HOSPITALITY LAB & PRACTICE FOR BRANDS

Blog2017-10-23T13:43:48+00:00

GDPR : L’hospitalité des marques fait loi en Europe.

GDPR : L’hospitalité des marques fait loi en Europe.

En imposant aux marques de privilégier l’intérêt de leurs clients dans la gestion des données qu’elles détiennent, l’Europe fait de l’hospitalité le vecteur principal de leur croissance.

1. AUJOURD’HUI, LA CROISSANCE DES MARQUES PASSE PAR LA QUALITÉ DE LEUR RELATION CLIENTS.

Dans un monde digital, « Les Marchés sont des Conversations ».

Dès 1999, Doc Searls et ses co-auteurs avaient mis cette idée au coeur de leur “Clue Train Manifesto” (Manifeste des Evidences) (1), démontrant alors avec brio comment le développement du “capital relationnel” de la marque pouvait devenir le principal moteur de la croissance des entreprises.

L’arrivée des sites internet dans la fin des années 1990 avait eu en effet le mérite de faire prendre conscience qu’il pouvait se nouer une relation directe entre l’entreprise et ses clients, sans passer par un distributeur ; et que ces nouveaux liens produisaient énormément de données qu’il était probablement intéressant d’exploiter : ainsi, pour développer plus loin l’idée du “Clue Train”, lorsqu’il s’agit de générer une croissance durable des ventes et des profits, les meilleurs atouts de la marque sont sa légitimité à susciter des échanges autour de son coeur de métier (Conversation), son intelligence à les analyser (Curation), sa capacité à apporter des réponses adaptées aux besoins exprimés (Customization), et finalement son empathie relationnelle, propre à mettre le client en résonance avec la marque (Communion). Autant d’atouts qui précèdent dorénavant la simple « qualité des produits » mis au catalogue, autrefois le principal fer de lance des entreprises.
Une vision depuis partagée par Interbrand(2), qui dans sa publication annuelle du classement de la valeur des marques insiste sur le fait que “la croissance est la conséquence d’une stratégie claire et d’expériences exceptionnelles délivrées au consommateur”.
Voici donc venu le temps pour les marques soucieuses de croissance durable de passer un nouveau contrat relationnel avec leurs consommateurs, où l’achat et la livraison du produit n’est plus la fin mais le début de la relation : un contrat qui couvre d’abord l’usage, et l’expérience qui l’accompagne. Un contrat qui est aussi l’occasion de proposer de nouveaux moments de consommation, de nouveaux services, qui sont autant de chiffre d’affaires supplémentaire pour les marques. Mais un contrat relationnel d’abord fondé sur le respect de l’intérêt du client, notamment en matière d’utilisation de ses données.

 

2. GDPR : UNE RÉGLEMENTATION POUR SAISIR DE NOUVELLES OPPORTUNITÉS DE CROISSANCE.

Selon une étude récente de la Commission Européenne(3), 72% des Européens s’inquiètent en effet de laisser trop de données personnelles aux entreprises, souvent à leur insu, et surtout de ne pas en recevoir de réelle contrepartie. D’ailleurs, la connaissance plus précise du client semble ne faciliter en rien la capacité de l’entreprise à mieux cibler ses offres : selon tous les indicateurs(4), le taux d’ouverture des mails diminue alors que les désabonnements (opt-out) augmentent, ce qui fragilise largement la rentabilité des investissements lourds consentis dans le CRM.
La Commission souligne également que le marché en ligne est constitué à 57% d’échanges avec des opérateurs américains, alors que seulement 4% des échanges se font au travers d’opérateurs pan-européens. Elle estime que si les 100 plus grosses entreprises Européennes faisaient un usage judicieux de leurs données clients, le PNB Européen pourrait s’octroyer 1,9% de progression supplémentaire d’ici 2020, soit plus de 200 Milliard d’Euros de gain potentiel.
C’est avant tout à cette opportunité de croissance que la GDPR s’attaque : permettre une meilleure utilisation des données pour les entreprises grâce à un consentement avéré des consommateurs, favoriser les échanges intra-européens au sein d’un univers mieux sécurisé. Loin d’être une contrainte, la GDPR est une chance de développement de nouvelles sources de revenus pour les marques européennes : elle conduit à un modèle de croissance durable rendu possible par une approche choisie et non plus subie de la consommation. Avec la GDPR, les marques doivent négocier avec chacun de leurs clients un contrat relationnel : elles doivent se mettre à l’écoute, comprendre les besoins, proposer leurs services, et définir les modalités de la relation ; le tout dans la transparence ( accès aux données, droit de modification) qui établit la confiance, l’attachement. Les marques deviennent alors attachantes dans le bon sens du terme, et c’est de cet attachement que nait la croissance durable.
C’est à ce nouveau modèle relationnel qu’appellait lui-même Doc Searls dans son “Clue Train Manifesto” : il lui avait même trouvé un nom, la VRM (Vendor Relationship Management). Une approche basée sur le consentement avéré du client vis à vis de ses fournisseurs (vendeurs) avec un postulat simple : “un consommateur libre a plus de valeur qu’un consommateur captif – pour lui-même, pour les marques et pour l’économie en général”.
Encore faut-il s’entendre sur la définition du consommateur “libre”. Searls le définit en cinq points :
1. Il entre en relation avec les marques de manière indépendante et sans contrainte.
2. Il est le point d’intégration de sa propre donnée (c’est lui seul qui peut relier sa donnée à sa personne).
3. Il a le contrôle de la donnée qu’il génère et collecte. Il décide de ce qu’il veut partager, à qui et comment.
4. Il définit son propre niveau d’engagement avec les marques.
5. Il est libre d’exprimer ses exigences et ses intentions en dehors du contrôle de toute entreprise.
C’est ce consommateur “libre” que la GDPR souhaite aujourd’hui promouvoir, afin d’en faire le vecteur de croissance de l’économie.

3. L’HOSPITALITE DES MARQUES, PRINCIPAL VECTEUR DE LEUR PROPRE CROISSANCE.

Accueillir un consommateur “libre” est sans doute une perspective qui effraie bon nombre de marques, tant elle ont été construites sur la notion d’un marketing manipulateur et insidieux, capable d’influencer jusqu’aux émotions pour enfermer les clients dans un tunnel de vente dont la seule issue est l’achat du produit. Avec la GDPR, ce n’est plus le produit qu’il va falloir vendre, c’est la marque qui doit apprendre à se faire acheter. Et pour cela, il va falloir qu’elle se montre hospitalière vis à vis de ses clients : bienveillante, humaine et proche.
Le produit devient simplement la porte d’entrée à la marque, celui qui va forger les impressions de la première rencontre, et donc le début (et non la fin) de l’histoire. Le produit n’est plus qu’un prétexte, c’est la marque qui devient le réel support de l’expérience pour le consommateur : c’est d’ailleurs à elle qu’il va naturellement s’adresser s’il a besoin d’assistance ou s’il a simplement des remarques à formuler. À la marque de se montrer engageante, accueillante, généreuse et humaine pour fidéliser le consommateur au-delà du premier produit, et pour entretenir une relation proche, intime, qui permettra de continuer à vendre sans qu’il soit besoin de déployer la coûteuse armada publicitaire du premier jour : avoir une stratégie à long terme d’entretien de la relation, plutôt que de s’épuiser dans des efforts permanents de recrutement.
Autant le “tunnel de vente” était indifférencié et anonyme, donc étranger à toute notion d’hospitalité, autant le “cycle de décision d’achat” est personnalisé et fait appel à la relation humaine : c’est de la capacité de la marque à accueillir que dépend la fidélisation du client, et encore plus, sa propension à devenir activement promoteur vis à vis de ses pairs. Pour le dire différemment, c’est du niveau d’hospitalité de la marque que va découler l’amplitude de la réalisation du cycle d’achat, et donc le montant de la valeur créée.
Autant le “tunnel de vente” s’envisageait dans un temps le plus court possible, avec l’espoir de limiter la durée d’exposition nécessaire pour déclencher l’achat afin de réduire les coûts, autant le “cycle de décision d’achat” s’inscrit dans la durée la plus longue possible afin de maximiser les revenus. En se plaçant dans une notion de permanence, on met forcément en exergue la qualité de l’hospitalité, seule capable de générer de la pérennité dans la relation.
Plus le consommateur progresse avec la marque, plus la marque fait preuve de « disponibilité » vis à vis des demandes du consommateur, plus se crée la confiance dans la relation, le consommateur récupérant de plus en plus de valeur d’usage en retour de sa relation avec la marque, la marque obtenant de plus en plus de “permissions” qui lui permettent d’aller encore plus loin dans son service du consommateur.
C’est bien là le cercle vertueux de l’hospitalité des marques : un marketing “on demand” (inbound marketing), un marketing de l’échange, de la confiance, de la permission, du partage de la valeur, où les clients sont aussi des hôtes ; un marketing qui se définit d’abord par rapport au client pour qu’il puisse adopter lui-même la marque, la faire sienne et en devenir à son tour le porte-parole…
Alors que la GDPR fait des marques le gibier de consommateurs devenus madrés, l’hospitalité est la meilleure réponse pour faire de ces mêmes marques les plus désirables des proies : avec bienveillance, humanité et intimité. Assurant ainsi la pérennité de leur croissance.

4. QUELLES APPROCHES POUR LES MARQUES FACE A LA GDPR ?

Ce serait peine perdue pour les marques que de se contenter de « mettre en conformité » leur bases de données tout en espérant garder les mêmes pratiques relationnelles. Car la GDPR est d’abord une invitation à renverser ses pratiques relationnelles pour faire montre d’hospitalité vis à vis de ses clients ; et c’est ce renversement d’attitude qui est lui même porteur de croissance pour les marques. Avec la GDPR, l’hospitalité ouvre pour les marques de nouvelles perspectives de croissance.
Une étude publiée en Mai dernier par le gouvernement Britannique4 s’était alarmée sur le fait que seulement 30% des grandes entreprises du pays avaient commencé à prendre les mesures nécessaires à la mise en conformité de leurs pratiques d’utilisation des données, alors que la transcription dans la loi Britannique vient d’être réalisée en ce mois d’Août, et qu’elle survivra au Brexit. Les autres pays feront-ils preuve de la même insouciance, par rapport à une échéance qui dans la plupart des pays européens, a été fixée à Mai 2018 ?
La GDPR transforme radicalement la manière dont les entreprises utilisent les données. Il va falloir arrêter d’acheter des listes d’adresses, et même se débarasser des listes qu’on aura pu acheter auparavant. Contacter un client exigera d’avoir les permissions nécessaires, sauf à s’exposer à des amendes prévues pour atteindre jusqu’à 4% du chiffre d’affaires.
Il n’y aura donc pas d’échappatoires.
Mais n’est-ce pas justement l’opportunité d’une prise de conscience salutaire dans le futur de la relation client ? Quelle marque aujourd’hui a encore besoin d’avoir accès à des millions de noms dont simplement un infime pourcentage montre un intérêt pour ses propositions ? Ne vaudrait-il pas mieux établir une véritable relation avec moins de clients mais qui ont un véritabe intérêt à avoir un dialogue, un échange, une conversation avec la marque ?
N’est-il pas temps, tout simplement, que les marques apprennent à devenir hospitalières vis à vis de leurs clients ?
Et si la GDPR n’était qu’un manifeste pour l’hospitalité des marques ? Une manière de sauver les marques traditionnelles à l’heure du digital ? La dernière opportunité à saisir avant liquidation ou reprise par les acteurs de la nouvelle économie ?
En développant leur hospitalité pour se mettre en conformité avec la GDPR, ce n’est pas tant l’amende que les marques vont éviter, c’est leur futur qu’elle vont assurer.
Aucune raison d’attendre. Embrassons la GDPR en développant l’hospitalité des marques (5).

 

 

(1) Le Cluetrain Manifesto (Manifeste des évidences) est un texte rédigé par Rick Levine, Christopher Locke, Doc Searls, et David Weinberger. Il est d’abord diffusé sur le web en 1999 comme un ensemble de quatre-vingt-quinze thèses, puis est publié sous forme de livre en 2000 avec les thèses prolongées de sept essais. https://www.amazon.com/Cluetrain-Manifesto-End-Business-Usual/dp/0738204315
(2) Etude 2016 Interbrand : http://interbrand.com/best-brands/best-global-brands/2016/
(3) Etude de la Commission Européenne : https://ec.europa.eu/commission/publications/why-we-need-digital-single-market_en
(4) Citée par Tanya Joseph dans le magazine Marketing Week (UK) du 7 Août 2017, New data laws are a chance to reset customer relationships : https://www.marketingweek.com/2017/08/07/tanya-joseph-data-law/
(5) Cf, “Manifeste pour l’Hospitalité des Marques”, Georges-Edouard DIAS, Edition Netexplo : https://www.amazon.fr/dp/2954667230/

Usbek & Rica – La marche laborieuse de la France vers l’autonomie alimentaire

By |September 29th, 2022|Categories: Scoop.it|

Les conflits géopolitiques, la crise sanitaire et le dérèglement climatique, en limitant les échanges et en accentuant les risques de pénurie, mettent en évidence la vulnérabilité des systèmes d’approvisionnement. D’où l’enjeu pour la France d’accroître sa souveraineté alimentaire. D’autant que le pays a accru sa dépendance aux importations ces dernières années. « 40 % de notre verger a disparu en vingt ans, alerte Dominique Chargé, président de la Coopération agricole. Alors que nous étions autosuffisants en tomates dans les années 2000, nous ne produisons plus que 30 % de notre consommation.  » Sans compter l’alimentation animale : pour ses élevages, la France importe 70 % du soja et du colza qu’elle consomme. Au total, environ 20 % de l’alimentation française est importée, dont près de la moitié des fruits et légumes. Un manque de compétitivité   « En Europe, il n’y a plus de frontières. Sauf qu’en France, la main-d’œuvre est plus chère que dans de nombreux pays. Donc nous ne sommes plus compétitifs », précise Henri Biès Péré, vice-président de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), qui a vu de nombreux abricotiers et pêchers arrachés dans le Sud-Ouest. Certains aliments, produits localement, seraient d’ailleurs exportés puis importés, à plus bas coût. « C’est le paradoxe : on exporte du poulet de qualité et on en importe du bas de gamme parce qu’on a interdit ici certaines méthodes d’élevage et que le consommateur demande des produits à bas coût », souligne le vice-président de la FNSEA. Des poules dans une ferme bio située en Midi-Pyrénées / © Spech - Shutterstock Pour devenir plus souverain en matière d’alimentation, le gouvernement a alloué 1,2 milliard d’euros au volet agricole en 2021, via le plan de relance. Des aides en partie renouvelées cette année. Plusieurs entreprises se lancent également dans la création de nouvelles filières pour limiter les importations. C’est le cas de la société Biogroupe (52 salariés), fabricante d’une boisson fermentée à base de thé en Bretagne, le kombucha. Alors qu’elle importe sa matière première d’Inde, de Chine ou du Sri Lanka, elle s’est lancée en 2021 le défi de produire son propre thé bio. « Nous avons planté 2 500 plants l’an dernier et nous allons en planter deux fois plus cette année », précise Laurent Coulloumme-Labarthe, le dirigeant, qui espère être indépendant d’ici quatre ans. En région nantaise, la société de 15 salariés, Lisaqua s’est également lancée dans l’élevage de crevettes sans antibiotiques pour se détacher des crustacés venus de Madagascar. Mais les quantités restent faibles. « Ce sont des cultures anecdotiques », tempère Henri Biès Péré, vice-président de la FNSEA. Relancer les légumineuses et les oléagineux Certaines pourraient toutefois avoir plus de poids. La coopérative agricole Terrena (14 000 salariés) s’associe à d’autres puissants acteurs de l’agroalimentaire pour relancer les cultures de légumineuses à graines. Des protéines végétales qui font office de substitut à la viande et permettent de gagner en autonomie tout en limitant les conséquences du dérèglement climatique. Car l’agriculture – avec en premier lieu l’élevage intensif – est responsable de près d’un tiers des émissions de gaz à effet de serre mondiales. « Petit à petit, on va regagner des hectares. Sur les produits de première nécessité, nous pouvons être souverains. » Henri Biès Péré, vice-président de la FNSEA Partager sur Twitter Partager sur Facebook Le groupe agroalimentaire ne s’arrête d’ailleurs pas là. Il vient de se rapprocher de l’agroindustriel Avril pour relancer une filière d’huile française. « On a laissé partir les cultures d’oléagineux sans que la politique agricole européenne n’y prête vraiment attention, estime le vice-président de la FNSEA. Petit à petit, on va regagner des hectares. Sur les produits de première nécessité, nous pouvons être souverains. » Toutefois, certains freins restent difficiles à lever. Pour Christian Guyader, la principale difficulté, c’est l’acte d’achat. Le dirigeant de l’entreprise bretonne de charcuterie Guyader Gastronomie tente de relancer la filière de cornichons en Bretagne. Ce condiment, importé principalement d’Inde, apprécie l’humidité et le climat breton, mais il a disparu des terres agricoles régionales depuis 1990. La première récolte de la société a eu lieu en 2021. « Commercialement, ça n’a pas été un succès », regrette le dirigeant. Notamment parce que le prix était cinq fois plus élevé que celui du cornichon indien. « Il y a un enjeu d’éducation. L’alimentation a un coût. Aujourd’hui, elle sert trop souvent de variable d’ajustement dans le budget des ménages » Dominique Chargé, président de la Coopération agricole Partager sur Twitter Partager sur Facebook Pour les acteurs, il faudrait que cette perte de compétitivité soit compensée par des aides publiques, « afin de ne pas tuer le producteur. Mais il y a aussi un enjeu d’éducation. L’alimentation a un coût. Aujourd’hui, elle sert trop souvent de variable d’ajustement dans le budget des ménages », estime Dominique Chargé, président de la Coopération agricole.  Dans un contexte de forte inflation, le budget alimentation est particulièrement rogné par une partie des Français. C’est en tout cas le constat que fait Noémie Le Heurte, de la ferme des 1001 pattes : « Le contexte de sortie de crise sanitaire, où la tendance était au manger local et bio, est loin, assure l’éleveuse. On sent bien que les consommateurs portent une attention particulière au coût de la nourriture et que le local a moins le vent en poupe. » 

La Chine nous traquera jusque dans le métavers

By |September 29th, 2022|Categories: Scoop.it|

A la fin du mois d’août, le gouvernement municipal de Pékin a présenté son plan d’action sur quatre ans, une manière pour les autorités de communiquer et d’indiquer, (pas si subtilement), aux entreprises la bonne direction à prendre. Il s’agit avant tout de « mettre en œuvre de manière approfondie » les instructions du président Xi Jinping et « le déploiement stratégique » du 14e plan quinquennal de développement de l’économie numérique en promouvant la croissance dans les domaines clés du secteur technologique. Plus concrètement, celui des digital humans qui s’apprêtent à envahir les métavers. Pour les connaisseurs,  de politique technologique chinoise, ce terme recouvrirait à peu près tout et n’importe quoi pour Pékin, des avatars contrôlés par les joueurs jusqu’au influenceurs virtuels dont l’Empire du milieu raffole, à l’image des pop stars numériques Ayayi et Luo Tianyi.     Un gouvernement averti en vaut deux La reconnaissance par Pékin de l’impact que pourrait avoir cette industrie est tout de même à mettre à leur actif. Comme l’explique Hanyu Liu, une spécialiste des industries chinoises du métavers chez Daxue Consulting, dans une interview accordée à Rest of World : « D’autres pays, comme les États-Unis, peuvent avoir des politiques ou des programmes globaux pour le secteur technologique en général. Mais en Chine, le gouvernement s’implique spécifiquement dans l’industrie du métavers ». Si vous doutiez encore, la réputée Nanjing, Université des Sciences de l’Information et de la Technologie, a dévoilé son nouveau département Ingénierie du Métavers. Pan Zhigeng, le doyen de l’école, a déclaré dimanche au Global Times que le département serait intégré à un plus grand nombre de cours et de disciplines liés aux métavers afin de former davantage de talents, conformément aux besoins des entreprises du secteur. On ne peut pas faire plus clair. Pour finir, les nouvelles plateformes du métavers proposent déjà aux 1,4 milliards de citoyens chinois de dépenser leur argent – réel – pour personnaliser le look de leur avatar… Mais pour en revenir à notre sujet du jour, le plan table sur une croissance considérable au cours des prochaines années, avec par exemple un objectif de 7,3 milliards de dollars dans la seule capitale d’ici 2025. Ses auteurs prévoient également que ces avatars seront alors largement utilisés dans les banques en ligne et dans les agences de voyage, mais pas que. Alors que les VTubers, pour « YouTubers virtuels », et les influenceurs virtuels sont maintenant les garants d’une forme renouvelée de célébrité, les agences de marketing et les entreprises de divertissement investissent toujours plus dans le développement de personnalités numériques. Il faut avouer qu’elles seront toujours plus faciles à contrôler que leurs homologues organiques. De son côté, Alibaba a lancé sa propre influenceuse virtuelle pour les Jeux olympiques de 2022, présentée comme une « jeune femme au franc-parler et passionnée de sport ». Je lis dans tes lignes de code comme dans un livre ouvert…. Pour finir, les nouvelles plateformes du métavers proposent déjà aux 1,4 milliards de citoyens chinois de dépenser leur argent – réel – pour personnaliser le look de leur avatar. Le business est florissant.

Aérien : des classes « affaires » toujours aussi rentables, mais de plus en plus « loisirs »

By |September 29th, 2022|Categories: Scoop.it|

Si les classes affaires ont déjà retrouvé leur niveau d'occupation d'avant la crise, la clientèle premium est désormais majoritairement composée de passagers aisés voyageant pour leurs loisirs ou pour motifs personnels. Lire plus tard Commenter Partager Air France - KLM Lufthansa Air France déploie cet hiver son nouveau siège affaires sur une douzaine de B777. (Air France) Par Bruno Trévidic Publié le 27 sept. 2022 à 16:16Mis à jour le 27 sept. 2022 à 17:08 Si les voyageurs d'affaires ont mis un peu plus de temps que les autres à reprendre le chemin des aéroports, les classes avant des compagnies aériennes étaient déjà presque aussi remplies que la classe économique dès le deuxième trimestre. En juin dernier, le taux de remplissage des classes premium d'Air France atteignait déjà 82 %, soit un niveau supérieur à celui de juin 2019 (79 %) et proche de celui de la classe éco (89 %). Et si le nombre de passagers n'était encore qu'à 65 % du niveau d'avant-crise, du fait de la quasi-fermeture persistante de la Chine et d'autres destinations asiatiques, les prix des classes premium avaient, eux aussi, déjà bien remonté, avec un chiffre d'affaires revenu à 75 % du niveau de 2019. Toutefois, si la clientèle premium est de retour, ce ne sont plus des voyageurs d'affaires qui occupent majoritairement les sièges de business class, mais bien une clientèle loisirs, largement constituée de retraités et de touristes aisés. Les malheureux voyageurs d'affaires étant, quant à eux, majoritairement relégués en classe éco, depuis longtemps déjà. Une tendance engagée dès 2008 La migration forcée des voyageurs d'affaires vers l'arrière de l'appareil avait commencé dès la crise financière de 2008, quand les entreprises avaient entrepris de tailler dans leurs dépenses. Mais cette tendance s'est amplifiée durant la crise du Covid, avec l'arrêt des déplacements professionnels et la remontée plus rapide des voyages à motif personnel. Ainsi chez Air France, plus de 50 % des passagers de classe affaires voyagent pour leurs loisirs ou pour convenance personnelle, et non pas aux frais d'une entreprise, indiquait encore récemment la directrice générale d'Air France, Anne Rigail . La proportion serait encore plus forte en classe premium éco, intermédiaire entre la business et l'éco et qui avait été inventée par Air France en 2008 pour tenter de freiner la migration de la clientèle professionnelle vers l'arrière. Un tiers des recettes pour 10 % du trafic Mais qu'il s'agisse d'hommes d'affaires ou de retraités en goguette, cela n'enlève rien à l'importance stratégique de cette clientèle premium. En moyenne, un passager affaires représente l'équivalent en recettes de trois à cinq passagers éco et de six à sept pour un passager de première. Un passager de premium éco vaut 1,5 passager éco. Chez Air France, ces passagers premium ne représentent que 10 % du trafic, mais un tiers de son chiffre d'affaires. D'où les efforts constants déployés pour séduire cette clientèle à haute contribution, encore illustrés par la mise en service chez Air France, cet automne, d'un nouveau siège affaires, qui sera progressivement déployé sur une douzaine de Boeing 777-300. Un chantier qui devrait se poursuivre avec la préparation d'une nouvelle classe première pour l'hiver 2023-2024.

En dix ans, la spectaculaire métamorphose de la French Tech

By |September 29th, 2022|Categories: Scoop.it|

BlaBlaCar et Criteo A l'époque, la France compte quelques succès dans le secteur comme Meetic, Free ou encore Seloger.com mais pas de quoi susciter l'intérêt des investisseurs étrangers. Deux événements vont changer la donne, selon Jean-David Chamboredon : la levée de fonds de 10 millions d'euros de BlaBlaCar, un exploit à ce moment-là, et l'entrée en bourse de Criteo. « Cela a clairement mis la France sur la carte », se souvient l'investisseur. « L'élection d'Emmanuel Macron a été perçue comme une forme de renouveau par les investisseurs étrangers, notamment américains. Il a montré de manière authentique son attrait pour la technologie », souligne Frédéric Mazzella. A cela, se sont ajoutés les différents plans de Bpifrance, fraîchement créé sous François Hollande, et une multitude d'autres facteurs. « En plus des financements, l'écosystème a profité en 2014-2015 de l'explosion des usages tech, que ce soit en entreprise ou chez les particuliers, un essor de l'entrepreneuriat et un accès à la technologie simple et peu chère », observe Marc Ménasé. Des revenus toujours plus gros Depuis, les montants levés par les acteurs de la French Tech n'ont cessé d'augmenter. En 2015, la barre symbolique du milliard est passée. Et celle des 10 milliards l'a été en 2021 , année record. « Bpifrance a joué un rôle très important, en particulier sur son activité fonds de fonds. Sans elle, les fonds de capital-risque français n'auraient pas autant investi », souligne Jean-David Chamboredon. Mais les investisseurs étrangers sont de plus en plus présents au capital des jeunes pousses. Elles étaient à peine 25 % à avoir des fonds internationaux dans leur table de capitalisation en 2012. Elles sont plus de 30 % aujourd'hui. L'autre indicateur qui témoigne de l'explosion de l'écosystème est le chiffre d'affaires. D'après le baromètre annuel de France Digitale et EY sur « la performance sociale et économique des start-up françaises », les revenus générés par les jeunes pousses interrogées est passé d'1,8 milliard à 8,3 milliards d'euros en dix ans, soit une augmentation de 500 %. La part du chiffre d'affaires réalisé à l'international est en revanche assez stable depuis quelques années : autour de 30-35 %. La rentabilité des jeunes pousses interrogées pour le baromètre chaque année est aussi stable. En 2014, environ 26 % d'entre eux ont déclaré avoir un Ebitda positif, contre 22 % en 2021.

En images. Voitures électriques : Citroën présente un concept qui se veut sobre

By |September 29th, 2022|Categories: Scoop.it|

Inspired by Citroën a dévoilé jeudi 29 septembre un concept de voiture électrique présentée comme légère, sobre et plus recyclable, en « contrepied des tendances actuelles de l’industrie automobile ». Ce modèle anguleux appelé Oli vise un poids d’une tonne pour une autonomie de 400 km, avec une vitesse limitée à 110 km/h « pour une efficacité maximale », a indiqué Citroën en le présentant à Paris, juste avant le Mondial de l’automobile. Recevez la newsletter Économie Inscrivez vous à la newsletter Économie pour ne plus manquer une seule information importante. S'INSCRIRE Le Français Vincent Cobée devant le concept car « Citroën Oli ». Eric PIERMONT/AFP Eric PIERMONT/AFP Ses portières avant, pare-chocs et éléments de protection sont allégés, a expliqué Citroën dans un communiqué. Et les panneaux de capot, de toit et de plancher de coffre sont en carton alvéolaire recyclé et « extrêmement résistants, sur lesquels on peut se tenir debout ». Eric PIERMONT/AFP Ce petit pick-up à 4 places, doté d’un étonnant pare-brise vertical, plus facile à changer, et de sièges minimalistes, est conçu « pour être remis à neuf, amélioré et réparé avec des pièces recyclées afin de favoriser sa durabilité, longévité et vies multiples ». Eric PIERMONT/AFP L’Oli étrenne aussi le nouveau logo de la marque, un retour aux chevrons des années 1920, mais plus plat, présenté en rouge sur fond noir sur ce modèle. Eric PIERMONT/AFP Plusieurs constructeurs comme BMW ou Renault ont proposé récemment des concepts de voitures plus légères et recyclables. En 2007, 60 ans après la Deux chevaux, Citroën avait aussi présenté un SUV compact basique, le C-Cactus, qui avait inspiré un modèle de série, la C4 Cactus. Eric PIERMONT/AFP « Les consommateurs pressentent que l’ère de l’abondance est révolue et que le renforcement des réglementations et la hausse des coûts risquent de limiter leur capacité à se déplacer librement », a déclaré Vincent Cobée, directeur de la marque du groupe Stellantis. « En parallèle, la prise de conscience croissante de la nécessité d’accélérer le changement pour limiter le réchauffement climatique les rend plus écologiquement responsables ».

Dompter l’incertitude: Google à la conquête de l’informatique quantique

By |September 29th, 2022|Categories: Scoop.it|

Dans le futur, cette technologie pourrait par exemple servir à optimiser le trafic routier, un domaine diaboliquement compliqué pour les ordinateurs traditionnels au vu le nombre de voitures en jeu -- qui sont autant de variables. Avec un ordinateur quantique opérationnel, "on pourrait résoudre ce problème", explique M. Lidar. Pour M. Lucero et ses collègues de Google, les possibilités futures valent bien une bonne prise de tête. "La mécanique quantique est l'une des meilleures théories dont nous disposons aujourd'hui pour comprendre la nature. Cet ordinateur parle le langage de la nature", confie l'ingénieur. "Si nous voulons résoudre ces problèmes si complexes, aider à sauver notre planète et notamment le changement climatique, alors il nous faut un ordinateur capable de faire exactement cela."

La croissance démographique mondiale continue de décélérer

By |September 29th, 2022|Categories: Scoop.it|

La planète comptera plus de 8 milliards d'habitants avant la fin de l'année 2022. Soit huit fois plus qu'au XIXe siècle. La population mondiale continue d'augmenter, et pourrait atteindre 10 milliards d'ici la fin du siècle. Son rythme de croissance continue néanmoins de ralentir nettement, pointe l'Institut national d'études démographiques dans son dernier tableau de la population mondiale. En 2022, le nombre d'habitants sur la planète n'a augmenté que de 1 %, alors qu'il grimpait encore de 2 % chaque année il y a soixante ans. En cause, la diminution de la fécondité. On compte aujourd'hui 2,3 enfants en moyenne par femme dans le monde, contre 5 en 1950. La population de l'Afrique multipliée par trois A tel point que certaines prévisions s'affranchissent des projections de l'ONU et estiment que la population mondiale risque de diminuer de moitié d'ici à 2100 , après avoir atteint un pic à un peu moins de 9 milliards d'humains vers le milieu du siècle. De son côté, l'Ined, qui s'aligne sur les projections de l'ONU, estime probable que la croissance démographique continue « de baisser jusqu'à la quasi-stabilisation de la population mondiale d'ici la fin du siècle autour de 10 milliards d'habitants ». A l'échelle des régions et pays, les tendances démographiques diffèrent. La croissance démographique est par exemple beaucoup plus soutenue dans la majorité des pays d'Afrique et du Moyen-Orient, et dans le nord de l'Inde. « C'est là que l'essentiel de la croissance démographique mondiale aura lieu dans les prochaines décennies », souligne l'Ined. L'institut anticipe que la population de l'Afrique « pourrait presque tripler » d'ici 2100, passant de 1,4 milliard à 3,9 milliards. LIRE AUSSI : EN CHIFFRES - Démographie : ce que sera la France en 2070 En 2023, l'Inde devrait par ailleurs ravir à la Chine le titre de pays le plus peuplé du monde : elle affiche actuellement une fécondité de 2 enfants par femmes, contre 1,2 en Chine, alors que les deux pays comptaient chacun, mi-2022, un peu plus de 1,4 milliard d'habitants. D'ici 2050, les Etats-Unis risquent par ailleurs de perdre leur position de troisième pays le plus peuplé du monde, au profit du Nigeria. A l'inverse, l'Europe est marquée par le vieillissement de sa population. 21 % de sa population est actuellement âgée de 65 ans ou plus, alors que la moyenne mondiale de cet indicateur est de 10 %. Son indice de fécondité est également inférieur de 0,8 point à la moyenne mondiale. Conséquence : le taux d'accroissement naturel annuel de l'Union européenne est négatif, à -0,2 %. Avec un indice de vieillissement de 22 % et 1,8 enfant par femme en moyenne, la France affiche quant à elle un taux d'accroissement naturel annuel de 0,1 % (contre plus de 3 % au Niger, au Congo, en Ouganda ou en Angola). Cet indicateur est négatif en Allemagne, en Italie, ou encore au Japon.

La voiture électrique à 100 euros, une promesse présidentielle qui bat de l’aile

By |September 29th, 2022|Categories: Scoop.it|

Permettre aux foyers modestes d'accéder à une voiture électrique pour 100 euros par mois : avec cette promesse formulée pendant la campagne électorale , Emmanuel Macron avait réconcilié urgence écologique et souci du pouvoir d'achat. Mais le passage à l'acte s'avère extrêmement compliqué, ce que reflète le flou avec lequel est mentionnée la mesure dans le projet de budget 2023 présenté lundi. « Un nouveau dispositif de leasing sera lancé pour permettre aux ménages aux revenus modestes d'acquérir et louer un véhicule électrique dans des conditions abordables », se contente d'indiquer le dossier de presse. Le chiffre de 100 euros n'est plus mis en avant. Un décret à la fin de l'année Auditionné mardi par la commission Développement durable de l'Assemblée nationale, le ministre de la Transition écologique, Christophe Béchu, a admis que « le dispositif n'est pas écrit ». Les modalités pourraient être précisées par décret à la fin de l'année, croit savoir une source ministérielle. Une chose est sûre, il ne s'agira pas d'une mesure d'ampleur, en tout cas dans un premier temps. Le ciblage sur les plus bas revenus était acquis depuis plusieurs mois. La semaine dernière, le ministre des Transports, Clément Beaune, avait évoqué sur France Info un déploiement « sans doute par expérimentation, dans certains territoires », en guise de « première étape ».

Avion électrique : ambitieux, Safran veut certifier un moteur dès 2023

By |September 26th, 2022|Categories: Scoop.it|

Les futurs avions électriques ont un nouveau nid. Alors que les projets d'aéronefs à propulsion électrique ou hybride se multiplient, le groupe Safran a inauguré vendredi, à Créteil, un centre de recherche dédié aux technologies électriques de pointe appliquées à l'aéronautique. Des technologies déjà très présentes dans les avions de dernière génération, et qui devraient déboucher, dans les années à venir, sur les premiers appareils propulsés par des moteurs électriques Safran. Il faudra toutefois patienter avant de monter dans un avion électrique. Si quelques exemplaires d'avions biplaces à propulsion électrique ont fait leur apparition dans les écoles de pilotage , les premiers avions de transport de passagers ne devraient pas arriver « avant 2027-2028 », estime Stéphane Cueille, le président de Safran Electrical & Power. Et ils seront encore limités à une dizaine de sièges. Une famille de trois moteurs d'avions électriques Néanmoins, les premiers à entrer en service auront de bonnes chances d'être dotés de moteurs Safran, qui ambitionne de devenir le leader mondial du créneau. Le groupe, connu pour ses moteurs à combustion, commercialise déjà une famille de moteurs électriques baptisée « ENGINeUS », allant d'une puissance de 45 kW pour des appareils multimoteurs comme les futurs taxis volants, à 500 kW pour les avions monomoteurs ou bimoteurs de 9 à 19 places, en passant par 160 kW pour l'Engineus 100 kW, destiné aux avions de loisir et d'écoles de pilotage. Et l'année 2023 de

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