HOSPITALITY LAB & PRACTICE FOR BRANDS

Blog 2017-10-23T13:43:48+00:00

GDPR : L’hospitalité des marques fait loi en Europe.

GDPR : L’hospitalité des marques fait loi en Europe.

En imposant aux marques de privilégier l’intérêt de leurs clients dans la gestion des données qu’elles détiennent, l’Europe fait de l’hospitalité le vecteur principal de leur croissance.

1. AUJOURD’HUI, LA CROISSANCE DES MARQUES PASSE PAR LA QUALITÉ DE LEUR RELATION CLIENTS.

Dans un monde digital, « Les Marchés sont des Conversations ».

Dès 1999, Doc Searls et ses co-auteurs avaient mis cette idée au coeur de leur “Clue Train Manifesto” (Manifeste des Evidences) (1), démontrant alors avec brio comment le développement du “capital relationnel” de la marque pouvait devenir le principal moteur de la croissance des entreprises.

L’arrivée des sites internet dans la fin des années 1990 avait eu en effet le mérite de faire prendre conscience qu’il pouvait se nouer une relation directe entre l’entreprise et ses clients, sans passer par un distributeur ; et que ces nouveaux liens produisaient énormément de données qu’il était probablement intéressant d’exploiter : ainsi, pour développer plus loin l’idée du “Clue Train”, lorsqu’il s’agit de générer une croissance durable des ventes et des profits, les meilleurs atouts de la marque sont sa légitimité à susciter des échanges autour de son coeur de métier (Conversation), son intelligence à les analyser (Curation), sa capacité à apporter des réponses adaptées aux besoins exprimés (Customization), et finalement son empathie relationnelle, propre à mettre le client en résonance avec la marque (Communion). Autant d’atouts qui précèdent dorénavant la simple « qualité des produits » mis au catalogue, autrefois le principal fer de lance des entreprises.
Une vision depuis partagée par Interbrand(2), qui dans sa publication annuelle du classement de la valeur des marques insiste sur le fait que “la croissance est la conséquence d’une stratégie claire et d’expériences exceptionnelles délivrées au consommateur”.
Voici donc venu le temps pour les marques soucieuses de croissance durable de passer un nouveau contrat relationnel avec leurs consommateurs, où l’achat et la livraison du produit n’est plus la fin mais le début de la relation : un contrat qui couvre d’abord l’usage, et l’expérience qui l’accompagne. Un contrat qui est aussi l’occasion de proposer de nouveaux moments de consommation, de nouveaux services, qui sont autant de chiffre d’affaires supplémentaire pour les marques. Mais un contrat relationnel d’abord fondé sur le respect de l’intérêt du client, notamment en matière d’utilisation de ses données.

 

2. GDPR : UNE RÉGLEMENTATION POUR SAISIR DE NOUVELLES OPPORTUNITÉS DE CROISSANCE.

Selon une étude récente de la Commission Européenne(3), 72% des Européens s’inquiètent en effet de laisser trop de données personnelles aux entreprises, souvent à leur insu, et surtout de ne pas en recevoir de réelle contrepartie. D’ailleurs, la connaissance plus précise du client semble ne faciliter en rien la capacité de l’entreprise à mieux cibler ses offres : selon tous les indicateurs(4), le taux d’ouverture des mails diminue alors que les désabonnements (opt-out) augmentent, ce qui fragilise largement la rentabilité des investissements lourds consentis dans le CRM.
La Commission souligne également que le marché en ligne est constitué à 57% d’échanges avec des opérateurs américains, alors que seulement 4% des échanges se font au travers d’opérateurs pan-européens. Elle estime que si les 100 plus grosses entreprises Européennes faisaient un usage judicieux de leurs données clients, le PNB Européen pourrait s’octroyer 1,9% de progression supplémentaire d’ici 2020, soit plus de 200 Milliard d’Euros de gain potentiel.
C’est avant tout à cette opportunité de croissance que la GDPR s’attaque : permettre une meilleure utilisation des données pour les entreprises grâce à un consentement avéré des consommateurs, favoriser les échanges intra-européens au sein d’un univers mieux sécurisé. Loin d’être une contrainte, la GDPR est une chance de développement de nouvelles sources de revenus pour les marques européennes : elle conduit à un modèle de croissance durable rendu possible par une approche choisie et non plus subie de la consommation. Avec la GDPR, les marques doivent négocier avec chacun de leurs clients un contrat relationnel : elles doivent se mettre à l’écoute, comprendre les besoins, proposer leurs services, et définir les modalités de la relation ; le tout dans la transparence ( accès aux données, droit de modification) qui établit la confiance, l’attachement. Les marques deviennent alors attachantes dans le bon sens du terme, et c’est de cet attachement que nait la croissance durable.
C’est à ce nouveau modèle relationnel qu’appellait lui-même Doc Searls dans son “Clue Train Manifesto” : il lui avait même trouvé un nom, la VRM (Vendor Relationship Management). Une approche basée sur le consentement avéré du client vis à vis de ses fournisseurs (vendeurs) avec un postulat simple : “un consommateur libre a plus de valeur qu’un consommateur captif – pour lui-même, pour les marques et pour l’économie en général”.
Encore faut-il s’entendre sur la définition du consommateur “libre”. Searls le définit en cinq points :
1. Il entre en relation avec les marques de manière indépendante et sans contrainte.
2. Il est le point d’intégration de sa propre donnée (c’est lui seul qui peut relier sa donnée à sa personne).
3. Il a le contrôle de la donnée qu’il génère et collecte. Il décide de ce qu’il veut partager, à qui et comment.
4. Il définit son propre niveau d’engagement avec les marques.
5. Il est libre d’exprimer ses exigences et ses intentions en dehors du contrôle de toute entreprise.
C’est ce consommateur “libre” que la GDPR souhaite aujourd’hui promouvoir, afin d’en faire le vecteur de croissance de l’économie.

3. L’HOSPITALITE DES MARQUES, PRINCIPAL VECTEUR DE LEUR PROPRE CROISSANCE.

Accueillir un consommateur “libre” est sans doute une perspective qui effraie bon nombre de marques, tant elle ont été construites sur la notion d’un marketing manipulateur et insidieux, capable d’influencer jusqu’aux émotions pour enfermer les clients dans un tunnel de vente dont la seule issue est l’achat du produit. Avec la GDPR, ce n’est plus le produit qu’il va falloir vendre, c’est la marque qui doit apprendre à se faire acheter. Et pour cela, il va falloir qu’elle se montre hospitalière vis à vis de ses clients : bienveillante, humaine et proche.
Le produit devient simplement la porte d’entrée à la marque, celui qui va forger les impressions de la première rencontre, et donc le début (et non la fin) de l’histoire. Le produit n’est plus qu’un prétexte, c’est la marque qui devient le réel support de l’expérience pour le consommateur : c’est d’ailleurs à elle qu’il va naturellement s’adresser s’il a besoin d’assistance ou s’il a simplement des remarques à formuler. À la marque de se montrer engageante, accueillante, généreuse et humaine pour fidéliser le consommateur au-delà du premier produit, et pour entretenir une relation proche, intime, qui permettra de continuer à vendre sans qu’il soit besoin de déployer la coûteuse armada publicitaire du premier jour : avoir une stratégie à long terme d’entretien de la relation, plutôt que de s’épuiser dans des efforts permanents de recrutement.
Autant le “tunnel de vente” était indifférencié et anonyme, donc étranger à toute notion d’hospitalité, autant le “cycle de décision d’achat” est personnalisé et fait appel à la relation humaine : c’est de la capacité de la marque à accueillir que dépend la fidélisation du client, et encore plus, sa propension à devenir activement promoteur vis à vis de ses pairs. Pour le dire différemment, c’est du niveau d’hospitalité de la marque que va découler l’amplitude de la réalisation du cycle d’achat, et donc le montant de la valeur créée.
Autant le “tunnel de vente” s’envisageait dans un temps le plus court possible, avec l’espoir de limiter la durée d’exposition nécessaire pour déclencher l’achat afin de réduire les coûts, autant le “cycle de décision d’achat” s’inscrit dans la durée la plus longue possible afin de maximiser les revenus. En se plaçant dans une notion de permanence, on met forcément en exergue la qualité de l’hospitalité, seule capable de générer de la pérennité dans la relation.
Plus le consommateur progresse avec la marque, plus la marque fait preuve de « disponibilité » vis à vis des demandes du consommateur, plus se crée la confiance dans la relation, le consommateur récupérant de plus en plus de valeur d’usage en retour de sa relation avec la marque, la marque obtenant de plus en plus de “permissions” qui lui permettent d’aller encore plus loin dans son service du consommateur.
C’est bien là le cercle vertueux de l’hospitalité des marques : un marketing “on demand” (inbound marketing), un marketing de l’échange, de la confiance, de la permission, du partage de la valeur, où les clients sont aussi des hôtes ; un marketing qui se définit d’abord par rapport au client pour qu’il puisse adopter lui-même la marque, la faire sienne et en devenir à son tour le porte-parole…
Alors que la GDPR fait des marques le gibier de consommateurs devenus madrés, l’hospitalité est la meilleure réponse pour faire de ces mêmes marques les plus désirables des proies : avec bienveillance, humanité et intimité. Assurant ainsi la pérennité de leur croissance.

4. QUELLES APPROCHES POUR LES MARQUES FACE A LA GDPR ?

Ce serait peine perdue pour les marques que de se contenter de « mettre en conformité » leur bases de données tout en espérant garder les mêmes pratiques relationnelles. Car la GDPR est d’abord une invitation à renverser ses pratiques relationnelles pour faire montre d’hospitalité vis à vis de ses clients ; et c’est ce renversement d’attitude qui est lui même porteur de croissance pour les marques. Avec la GDPR, l’hospitalité ouvre pour les marques de nouvelles perspectives de croissance.
Une étude publiée en Mai dernier par le gouvernement Britannique4 s’était alarmée sur le fait que seulement 30% des grandes entreprises du pays avaient commencé à prendre les mesures nécessaires à la mise en conformité de leurs pratiques d’utilisation des données, alors que la transcription dans la loi Britannique vient d’être réalisée en ce mois d’Août, et qu’elle survivra au Brexit. Les autres pays feront-ils preuve de la même insouciance, par rapport à une échéance qui dans la plupart des pays européens, a été fixée à Mai 2018 ?
La GDPR transforme radicalement la manière dont les entreprises utilisent les données. Il va falloir arrêter d’acheter des listes d’adresses, et même se débarasser des listes qu’on aura pu acheter auparavant. Contacter un client exigera d’avoir les permissions nécessaires, sauf à s’exposer à des amendes prévues pour atteindre jusqu’à 4% du chiffre d’affaires.
Il n’y aura donc pas d’échappatoires.
Mais n’est-ce pas justement l’opportunité d’une prise de conscience salutaire dans le futur de la relation client ? Quelle marque aujourd’hui a encore besoin d’avoir accès à des millions de noms dont simplement un infime pourcentage montre un intérêt pour ses propositions ? Ne vaudrait-il pas mieux établir une véritable relation avec moins de clients mais qui ont un véritabe intérêt à avoir un dialogue, un échange, une conversation avec la marque ?
N’est-il pas temps, tout simplement, que les marques apprennent à devenir hospitalières vis à vis de leurs clients ?
Et si la GDPR n’était qu’un manifeste pour l’hospitalité des marques ? Une manière de sauver les marques traditionnelles à l’heure du digital ? La dernière opportunité à saisir avant liquidation ou reprise par les acteurs de la nouvelle économie ?
En développant leur hospitalité pour se mettre en conformité avec la GDPR, ce n’est pas tant l’amende que les marques vont éviter, c’est leur futur qu’elle vont assurer.
Aucune raison d’attendre. Embrassons la GDPR en développant l’hospitalité des marques (5).

 

 

(1) Le Cluetrain Manifesto (Manifeste des évidences) est un texte rédigé par Rick Levine, Christopher Locke, Doc Searls, et David Weinberger. Il est d’abord diffusé sur le web en 1999 comme un ensemble de quatre-vingt-quinze thèses, puis est publié sous forme de livre en 2000 avec les thèses prolongées de sept essais. https://www.amazon.com/Cluetrain-Manifesto-End-Business-Usual/dp/0738204315
(2) Etude 2016 Interbrand : http://interbrand.com/best-brands/best-global-brands/2016/
(3) Etude de la Commission Européenne : https://ec.europa.eu/commission/publications/why-we-need-digital-single-market_en
(4) Citée par Tanya Joseph dans le magazine Marketing Week (UK) du 7 Août 2017, New data laws are a chance to reset customer relationships : https://www.marketingweek.com/2017/08/07/tanya-joseph-data-law/
(5) Cf, “Manifeste pour l’Hospitalité des Marques”, Georges-Edouard DIAS, Edition Netexplo : https://www.amazon.fr/dp/2954667230/

Le gouvernement va permettre aux grandes villes d’instaurer des péages urbains

By | October 17th, 2018|Categories: Scoop.it|

L'avant-projet de loi d'orientation des mobilités, qui doit passer en conseil des ministres le mois prochain, prévoit cette possibilité pour les agglomérations de plus de 100.000 habitants.Le gouvernement compte bien donner aux grandes villes la possibilité d'instaurer des péages urbains. La ministre des Transports, Elisabeth Borne,  avait évoqué cette possibilité au début de l'année , et la mesure figure bien dans l'avant-projet de Loi d'orientation sur les mobilités (LOM), transmis ces derniers jours au conseil d'Etat avant son passage en conseil des ministres, qui est désormais annoncé pour début novembre.Le texte, dévoilé ce mercredi par le média en ligne « Contexte », prévoit la possibilité pour les collectivités de plus de 100.000 habitants d'instaurer un « tarif de congestion », afin de « limiter la circulation automobile et lutter contre la pollution et les nuisances environnementales ».Une décision à prendre au niveau localLa création d'un tel péage serait du ressort de l'autorité organisatrice de mobilité (AO), c'est-à-dire le plus souvent des villes ou des communautés de communes. En Ile-de-France en revanche, cette compétence appartient à la région. Et c'est l'AO qui toucherait les recettes de ce péage.Selon l'avant-projet de loi, le montant « est déterminé de manière forfaitaire pour chaque entrée dans la zone soumise au tarif. Pour les véhicules légers, ce montant est au plus égal à 2,50 euros. » Pour les autres véhicules, le tarif peut être jusqu'à quatre fois plus élevé.5 euros maximum dans les très grandes villesPar ailleurs, ces montants peuvent être multipliés par 2 « dans des unités urbaines de plus de 500.000 habitants ». Soit un maximum de 5 euros pour une voiture et 20 euros pour un camion dans des villes comme Paris, Lyon ou encore Marseille.Le texte prévoit également la possibilité d'instaurer des tarifs réduits, voire la gratuité, pour certaines situations particulières, « notamment ceux dont le domicile ou le lieu de travail est situé dans la zone soumise à tarif de congestion ». La gratuité est d'ores et déjà prévue pour les véhicules « d'intérêt général », les ambulances, ceux du ministère de la Défense, ainsi que ceux assurant « un service public de transport », sans que le texte précise à ce stade si cela inclut les taxis et les VTC.Les automobilistes qui devront acquitter ce tarif n'auront pas à faire la queue devant des barrières de péages installées pour l'occasion : l'avant-projet de loi prévoit la mise en place d'un « téléservice », permettant aux usagers de payer à l'avance, en incluant des forfaits à la journée ou sur une durée plus longue. Des solutions technologiques permettant la fluidité du trafic ont déjà été rodées dans les villes européennes qui ont mis en place le péage urbain, comme Londres, Milan ou encore Stockholm.

Netflix gagne toujours plus d’abonnés

By | October 17th, 2018|Categories: Scoop.it|

La plateforme de streaming de vidéos a séduit sept millions de nouveaux utilisateurs au troisième trimestre et voit son chiffre d'affaires bondir de 34 %.Netflix continue d'attirer de plus en plus d'utilisateurs. Sept millions de nouveaux clients ont souscrit à son service entre juillet et septembre, 31 % de plus qu'à la même période l'année dernière. Et l'entreprise prévoit d'engranger encore 9,4 millions d'abonnés d'ici la fin de l'année.Ces annonces ont ravi les marchés : le cours de l'entreprise californienne, qui totalise désormais 137 millions de membres, a bondi de 11 % dans les échanges après la clôture de la Bourse mardi.La firme avait misé sur une augmentation de 5 millions d'abonnés seulement, des prévisions prudentes après avoir déçu les marchés au second trimestre avec  des chiffres moins bons qu'annoncés . Entre le 9 juillet et le 16 octobre, l'action Netflix avait d'ailleurs reculé de 20 %, l'entreprise subissant le  coup de froid affectant l'ensemble des valeurs technologiques à Wall Street .Croissance en AsieNetflix a indiqué dans un communiqué qu'elle profitait d'« acquisitions de clients plus fortes que prévu, avec une forte croissance sur tous [ses] marchés, y compris en Asie ».  La société mise notamment sur l'Inde, où elle a lancé deux séries originales cet été , « Sacred Games » et « Ghoul ». « Il y a 300 millions de personnes avec un téléphone portable en Inde. C'est un marché gigantesque », a déclaré Reed Hastings, le PDG de l'entreprise, lors d'une séance de questions avec les analystes.

50% des consommateurs sont prêts à donner plus de données pour plus de personnalisation

By | October 16th, 2018|Categories: Scoop.it|

Selon l’infographie « The ‘Me’ Culture », réalisée par The Harris Poll et Datastax, près de 7 adultes sur 10 à l’échelle globale déclarent vouloir dépenser jusqu’à 21 % de plus pour réduire les temps d’attente avant d’accéder à un service qui leur plaît. Aux Etats-Unis, plus de 50 % des consommateurs adultes sont prêts à partager davantage de données personnelles pour bénéficier, en contrepartie, de solutions personnalisées. La personnalisation de l’expérience client est d’ailleurs un aspect très important pour plus de la moitié des sondés, notamment en ce qui concerne le secteur de la banque (66 %) et du voyage en avion (52 %).Afin de répondre aux besoins d’instantanéité et de personnalisation des clients, les entreprises ont donc tout intérêt à investir dans le développement de leurs plateformes et outils digitaux. D’autant plus que 56 % des interrogés préfèrent consulter avoir recours au Digital pour obtenir des recommandations de produits et services plutôt que de demander à leur partenaire. Aux Etats-Unis et en Angleterre, cela représente plus de 60 % des consommateurs. Il n’y a encore qu’en France où les sondés (55 %) préfèrent se référer à leur partenaire.

La concentration n’empêchera pas la fin des hypermarchés

By | October 16th, 2018|Categories: Scoop.it|

« Les hypermarchés sont morts, il faut maintenant les enterrer. » Le consultant réclame l'anonymat. Son activité dépend des grandes enseignes qui ne décrivent pas aussi crûment leur réalité. Il n'empêche. Le cortège funéraire s'est mis en branle. La fin n'est plus annoncée , elle est en cours et cela explique en grande partie pourquoi la concentration semble inéluctable dans le secteur de la distribution.Casino affirme que Carrefour a des vues sur lui.  Le groupe dirigé par Alexandre Bompard dément . Une chose est sûre : les deux distributeurs s'efforcent de régler les mêmes problèmes.Casino vient de confirmer aux représentants de ses salariés la fermeture ou la vente de 20 de ses Géant. Les autres hypers du groupe ont déjà concédé leur rayon d'« électro-domestique » (produits techniques type télévisions ou machines à laver) à Cdiscount, le site marchand cousin.Carrefour a passé cinq de ses plus grands magasins en location-gérance , un genre de franchise qui externalise les coûts. Le leader de la grande distribution en France testera dans quelques jours la gestion de ses linéaires techniques par Darty, à Limoges et La Ville-du-Bois, dans l'Essonne. Si l'expérience est concluante, elle sera étendue.Partout, chez Carrefour comme chez Casino, à chaque fois que c'est possible, on réduit la surface. On sous-loue ou l'on redonne des mètres carrés à la galerie adjacente, à la foncière qui l'exploite, Mercialys, pour l'un, Carmila pour l'autre. Le « tout sur le même toit » a vécu. C'est ce qui, avec la taille, caractérisait les hypermarchés. La nomenclature recense plus de 2.000 points de vente de 2.500 à 24.000 mètres carrés. Tous ne vont pas fermer. Le modèle gagnant est celui de 7.000 à 8.000 mètres carrés, le format Leclerc qui fait la part belle à l'alimentaire. L'hypermarché laisse place au gros supermarché.Les spécialistes comme Darty puis les « pure players » comme Amazon ont vidé les rayons non-alimentaires. L'e-commerce a pris, selon les secteurs, entre 5 % et 20 % du marché. Il y a autant de mètres carrés en trop. L'habillement en apporte la preuve. Brice, Jules, La Halle aux vêtements, Mim, etc. Des dizaines de boutiques ont tiré le rideau ces derniers mois. Les grands groupes de distribution alimentaire replient, eux aussi, leurs ailes. Cela tombe bien car les consommateurs français vont vers la qualité et limitent leurs achats en volume. L'alimentation n'est même plus portée par la croissance démographique qui, d'ailleurs, s'érode elle-même.

Uber pourrait être valorisé 120 milliards de dollars

By | October 16th, 2018|Categories: Scoop.it|

Évoquée depuis des années, l'introduction en Bourse d'Uber n'a jamais été aussi proche. Selon le  « Wall Street Journal » , Goldman Sachs et Morgan Stanley ont effectué un travail préliminaire en vue d'une opération et proposé une valorisation de 120 milliards de dollars pour la société américaine. Soit près du double de la valorisation d'Uber (72 milliards de dollars) la plus récente, en août, lors du dernier tour de table, qui avait vu  Toyota entrer au capital . C'est plus que les valeurs combinées des constructeurs General Motors, Ford et Fiat-Chrysler.Ce travail ne signifie pas que l'introduction en Bourse aura lieu, ni que la valorisation choisie sera réellement celle-ci. Il s'agit de documents visant à se positionner vis-à-vis des investisseurs. C'est souvent l'étape qui précède le moment où la société engage des banques pour travailler sur l'introduction en Bourse.Retournement de marché ?Les documents de Goldman Sachs et Morgan Stanley parleraient d'une arrivée à Wall Street dans le courant de l'année 2019. Le  patron d'Uber, Dara Khosrowshahi , avait évoqué, lui, la deuxième moitié de l'année 2019.Un accord lie la société à son principal investisseur, Softbank : si elle ne parvient pas à s'introduire sur le marché avant la fin de l'année prochaine, elle devra permettre à certains investisseurs (ceux qui ont mis un ticket d'au moins 100 millions de dollars et ceux qui ont investi depuis cinq ans au moins) de revendre leurs actions sur le marché secondaire.Selon le « Wall Street Journal », une introduction en Bourse anticipée pourrait aussi avoir lieu afin de prévenir un retournement des marchés.

Sears, the Original Everything Store, Files for Bankruptcy – The New York Times

By | October 15th, 2018|Categories: Scoop.it|

Sears, which more than a century ago pioneered the strategy of selling everything to everyone, filed for bankruptcy protection early on Monday and laid out a plan for turning its business around.The company long ago gave up its mantle as a retail innovator, falling far behind big-box rivals like Walmart and Home Depot and the e-commerce giant Amazon.Now, Sears is using a Chapter 11 filing in Federal Bankruptcy Court in New York to cut its debts and keep operating at least through the holidays.The company, which said it would close 142 unprofitable stores, faces long odds in trying to revive its fortunes. It will need creditors to agree that it should be reorganized rather than liquidated, as other bankrupt retailers have been.

How The GDPR Helps Consent Management Platforms – eMarketer Trends, Forecasts & Statistics

By | October 15th, 2018|Categories: Scoop.it|

While the EU’s General Data Protection Regulation (GDPR) has led several marketing tech firms to pivot their business models and pull out of Europe, it has been helpful for others in the crowded industry landscape.The GDPR, which became enforceable on May 25 this year, states that a company cannot use someone's personal data unless they...

The Daily: Tether Sheds Its Peg

By | October 15th, 2018|Categories: Scoop.it|

After enduring months of scarcely moving — BTC because it was trapped within a tight range and USDT because that’s its job — both coins have made big moves over the past 12 hours. BTC began to soar around 2 a.m. EST, hitting $7,500 per coin before settling around the $6,900 mark. Tether, meanwhile, began to slide on Bitfinex, flash-crashing to as low as $0.88 after struggling to maintain dollar parity all week.USDT dropped to under $0.90 against TUSD on Kraken.“Watching tether die,” tweeted constant critic @Bitfinexed, who had likely been waiting for this moment all his life. In the midst of all the drama, Bitfinex issued a clarification, stating that fiat deposits should be re-enabled by Tuesday, Oct. 16. Meanwhile, the Kucoin exchange temporarily stopped USDT deposits and withdrawals due to “wallet system maintenance.” Needless to say, the movements of BTC and USDT are closely correlated, with traders seeking to escape the uncertainty of tether in favor of a safer haven. We’ll have more on this story, and what it means for Bitfinex, Tether and the cryptoconomy as a whole, later today.

Avec la Model 3, Tesla devient leader mondial des véhicules électriques

By | October 15th, 2018|Categories: Scoop.it|

Aux Etats-Unis, le constructeur californien est même passé devant Mercedes sur le segment du premium.Les dinosaures de l'automobile ont longtemps ricané, ils vont devoir se faire une raison. Il faudra désormais compter avec Tesla. Maintenant que le constructeur californien  parvient tant bien que mal à produire sa Model 3 , son premier véhicule de série, les ventes suivent... et commencent à dépasser celles de constructeurs « old school ».Au troisième trimestre de 2018, la firme dirigée par Elon Musk a livré au total 83.500 voitures, dont 55.840 Model 3, 14.470 Model S et 13.190 Model X. « Sur le seul trimestre, nous avons livré plus de 80 % du volume de véhicules vendus au total en 2017 », relève Tesla  dans son communiqué .Déjà devant les voitures de luxeLes recherches effectuées par Matthias Schmidt, analyste pour la revue « AID », montrent que la société d'Elon Musk a déjà dépassé les voitures de luxe : il s'est vendu sur la période davantage de Tesla dans le monde que de Porsche (66.000 ventes) et de Jaguar (41.900 ventes). Et sur les neuf premiers mois de 2018, le constructeur est déjà passé devant le félin britannique, avec 154.200 immatriculations, contre 136.000 pour Jaguar.

Load More Posts