assistance ou s’il a simplement des remarques à formuler. À la marque de se montrer engageante, accueillante, généreuse et humaine pour fidéliser le consommateur au-delà du premier produit, et pour entretenir une relation proche, intime, qui permettra de continuer à vendre sans qu’il soit besoin de déployer la coûteuse armada publicitaire du premier jour : avoir une stratégie à long terme d’entretien de la relation, plutôt que de s’épuiser dans des efforts permanents de recrutement.
Autant le “tunnel de vente” était indifférencié et anonyme, donc étranger à toute notion d’hospitalité, autant le “cycle de décision d’achat” est personnalisé et fait appel à la relation humaine : c’est de la capacité de la marque à accueillir que dépend la fidélisation du client, et encore plus, sa propension à devenir activement promoteur vis à vis de ses pairs. Pour le dire différemment, c’est du niveau d’hospitalité de la marque que va découler l’amplitude de la réalisation du cycle d’achat, et donc le montant de la valeur créée.
Autant le “tunnel de vente” s’envisageait dans un temps le plus court possible, avec l’espoir de limiter la durée d’exposition nécessaire pour déclencher l’achat afin de réduire les coûts, autant le “cycle de décision d’achat” s’inscrit dans la durée la plus longue possible afin de maximiser les revenus. En se plaçant dans une notion de permanence, on met forcément en exergue la qualité de l’hospitalité, seule capable de générer de la pérennité dans la relation.
Plus le consommateur progresse avec la marque, plus la marque fait preuve de « disponibilité » vis à vis des demandes du consommateur, plus se crée la confiance dans la relation, le consommateur récupérant de plus en plus de valeur d’usage en retour de sa relation avec la marque, la marque obtenant de plus en plus de “permissions” qui lui permettent d’aller encore plus loin dans son service du consommateur.
C’est bien là le cercle vertueux de l’hospitalité des marques : un marketing “on demand” (inbound marketing), un marketing de l’échange, de la confiance, de la permission, du partage de la valeur, où les clients sont aussi des hôtes ; un marketing qui se définit d’abord par rapport au client pour qu’il puisse adopter lui-même la marque, la faire sienne et en devenir à son tour le porte-parole…
Alors que la GDPR fait des marques le gibier de consommateurs devenus madrés, l’hospitalité est la meilleure réponse pour faire de ces mêmes marques les plus désirables des proies : avec bienveillance, humanité et intimité. Assurant ainsi la pérennité de leur croissance.

4. QUELLES APPROCHES POUR LES MARQUES FACE A LA GDPR ?

Ce serait peine perdue pour les marques que de se contenter de « mettre en conformité » leur bases de données tout en espérant garder les mêmes pratiques relationnelles. Car la GDPR est d’abord une invitation à renverser ses pratiques relationnelles pour faire montre d’hospitalité vis à vis de ses clients ; et c’est ce renversement d’attitude qui est lui même porteur de croissance pour les marques. Avec la GDPR, l’hospitalité ouvre pour les marques de nouvelles perspectives de croissance.
Une étude publiée en Mai dernier par le gouvernement Britannique4 s’était alarmée sur le fait que seulement 30% des grandes entreprises du pays avaient commencé à prendre les mesures nécessaires à la mise en conformité de leurs pratiques d’utilisation des données, alors que la transcription dans la loi Britannique vient d’être réalisée en ce mois d’Août, et qu’elle survivra au Brexit. Les autres pays feront-ils preuve de la même insouciance, par rapport à une échéance qui dans la plupart des pays européens, a été fixée à Mai 2018 ?
La GDPR transforme radicalement la manière dont les entreprises utilisent les données. Il va falloir arrêter d’acheter des listes d’adresses, et même se débarasser des listes qu’on aura pu acheter auparavant. Contacter un client exigera d’avoir les permissions nécessaires, sauf à s’exposer à des amendes prévues pour atteindre jusqu’à 4% du chiffre d’affaires.
Il n’y aura donc pas d’échappatoires.
Mais n’est-ce pas justement l’opportunité d’une prise de conscience salutaire dans le futur de la relation client ? Quelle marque aujourd’hui a encore besoin d’avoir accès à des millions de noms dont simplement un infime pourcentage montre un intérêt pour ses propositions ? Ne vaudrait-il pas mieux établir une véritable relation avec moins de clients mais qui ont un véritabe intérêt à avoir un dialogue, un échange, une conversation avec la marque ?
N’est-il pas temps, tout simplement, que les marques apprennent à devenir hospitalières vis à vis de leurs clients ?
Et si la GDPR n’était qu’un manifeste pour l’hospitalité des marques ? Une manière de sauver les marques traditionnelles à l’heure du digital ? La dernière opportunité à saisir avant liquidation ou reprise par les acteurs de la nouvelle économie ?
En développant leur hospitalité pour se mettre en conformité avec la GDPR, ce n’est pas tant l’amende que les marques vont éviter, c’est leur futur qu’elle vont assurer.
Aucune raison d’attendre. Embrassons la GDPR en développant l’hospitalité des marques (5).

 

 

(1) Le Cluetrain Manifesto (Manifeste des évidences) est un texte rédigé par Rick Levine, Christopher Locke, Doc Searls, et David Weinberger. Il est d’abord diffusé sur le web en 1999 comme un ensemble de quatre-vingt-quinze thèses, puis est publié sous forme de livre en 2000 avec les thèses prolongées de sept essais. https://www.amazon.com/Cluetrain-Manifesto-End-Business-Usual/dp/0738204315
(2) Etude 2016 Interbrand : http://interbrand.com/best-brands/best-global-brands/2016/
(3) Etude de la Commission Européenne : https://ec.europa.eu/commission/publications/why-we-need-digital-single-market_en
(4) Citée par Tanya Joseph dans le magazine Marketing Week (UK) du 7 Août 2017, New data laws are a chance to reset customer relationships : https://www.marketingweek.com/2017/08/07/tanya-joseph-data-law/
(5) Cf, “Manifeste pour l’Hospitalité des Marques”, Georges-Edouard DIAS, Edition Netexplo : https://www.amazon.fr/dp/2954667230/

SNCF : Réseau, le sempiternel maillon faible du groupe

By |March 4th, 2024|Categories: Scoop.it|

Le gendarme des transports tire le signal d'alarme au sujet de SNCF Réseau. Malgré l'effacement par les contribuables de 35 milliards de dettes accumulées dans le passé, puis le versement de 4,3 milliards de cash par l'Etat au plus fort de la crise du Covid, cette société anonyme logée au sein du groupe SNCF reste un réel élément de fragilité - et un motif d'interrogation à moyen terme dans la galaxie ferroviaire nationale. L'entreprise, qui entretient les 27.700 kilomètres de lignes avec plus de 50.000 agents et qui se rémunère en grande partie avec les recettes des péages ferroviaires , vit de plus en plus aux crochets de SNCF Voyageurs et de l'Etat-actionnaire. Ce qui n'était pas le sens de la démarche du « contrat de performance » signé avec l'Etat en 2022 pour la période 2021-2030, comme le pointe un avis sans concession de l'Autorité de régulation des transports (ART), publié début février. Dérive de la marge opérationnelle Après examen du projet de budget 2024 de l'ex-Réseau ferré de France (RFF), l'ART ne mâche pas ses mots, dans un avis adopté fin novembre mais publié quelques mois plus tard : « Pour la troisième année consécutive, SNCF Réseau ne respectera pas la trajectoire de marge opérationnelle prévue par le contrat de performance pour la période 2021-2020, en contravention avec ses statuts. » LIRE AUSSI : L'Etat et la SNCF proches d'un accord sur la modernisation du réseau ferroviaire SNCF : pourquoi les grèves se suivent et ne se ressemblent pas Car depuis 2022, retrace le gendarme des transports, la filiale de la SNCF « s'écarte progressivement de l'ensemble des indicateurs de performance financière prévus au contrat ». Malgré la reprise des trafics ferroviaires, particulièrement nette après la fin des confinements. LIRE AUSSI : La SNCF boucle une année « pas simple » avec des bénéfices divisés par deux Pour 2023, sa marge opérationnelle « s'établit largement au-dessous de son objectif fixé par le contrat, ce qui conduit à une rentabilité nettement inférieure à la trajectoire prévue », poursuit l'Autorité. La sacro-sainte « règle d'or » (le ratio entre dette financière et marge opérationnelle), prévue dans le pacte ferroviaire de 2018, « décroche fortement de sa trajectoire initiale », ajoute l'organisme indépendant. Le poids de l'inflation Sur le plan des recettes, les grèves à la SNCF du premier trimestre 2023 ont engendré des trafics annuels, donc des péages, en net retrait par rapport à la trajectoire du contrat (-6,3 %). Côté coûts, l'inflation générale, dont celle des chantiers de BTP et les hausses de salaires versées à tous les cheminots SNCF (+12 % en deux ans), pèse sur les comptes. LIRE AUSSI : TGV : les records de la SNCF bridés par le manque de trains « Le contrat de performance élaboré en 2021 comportait une vraie ambition de trafic supplémentaire, mais la réalité a été inférieure, commente une source informée. Les recettes des redevances ont été inférieures aux prévisions, l'arrivée de nouveaux entrants (Trenitalia, Renfe) a été plus progressive que prévu, et les coûts ont augmenté avec la crise inflationniste. Pour 2024, Réseau n'a pas voulu répéter le même scénario. » Soutien financier intragroupe Dans ce contexte plutôt adverse, les investissements dans la rénovation des voies ont perduré, et seront même amplifiés en 2024, grâce à un outil magique : le « fonds de concours ». Cette sorte de budget annexe, géré directement par Bercy, acte le fait que l'Etat-actionnaire renonce à ses dividendes sur la SNCF et les reverse en totalité dans la modernisation du réseau ferré. SNCF Voyageurs surtout , mais aussi les filiales Keolis ou Geodis, apportent ainsi leur écot, qui va croissant. Des vases communicants traduisant la dépendance croissante de Réseau au groupe SNCF en matière de soutien financier. Déjà, l'an dernier, l'ex-RFF avait reçu un « abondement exceptionnel du fonds de concours très supérieur à la prévision du contrat », soit 858 millions de plus, note l'ART. En 2024, Réseau « bénéficiera de 1,71 milliard de concours financiers provenant du groupe SNCF , un niveau inédit » selon l'autorité publique indépendante. Le fonds de concours a ainsi été abondé de 313 millions, plus les 300 millions supplémentaires alignés dans le cadre du « plan à 100 milliards » de relance du ferroviaire annoncé par l'ex-Première ministre Elisabeth Borne . De quoi contribuer aux grands travaux nationaux (nouveau système de signalisation ERTMS, future ligne TGV Bordeaux-Toulouse, Roissy-Picardie…) LIRE AUSSI : TGV : le marché français résiste plus que prévu à Trenitalia Face à une telle dérive, l'ART préconise deux pistes pour le gestionnaire d'infrastructures : « favoriser à moyen terme une croissance de l'offre de transport », notamment sur la grande vitesse. En clair, multiplier les rabais sur les péages à de nouveaux entrants. « Mais à la fin, ce sont toujours les exploitants qui ont besoin de matériel roulant et qui décident, de même pour les autorités organisatrices qui calent leurs plans de transport », tempère une source ferroviaire. Second levier préconisé, « accentuer les efforts pour maîtriser les coûts d'exploitation » : ce qui aurait été réalisé en bonne partie, SNCF Réseau ayant démontré à l'ART être sur la trajectoire prévue en matière d'économies pour la partie qui lui incombe en propre. L'objectif est de comprimer ses dépenses (achats, etc.) de 1,5 milliard sur une longue période 2017-2026.

Le gouvernement lance un appel à projets « Culture immersive et métavers »

By |March 4th, 2024|Categories: Scoop.it|

En 2021, Emmanuel Macron dévoilait le plan d’investissement France 2030. Doté de 54 milliards d’euros, il doit permettre de rattraper le retard industriel français, d’investir massivement dans les technologies innovantes ou encore de soutenir la transition écologique. Dans ce cadre, le gouvernement veut développer la filière immersive au sein du secteur de la Culture. Lors de Viva Tech 2023, Emmanuel Macron annonçait déjà consacrer 200 millions d’euros pour les technologies immersives et le métavers, dont 150 millions consacrés aux œuvres culturelles. C’est pourquoi il lance un appel à projets « Culture immersive et métavers ». L’objectif est de développer la production et la diffusion d’expériences immersives, au service de la démocratisation culturelle et de l’élargissement des publics. Le dispositif accompagnera des projets innovants qui permettent de faire un saut technologique à la production et/ou à la diffusion d’expériences culturelles dans les environnements immersifs et les métavers (mondes virtuels persistants, réalité virtuelle, augmentée ou mixte, videomapping, son 3D).

Réchauffement climatique : Combloux, Saint-Gervais, quel avenir pour les stations de ski du Mont-Blanc ?

By |March 4th, 2024|Categories: Scoop.it|

Dans les stations-villages de moyenne altitude du pays du Mont-blanc, comme Saint-Gervais-les-Bains ou Combloux, l'enneigement commence à devenir un vrai sujet. A en croire les professionnels, les dégâts sont limités pour l'instant cette année. « Notre domaine skiable monte jusqu'à 2.400 mètres d'altitude, or la neige est de bonne qualité sur sa partie haute ! Nous allons même battre notre record de fréquentation cet hiver », assure Didier Josèphe, le directeur de l'Office de tourisme de Saint-Gervais. Même discours à Combloux où 80 % du domaine skiable était ouvert la même semaine. Mais l'inquiétude pointe pour la suite de la saison, malgré les canons à neige. « Les enneigeurs fonctionnent entre -5 °C et -2 °C. Or c'est un peu juste en ce moment, même la nuit… », s'alarme Françoise Jacquier, chargée de la transition au conseil municipal de Combloux. Il n'est pas sûr que les quelques centimètres tombés ces derniers jours l'aient rassurée. LIRE AUSSI : Le territoire du Mont-Blanc face au défi du tourisme toutes saisons Ski : les gros tourments des petites stations Ici, comme partout en moyenne montagne, le réchauffement climatique devient réalité, un peu plus vite qu'ailleurs. Selon Météo France, la température moyenne dans les Alpes a déjà augmenté de +2 °C au cours du vingtième siècle, contre +1,4 °C en moyenne en France. Au pied du Mont-Blanc, la dernière étude « ClimSnow » est devenue la bible des élus locaux. Réalisée par les scientifiques de Météo France, l'Inrae et Dia4s, elle fournit pour chaque territoire des projections sur plusieurs décennies en matière de température et d'enneigement. Pistes fermées jusqu'au 15 janvier « A Saint-Gervais, il y aura davantage d'années sans neige… », reconnaît, en s'y référant, Jean-Marc Peillex, le bouillonnant maire du village (par ailleurs réputé pour sa croisade contre le surtourisme dans la région). Et ce, même s'il se dit convaincu qu'« il n'y a pas de réchauffement climatique… Seulement un changement climatique, qui existe depuis des décennies ! » Il n'y a pourtant guère de doute. L'évolution du climat s'accélère à vitesse grand V. Il y a certes toujours eu des hivers sans neige dans la région, mais depuis une dizaine d'années, ils se sont multipliés. En 2016, les enfants inscrits à l'école de ski de Combloux ont dû être transportés par bus aux Contamines-Montjoie, à une demi-heure de route. LIRE AUSSI : ENQUÊTE - Surtourisme : l'édifiante bataille du Mont-Blanc Ski : les stations des Pyrénées investissent pour anticiper la fonte des neiges L'an dernier, les pistes sont de même restées fermées jusqu'au 15 janvier . « Le directeur de l'école de ski a dû proposer d'autres activités pour les enfants inscrits : 70 % d'entre eux ont maintenu leur inscription », raconte Aurélien Astre, le directeur de l'office de tourisme. A Saint-Gervais, il a été décidé de fermer partiellement le domaine skiable dès le 1er avril cette année, au lieu du 15 avril habituellement, notamment en raison de la faible rentabilité sur la quinzaine. « C'est compliqué depuis trois ans » Les professionnels du ski ne sont pas les seuls à être touchés. Face à au panorama extraordinaire sur la chaîne du Mont-Blanc depuis Combloux, l'accompagnateur en montagne Rémy De Vos a vu le nombre d'itinéraires possible pour ses sorties en raquettes fondre - lui aussi - comme neige au soleil. Cette année, il a même renoncé aux sept igloos qu'il bâtissait traditionnellement pour héberger des touristes, de fin janvier à mi-mars, à 1.600 mètres d'altitude. « C'est compliqué depuis trois ans. L'an dernier les parois des igloos ont fondu à certains endroits, j'ai dû mettre des bâches, qui s'envolaient avec le vent… une vraie galère ! J'ai préféré ne pas prendre le risque cette année », dit-il. Pour les guides de haute montagne aussi, le métier a changé. Point de départ du tramway à crémaillère qui mène au nid d'Aigle, première étape de la voie normale de l'ascension du Mont-Blanc, Saint-Gervais est réputée pour l'alpinisme. Mais le réchauffement fait fondre le permafrost, jusque-là gelé en permanence, provoquant des risques de chutes de blocs sur les parcours. « Depuis une dizaine d'années, certaines courses deviennent dangereuses l'été. Alors, on se creuse la tête pour en trouver d'autres, on se convertit aux itinéraires rocheux… », raconte Olivier Begain, président de la Compagnie des guides. Sources taries Le réchauffement climatique frappe aussi de plein fouet un autre secteur crucial dans la région : l'agriculture. Guillaume Mollard, qui exploite un élevage de 66 vaches dans la vallée, à quelques kilomètres de Saint-Gervais, en témoigne. « Depuis 2003, on doit monter de l'eau à l'alpage en moyenne tous les deux ans. Mon arrière-grand-père avait dû le faire une fois pendant sa carrière. Et mon grand-père, trois fois… », raconte-t-il. La fonte des neiges alimente la source qui permet aux animaux de s'abreuver. S'il neige moins, la source se tarit. « Il n'est pas rare, désormais, qu'il n'y ait plus d'eau dès le 10 juillet », se désole-t-il. Problème : une vache consomme 100 litres d'eau par jour. Ces dernières années, les communes ont dû financer des retenues d'eau pour alimenter les alpages, qui le plus souvent leur appartiennent. « Nous avons de notre côté investi 70.000 euros en 10 ans dans les réseaux d'eau. Nous récupérons aussi l'eau de pluie pour laver les machines, nous avons installé des toilettes sèches pour les randonneurs… », indique Guillaume Mollard. Une nouvelle cuve de stockage d'eau a été installée l'an dernier à proximité de l'alpage de Flavie Melendez, agricultrice à Saint-Gervais.DR Sans parler de l'impact du réchauffement sur l'alimentation des animaux. « On n'arrive plus à récolter assez de fourrage lors de la deuxième coupe de nos champs ! Depuis 3 ou 4 ans, nous sommes obligés d'en acheter ! », explique Flavie Melendez de la ferme des Roches Fleuries, qui exploite deux troupeaux (25 vaches et 40 chèvres laitières). Ces fermes de Haute-Savoie n'ont pas trop le choix. Elles vivent du reblochon AOP (d'appellation d'origine protégée), un label qui les contraint à nourrir les vaches de fourrages locaux et de les faire pâturer pendant au moins 150 jours. Les températures pèsent aussi sur la productivité des animaux. Lors de la canicule de 2022, elles ont grimpé à 40 °C au soleil à 1.750 mètres d'altitude, sur l'alpage de Guillaume Mollard. « Les vaches ont perdu 100 kilos, un sixième de leur poids ! Et leur production de lait a diminué de 4 ou 5 litres par jour, sur 25 litres… », dit-il. « Nous n'avons pas de leçons à recevoir ! » Pour l'économie locale, la menace est patente. Comment affronter un avenir moins enneigé ? Même si les élus de ces stations-villages ont commencé à se diversifier il y a vingt ans déjà, les sports d'hiver restent le socle de l'économie touristique locale, admet Didier Josèphe. A Combloux, sur les 38 millions d'euros de revenus générés par le tourisme, 32 millions le sont en hiver. « Il y a deux ou trois générations, c'était la misère ici. C'est grâce au ski que nous en sommes sortis… », rappelle de son côté Benoît Thomasson, directeur général des services à la mairie. LIRE AUSSI : Climat : la Cour des comptes s'inquiète pour l'avenir des stations de ski Climat : la station de Métabief reçoit le satisfecit de la Cour des comptes S'ils reconnaissent la nécessité de s'adapter, les acteurs locaux ne masquent pas leur agacement face à « une vision jacobine » qui leur imposerait « des décisions péremptoires depuis Paris ». « Nous n'avons pas de leçons à recevoir ! », tacle Benoît Thomasson. Neige de culture Pas très bien accueilli dans la région, le rapport de la Cour des comptes paru il y a quelques jours considère par exemple la neige de culture comme une « mal adaptation ». « Au contraire, c'est l'avenir ! », répond Jean-Marc Peillex. « Elle permet de stocker, sous forme de neige, de l'eau qui sinon partirait tout droit à la mer. » Les retenues d'eau ici sont alimentées, non pas par pompage des nappes phréatiques, mais avec de l'eau de pluie ou des torrents, et les enneigeurs fonctionnent sans adjonction de produits chimiques. En outre, les retenues collinaires servent aussi l'été de plan d'eau pour les touristes ou de réservoir pour les animaux, font valoir les élus. Pour le maire de Saint-Gervais, Jean-Marc Peillex, la neige de culture permet de stocker de l'eau qui, sinon, partirait tout droit à la mer.C. Stramba-badiali/Haytham-rea Quant à l'énergie nécessaire, « nous en avons trop dans la région ! » balaie le maire de Saint-Gervais. Le directeur du domaine skiable de la station, Alexandre Merlin, invoque, lui, plutôt l'emploi local. « C'est de l'énergie qui sert à faire vivre des dizaines de gens en montagne. Pour moi, ce n'est pas de la mal adaptation », avance-t-il. VTT, parapente, luge 4 saisons, nage en eau froide… Depuis plusieurs années, ces stations-villages proposent de nouvelles activités hors ski - même en hiver. Dans le ciel bleu de ce 15 février, les montgolfières ayant décollé de Praz-sur-Arly (qui appartient aussi à la communauté de communes du pays du Mont-Blanc) dérivent à l'horizon. Les thermes de Saint-Gervais ont été rénovés. Les offres fleurissent : VTT, trottinette, parapente, via-ferrata, canyoning, saut à l'élastique, luge 4 saisons, nage en eau froide. De même que les festivals ou les visites culturelles du patrimoine local (les jolies églises baroques pullulent dans la région). Combloux a même créé un « escape game » : « le mystère du chalet abandonné ». LIRE AUSSI : ENQUÊTE - Skier vert, piste rouge Certains investissements sont revisités en conséquence. A Saint-Gervais, l'espace de ski « débutants » a été déplacé de 1.400 à 1.800 mètres d'altitude, pour préserver le plus longtemps possible les écoles de ski. Le nouveau télésiège du Chattrix, inauguré en 2019 à Saint-Nicolas-de-Véroce, pourra être adapté au transport de VTT si besoin, assure Alexandre Merlin. A Combloux, l'investissement de 14 millions d'euros prévu dans le remplacement du télésiège de Beauregard, à compter de l'hiver 2025/2026, prévoit déjà, lui, un équipement mixte (sièges et cabines) qui permettra de monter les VTT en été . « Mais on ne veut pas faire une montagne Disneyland… », assure Aurélien Astre. Elus désarçonnés L'inflexion est encore timide. Les acteurs locaux semblent désarçonnés face au bouleversement qui s'annonce. Ils espèrent attirer de nouveaux habitants pour faire vivre leurs bourgs, misent sur le panorama, l'artisanat, les « valeurs » du « territoire », un nouveau tourisme de « contemplation »… Tout en reconnaissant que la transition n'aura rien d'évident. « On n'inventera pas le modèle qui nous permettra de générer 6 millions d'euros de chiffre d'affaires en 6 semaines (comme aujourd'hui les remontées mécaniques), il ne faut pas se mentir… », déplore Benoît Thomasson. Comme la plupart des professionnels rencontrés, le directeur du domaine skiable de Saint-Gervais, Alexandre Merlin, avoue avoir tout juste entamé sa réflexion sur l'adaptation au changement climatique. « C'est devenu une préoccupation de tous les jours », dit-il. « Mais on n'a pas encore trouvé les réponses… »

Avec ses TGV du quotidien, Kevin Speed veut défier la SNCF et la voiture individuelle

By |March 4th, 2024|Categories: Scoop.it|

Le « Ryanair du train » peaufine son modèle économique, et prépare son lancement prévu pour la fin 2028 sur trois lignes intérieures françaises. Kevin Speed, l'un des nouveaux projets de compagnies privées qui viendraient se mesurer à la SNCF sur la grande vitesse (avec Le Train , Evolyn ou Proxima), a signé un accord-cadre avec SNCF Réseau, le gestionnaire du réseau national. Le contrat lui garantit ses volumes de sillons nécessaires, pour dix ans renouvelables à partir de son lancement. Ce dispositif juridique, prévu dans les textes européens, se pratique dans le fret mais est une première en France pour le segment voyageurs. Low cost et haute fréquence Le projet « low cost et haute fréquence » est très ambitieux pour une start-up, qui devra mobiliser pas moins d'un milliard d'euros, en dette et en fonds propres, pour assurer son décollage. L'accord-cadre signé en présence du nouveau ministre des Transports, Patrice Vergriete, vise à conforter les premières levées de fonds, explique Laurent Fourtune, un ancien de la RATP et d'Eurotunnel, le chef de file du projet. Au rang des investisseurs, des fonds d'infrastructures notamment seront démarchés. D'ores et déjà, la jeune pousse a décroché un prêt innovation de la BPI. LIRE AUSSI : Ces nouveaux venus qui rêvent de concurrencer les TGV de la SNCF SNCF Réseau, le sempiternel maillon faible du groupe Elle envisage de lancer des services TGV sur trois lignes, Paris-Lille, Paris-Strasbourg et Paris-Lyon, en desservant six gares intermédiaires telles que TGV-Picardie, Le Creusot ou Lorraine TGV, avec des TGV à haute densité. Cela sans la moindre subvention. A terme, Kevin Speed vise 16 trajets quotidiens dans chaque sens et sur chaque ligne, embarquant à la fois les usagers du quotidien demandeurs de trajets intermédiaires (Reims-Metz par exemple) ou des clients effectuant tout le parcours. Avec un système de fidélisation, sur le principe « plus on roule, moins on paye par billet ». Discussions avec Alstom Le réseau qui serait exploité sous la future marque ilisto requiert à terme un parc de 20 rames neuves, en cours de développement avec Alstom, qui en assurerait aussi la maintenance. Un véritable défi, au vu des importants retards de livraison déjà accumulés par le constructeur avec ses grands clients tricolores, SNCF comme IDFM. Mais trois rames par ligne suffiraient à démarrer fin 2028. LIRE AUSSI : L'ancienne patronne des TGV songe à lancer un concurrent de la SNCF Contrairement aux TGV Duplex en circulation, le parc reposerait sur des trains à un seul étage densifiés à 760 places, capables de pousser à 300 km/h. Avec des portes réservées à la montée et d'autres à la descente, pour limiter au maximum les temps d'arrêt en gare. Ils seront conduits par 150 cheminots, et les effectifs seront plus du double avec les autres salariés. Séduire des automobilistes Selon le président de Kevin Speed, le concurrent principal ne sera pas tant la SNCF que la voiture individuelle, sur ces lignes TGV parallèles aux grandes autoroutes. « L'objectif est de rajouter des clients dans le système ferroviaire. Actuellement, l'automobile représente plus de 80 % du volume. Si on réduit de 3 % seulement le nombre de voitures, il faut mécaniquement augmenter de 25 % les volumes de sièges dans les trains », extrapole-t-il. LIRE AUSSI : TGV : les records de la SNCF bridés par le manque de trains Après la montée en régime, l'entrepreneur qui n'a peur de rien vise six millions de passagers par an et par ligne. Son concept pensé pour les voyageurs fréquents « fera baisser le prix des billets de train tout en accroissant les péages pour SNCF Réseau », ajoute Laurent Fourtune, évoquant déjà des prix d'appel canons comme 5 euros pour un Paris-Lille aux heures creuses…

Visitmoov, le calculateur d’itinéraires qui sait gérer les imprévus –

By |March 4th, 2024|Categories: Scoop.it|

David Riallant, Président de Visitmoov C’est une solution BtoB dont l’originalité est de croiser des données en temps réel issues d’offres de transport et d’activités touristiques. Notre algorithme est capable de calculer un itinéraire optimisé et personnalisé avec ces données. Son nom technique est « algorithme d’optimisation de calcul multimodal sous contrainte ». Notre particularité n’est pas de sélectionner un lieu est de savoir comment s’y rendre, mais de sélectionner un lieu en fonction de sa facilité d’accès. Si j’effectue un trajet Paris-Lyon en voiture et que j’ai 8 heures devant moi, je peux demander à la solution de me trouver des points d’intérêt tout au long du chemin en fonction du temps que je dispose. Si je suis dans une grande ville, que je suis une personne à mobilité réduite et que j’ai 5 heures devant moi, là encore, la solution va lui pousser le meilleur itinéraire. Plusieurs contraintes peuvent rentrer en jeu :  la position, le temps dont on dispose, la manière dont on veut se déplacer, la météo, l’affluence. Notre cœur de focus est le temps réel. A 15 minutes près, la proposition peut être totalement différente. La solution gère donc bien les imprévus ? Tous les cas d’usage sont possibles, mais nous sommes en effet concentrés sur de l’expérientiel en temps réel. Nous voulons tenir la contrainte. Si une personne semble en retard – une information qu’il est possible d’avoir en fonction de sa géolocalisation – il est possible de lui envoyer une notification push afin de lui proposer un changement d’itinéraire. D’où viennent les données que vous utilisez ? Nous sommes un agrégateur, nous ne fabriquons pas de données. C’est pourquoi nous travaillons avec DataTourisme, Apidae, Amadeus sur la partie activités, TripAdvisor, Affluences, Ile de France Mobilités, etc. Nous nous connectons à leur API. Dans le back-office, il est également possible d’ajouter ses propres données manuellement. Nos algorithmes n’ont pas de frontière. Tant que les données sont existantes, nous sommes en mesure d’intervenir, que ce soit en France ou à l’étranger. Votre solution utilise donc principalement de l’IA dite « classique » ? Le cœur du moteur de Visitmoov c’est son algorithme, des metrics, des heuristiques. Le but n’est pas d’être créatif, mais de réaliser des calculs complexes en un minimum de temps. C’est comme chercher une épingle dans une botte de foin parmi des millions de possibilités. Mais vous vous ouvrez tout de même à l’IA générative ? Par le biais d’un partenaire, oui. Cela va permettre de comprendre le désir de la personne, de choisir 50 lignes d’intérêt et parmi celles-ci d’en identifier une dizaine qui peut être envisagée en temps réel. Dans ce cas précis, nous touchons directement l’utilisateur final. Mais cela ne marche qu’à condition d’avoir une masse critique de données. Il faut être une destination avec beaucoup de points d’intérêt. Ce peut être un acteur du transport à qui il manque la brique tourisme ou un acteur du tourisme à qui il manque une brique transpor

En France, les petits princes de l’aéronautique souffrent du manque d’investisseurs

By |March 4th, 2024|Categories: Scoop.it|

« Nous n'avons pas beaucoup de concurrents dans ce domaine », reconnaît Jérôme Faul, président du fonds d'investissement Innovacom, qui a investi dans plusieurs jeunes espoirs de l'aéronautique française, dont Aura Aero et Elixir Aircraft . « Les investisseurs privés sont davantage portés sur les logiciels et les services, dont la croissance du chiffre d'affaires est plus régulière, que sur l'industrie, qui nécessite du temps pour mettre en place l'outil industriel avant de voir le chiffre d'affaires décoller, explique-t-il. Quant à l'introduction en Bourse, il n'y a pas assez de volume ni de liquidité à Paris. Il faut aller aux Etats-Unis. » LIRE AUSSI : Aura Aero : le pionnier de l'avion décarboné traverse la « vallée de la mort » des ETI L'avion électrique hybride, grand gagnant du salon du Bourget A l'impatience des investisseurs privés s'ajoute la frilosité des banques françaises, souvent accusées de ne pas suffisamment soutenir les projets industriels. « Pour obtenir un euro de financement privé sur un projet, les fondateurs doivent investir au moins autant, généralement par de l'endettement. Et pour bénéficier d'euro de subvention publique, il faut trouver au moins un euro de financement privé. Mais même à ce stade, les banques sont réticentes à s'engager avec le patron de l'une de ces start-up industrielles » poursuit Jérôme Faul. Sur le modèle de la santé et des biotechs Pour ce dernier, le vent d'innovation qui souffle sur l'aéronautique française ne manque pourtant pas d'attrait pour des investisseurs. « On peut faire un parallèle avec ce qui s'est passé dans la santé avec les biotechs, où les grandes entreprises ont sous-traité l'innovation aux start-up, pour les racheter par la suite, elles ou leurs brevets, explique-t-il. C'est aussi ce qui s'est produit dans l'automobile, dans le spatial et la finance. Et nous sommes convaincus que ce modèle s'applique à l'aéronautique. » LIRE AUSSI : Elixir Aircraft prend son envol A cela s'ajoute un terreau aéronautique particulièrement riche en France. « Autant investir dans les domaines où la France a des compétences reconnues », souligne le président d'Innovacom. Ce qui ne dispense pas de choisir les bons créneaux, ceux sur lesquels des nouveaux venus disposant de moyens limités peuvent espérer porter l'innovation. Le marché porteur de l'aviation légère Pour Innovacom, le segment de marché le plus porteur est celui de la petite aviation légère. Sur les quelque 4.000 avions privés qui se sont vendus l'an dernier à travers le monde, 3.000 sont des avions légers, en hausse de 12 % sur un an, souligne Jérôme Faul. « C'est un marché dynamique, avec une flotte ancienne d'avions conçus dans les années 1960 qu'il va falloir remplacer par des avions modernes, consommant moins de carburants et moins polluants. » LIRE AUSSI : Beyond Aero fait voler le Blériot, premier avion à hydrogène dans le ciel français C'est justement sur ce créneau des avions d'aéroclub que se sont lancés Elixir Aircraft et Aura Aero. « C'est le marché sur lequel les start-up peuvent se lancer, avec leurs innovations, poursuit le président d'Innovacom. Pour les plus petits avions, il peut s'agir de solution 100 % électrique. Pour les plus gros, comme le projet de 19 places d'Aura Aero, il faut associer l'électrique à un moteur thermique fonctionnant aux carburants d'aviation durable. En revanche, la pile à hydrogène ne nous semble pas envisageable avant de nombreuses années. C'est notre conviction. »

Intelligence artificielle : pourquoi Mistral AI peut croire à ses chances face à OpenAI et Microsoft

By |March 4th, 2024|Categories: Scoop.it|

Etablie à Paris, la société Mistral AI n'opère pas dans un désert. La capitale française a réussi à se faire une place dans la cartographie mondiale de l'intelligence artificielle, même si elle n'est pas la seule et reste loin derrière San Francisco. Pour le recrutement, le financement ou les partenariats, être dans un écosystème vivant est un atout pour la jeune pousse. Google est le dernier en date à avoir inauguré un nouveau centre consacré à l'intelligence artificielle à Paris, le 15 février dernier (200 ingénieurs et 100 chercheurs). Mais si le promoteur de l'IA Gemini se renforce à Paris (il avait déjà de la R&D), c'est parce qu'il y existe une « scène IA ». La France a depuis un moment une filière éducative de haut vol dans le domaine avec notamment le MVA, le master de l'ENS Paris-Saclay. Meta a ouvert son laboratoire d'intelligence artificielle à Paris en 2015 (FAIR). LIRE AUSSI : Mistral AI lance son robot conversationnel pour concurrencer ChatGPT Microsoft montre patte blanche face aux régulateurs antitrust de l'intelligence artificielle Le Covid-19 a permis aussi d'aller chercher des capitaux partout dans le monde avec des fonds de capital-risque se virtualisant. Et parallèlement, de nombreux entrepreneurs de l'IA très en vue dans la Silicon Valley sont revenus en France ou ont quitté des grandes entreprises américaines pour y fonder une start-up IA : Alexandre Lebrun (Nabla), Stanislas Polu (ex-OpenAI) et Gabriel Hubert (ex-Alan) pour Dust. Le point d'inflexion a probablement été l'arrivée de Poolside en France. D'autres arriveraient (Holistic…). Enfin, plusieurs grandes entreprises et entrepreneurs français s'intéressent à l'IA. Xavier Niel (Iliad), Rodolphe Saadé (CMA CGM) et Eric Schmidt (ex-Google) ont ainsi annoncé fin 2023 investir 300 millions d'euros dans un laboratoire d'intelligence artificielle à but non lucratif. Le fondateur de Free, animateur de cet écosystème, a positionné son groupe pour que la naissance de stars européennes de l'IA fasse ses affaires dans le cloud. Un besoin de souveraineté A l'image du cloud qui doit être souverain, il y a une demande des particuliers, des entreprises et même de l'Etat pour que les modèles de langage de l'IA générative soient français. C'est sans doute une des raisons pour lesquelles Paris a semblé finalement privilégier ses start-up de l'IA comme Mistral AI dans l'AI Act européen. Mistral et les autres modèles de langage français devraient profiter de cette demande de souveraineté. Il y a au moins trois raisons à cela. Les modèles de langage utilisent des données qu'il faut

Elon Musk porte plainte contre Sam Altman et OpenAI

By |March 4th, 2024|Categories: Scoop.it|

Elon Musk ne semble toujours pas digérer le succès de Sam Altman et OpenAI . Après le lancement de ChatGPT, le dirigeant de Tesla et SpaceX s'était déjà mobilisé contre les dangers de l'intelligence artificielle (IA) en demandant un moratoire, évoquant un risque pour l'humanité. Avant de lancer son propre modèle d'IA générative concurrent de ChatGPT, baptisé « Grok » . Mais le milliardaire vient de passer un cap dans sa croisade contre OpenAI. Une action en justice contre la start-up à l'origine de ChatGPT, Dall-E et Sora , ainsi que son directeur général Sam Altman, et son président Greg Brockman, a été intentée cette semaine par Elon Musk. Il reproche à OpenAI de ne plus chercher à développer une intelligence artificielle générative (AGI) open source, destinée à oeuvrer pour le bien de l'humanité. D'après le patron de X (ex-Twitter), elle se serait transformée en une entreprise destinée à engranger des profits, ce qui serait contraire à son objectif de départ d'être une organisation à but non lucratif. OpenAI se dit « catégoriquement en désaccord » avec ces accusations, selon un mémo interne envoyé aux équipes par la direction et consulté par Bloomberg. Elon Musk a été le cofondateur et le premier bailleur de fonds de la start-up en 2015 avant de quitter son conseil d'administration en 2018. Publicité OpenAI, « filiale » de Microsoft Il affirme qu'Altman et Brockman l'ont convaincu, à l'origine, de rejoindre OpenAI en promettant qu'il s'agirait d'une organisation à but non lucratif axée sur la lutte contre la menace représentée par le monopole de Google. Entre 2016 et septembre 2020, il aurait fait don de plus de 44 millions de dollars à OpenAI, affirme-t-il dans la plainte déposée devant un tribunal californien. LIRE AUSSI : Microsoft lance son assistant à base d'IA pour les métiers de la finance L'accord fondateur exigeait qu'OpenAI mette sa technologie « gratuitement à la disposition du public », peut-on lire dans les griefs. « OpenAI a été transformé en une filiale de facto à source fermée de la plus grande entreprise technologique au monde : Microsoft. Sous son nouveau conseil d'administration, l'entreprise ne se contente pas de développer, mais peaufine en fait une AGI, afin de maximiser les profits de Microsoft, plutôt que pour le bénéfice de l'humanité », est-il écrit dans le dossier. « Il s'agit d'une trahison flagrante de l'accord fondateur ». Une accusation qui résonne avec les récentes déclarations de Satya Nadella, le PDG de Microsoft, qui a déclaré que si « OpenAI disparaissait demain… nous avons tous les droits de propriété intellectuelle et toutes les capacités. Nous avons les gens, nous avons le calcul, nous avons les données, nous avons tout. » Organisation à but non lucratif Le patron de X (ex-Twitter) revient également sur l'éviction puis la réintégration de Sam Altman à la tête d'OpenAI, un épisode qui avait alors électrisé le monde de la tech. « M. Altman a sélectionné un nouveau conseil d'administration qui ne dispose pas d'une expertise technique similaire ni d'une expérience substantielle en matière de gouvernance de l'IA, ce que le conseil d'administration précédent possédait de par sa conception », argue l'entrepreneur dans sa plainte. Avec ce procès, Musk cherche à contraindre OpenAI à adhérer à sa mission initiale et à s'interdire de monétiser les technologies développées dans le cadre de son organisation à but non lucratif au profit des dirigeants d'OpenAI ou de partenaires comme Microsoft. Reste à voir les conséquences d'un tel procès pour la start-up et le créateur de Windows. Microsoft a en effet largement capitalisé sur son pari de s'associer avec OpenAI , s'affichant comme l'un des grands gagnants du développement de l'intelligence artificielle générative. La start-up est de son côté en pleine négociation pour lever des fonds avec une valorisation qui gravite autour des 100 milliards de dollars. Samir Touzani

Pourquoi la première baisse des taux de la BCE risque de se faire attendre

By |March 4th, 2024|Categories: Scoop.it|

En France, les prix sont repartis à la hausse de 0,8 % en rythme mensuel entre janvier et février. La baisse sur douze mois provient donc plutôt d'effets de base - les prix à la consommation s'étaient envolés en février 2023, ce qui rend la comparaison plus favorable - et d'un léger ralentissement des prix alimentaires. A l'inverse, ceux des services ont augmenté. Et dans l'ensemble de la zone euro, l'inflation ne ralentit pas tout à fait aussi vite qu'espéré. Vendredi, Eurostat a indiqué que les prix à la consommation avaient encore progressé de 2,6 %, une petite déception pour les économistes qui attendaient 2,5 %. De même, l'inflation sous-jacente (qui exclut les prix de l'énergie et de l'alimentation) reste à un niveau élevé, 3,1 % en février. Pas question donc pour la BCE de se précipiter pour baisser les taux, dans un contexte aussi incertain. A Francfort, on attend notamment de voir comment vont évoluer les salaires à l'issue de la période de négociation annuelle. Les chiffres du quatrième trimestre 2023 font plutôt état d'une modération des hausses de rémunération, autour de 4,7 %. « La banque centrale voudra être sûre que, pendant quelques mois, la moyenne des augmentations salariales redescend bien autour de 4 % », estime Carsten Brzeski chez ING.

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