HOSPITALITY LAB & PRACTICE FOR BRANDS

Blog 2017-10-23T13:43:48+00:00

GDPR : L’hospitalité des marques fait loi en Europe.

GDPR : L’hospitalité des marques fait loi en Europe.

En imposant aux marques de privilégier l’intérêt de leurs clients dans la gestion des données qu’elles détiennent, l’Europe fait de l’hospitalité le vecteur principal de leur croissance.

1. AUJOURD’HUI, LA CROISSANCE DES MARQUES PASSE PAR LA QUALITÉ DE LEUR RELATION CLIENTS.

Dans un monde digital, « Les Marchés sont des Conversations ».

Dès 1999, Doc Searls et ses co-auteurs avaient mis cette idée au coeur de leur “Clue Train Manifesto” (Manifeste des Evidences) (1), démontrant alors avec brio comment le développement du “capital relationnel” de la marque pouvait devenir le principal moteur de la croissance des entreprises.

L’arrivée des sites internet dans la fin des années 1990 avait eu en effet le mérite de faire prendre conscience qu’il pouvait se nouer une relation directe entre l’entreprise et ses clients, sans passer par un distributeur ; et que ces nouveaux liens produisaient énormément de données qu’il était probablement intéressant d’exploiter : ainsi, pour développer plus loin l’idée du “Clue Train”, lorsqu’il s’agit de générer une croissance durable des ventes et des profits, les meilleurs atouts de la marque sont sa légitimité à susciter des échanges autour de son coeur de métier (Conversation), son intelligence à les analyser (Curation), sa capacité à apporter des réponses adaptées aux besoins exprimés (Customization), et finalement son empathie relationnelle, propre à mettre le client en résonance avec la marque (Communion). Autant d’atouts qui précèdent dorénavant la simple « qualité des produits » mis au catalogue, autrefois le principal fer de lance des entreprises.
Une vision depuis partagée par Interbrand(2), qui dans sa publication annuelle du classement de la valeur des marques insiste sur le fait que “la croissance est la conséquence d’une stratégie claire et d’expériences exceptionnelles délivrées au consommateur”.
Voici donc venu le temps pour les marques soucieuses de croissance durable de passer un nouveau contrat relationnel avec leurs consommateurs, où l’achat et la livraison du produit n’est plus la fin mais le début de la relation : un contrat qui couvre d’abord l’usage, et l’expérience qui l’accompagne. Un contrat qui est aussi l’occasion de proposer de nouveaux moments de consommation, de nouveaux services, qui sont autant de chiffre d’affaires supplémentaire pour les marques. Mais un contrat relationnel d’abord fondé sur le respect de l’intérêt du client, notamment en matière d’utilisation de ses données.

 

2. GDPR : UNE RÉGLEMENTATION POUR SAISIR DE NOUVELLES OPPORTUNITÉS DE CROISSANCE.

Selon une étude récente de la Commission Européenne(3), 72% des Européens s’inquiètent en effet de laisser trop de données personnelles aux entreprises, souvent à leur insu, et surtout de ne pas en recevoir de réelle contrepartie. D’ailleurs, la connaissance plus précise du client semble ne faciliter en rien la capacité de l’entreprise à mieux cibler ses offres : selon tous les indicateurs(4), le taux d’ouverture des mails diminue alors que les désabonnements (opt-out) augmentent, ce qui fragilise largement la rentabilité des investissements lourds consentis dans le CRM.
La Commission souligne également que le marché en ligne est constitué à 57% d’échanges avec des opérateurs américains, alors que seulement 4% des échanges se font au travers d’opérateurs pan-européens. Elle estime que si les 100 plus grosses entreprises Européennes faisaient un usage judicieux de leurs données clients, le PNB Européen pourrait s’octroyer 1,9% de progression supplémentaire d’ici 2020, soit plus de 200 Milliard d’Euros de gain potentiel.
C’est avant tout à cette opportunité de croissance que la GDPR s’attaque : permettre une meilleure utilisation des données pour les entreprises grâce à un consentement avéré des consommateurs, favoriser les échanges intra-européens au sein d’un univers mieux sécurisé. Loin d’être une contrainte, la GDPR est une chance de développement de nouvelles sources de revenus pour les marques européennes : elle conduit à un modèle de croissance durable rendu possible par une approche choisie et non plus subie de la consommation. Avec la GDPR, les marques doivent négocier avec chacun de leurs clients un contrat relationnel : elles doivent se mettre à l’écoute, comprendre les besoins, proposer leurs services, et définir les modalités de la relation ; le tout dans la transparence ( accès aux données, droit de modification) qui établit la confiance, l’attachement. Les marques deviennent alors attachantes dans le bon sens du terme, et c’est de cet attachement que nait la croissance durable.
C’est à ce nouveau modèle relationnel qu’appellait lui-même Doc Searls dans son “Clue Train Manifesto” : il lui avait même trouvé un nom, la VRM (Vendor Relationship Management). Une approche basée sur le consentement avéré du client vis à vis de ses fournisseurs (vendeurs) avec un postulat simple : “un consommateur libre a plus de valeur qu’un consommateur captif – pour lui-même, pour les marques et pour l’économie en général”.
Encore faut-il s’entendre sur la définition du consommateur “libre”. Searls le définit en cinq points :
1. Il entre en relation avec les marques de manière indépendante et sans contrainte.
2. Il est le point d’intégration de sa propre donnée (c’est lui seul qui peut relier sa donnée à sa personne).
3. Il a le contrôle de la donnée qu’il génère et collecte. Il décide de ce qu’il veut partager, à qui et comment.
4. Il définit son propre niveau d’engagement avec les marques.
5. Il est libre d’exprimer ses exigences et ses intentions en dehors du contrôle de toute entreprise.
C’est ce consommateur “libre” que la GDPR souhaite aujourd’hui promouvoir, afin d’en faire le vecteur de croissance de l’économie.

3. L’HOSPITALITE DES MARQUES, PRINCIPAL VECTEUR DE LEUR PROPRE CROISSANCE.

Accueillir un consommateur “libre” est sans doute une perspective qui effraie bon nombre de marques, tant elle ont été construites sur la notion d’un marketing manipulateur et insidieux, capable d’influencer jusqu’aux émotions pour enfermer les clients dans un tunnel de vente dont la seule issue est l’achat du produit. Avec la GDPR, ce n’est plus le produit qu’il va falloir vendre, c’est la marque qui doit apprendre à se faire acheter. Et pour cela, il va falloir qu’elle se montre hospitalière vis à vis de ses clients : bienveillante, humaine et proche.
Le produit devient simplement la porte d’entrée à la marque, celui qui va forger les impressions de la première rencontre, et donc le début (et non la fin) de l’histoire. Le produit n’est plus qu’un prétexte, c’est la marque qui devient le réel support de l’expérience pour le consommateur : c’est d’ailleurs à elle qu’il va naturellement s’adresser s’il a besoin d’assistance ou s’il a simplement des remarques à formuler. À la marque de se montrer engageante, accueillante, généreuse et humaine pour fidéliser le consommateur au-delà du premier produit, et pour entretenir une relation proche, intime, qui permettra de continuer à vendre sans qu’il soit besoin de déployer la coûteuse armada publicitaire du premier jour : avoir une stratégie à long terme d’entretien de la relation, plutôt que de s’épuiser dans des efforts permanents de recrutement.
Autant le “tunnel de vente” était indifférencié et anonyme, donc étranger à toute notion d’hospitalité, autant le “cycle de décision d’achat” est personnalisé et fait appel à la relation humaine : c’est de la capacité de la marque à accueillir que dépend la fidélisation du client, et encore plus, sa propension à devenir activement promoteur vis à vis de ses pairs. Pour le dire différemment, c’est du niveau d’hospitalité de la marque que va découler l’amplitude de la réalisation du cycle d’achat, et donc le montant de la valeur créée.
Autant le “tunnel de vente” s’envisageait dans un temps le plus court possible, avec l’espoir de limiter la durée d’exposition nécessaire pour déclencher l’achat afin de réduire les coûts, autant le “cycle de décision d’achat” s’inscrit dans la durée la plus longue possible afin de maximiser les revenus. En se plaçant dans une notion de permanence, on met forcément en exergue la qualité de l’hospitalité, seule capable de générer de la pérennité dans la relation.
Plus le consommateur progresse avec la marque, plus la marque fait preuve de « disponibilité » vis à vis des demandes du consommateur, plus se crée la confiance dans la relation, le consommateur récupérant de plus en plus de valeur d’usage en retour de sa relation avec la marque, la marque obtenant de plus en plus de “permissions” qui lui permettent d’aller encore plus loin dans son service du consommateur.
C’est bien là le cercle vertueux de l’hospitalité des marques : un marketing “on demand” (inbound marketing), un marketing de l’échange, de la confiance, de la permission, du partage de la valeur, où les clients sont aussi des hôtes ; un marketing qui se définit d’abord par rapport au client pour qu’il puisse adopter lui-même la marque, la faire sienne et en devenir à son tour le porte-parole…
Alors que la GDPR fait des marques le gibier de consommateurs devenus madrés, l’hospitalité est la meilleure réponse pour faire de ces mêmes marques les plus désirables des proies : avec bienveillance, humanité et intimité. Assurant ainsi la pérennité de leur croissance.

4. QUELLES APPROCHES POUR LES MARQUES FACE A LA GDPR ?

Ce serait peine perdue pour les marques que de se contenter de « mettre en conformité » leur bases de données tout en espérant garder les mêmes pratiques relationnelles. Car la GDPR est d’abord une invitation à renverser ses pratiques relationnelles pour faire montre d’hospitalité vis à vis de ses clients ; et c’est ce renversement d’attitude qui est lui même porteur de croissance pour les marques. Avec la GDPR, l’hospitalité ouvre pour les marques de nouvelles perspectives de croissance.
Une étude publiée en Mai dernier par le gouvernement Britannique4 s’était alarmée sur le fait que seulement 30% des grandes entreprises du pays avaient commencé à prendre les mesures nécessaires à la mise en conformité de leurs pratiques d’utilisation des données, alors que la transcription dans la loi Britannique vient d’être réalisée en ce mois d’Août, et qu’elle survivra au Brexit. Les autres pays feront-ils preuve de la même insouciance, par rapport à une échéance qui dans la plupart des pays européens, a été fixée à Mai 2018 ?
La GDPR transforme radicalement la manière dont les entreprises utilisent les données. Il va falloir arrêter d’acheter des listes d’adresses, et même se débarasser des listes qu’on aura pu acheter auparavant. Contacter un client exigera d’avoir les permissions nécessaires, sauf à s’exposer à des amendes prévues pour atteindre jusqu’à 4% du chiffre d’affaires.
Il n’y aura donc pas d’échappatoires.
Mais n’est-ce pas justement l’opportunité d’une prise de conscience salutaire dans le futur de la relation client ? Quelle marque aujourd’hui a encore besoin d’avoir accès à des millions de noms dont simplement un infime pourcentage montre un intérêt pour ses propositions ? Ne vaudrait-il pas mieux établir une véritable relation avec moins de clients mais qui ont un véritabe intérêt à avoir un dialogue, un échange, une conversation avec la marque ?
N’est-il pas temps, tout simplement, que les marques apprennent à devenir hospitalières vis à vis de leurs clients ?
Et si la GDPR n’était qu’un manifeste pour l’hospitalité des marques ? Une manière de sauver les marques traditionnelles à l’heure du digital ? La dernière opportunité à saisir avant liquidation ou reprise par les acteurs de la nouvelle économie ?
En développant leur hospitalité pour se mettre en conformité avec la GDPR, ce n’est pas tant l’amende que les marques vont éviter, c’est leur futur qu’elle vont assurer.
Aucune raison d’attendre. Embrassons la GDPR en développant l’hospitalité des marques (5).

 

 

(1) Le Cluetrain Manifesto (Manifeste des évidences) est un texte rédigé par Rick Levine, Christopher Locke, Doc Searls, et David Weinberger. Il est d’abord diffusé sur le web en 1999 comme un ensemble de quatre-vingt-quinze thèses, puis est publié sous forme de livre en 2000 avec les thèses prolongées de sept essais. https://www.amazon.com/Cluetrain-Manifesto-End-Business-Usual/dp/0738204315
(2) Etude 2016 Interbrand : http://interbrand.com/best-brands/best-global-brands/2016/
(3) Etude de la Commission Européenne : https://ec.europa.eu/commission/publications/why-we-need-digital-single-market_en
(4) Citée par Tanya Joseph dans le magazine Marketing Week (UK) du 7 Août 2017, New data laws are a chance to reset customer relationships : https://www.marketingweek.com/2017/08/07/tanya-joseph-data-law/
(5) Cf, “Manifeste pour l’Hospitalité des Marques”, Georges-Edouard DIAS, Edition Netexplo : https://www.amazon.fr/dp/2954667230/

Monaco est le premier pays totalement couvert par la 5G

By | July 16th, 2019|Categories: Scoop.it|

La principauté monégasque peut se vanter d'être "le premier pays entièrement couvert en 5G". Mais il faut relativiser cette annonce, Monaco est le deuxième plus petit État indépendant au monde, après le Vatican avec une superficie de 2,6 km 2. Quoi qu'il en soit, l'opérateur met toutefois la cité monégasque aux avant-postes de la 5G, qui n'est, à ce jour, déployée commercialement que dans quelques villes britanniques, américaines ou coréennes. Monaco Telecom est donc aujourd'hui le premier opérateur à proposer des forfaits 5G couvrant l'ensemble de son territoire. Les forfaits sont commercialisés à partir de 9,99 € par mois.

Le chiffre de la semaine : 183

By | July 16th, 2019|Categories: Scoop.it|

Lundi 8 juillet, British Airways a annoncé devoir verser une amende à hauteur de 183,39 millions de livres sterling, soit 204 millions d’euros, à l’organisme britannique chargé de la protection des données personnelles (ICO). Une somme qui représente 1,5% de son chiffre d’affaires. En cause : une importante fuite de données, concernant 429 000 clients de la compagnie aérienne. En 2018, British Airways avait été touchée par une cyberattaque où des données personnelles et financières avait fuitées. Les informations dérobées portaient sur le nom, l’adresse, l’adresse email des clients et surtout les données de cartes bancaires, à savoir le numéro, la date d’expiration et le code sécurisé à trois chiffres. En parallèle, le groupe hôtelier Marriott a également écopé d’une amende de 99 millions de livres sterling pour cause d’une fuite de données massive en 2018 sur plus de 339 millions de clients.

Données personnelles : 93% des Français jugent le niveau de protection trop faible

By | July 16th, 2019|Categories: Scoop.it|

Selon le sondage Opinionway pour Dolmen Technologies, les Français considèrent leurs données personnelles comme précieuses et en danger. Précisément, 93% des personnes sondées jugent que leurs informations doivent être mieux protégées et 92% considèrent qu’elles sont précieuses. En la matière, l’étude révèle un indéniable clivage générationnel. Seuls 75% des 18-24 ans sont d’avis que leurs données doivent être mieux protégées, contre 99% des 65 ans et plus. De même, seuls 79% des jeunes adultes estiment que leurs données sont précieuses, contre 98% des 50-64 ans. Un clivage moins prononcé lorsqu’il s’agit de reconnaître l’appétit des GAFAM pour les données personnelles : 85% des 18-24 ans contre 93% des 65 ans et plus.

Et si on arrêtait de fertiliser les Gafa une fois pour toutes ?

By | July 16th, 2019|Categories: Scoop.it|

Et si on arrêtait de fertiliser les Gafa une fois pour toutes ?ETUDESCe sont les plus de 65% qui sont le plus révoltés contre l'utilisation des données personnelles par les GAFA. Les plus jeunes, eux, sont pour des amendes fortes, mais en aucun cas pour le démantellement des Gafas, c'est ce que révèle le débat Les Français et les scandales liés aux données personnelles organisé autour de l'étude d'Opinion Way qui interrogeait en juin, 1008 Français sur le sujet. Pourquoi continuons-nous à leur donner des bâtons pour nous faire battre ? Pourquoi engraisser des géants déjà adipeux au lieu d’aider des jeunes pousses qui ont besoin d’engrais pour grandir ? Pourquoi aider des multinationales qui espionnent nos moindres faits et gestes et cherchent à gagner encore plus d’argent sur notre dos ?Scandales à la chaine Les Gafa (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft) ont montré à quel point leur soif de profit n’avait pas de limite. Le scandale Cambridge Analytica a prouvé l’extrême négligence de Facebook sur la protection des données de ses utilisateurs. Le réseau social aux 2,7 milliards d’utilisateurs, qui possède également Instagram, Messenger et WhatsApp, a également du mal à filtrer les messages haineux et les vidéos racistes postés sur ses plateformes. Le tueur de Christchurch est ainsi parvenu à diffuser en direct sur Facebook Live, pendant dix-sept interminables minutes, une vidéo durant laquelle il a massacré 51 personnes dans une mosquée. Google a, pour sa part, caché une faille de sécurité dans son réseau social Google + qui aurait permis à des développeurs extérieurs de potentiellement accéder aux données personnelles d'environ 500.000 utilisateurs du service entre 2015 et mars 2018 .Facebook compte toujours plus d’utilisateursCes scandales à répétition ne semblent toutefois pas encourager les citoyens à tourner le dos aux Gafa. Au premier trimestre 2019, Facebook a vu le nombre de ses utilisateurs actifs, qui surfent sur son réseau au moins une fois par mois, augmenter de 8,2% en un an, avec 2,38 milliards d’internautes « fidèles ». Comment analyser l’attitude des citoyens vis-à-vis des GAFA et comment ces personnes justifient-elles leur attitude ? Ces deux questions étaient au cœur du débat intitulé « Les Français et les scandales liés aux données personnelles » était organisé le 11 juillet, à l’hôtel Burgundy au 6-8 rue Duphot dans le 1er arrondissement à Paris. Laurent Karila, un chercheur en psychiatrie et addictologie à l’Inserm, Frédéric Micheau, le directeur du département Opinions à Opinionway et David Godest, le Président et fondateur de la plateforme de connaissance et marketing Dolmen ont animé cette rencontre.Fatalistes les internautes ? Conclusion ? Si une écrasante majorité de Français estiment que leurs données personnelles sont précieuses (92%) et qu'elles doivent être mieux protégées sur internet (93%), selon l’étude publiée par le spécialiste du marketing client local Dolmen, ce sont surtout les plus de 65 ans qui à 99% estiment que ces données doivent être mieux protégées. Pour la majorité des interrogées (54%), ce sont les internautes eux-mêmes qui sont à même de protéger leurs propres données. 32% seulement font confiance pour cela aux pouvoirs publics et 25% aux fournisseurs d'accès à internet. Les banques (22%) ou les GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple, etc.) inspirent beaucoup moins les sondés. Pourtant, seuls 31% des Français sont satisfaits pour le moment des mesures prises par les pouvoirs publics pour protéger leurs données.Oui aux amendes fortes, non au démantellement des géants. Ainsi, face aux récents scandales d'utilisation des données personnelles, cités plus haut, les Français envisagent de sensibiliser leurs proches sur ces menaces (65%), de boycotter les applications et sites internet concernés (54%). Tandis que 23% pensent même réduire le temps passé sur internet. Pour empêcher que de nouveaux scandales ne surviennent, les Français prônent des amendes fortes (52%). Seuls 14% demandent carrément le démantèlement des géants d'internet (GAFA).

Environnement : jusqu’où les vacanciers sont-ils prêts à aller ? –

By | July 16th, 2019|Categories: Scoop.it|

Les questions liées à l’environnement poussent-elles les vacanciers à changer leurs habitudes ? Le cabinet Protourisme a décidé de mettre les pieds dans le plats, en posant directement la question aux principaux intéressés. Car si le sujet est dans désormais dans toutes les têtes, le passage à l’acte n’est pas encore systématique… Loin de là. 72,9% des personnes sondées indiquent en effet que les questions liées à l’environnement n’ont rien changé à leurs habitudes. A l’inverse, 27,1% déclarent avoir modifié leurs projets de vacances en raison des questions environnementales. Comment ? D’abord en changeant de mode de transport : 56,1% (parmi les 27,1%) ont ainsi décidé de renoncer à prendre l’avion, 61,7% ont choisi d’opter pour le train et/oule covoiturage. Autre alternative : partir moins loin. C’est le choix effectué par 61% des répondants, quand 44,1% renoncent à partir à l’étranger. Mais c’est surtout du côté de l’hébergement et des activités que les vacanciers envisagent de faire des efforts : 71,2% décident d’opter pour un hébergement écologique, et 84% prévoient d’effectuer des activités peu impactantes pour l’environnement.200 000 vacanciers ont renoncé à prendre l’avionLes partants à l’étranger sont seulement 30% à fin juin pour juillet/août contre un tiers qui envisageait de partir en avril, soit 900 000 de moins, analyse le cabinet Protourisme. Et 200 000 vacanciers ont renoncé à prendre l’avion, faisant ainsi écho à la montée en puissance du « flightshame ».Au global, 15% des vacanciers disent renoncer à prendre l’avion (56,1% des 27,1%), 17% privilégient le train, 16% partent moins loin, 12% renoncent à partir à l’étranger, rapporte le cabinet Protourisme. 19% privilégient des hébergements écologiques (campings, labels…), et 23% choisissent des activités peu impactantes pour l’environnement.Dans quelle mesure l’engagement des opérateurs dans une démarche environnementale est-il un critère de décision entrant dans le choix des vacances ? Cela peut jouer pour 59,2% des voyageurs, mais 40,8% disent ne pas y être sensibles.Dans quelle mesure, enfin, les vacanciers sont-ils prêts à mettre la main au porte-monnaie pour des vacances éco-responsables ? 70% avouent ne pas être disposés à débourser beaucoup plus pour des vacances éco-responsables. Mais plus d’un quart des personnes sondées se disent prêtes à payer entre 5 et 10% de plus, et plus de 5% sont d’accord pour payer plus de 10%.

On TikTok, Teens Meme Life360, the Safety App Ruining Their Summer

By | July 16th, 2019|Categories: Scoop.it|

Apps like Life360 can give kids and parents a sense of security, but they also raise questions about privacy and children’s autonomy. And on TikTok, teenagers are discussing and debating them. Videos with the hashtag #Life360 have been viewed there over 13 million times. In some of the most popular clips, teens share with each other strategies for circumventing the app, usually by turning off various phone settings. Other videos are less practical and serve more as a form of venting. In one recording with more than 30,000 likes, a photo of Life360’s founder and CEO Chris Hulls appears onscreen, while a rap song with the lyrics “Snitch, snitch, the snitch, the snitch, snitch” plays.“I think it’s completely unfair and detrimental to teenagers if their parents use this app on them regularly,” said a 16-year-old boy from Texas who, like all the young people in this story, was contacted via social media and requested anonymity to talk freely about his family. “I spend most of my time texting my parents about what’s going on rather than spending time with my friends.”Other teens are more understanding of their parents’ use of the app but think Life360 is too invasive. “If I am going a little over the speed limit on the freeway just to keep up with traffic, my parents freak out,” said a 16-year-old girl from California. “I understand where my parents are coming from, but I believe that the app has too many features that make it over the top.”Life360 COO David Rice argues that these teenagers represent a vocal minority. “Teens who take issue with Life360 are often the loudest, but in reality a vast majority of teens are OK with location sharing,” he said in an email. The practice has “become the new norm for today's digitally native families.”It’s true that not every young person resents constantly sharing their whereabouts with their parents. “Using the app makes me feel kind of safe, honestly,” said a 21-year-old woman from California. “And, like, me and my younger brother don’t lie to our parents, so if they call after checking the app, we always say where we are, but it’s just there for them to have it just in case we don’t call and check in.”There isn’t one correct way to parent, and tools like Life360 can make the often difficult process of raising a teenager easier. Adults today are often already more active in managing their kids’ lives, even while researchers have found that adolescents are having less sex, attending fewer parties, and abstaining in greater numbers from drugs and alcohol than previous generations.But location-sharing apps also provoke thorny questions about how much privacy children and young adults are entitled to. “Our legal system gives strong deference to parental freedoms and parental rights,” said Stacy Steinberg, a professor at the University of Florida Law School and the director of its Center on Children and Families. (There are at least some regulations to protect children’s personal information from corporations, like the Children's Online Privacy Protection Act of 1998, and Life360’s policies state that it doesn't use data from kids under 13 for marketing or advertising.)Even if it's totally legal for a parent to track their children, some experts have urged parents to consider how they go about it and the impact it could have on their teen's trust or their ability to practice independence. “[My parents] sometimes don’t let me do the simplest things, such as stopping to get ice cream on my own or stopping by friends’ houses to stay hello,” said an 18-year-old girl from Florida. “Before Life360, I’d do harmless things like these without letting my parents know, but now they have access to my every step.” Life360 can also add unnecessary stress; one teen asked WIRED to end an interview early because just talking about the app caused them anxiety.

Facebook : vers une amende record de 5 milliards de dollars – Sud Ouest.fr

By | July 15th, 2019|Categories: Scoop.it|

Le réseau social est dans la tourmente à cause de sa gestion des données personnelles des utilisateurs. Facebook va devoir verser une amende record de 5 milliards de dollars infligée par un régulateur américain pour les manquements du premier réseau social au monde en matière de protection des données personnelles, affirment plusieurs médias vendredi.L’accord à l’amiable, dont aucun détail n’a filtré, devrait aussi comporter des restrictions sur la façon dont Facebook utilise les données personnelles. C’est ce qu’indique le Wall Street Journal, qui a le premier fait état de la décision du régulateur.Le ministère de la Justice doit encore donner son feu vert à cet accord, adopté par les commissaires de l’agence de régulation fédérale (FTC) par 3 voix contre 2, indique le quotidien des affaires, citant une source proche du dossier.2,7 milliards d’utilisateurs La Bourse a applaudi des deux mains : l’action a atteint son niveau le plus haut de l’année pour finir à près de 205 dollars. Les investisseurs estiment sans doute que les restrictions ne seront pas trop sévères, comme semble l’indiquer l’opposition de deux commissaires démocrates à la décision alors que les trois républicains ont voté pour. Les données personnelles de ses plus de 2,7 milliards d’utilisateurs actifs mensuels sont le bien le plus précieux de Facebook, qui les collecte et les exploite pour en tirer d’immenses revenus publicitaires grâce à un ciblage très affiné. Mais c’est à cause de la façon dont ces données sont utilisées que le réseau social se trouve depuis deux ans dans la tourmente et fait face à une grave crise de confiance.

Apple serait prête à investir 15 millions de dollars par épisode de série TV – MacBidouille.com

By | July 15th, 2019|Categories: Scoop.it|

Apple a un retard considérable sur Netflix et Amazon dans le domaine de la distribution de contenu. Elle tente de refaire son retard ou tout du moins pour le début d'exister en ayant débauché nombre de pointures et en investissant massivement. Il lui faut des contenus exclusifs et elle veut y mettre le paquet. Elle s'apprêterait à financer à la hauteur de 15 millions de dollars des épisodes de séries.C'est la fourchette haute que Netflix investit.Le premier contenu exclusif (hors le stupide karaoké) sera une série post apocalyptique après une infection virale majeure qui a tué l'essentiel de la population.

Mayotte : Au comité du tourisme, certains se la coulent douce

By | July 15th, 2019|Categories: Scoop.it|

« L’île accueille en moyenne moins de 28 touristes par jour » ; «la part du tourisme d’agrément a décliné » indique le rapport rendu public le 11 juillet dernier. Si le travail de promotion des atouts de Mayotte pourrait être amélioré, il apparaît  toutefois  injuste de faire porter au Comité Départemental du Tourisme de Mayotte (CDTM) la pleine responsabilité d’un tourisme quasi inexistant.  Ce n’est pas de sa faute s’il en coûte deux fois plus cher d’aller à Mayotte qu’à la Réunion.  On y travaille… pas tropLe CDTM est sévèrement indexé  sur la gestion de son personnel. Les juges ont noté que les horaires de travail sont loin d’être respectés : « Alors que le personnel administratif du siège est censé être en poste du lundi au jeudi de 8 h 00 à 12 h 00 et de 13 h 00 à 17 h 00, il a été observé à plusieurs reprises que des mêmes agents ne reprennent le travail qu’à 14 h 00 et le quittent entre 16 h 00 et 16 h30 ". Les hôtesses d’accueil censées être en faction à l’aéroport à chaque arrivée d’avion ne sont souvent pas là. Sur le personnel employé au nettoyage surtout,  la chambre a calculé que trois agents employés à temps plein nettoient 32 m2 à l’heure au siège Place de la République, et 2 m2 à l’heure à l’aéroport. « D’après les normes communément admises dans le secteur des entreprises de nettoyage, une personne peut s’occuper du nettoyage de 130 à 230 m² de bureau à l’heure. Les locaux de l’aéroport nécessiteraient l’équivalent de 35 minutes par jour ».D’autres abus à corrigerEnfin le rapport détaille les jours fériés et les ponts entre les jours fériés et les week-ends, qui ajoutent jusqu’à 10 jours de vacances par an. Il y a aussi des suppléments familiaux injustifiés, des frais de voyages discutables. Tout cela c’est de l’argent public, la Chambre des Comptes demande au CTM de mieux le gérer. « Il appartient au CDTM de poursuivre ses efforts de gestion pour devenir un acteur incontournable en matière de tourisme » conclut le rapport de la CRC.

Load More Posts