HOSPITALITY LAB & PRACTICE FOR BRANDS

Blog2017-10-23T13:43:48+00:00

GDPR : L’hospitalité des marques fait loi en Europe.

GDPR : L’hospitalité des marques fait loi en Europe.

En imposant aux marques de privilégier l’intérêt de leurs clients dans la gestion des données qu’elles détiennent, l’Europe fait de l’hospitalité le vecteur principal de leur croissance.

1. AUJOURD’HUI, LA CROISSANCE DES MARQUES PASSE PAR LA QUALITÉ DE LEUR RELATION CLIENTS.

Dans un monde digital, « Les Marchés sont des Conversations ».

Dès 1999, Doc Searls et ses co-auteurs avaient mis cette idée au coeur de leur “Clue Train Manifesto” (Manifeste des Evidences) (1), démontrant alors avec brio comment le développement du “capital relationnel” de la marque pouvait devenir le principal moteur de la croissance des entreprises.

L’arrivée des sites internet dans la fin des années 1990 avait eu en effet le mérite de faire prendre conscience qu’il pouvait se nouer une relation directe entre l’entreprise et ses clients, sans passer par un distributeur ; et que ces nouveaux liens produisaient énormément de données qu’il était probablement intéressant d’exploiter : ainsi, pour développer plus loin l’idée du “Clue Train”, lorsqu’il s’agit de générer une croissance durable des ventes et des profits, les meilleurs atouts de la marque sont sa légitimité à susciter des échanges autour de son coeur de métier (Conversation), son intelligence à les analyser (Curation), sa capacité à apporter des réponses adaptées aux besoins exprimés (Customization), et finalement son empathie relationnelle, propre à mettre le client en résonance avec la marque (Communion). Autant d’atouts qui précèdent dorénavant la simple « qualité des produits » mis au catalogue, autrefois le principal fer de lance des entreprises.
Une vision depuis partagée par Interbrand(2), qui dans sa publication annuelle du classement de la valeur des marques insiste sur le fait que “la croissance est la conséquence d’une stratégie claire et d’expériences exceptionnelles délivrées au consommateur”.
Voici donc venu le temps pour les marques soucieuses de croissance durable de passer un nouveau contrat relationnel avec leurs consommateurs, où l’achat et la livraison du produit n’est plus la fin mais le début de la relation : un contrat qui couvre d’abord l’usage, et l’expérience qui l’accompagne. Un contrat qui est aussi l’occasion de proposer de nouveaux moments de consommation, de nouveaux services, qui sont autant de chiffre d’affaires supplémentaire pour les marques. Mais un contrat relationnel d’abord fondé sur le respect de l’intérêt du client, notamment en matière d’utilisation de ses données.

 

2. GDPR : UNE RÉGLEMENTATION POUR SAISIR DE NOUVELLES OPPORTUNITÉS DE CROISSANCE.

Selon une étude récente de la Commission Européenne(3), 72% des Européens s’inquiètent en effet de laisser trop de données personnelles aux entreprises, souvent à leur insu, et surtout de ne pas en recevoir de réelle contrepartie. D’ailleurs, la connaissance plus précise du client semble ne faciliter en rien la capacité de l’entreprise à mieux cibler ses offres : selon tous les indicateurs(4), le taux d’ouverture des mails diminue alors que les désabonnements (opt-out) augmentent, ce qui fragilise largement la rentabilité des investissements lourds consentis dans le CRM.
La Commission souligne également que le marché en ligne est constitué à 57% d’échanges avec des opérateurs américains, alors que seulement 4% des échanges se font au travers d’opérateurs pan-européens. Elle estime que si les 100 plus grosses entreprises Européennes faisaient un usage judicieux de leurs données clients, le PNB Européen pourrait s’octroyer 1,9% de progression supplémentaire d’ici 2020, soit plus de 200 Milliard d’Euros de gain potentiel.
C’est avant tout à cette opportunité de croissance que la GDPR s’attaque : permettre une meilleure utilisation des données pour les entreprises grâce à un consentement avéré des consommateurs, favoriser les échanges intra-européens au sein d’un univers mieux sécurisé. Loin d’être une contrainte, la GDPR est une chance de développement de nouvelles sources de revenus pour les marques européennes : elle conduit à un modèle de croissance durable rendu possible par une approche choisie et non plus subie de la consommation. Avec la GDPR, les marques doivent négocier avec chacun de leurs clients un contrat relationnel : elles doivent se mettre à l’écoute, comprendre les besoins, proposer leurs services, et définir les modalités de la relation ; le tout dans la transparence ( accès aux données, droit de modification) qui établit la confiance, l’attachement. Les marques deviennent alors attachantes dans le bon sens du terme, et c’est de cet attachement que nait la croissance durable.
C’est à ce nouveau modèle relationnel qu’appellait lui-même Doc Searls dans son “Clue Train Manifesto” : il lui avait même trouvé un nom, la VRM (Vendor Relationship Management). Une approche basée sur le consentement avéré du client vis à vis de ses fournisseurs (vendeurs) avec un postulat simple : “un consommateur libre a plus de valeur qu’un consommateur captif – pour lui-même, pour les marques et pour l’économie en général”.
Encore faut-il s’entendre sur la définition du consommateur “libre”. Searls le définit en cinq points :
1. Il entre en relation avec les marques de manière indépendante et sans contrainte.
2. Il est le point d’intégration de sa propre donnée (c’est lui seul qui peut relier sa donnée à sa personne).
3. Il a le contrôle de la donnée qu’il génère et collecte. Il décide de ce qu’il veut partager, à qui et comment.
4. Il définit son propre niveau d’engagement avec les marques.
5. Il est libre d’exprimer ses exigences et ses intentions en dehors du contrôle de toute entreprise.
C’est ce consommateur “libre” que la GDPR souhaite aujourd’hui promouvoir, afin d’en faire le vecteur de croissance de l’économie.

3. L’HOSPITALITE DES MARQUES, PRINCIPAL VECTEUR DE LEUR PROPRE CROISSANCE.

Accueillir un consommateur “libre” est sans doute une perspective qui effraie bon nombre de marques, tant elle ont été construites sur la notion d’un marketing manipulateur et insidieux, capable d’influencer jusqu’aux émotions pour enfermer les clients dans un tunnel de vente dont la seule issue est l’achat du produit. Avec la GDPR, ce n’est plus le produit qu’il va falloir vendre, c’est la marque qui doit apprendre à se faire acheter. Et pour cela, il va falloir qu’elle se montre hospitalière vis à vis de ses clients : bienveillante, humaine et proche.
Le produit devient simplement la porte d’entrée à la marque, celui qui va forger les impressions de la première rencontre, et donc le début (et non la fin) de l’histoire. Le produit n’est plus qu’un prétexte, c’est la marque qui devient le réel support de l’expérience pour le consommateur : c’est d’ailleurs à elle qu’il va naturellement s’adresser s’il a besoin d’assistance ou s’il a simplement des remarques à formuler. À la marque de se montrer engageante, accueillante, généreuse et humaine pour fidéliser le consommateur au-delà du premier produit, et pour entretenir une relation proche, intime, qui permettra de continuer à vendre sans qu’il soit besoin de déployer la coûteuse armada publicitaire du premier jour : avoir une stratégie à long terme d’entretien de la relation, plutôt que de s’épuiser dans des efforts permanents de recrutement.
Autant le “tunnel de vente” était indifférencié et anonyme, donc étranger à toute notion d’hospitalité, autant le “cycle de décision d’achat” est personnalisé et fait appel à la relation humaine : c’est de la capacité de la marque à accueillir que dépend la fidélisation du client, et encore plus, sa propension à devenir activement promoteur vis à vis de ses pairs. Pour le dire différemment, c’est du niveau d’hospitalité de la marque que va découler l’amplitude de la réalisation du cycle d’achat, et donc le montant de la valeur créée.
Autant le “tunnel de vente” s’envisageait dans un temps le plus court possible, avec l’espoir de limiter la durée d’exposition nécessaire pour déclencher l’achat afin de réduire les coûts, autant le “cycle de décision d’achat” s’inscrit dans la durée la plus longue possible afin de maximiser les revenus. En se plaçant dans une notion de permanence, on met forcément en exergue la qualité de l’hospitalité, seule capable de générer de la pérennité dans la relation.
Plus le consommateur progresse avec la marque, plus la marque fait preuve de « disponibilité » vis à vis des demandes du consommateur, plus se crée la confiance dans la relation, le consommateur récupérant de plus en plus de valeur d’usage en retour de sa relation avec la marque, la marque obtenant de plus en plus de “permissions” qui lui permettent d’aller encore plus loin dans son service du consommateur.
C’est bien là le cercle vertueux de l’hospitalité des marques : un marketing “on demand” (inbound marketing), un marketing de l’échange, de la confiance, de la permission, du partage de la valeur, où les clients sont aussi des hôtes ; un marketing qui se définit d’abord par rapport au client pour qu’il puisse adopter lui-même la marque, la faire sienne et en devenir à son tour le porte-parole…
Alors que la GDPR fait des marques le gibier de consommateurs devenus madrés, l’hospitalité est la meilleure réponse pour faire de ces mêmes marques les plus désirables des proies : avec bienveillance, humanité et intimité. Assurant ainsi la pérennité de leur croissance.

4. QUELLES APPROCHES POUR LES MARQUES FACE A LA GDPR ?

Ce serait peine perdue pour les marques que de se contenter de « mettre en conformité » leur bases de données tout en espérant garder les mêmes pratiques relationnelles. Car la GDPR est d’abord une invitation à renverser ses pratiques relationnelles pour faire montre d’hospitalité vis à vis de ses clients ; et c’est ce renversement d’attitude qui est lui même porteur de croissance pour les marques. Avec la GDPR, l’hospitalité ouvre pour les marques de nouvelles perspectives de croissance.
Une étude publiée en Mai dernier par le gouvernement Britannique4 s’était alarmée sur le fait que seulement 30% des grandes entreprises du pays avaient commencé à prendre les mesures nécessaires à la mise en conformité de leurs pratiques d’utilisation des données, alors que la transcription dans la loi Britannique vient d’être réalisée en ce mois d’Août, et qu’elle survivra au Brexit. Les autres pays feront-ils preuve de la même insouciance, par rapport à une échéance qui dans la plupart des pays européens, a été fixée à Mai 2018 ?
La GDPR transforme radicalement la manière dont les entreprises utilisent les données. Il va falloir arrêter d’acheter des listes d’adresses, et même se débarasser des listes qu’on aura pu acheter auparavant. Contacter un client exigera d’avoir les permissions nécessaires, sauf à s’exposer à des amendes prévues pour atteindre jusqu’à 4% du chiffre d’affaires.
Il n’y aura donc pas d’échappatoires.
Mais n’est-ce pas justement l’opportunité d’une prise de conscience salutaire dans le futur de la relation client ? Quelle marque aujourd’hui a encore besoin d’avoir accès à des millions de noms dont simplement un infime pourcentage montre un intérêt pour ses propositions ? Ne vaudrait-il pas mieux établir une véritable relation avec moins de clients mais qui ont un véritabe intérêt à avoir un dialogue, un échange, une conversation avec la marque ?
N’est-il pas temps, tout simplement, que les marques apprennent à devenir hospitalières vis à vis de leurs clients ?
Et si la GDPR n’était qu’un manifeste pour l’hospitalité des marques ? Une manière de sauver les marques traditionnelles à l’heure du digital ? La dernière opportunité à saisir avant liquidation ou reprise par les acteurs de la nouvelle économie ?
En développant leur hospitalité pour se mettre en conformité avec la GDPR, ce n’est pas tant l’amende que les marques vont éviter, c’est leur futur qu’elle vont assurer.
Aucune raison d’attendre. Embrassons la GDPR en développant l’hospitalité des marques (5).

 

 

(1) Le Cluetrain Manifesto (Manifeste des évidences) est un texte rédigé par Rick Levine, Christopher Locke, Doc Searls, et David Weinberger. Il est d’abord diffusé sur le web en 1999 comme un ensemble de quatre-vingt-quinze thèses, puis est publié sous forme de livre en 2000 avec les thèses prolongées de sept essais. https://www.amazon.com/Cluetrain-Manifesto-End-Business-Usual/dp/0738204315
(2) Etude 2016 Interbrand : http://interbrand.com/best-brands/best-global-brands/2016/
(3) Etude de la Commission Européenne : https://ec.europa.eu/commission/publications/why-we-need-digital-single-market_en
(4) Citée par Tanya Joseph dans le magazine Marketing Week (UK) du 7 Août 2017, New data laws are a chance to reset customer relationships : https://www.marketingweek.com/2017/08/07/tanya-joseph-data-law/
(5) Cf, “Manifeste pour l’Hospitalité des Marques”, Georges-Edouard DIAS, Edition Netexplo : https://www.amazon.fr/dp/2954667230/

Crypto placements : Conseils pour naviguer dans la tempête

By |May 25th, 2022|Categories: Scoop.it|

Désormais installé dans le paysage des placements financiers et faisant progressivement son trou dans l'univers de la gestion de patrimoine traditionnelle, le placement en crypto doit se gérer. « Il est difficile voire dangereux de rester inactif et de garder toujours les mêmes positions face à l'extrême variabilité des cours », reconnaît un expert. Ce placement se démocratisant, on voit fleurir ici et là de nombreuses offres commerciales « clé en main ». Elles permettent à ceux qui n'ont pas l'envie ni même le temps de s'occuper de ce placement versatile de confier la gestion à un professionnel. Depuis plusieurs mois, les propositions se multiplient. Par exemple, depuis février, Coinhouse, site spécialisé dans la transaction de cryptoactifs, propose un service de gestion pilotée accessible dès 15.000 stablecoins (USDC ou USDT) avec au choix trois niveaux de risque et des expositions fluctuantes en fonction de l'état du marché. L'option défensive, la « moins risquée », repose sur un panier constitué de trois monnaies que sont le Stablecoin US Tether (adossé au dollar), le bitcoin et Ethereum. Ce choix restreint est censé protéger de l'hyper volatilité des cours. DECRYPTAGE - Les bulles du bitcoin et du Nasdaq se télescopent Opinion | Les stable coins ou comment faire du nouveau avec de l'ancien ? L'option équilibrée ouvre davantage le spectre de l'investissement avec un panel de 15 cryptoactifs. Enfin, la configuration offensive, potentiellement la plus rentable mais hautement risquée, peut intégrer jusqu'à 43 cryptoactifs, tous accessibles sur la plateforme. La durée de souscription minimale de ce service est de quatre semaines. Les frais d'entrée et de sortie sont facturés 1,2 %, les frais de gestion s'élèvent à 2 %. Autre initiative récente, celle d'AlphaCap. Son offre de mandat de gestion porte sur un univers d'investissement limité à 50 cryptomonnaies et plusieurs profils de gestion habituels (défensif, équilibré, dynamique), plus un « green » (cible les actifs numériques les « moins » énergivores) et uniquement investi en bitcoins. Les frais d'entrée et de gestion sont respectivement facturés 2 % et 2,99 %, plus une commission de surperformance de 20 %. Attention : même en optant pour une gestion pilotée, il n'y a jamais aucune garantie de résultat et la perte en capital peut être partielle voire totale.

Consumer confidence plunges to lowest ever level

By |May 23rd, 2022|Categories: Scoop.it|

As inflation reaches a 40-year high, driven by soaring food and energy bills, consumer confidence plunges. By Lucy Tesseras 20 May 2022 Source: Shutterstock Consumer confidence has plummeted again, with more “bad news” expected as inflation rockets and UK unemployment hits a 50-year low. The latest GfK Consumer Confidence Barometer recorded a headline score of -40 in May, the worst since records began in 1974, and a 2% fall on last month. This means consumer confidence is lower now than during the “darkest days” of the global banking crisis. The lowest score previously was -39, which was recorded in July 2008. “We’ve just recorded the lowest level of consumer confidence ever, but the most depressing aspect is that there’s no sense the bad news will stop here,” Joe Staton, GfK’s client strategy director tells Marketing Week. “It will get worse because we are only just entering the UK’s cost of living crisis and the consumer mood won’t turn a corner until inflation has come under control and starts dropping. Unfortunately, we are in for the long haul.” Inflation hit 9% on Wednesday (18 May), the highest level in 40 years, fuelled by rising food and transport costs. All but one of the five measures that make up the GfK index score dropped in May. People’s view of the general economic situation over the past year fell 3% to -63 in May, down from -60 last month and -48 last year. Meanwhile, consumers’ expectations of the economic situation over the next 12 months dropped 1% to -56 in May. People’s view of their personal finances fell 3% to -22 in May, down from -19 in April and -4 in May 2021. The only score to see an increase was consumers’ outlook for their personal financial situation over the next year, which increased by 1% in May but still remains in negative territory at -25. This is vastly different from May 2021 when the figure stood at 10. Meanwhile, the major purchase index, which measures people’s propensity to buy big-ticket items, has dropped by 3% to -35. “Shoppers will be forced to change their spending priorities as incomes continue to fall in real terms according to the latest figures. The clear downward trend in our major purchase index underlines that. In July 2021, our major purchase measure was at 2 and since then November 2021 was the only month it improved, so now we are at -35,” adds Staton. “So the story for brands everywhere going forward is about adapting, being flexible, being creative. Selling the same product or service in the same way might not be the best solution. Instead, now is the time to reinforce your value and brand values in the minds of current and future consumers.”

Les rebelles de HEC : 100 000 euros pour travailler chez Rothschild ? « Jamais de la vie ! »

By |May 23rd, 2022|Categories: Scoop.it|

L’offre d’embauche est tombée alors même qu’il lui restait encore une année et demie à étudier à HEC. Un CDI doté d’une rémunération annuelle à peine croyable : 100 000 euros. Mais Arthur Coelho, originaire de Strasbourg, a préféré décliner. Ce jeune homme de 24 ans ne voulait pas rejoindre la banque d’affaires Rothschild. Pas envie de ce job « d’analyste ». « C’était flatteur, mais jamais de la vie ! J’aspirais plus à un métier où, a minima, je ne contribuerais pas à abîmer la planète. » Comme beaucoup d’étudiants en école de commerce, Arthur Coelho a choisi ses études un peu par hasard. « Longtemps, j’ai été très indécis. J’ai eu mon bac à 16 ans, et après j’ai hésité entre devenir pianiste, ingénieur ou épicier. Je voulais surtout me sentir utile. » La difficulté à trancher, alliée à d’excellents résultats scolaires, l’ont amené en classe préparatoire aux grandes écoles, puis à HEC, la plus prestigieuse des écoles de commerce françaises. « J’étais fier d’y entrer, d’autant que j’étais intéressé par la finance et qu’ils ont le meilleur master. » Sauf que ses stages dans des banques engendrent une désillusion. « Il y avait une ambiance toxique, avec peu de place pour les femmes, une logique de “présentéisme”, des horaires délirants – on restait souvent de 9 heures à 1 heure du matin –, et surtout un manque de sens total : la rentabilité des investissements comptait plus que le reste, sans souci éthique. Ça ne correspondait pas du tout à mes valeurs. » A sa sortie de HEC, Arthu

La « Grande Démission », ce tsunami qui frappe les Etats-Unis

By |May 23rd, 2022|Categories: Scoop.it|

Plus de 38 millions d’Américains ont quitté leur emploi en 2021. Un mouvement massif, qui touche tous les âges, tous les métiers. Et qui renverse le rapport de force entre salariés et entreprises. Par Philippe Boulet-Gercourt (correspondant à New York) · Publié le 21 mai 2022 à 17h00 Temps de lecture 8 min A Lancaster, petite ville de Pennsylvanie, Marcus Grimm se marre en évoquant l’époque, récente, où il devait arriver au boulot à 7h30 pour une raison et une seule : son titre de vice-président. A New York, Michelle Albert-Rickert a fait quelque chose que cette consultante n’aurait jamais imaginé oser : elle a tout débranché pendant des mois pour s’occuper de sa famille, avant de reprendre, mais à son rythme et à ses conditions. A Sandy Springs, près d’Atlanta, Mike Petchenik a troqué son job stressant de reporter télé pour un emploi à plein temps auprès d’une start-up installée à plus de 1 000 kilomètres de là, à Chicago ; il n’y a jamais mis les pieds, même pour son embauche. A Magnolia, au nord de Houston, Kimberly Fiddle a quitté son boulot, créé sa boîte presque par accident, en a fait un business prospère et vient de refuser de la vendre : elle veut pouvoir continuer à embaucher des personnes étiquetées « inemployables », et elle a recruté une assistante, « parce qu’il n’est pas question que je me remette à bosser soixante heures par semaine ».

Web3 platform Arianee raises €20 million

By |May 17th, 2022|Categories: Scoop.it|

Arianee, the Paris-based Web3 platform for luxury and fashion, has raised €20 million in Series A funding with plans to expand internationally and beef up its New York office. The round, announced today, was led by US investment firm Tiger Global, following an €8 million round in March last year. Since then staff have tripled. Arianee's existing investors (BPI, ISAI, Cygni Capital and Noia Capital) also participated in this second round, with Commerce Venture and Motier Ventures. The round is a mix investment of equity in Arianee’s software solution and Aria20, the Arianee platform’s native cryptocurrency. In addition to global expansion and more hires, the funds will be used to continue developing Arianee’s products and services. READ MORE The blockchain playbook: From LVMH’s Aura to Arianee BY MAGHAN MCDOWELL “Web3 is eating the world and we believe brands can leverage this revolution to regain control of their digital presence,” a statement from Pierre-Nicolas Hurstel, CEO and co-founder of Arianee, reads. “We also want to build for each and every user and not just for a minority. This requires robust and seamless tools and interfaces allowing communities to move from one world to another, from physical to digital to immersive.” Founded in 2018, Arianee has been one of the key Paris-based startups helping shape the conversation around NFTs in luxury and fashion with its early embrace of Web3. It combines Arianee Project, an association that manages the open source part of the technology, and Arianee SAS, a software-as-a-service firm based on blockchain technology. Paris Fashion Week, as well as brands including Printemps, Breitling, Vacheron Constantin, Panerai and IWC, have used the platform to mint NFTs, distribute them to their communities and leverage them with for example personalisation. “We began as a service to help luxury brands create a digital passport for their goods. We then widened our offer to all kinds of tokenisation including purely digital assets, membership tokens and experience NFTs, allowing brands to leverage them for CRM, loyalty and personality,” Hurstel tells Vogue Business. Tech startups that mint NFTs have mushroomed since 2018. Arianee intends to keep the first mover advantage by offering an end-to-end solution. The Aura Blockchain Consortium, whose founding members are LVMH, OTB, Prada and Richemont, focuses on the “upstream”, including tracking and tracing materials in the supply chain, while Arianee is more about downstream use cases such as customer relationship management. Arianee, whose headquarters are in Paris accelerator hub La Caserne, is part of the growing Web3 ecosystem in the French capital, including startups Powder and Lynx. "As a Web3 pioneer, Arianee has developed innovative solutions that are reinventing customer relationship management,” Tiger Global partner Griffin Schroeder says. “We are excited to support Arianee's development and believe they are well positioned to become a leading global Web3 solution for brands.” Tiger Global's investments have included Vestiaire Collective, Airbnb, Meta and Linkedin.

La tempête des cryptos en cinq questions

By |May 17th, 2022|Categories: Scoop.it|

5/Y a-t-il un risque de contagion pour les marchés financiers ?  C'est la question qui inquiète Wall Street et les régulateurs mondiaux. Les liens entre la finance traditionnelle et les cryptomonnaies se sont renforcés ces dernières années. Les grandes banques et gérants d'actifs ont multiplié les initiatives pour capter une part des capitaux qui circulent dans le secteur. Mais pour l'instant leur exposition reste limitée. Wall Street est directement concerné via la chute des valeurs cryptos. En six mois, l'indice qui rassemble les 25 principales sociétés cotées du secteur - dont Coinbase ou Robinhood par exemple - a vu 200 milliards de dollars de valorisation partir en fumée. Mais le principal risque reste celui d'une crise de confiance qui contaminerait les autres sphères de la finance mondiale. Parmi les jeunes boursicoteurs, ils sont nombreux à avoir un pied dans les marchés traditionnels et un pied dans les cryptos. A force d'accumuler les pertes sur les actifs numériques, ils pourraient être tentés de vendre leurs actions pour récupérer du cash. La baisse entraînant des appels de marge plus importants, l'incendie peut s'étendre. Le risque est réel : la corrélation entre les mouvements du Nasdaq, l'indice de Wall Street à forte coloration technologique, et ceux du bitcoin s'est largement renforcée depuis le début de l'année. Déjà, certains analystes redoutent, si le Tether était de nouveau mis à l'épreuve - c'est-à-dire si les traders recommencent à vendre - de voir le mouvement gagner les marchés monétaires.

La soif d’horizontalité et d’équité, moteur du succès du modèle coopératif ?

By |May 17th, 2022|Categories: Scoop.it|

Les coopératives ont le vent en poupe. Dans un récent sondage, 79% des salariés interrogés déclarent vouloir un jour y travailler, deux fois plus qu’en 2020. Une notoriété qui s’explique par leur capacité à proposer une gouvernance partagée et une juste répartition des bénéfices. De quoi inspirer les entreprises plus traditionnelles ? L’essor des coopératives résonne avec le succès des conventions citoyennes et professionnelles pour le climat. Dans les deux cas, la même soif d’horizontalité et de démocratie dans un monde trop souvent contraint par la verticalité du pouvoir. Pourtant les Scop (des groupements de salariés) et les Scic (des groupements de salariés, de collectivités, de bénéficiaires, etc.) reviennent de loin. La première est née en 1978, la seconde en 2001, une époque où de telles structures étaient considérées comme des ovnis juridiques peu performants et inadaptés au monde marchand. Aujourd’hui, les SA, SAS et SARL, fondées sur le capital et la hiérarchie, perdent peu à peu de leur omnipotence. Preuve en est avec le sondage d’Opinion Way pour la CG Scop de février dernier qui nous apprend que 80% des salariés envisagent la performance d’une entreprise en fonction de la prise en compte d’aspects humains et environnementaux. L’enjeu semble donc de faire de l’entreprise un bien commun où la performance économique n’est plus qu’un indicateur parmi d’autres. 70 000 SALARIÉS EN COOPÉRATIVE Cette appétence pour un environnement de travail plus humain se retrouve dans les chiffres fleurissants des coopératives. En 2020, on dénombrait dans l’hexagone 2500 Scop et plus de 1000 Scic, avec au total 70 000 emplois et un chiffre d’affaires qui s’élevait à près de 6 milliards d’euros. Une croissance constante qui a permis à certaines coopératives de grossir de façon assez considérable, notamment dans le secteur des industries et des services télécoms. Acome par exemple, premier groupe industriel coopératif de France, spécialisé dans le câblage haute gamme depuis 1932. L’entreprise compte 1900 salariés et réalise la moitié de son chiffre d’affaires à l’international, pour un total de 534 millions d’euros. Ou bien Groupe Up, une entreprise créée en 1964 et spécialisée dans le titre de paiement pour salariés. La coopérative compte 1500 salariés en France et près de 4000 à l’étranger, pour un chiffre d’affaires total de 587 millions d’euros. Autre exemple, le groupe de télécommunications et de fibre optique Scopelec avec ses 3900 salariés et un chiffre d’affaires de 475 millions d’euros en 2021 – cependant fragilisé par un litige avec Orange, son principal client. On peut aussi citer Enercoop dans l’énergie renouvelable et Habitats Solidaires. Des coopératives françaises issues de tous les milieux qui ont su grossir, voire s’internationaliser, à l’image des entreprises plus classiques. DES « ENTREPRISES À MISSION » AVANT-GARDISTES La loi Pacte a introduit en 2019 la notion d’entreprise à mission, des sociétés dont l’objet social intègre des considérations sociales et environnementales. Une législation qui intervient quarante ans après la création du statut moderne de la Scop, en 1978. Un écart temporel considérable qui souligne la modernité du modèle coopératif sur le plan démocratique et éthique. Aujourd’hui, alors que la dérive climatique s’accélère et que le capitalisme financiarisé se poursuit, l’entreprise coopérative peut jouer un rôle pivot dans la transition des entreprises. Si les groupes du CAC 40 passaient sous le sceau de la coopérative, la financiarisation de l’économie par le reversement des bénéfices aux actionnaires deviendrait impossible. La logique court-termiste devrait céder la place à une dynamique de long terme imposée par le système de « part entreprise », lequel engage l’entreprise à thésauriser une partie de ses bénéfices pour des investissements futurs. Cela dit, le modèle coopératif n’est pas parfait. Il est tout à fait possible d’avoir une activité économique climaticide si la majorité des membres d’une coopérative y concèdent. Autre question, celle de la variabilité du modèle coopératif selon le pays et la taille de la structure. En Nouvelle-Zélande, l’immense coopérative laitière Fonterra a été chahutée par des polémiques de lait contaminé dans sa filiale chinoise. La preuve qu’aucun modèle n’est étanche au scandale lorsque l’ambition d’industrialisation dépasse les frontières de la soutenabilité.

Le groupe SEB mise encore plus sur les start-up avec le fonds d’Alexandre Mars

By |May 13th, 2022|Categories: Scoop.it|

Le groupe SEB et les start-up font de longue date bon ménage. L'entreprise d'électroménager avait déjà pris une participation indirecte en juillet dernier dans Back Market , le spécialiste des produits reconditionnés. Le champion français du petit électro-ménager avait aussi investi en janvier 2021 dans Chefclub et ses vidéos de recettes ou, en janvier 2020, dans Angell , les vélos électriques lancés par Marc Simoncini, le fondateur de Meetic. Au total, son véhicule SEB Alliance a déjà investi plus de 150 millions d'euros dans des entreprises et des fonds. Cette fois-ci, c'est avec Alexandre Mars que le groupe d'Ecully noue un partenariat stratégique. Il investit plus de 10 millions d'euros dans Blisce, le fonds lancé par l'entrepreneur français très connecté à tout l'écosystème américain. Cultivant sa différence dans le monde du capital-risque, certifié B-Corp, il s'intéresse aux entreprises à impact. Rester en éveil « Depuis une dizaine d'années, nous recherchons des pépites technologiques nous permettant de développer notre innovation. Un grand groupe doit rester en éveil pour saisir toutes les tendances. Avec Alexandre Mars, nous partageons la même vision. Nous aurons aussi la possibilité de co-investir ensemble dans des entreprises », relève Thierry de La Tour d'Artaise, PDG du groupe SEB. « SEB connaît parfaitement les consommateurs et a une vision très internationale. Cela intéresse les entreprises dans lesquelles nous investissons. De leur côté, ils vont avoir accès à des innovations concernant aussi bien la foodtech que les NFT », remarque, pour sa part, Alexandre Mars. Blisce accompagne actuellement des start-up européennes comme Too Good to Go , l'application de lutte contre le gaspillage alimentaire, ou le média en ligne Brut. Mais il a aussi dans son portefeuille des jeunes acteurs américains comme Harry's, vendant des produits de rasage uniquement sur Internet. Et parmi les entreprises dont le fonds s'est aujourd'hui désengagé figurent des noms emblématiques comme Spotify dans le streaming ou BlaBlaCar dans la mobilité.

Avec la Pixel Watch, Google élargit sa gamme de produits concurrents d’Apple

By |May 13th, 2022|Categories: Scoop.it|

Cette année, plusieurs nouveautés présentées à Google I/O venaient d'ailleurs concurrencer la marque à la pomme. A commencer par l'objet le plus attendu avant l'événement : la montre connectée Pixel Watch. Alors que l'Apple Watch domine largement ce marché depuis son lancement, en 2015, Google n'avait jamais osé l'affronter directement, se contentant de fournir son système d'exploitation Wear OS à des constructeurs tiers comme Samsung, Fossil, Casio ou TAG Heuer. La Pixel Watch devrait être disponible à l'automne.Google Dotée d'un écran tactile tout rond, la Pixel Watch intégrera des fonctions liées au sport et à la santé développées par Fitbit, un pionnier des bracelets connectés pour le fitness que Google avait racheté il y a deux ans pour 2,1 milliards de dollars. Comme les autres montres sous Wear OS, elle permettra le paiement sans contact et donnera accès à plusieurs services du groupe, dont Google Maps.

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