HOSPITALITY LAB & PRACTICE FOR BRANDS

Blog2017-10-23T13:43:48+00:00

GDPR : L’hospitalité des marques fait loi en Europe.

GDPR : L’hospitalité des marques fait loi en Europe.

En imposant aux marques de privilégier l’intérêt de leurs clients dans la gestion des données qu’elles détiennent, l’Europe fait de l’hospitalité le vecteur principal de leur croissance.

1. AUJOURD’HUI, LA CROISSANCE DES MARQUES PASSE PAR LA QUALITÉ DE LEUR RELATION CLIENTS.

Dans un monde digital, « Les Marchés sont des Conversations ».

Dès 1999, Doc Searls et ses co-auteurs avaient mis cette idée au coeur de leur “Clue Train Manifesto” (Manifeste des Evidences) (1), démontrant alors avec brio comment le développement du “capital relationnel” de la marque pouvait devenir le principal moteur de la croissance des entreprises.

L’arrivée des sites internet dans la fin des années 1990 avait eu en effet le mérite de faire prendre conscience qu’il pouvait se nouer une relation directe entre l’entreprise et ses clients, sans passer par un distributeur ; et que ces nouveaux liens produisaient énormément de données qu’il était probablement intéressant d’exploiter : ainsi, pour développer plus loin l’idée du “Clue Train”, lorsqu’il s’agit de générer une croissance durable des ventes et des profits, les meilleurs atouts de la marque sont sa légitimité à susciter des échanges autour de son coeur de métier (Conversation), son intelligence à les analyser (Curation), sa capacité à apporter des réponses adaptées aux besoins exprimés (Customization), et finalement son empathie relationnelle, propre à mettre le client en résonance avec la marque (Communion). Autant d’atouts qui précèdent dorénavant la simple « qualité des produits » mis au catalogue, autrefois le principal fer de lance des entreprises.
Une vision depuis partagée par Interbrand(2), qui dans sa publication annuelle du classement de la valeur des marques insiste sur le fait que “la croissance est la conséquence d’une stratégie claire et d’expériences exceptionnelles délivrées au consommateur”.
Voici donc venu le temps pour les marques soucieuses de croissance durable de passer un nouveau contrat relationnel avec leurs consommateurs, où l’achat et la livraison du produit n’est plus la fin mais le début de la relation : un contrat qui couvre d’abord l’usage, et l’expérience qui l’accompagne. Un contrat qui est aussi l’occasion de proposer de nouveaux moments de consommation, de nouveaux services, qui sont autant de chiffre d’affaires supplémentaire pour les marques. Mais un contrat relationnel d’abord fondé sur le respect de l’intérêt du client, notamment en matière d’utilisation de ses données.

 

2. GDPR : UNE RÉGLEMENTATION POUR SAISIR DE NOUVELLES OPPORTUNITÉS DE CROISSANCE.

Selon une étude récente de la Commission Européenne(3), 72% des Européens s’inquiètent en effet de laisser trop de données personnelles aux entreprises, souvent à leur insu, et surtout de ne pas en recevoir de réelle contrepartie. D’ailleurs, la connaissance plus précise du client semble ne faciliter en rien la capacité de l’entreprise à mieux cibler ses offres : selon tous les indicateurs(4), le taux d’ouverture des mails diminue alors que les désabonnements (opt-out) augmentent, ce qui fragilise largement la rentabilité des investissements lourds consentis dans le CRM.
La Commission souligne également que le marché en ligne est constitué à 57% d’échanges avec des opérateurs américains, alors que seulement 4% des échanges se font au travers d’opérateurs pan-européens. Elle estime que si les 100 plus grosses entreprises Européennes faisaient un usage judicieux de leurs données clients, le PNB Européen pourrait s’octroyer 1,9% de progression supplémentaire d’ici 2020, soit plus de 200 Milliard d’Euros de gain potentiel.
C’est avant tout à cette opportunité de croissance que la GDPR s’attaque : permettre une meilleure utilisation des données pour les entreprises grâce à un consentement avéré des consommateurs, favoriser les échanges intra-européens au sein d’un univers mieux sécurisé. Loin d’être une contrainte, la GDPR est une chance de développement de nouvelles sources de revenus pour les marques européennes : elle conduit à un modèle de croissance durable rendu possible par une approche choisie et non plus subie de la consommation. Avec la GDPR, les marques doivent négocier avec chacun de leurs clients un contrat relationnel : elles doivent se mettre à l’écoute, comprendre les besoins, proposer leurs services, et définir les modalités de la relation ; le tout dans la transparence ( accès aux données, droit de modification) qui établit la confiance, l’attachement. Les marques deviennent alors attachantes dans le bon sens du terme, et c’est de cet attachement que nait la croissance durable.
C’est à ce nouveau modèle relationnel qu’appellait lui-même Doc Searls dans son “Clue Train Manifesto” : il lui avait même trouvé un nom, la VRM (Vendor Relationship Management). Une approche basée sur le consentement avéré du client vis à vis de ses fournisseurs (vendeurs) avec un postulat simple : “un consommateur libre a plus de valeur qu’un consommateur captif – pour lui-même, pour les marques et pour l’économie en général”.
Encore faut-il s’entendre sur la définition du consommateur “libre”. Searls le définit en cinq points :
1. Il entre en relation avec les marques de manière indépendante et sans contrainte.
2. Il est le point d’intégration de sa propre donnée (c’est lui seul qui peut relier sa donnée à sa personne).
3. Il a le contrôle de la donnée qu’il génère et collecte. Il décide de ce qu’il veut partager, à qui et comment.
4. Il définit son propre niveau d’engagement avec les marques.
5. Il est libre d’exprimer ses exigences et ses intentions en dehors du contrôle de toute entreprise.
C’est ce consommateur “libre” que la GDPR souhaite aujourd’hui promouvoir, afin d’en faire le vecteur de croissance de l’économie.

3. L’HOSPITALITE DES MARQUES, PRINCIPAL VECTEUR DE LEUR PROPRE CROISSANCE.

Accueillir un consommateur “libre” est sans doute une perspective qui effraie bon nombre de marques, tant elle ont été construites sur la notion d’un marketing manipulateur et insidieux, capable d’influencer jusqu’aux émotions pour enfermer les clients dans un tunnel de vente dont la seule issue est l’achat du produit. Avec la GDPR, ce n’est plus le produit qu’il va falloir vendre, c’est la marque qui doit apprendre à se faire acheter. Et pour cela, il va falloir qu’elle se montre hospitalière vis à vis de ses clients : bienveillante, humaine et proche.
Le produit devient simplement la porte d’entrée à la marque, celui qui va forger les impressions de la première rencontre, et donc le début (et non la fin) de l’histoire. Le produit n’est plus qu’un prétexte, c’est la marque qui devient le réel support de l’expérience pour le consommateur : c’est d’ailleurs à elle qu’il va naturellement s’adresser s’il a besoin d’assistance ou s’il a simplement des remarques à formuler. À la marque de se montrer engageante, accueillante, généreuse et humaine pour fidéliser le consommateur au-delà du premier produit, et pour entretenir une relation proche, intime, qui permettra de continuer à vendre sans qu’il soit besoin de déployer la coûteuse armada publicitaire du premier jour : avoir une stratégie à long terme d’entretien de la relation, plutôt que de s’épuiser dans des efforts permanents de recrutement.
Autant le “tunnel de vente” était indifférencié et anonyme, donc étranger à toute notion d’hospitalité, autant le “cycle de décision d’achat” est personnalisé et fait appel à la relation humaine : c’est de la capacité de la marque à accueillir que dépend la fidélisation du client, et encore plus, sa propension à devenir activement promoteur vis à vis de ses pairs. Pour le dire différemment, c’est du niveau d’hospitalité de la marque que va découler l’amplitude de la réalisation du cycle d’achat, et donc le montant de la valeur créée.
Autant le “tunnel de vente” s’envisageait dans un temps le plus court possible, avec l’espoir de limiter la durée d’exposition nécessaire pour déclencher l’achat afin de réduire les coûts, autant le “cycle de décision d’achat” s’inscrit dans la durée la plus longue possible afin de maximiser les revenus. En se plaçant dans une notion de permanence, on met forcément en exergue la qualité de l’hospitalité, seule capable de générer de la pérennité dans la relation.
Plus le consommateur progresse avec la marque, plus la marque fait preuve de « disponibilité » vis à vis des demandes du consommateur, plus se crée la confiance dans la relation, le consommateur récupérant de plus en plus de valeur d’usage en retour de sa relation avec la marque, la marque obtenant de plus en plus de “permissions” qui lui permettent d’aller encore plus loin dans son service du consommateur.
C’est bien là le cercle vertueux de l’hospitalité des marques : un marketing “on demand” (inbound marketing), un marketing de l’échange, de la confiance, de la permission, du partage de la valeur, où les clients sont aussi des hôtes ; un marketing qui se définit d’abord par rapport au client pour qu’il puisse adopter lui-même la marque, la faire sienne et en devenir à son tour le porte-parole…
Alors que la GDPR fait des marques le gibier de consommateurs devenus madrés, l’hospitalité est la meilleure réponse pour faire de ces mêmes marques les plus désirables des proies : avec bienveillance, humanité et intimité. Assurant ainsi la pérennité de leur croissance.

4. QUELLES APPROCHES POUR LES MARQUES FACE A LA GDPR ?

Ce serait peine perdue pour les marques que de se contenter de « mettre en conformité » leur bases de données tout en espérant garder les mêmes pratiques relationnelles. Car la GDPR est d’abord une invitation à renverser ses pratiques relationnelles pour faire montre d’hospitalité vis à vis de ses clients ; et c’est ce renversement d’attitude qui est lui même porteur de croissance pour les marques. Avec la GDPR, l’hospitalité ouvre pour les marques de nouvelles perspectives de croissance.
Une étude publiée en Mai dernier par le gouvernement Britannique4 s’était alarmée sur le fait que seulement 30% des grandes entreprises du pays avaient commencé à prendre les mesures nécessaires à la mise en conformité de leurs pratiques d’utilisation des données, alors que la transcription dans la loi Britannique vient d’être réalisée en ce mois d’Août, et qu’elle survivra au Brexit. Les autres pays feront-ils preuve de la même insouciance, par rapport à une échéance qui dans la plupart des pays européens, a été fixée à Mai 2018 ?
La GDPR transforme radicalement la manière dont les entreprises utilisent les données. Il va falloir arrêter d’acheter des listes d’adresses, et même se débarasser des listes qu’on aura pu acheter auparavant. Contacter un client exigera d’avoir les permissions nécessaires, sauf à s’exposer à des amendes prévues pour atteindre jusqu’à 4% du chiffre d’affaires.
Il n’y aura donc pas d’échappatoires.
Mais n’est-ce pas justement l’opportunité d’une prise de conscience salutaire dans le futur de la relation client ? Quelle marque aujourd’hui a encore besoin d’avoir accès à des millions de noms dont simplement un infime pourcentage montre un intérêt pour ses propositions ? Ne vaudrait-il pas mieux établir une véritable relation avec moins de clients mais qui ont un véritabe intérêt à avoir un dialogue, un échange, une conversation avec la marque ?
N’est-il pas temps, tout simplement, que les marques apprennent à devenir hospitalières vis à vis de leurs clients ?
Et si la GDPR n’était qu’un manifeste pour l’hospitalité des marques ? Une manière de sauver les marques traditionnelles à l’heure du digital ? La dernière opportunité à saisir avant liquidation ou reprise par les acteurs de la nouvelle économie ?
En développant leur hospitalité pour se mettre en conformité avec la GDPR, ce n’est pas tant l’amende que les marques vont éviter, c’est leur futur qu’elle vont assurer.
Aucune raison d’attendre. Embrassons la GDPR en développant l’hospitalité des marques (5).

 

 

(1) Le Cluetrain Manifesto (Manifeste des évidences) est un texte rédigé par Rick Levine, Christopher Locke, Doc Searls, et David Weinberger. Il est d’abord diffusé sur le web en 1999 comme un ensemble de quatre-vingt-quinze thèses, puis est publié sous forme de livre en 2000 avec les thèses prolongées de sept essais. https://www.amazon.com/Cluetrain-Manifesto-End-Business-Usual/dp/0738204315
(2) Etude 2016 Interbrand : http://interbrand.com/best-brands/best-global-brands/2016/
(3) Etude de la Commission Européenne : https://ec.europa.eu/commission/publications/why-we-need-digital-single-market_en
(4) Citée par Tanya Joseph dans le magazine Marketing Week (UK) du 7 Août 2017, New data laws are a chance to reset customer relationships : https://www.marketingweek.com/2017/08/07/tanya-joseph-data-law/
(5) Cf, “Manifeste pour l’Hospitalité des Marques”, Georges-Edouard DIAS, Edition Netexplo : https://www.amazon.fr/dp/2954667230/

L’Oréal réduit de 40% l’impact carbone de ses campagnes publicitaires digitales

By |November 30th, 2021|Categories: Scoop.it|

Les petits ruisseaux font les grandes rivières. L’Oréal France a réduit de 40% l’impact des émissions de carbone de certaines de ses campagnes de publicité digitale en étant attentif à des paramètres techniques. Une réduction des émissions de CO2 sans toucher à l’efficacité publicitaire « Entre le début de la campagne et la deuxième partie de la campagne, optimisée nous avons réduit l’impact CO2 de ces campagnes de 40% sans entamer leur performance média » se félicite Elodie Bernadi, directrice RSE et développement durable chez L’Oréal France. La responsable a témoigné à l’occasion d’un reportage mené par BFM Business, le 30 novembre. Afin de réduire la consommation d’électricité de la campagne publicitaire, L’Oréal France est intervenu sur des paramètres tels que le choix du réseau Wifi plutôt que de la 4G pour diffuser ses campagnes. L’Oréal a réduit la taille de ses actifs média, c’est-à-dire la taille des vidéos publicitaires émises sur les réseaux. « Il s’agit aussi parfois de choisir les jours, sur lesquels il y a un peu moins de trafic, où les serveurs vont être moins sollicités, le samedi par exemple, parce qu’en semaine les gens travaillent » ajoute la responsable. Mesure des durées de visionnage et du réseau télécoms utilisé La mesure de l’impact des campagnes publicitaires a été réalisée par la startup Impact+, spécialisée dans la maîtrise de l’impact environnemental des campagnes publicitaires digitales. La société suit les impressions publicitaires réalisées, les durées de visionnage des vidéos, la consommation électrique associée et les émissions de carbone, selon le terminal de visionnage employé (smartphone, PC ou TV connectée) et le réseau télécoms de diffusion (la fibre optique, l’ADSL, la 4G ou le Wifi).

Quand le minage de cryptomonnaies provoque des coupures de courant au Kazakhstan

By |November 30th, 2021|Categories: Scoop.it|

Bannis de Chine, qui a décrété l'interdiction du minage de cryptomonnaies en mai dernier, les mineurs sont nombreux à avoir déménagé plus au nord, au Kazakhstan. Mais l'ancienne république soviétique, bien que riche en réserves de charbon, ne semblait pas prête à encaisser une telle migration. D'après le « Financial Times » et le média local « Tengrinews », la demande d'électricité du Kazakhstan a augmenté d'environ 8 % depuis le début de l'année, une forte augmentation par rapport à la croissance annuelle de 1 % ou 2 % que le pays connaît généralement. « C'est une augmentation assez importante de la consommation. Ici, nous parlons de 1.000-1.200 mégawatts d'électricité », a précisé le premier vice-ministre de l'Energie lors d'une réunion d'information. Et confirmé qu'il associait cette augmentation à l'activité des mineurs de cryptomonnaies. Deuxième, derrière les Etats-Unis Le « Financial Times » estime qu'au moins 87.849 installations minières de « forte intensité énergétique » ont été transférées de Chine au Kazakhstan. Avec 18,1 % des parts de marché, le pays occupe désormais la deuxième place - juste derrière les Etats-Unis - dans le classement des sites d'extraction de bitcoin les plus en vogue, selon le Cambridge Bitcoin Electricity Consumption Index, qui fait autorité en la matière. Seul problème, cet afflux intervient alors que trois importantes centrales électriques au charbon du nord du pays ont été fermées en urgence en octobre. En conséquence, l'opérateur du réseau électrique du pays, Kegoc, a annoncé qu'il commencerait à rationner l'électricité pour les 50 mineurs enregistrés auprès du gouvernement et a averti qu'ils seraient les premiers déconnectés en cas de panne du réseau. Augmentation des « mineurs gris » Car la pression sur le réseau énergétique du pays, causée par les opérations d'extraction de crypto, a déjà provoqué des pannes d'électricité dans les villes et villages de six régions du pays depuis octobre. Les autorités et les experts de l'industrie attribuent la responsabilité de ces pénuries d'électricité à une augmentation du nombre de mineurs « gris », ces entreprises et particuliers qui opèrent illégalement dans des sous-sols et des usines abandonnées. Le ministère de l'Energie estime qu'ils siphonnent 1.200 MW d'électricité du réseau électrique, soit deux fois plus que les « mineurs blancs » enregistrés.

Le discounter Lidl diffuse un programme de fidélité sur mobile, Lidl Plus

By |November 27th, 2021|Categories: Scoop.it|

Le distributeur Lidl monte en gamme dans les services digitaux proposés à ses clients. Il lance une application mobile de fidélité pour la 1ère fois en France. Baptisée Lidl Plus, celle-ci délivre des coupons de réduction, des offres exclusives, la dématérialisation des tickets de caisse, et des jeux à gratter. L’application mobile est disponible sous Android de Google et Ios d’Apple. Identification du client par QR Code Via à un QR code personnalisé, on scanne sa carte de fidélité sur mobile à chaque passage en caisse pour valider les offres et les coupons activés. Chaque semaine, des coupons feront bénéficier les clients de réductions supplémentaires sur certains produits. On active un coupon de réduction avant de scanner sa carte en caisse afin de bénéficier immédiatement de la réduction. La carte de fidélité propose des coupons de réduction et des jeux à gratter Par ailleurs, une démarche de gaming est mise en place sur le mobile à la façon des cartes à gratter de La Française des jeux. On peut tenter de gagner des coupons de réduction supplémentaires et exclusifs en jouant au jeu Carte à gratter sur Lidl Plus. On reçoit cette carte après avoir scanné sa carte de fidélité lors de son passage en caisse. La même application donne accès aux catalogues en ligne et on localise son supermarché Lidl. Lidl dispose de 1570 magasins en France et emploie 40 000 personnes. Le discounter pèse 6,5% du marché. La carte de fidélité sur mobile est également disponible en Belgique et en Suisse.

L’école de Management Audencia lance Gaïa, la première école dédiée à la transition écologique et sociale

By |November 27th, 2021|Categories: Scoop.it|

L’école a pris le virage de la RSE il y a 20 ans ce n’est donc pas quelque chose d’artificiel, de soudain. Cela s’inscrit dans un continum de choses engagées depuis un certain nombre d’années : nous avons un partenariat de longue date avec WWF, Audencia est la première école à avoir signé le Global Compact des Nations Unies, et la première école labellisée Lucie. Il fallait capitaliser sur cette expertise, en accélérant. Nous avons défini notre nouvelle raison d’être pour l’école : être un acteur de la transformation vertueuse des individus, de la société et des organisations. Nous avons identifié 3 enjeux majeurs : l’aspect technologique et informationnel, la promotion d’organisation et d’une société plus inclusive et la mise en œuvre de business plans soutenables, qui tiennent compte des dimensions écologiques et sociales. Pour structurer notre nouveau plan stratégique, nous devions être fidèles à notre histoire et notre ADN. Il nous fallait ouvrir une nouvelle frontière qui allait nous conduire à développer des projets au-delà de ce qui était notre mission jusqu’à présent. Il fallait que nous ayons de l’impact, sur le plan national comme international. Imaginer une formation à impact, ambitieuse, qui ne se fasse pas aux dépens de la sélectivité. Cela s’est traduit notamment par Gaia. THE GOOD : VOUS VENEZ D’ANNONCER LA CRÉATION D’UNE ÉCOLE DÉDIÉE À LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE ET SOCIALE AU SEIN DE L’ÉCOLE : GAÏA. QUELS SONT LES OBJECTIFS DE CETTE ÉCOLE ? COMMENT CELA S’INSÈRE-T-IL DANS LE PARCOURS « CLASSIQUE » D’AUDENCIA ? CG : Le 1er axe de notre nouveau plan stratégique est le lancement d’une école de la transition écologique et sociale, ce qui est une première en France pour une business school. Cette école ne sera pas à l’extérieur d’Audencia mais bien à l’intérieur. Elle a pour ambition de percoler l’ensemble de nos activités, être un sas, un laboratoire, un lieu où tout le monde aura la possibilité de s’immerger dans un environnement d’apprentissage pour y vivre des expériences et acquérir des compétences liées à la transition écologique et sociale. Tous les étudiants, de toutes les formations, seront immergés, selon des dispositifs à géographie variable : formation longues, formations plus courtes, via un incubateur, etc… Cette école est centrée sur le développement de compétences chez les étudiants, pour que demain ils soient capables de se saisir des enjeux que l’on connait.

Inauguration du premier point de vente Carrefour sans caissière à Paris

By |November 27th, 2021|Categories: Scoop.it|

Le 24 novembre, Carrefour inaugure son premier point de vente sans caissière à Paris, le Carrefour Flash d’environ 50 mètres carrés, 11 avenue Parmentier, dans le 11ème arrondissement. L’objectif est de pouvoir faire ses courses rapidement. Carrefour promet qu’il faut dix secondes pour faire ses courses et dix secondes pour payer et sortir du magasin, d’où l’appellation de Flash 10/10. Inutile de scanner les produits Le client place les articles dans son sac et règle le montant qui lui est demandé par carte bancaire à une des deux caisses autonomes. Une caisse automatique pour les paiements en espèce est également disponible. Ce magasin de proximité propose 900 références de produits du quotidien. L’intérêt principal pour le client est de ne pas devoir scanner lui-même les produits car les marchandises placées dans son sac sont détectées via 60 caméras situées au plafond du point de vente et près de 2000 capteurs de poids placés sous les étagères des rayons. Les mesures des balances sont corrélées aux analyses des images qui suivent les mouvements des clients dans le magasin grâce à la vision par ordinateur. Le client est suivi anonymement via un avatar virtuel qui lui est associé lors de son entrée dans le magasin et ses choix de produits sont automatiquement détectés et ajoutés à son panier virtuel. Lors du paiement, le ticket de caisse est récupéré via le flash d’un QR Code sur son smartphone. Les capteurs de poids détectent lorsqu’un produit est pris, reposé à sa place ou dans un autre rayon.  La technologie employée est celle du Californien AiFi déjà employée à Dubaï ou en Pologne et qui avait fait parler d’elle dès 2019 au salon NRF de New-York où se rendent régulièrement tous les acteurs de la grande distribution française. Le projet a été mené avec Ying Zheng, co-fondatrice et présidente d’AiFi.  Du personnel de Carrefour est toutefois présent, de 1 à 4 personnes, afin de remplir les rayons, valider que les clients sont majeurs s’ils souhaitent acheter de l’alcool ou leur apporter de l’aide face à la technologie. Ils interviennent également sur les services e-commerce, car le magasin sert à délivrer les commandes e-commerce de Carrefour, via Uber Eats ou Deliveroo, et le Drive Piéton. Technologiquement, Carrefour a opté pour une solution où il n’est pas demandé de télécharger une application, ni de s’être inscrit ou de s’identifier via un portique à l’entrée comme le demande Amazon dans ses points de vente automatisés. Cela pourrait faciliter l’appropriation par le client. Carrefour Flash a été testé au sein du siège de Carrefour, à Massy, durant plus de 1 an auprès des employés de Carrefour. Cela a permis à l’équipe innovation d’affiner la technologie et d’adapter le concept selon les retours des personnes qui l’utilisaient au quotidien.  Les patrons des équipes tech de Carrefour sur le terrain Carrefour insiste sur le fait que le client connaît le montant de ses achats avant de sortir du magasin, puisque le paiement est effectué explicitement à l’intérieur du point de vente. « Le concept Flash répond précisément aux préoccupations de nos clients au quotidien : pouvoir entrer librement, savoir ce qu’ils paient, régler rapidement et partir » affirme Elodie Perthuisot, directrice du groupe Carrefour en charge de la donnée, du e-commerce et de la transformation digitale.

Les premiers taxis sans chauffeur circulent en Chine

By |November 27th, 2021|Categories: Scoop.it|

Une soixantaine de véhicules prennent et conduisent désormais de nombreux passagers dans les rues de Pékin, la capitale chinoise Tout cela est bien réel. À Yizhuang, banlieue sud de Pékin, environ 67 taxis blancs s’arrêtent au bord du trottoir pour prendre des passagers. Fait non négligeable, ils n’ont aucun conducteur. Ce jeudi 25 novembre, la capitale de la Chine a autorisé l’usage commercial des premiers taxis autonomes. Ils officient à une dizaine de kilomètres du centre-ville. Le principe est simple. La réservation se fait via un smartphone. À l’aide d’une application, les passagers indiquent le trajet qu’ils désirent effectuer. Ils sont ensuite récupérés par un véhicule truffé d’électronique et surmonté de capteurs et d’un radar tournoyant. Dans l’environnement parfois anarchique des rues de la capitale, le véhicule accélère, freine et prend les virages avec assurance. Future guerre commerciale ? Les passagers peuvent être acheminés vers 600 points fixes. Les voitures - de modèles SUV - ne peuvent transporter que deux passagers à la fois. Un humain doit toujours être assis à l’avant, au cas où. Il faudra sans doute encore des années avant que des voitures puissent circuler sans aucune intervention humaine, l’autonomie complète se heurtant à des obstacles techniques et juridiques considérables. Le feu vert accordé au géant chinois de l’internet Baidu et à la start-up Pony.ai, qui compte comme actionnaire le constructeur Toyota, est tout de même une avancée majeure. Un habitant de la ville doit débourser environ 2 yuans (moins de 30 centimes d’euros) pour une course de six kilomètres durant la période actuelle d’essai. C’est 19 fois moins cher qu’un taxi classique, pour lequel il faut payer environ 38 yuans. Les constructeurs nationaux et les géants du numérique rivalisent pour profiter de ce débouché. D’autres sociétés, comme AutoX, soutenu par le champion chinois du e-commerce Alibaba ou et Didi (le Uber de Chine) testent également des robots-taxis dans plusieurs villes de Chine.

IMF Warns El Salvador Against Using Bitcoin as Legal Tender After ‘Bitcoin City’ Announcement – Regulation

By |November 27th, 2021|Categories: Scoop.it|

The International Monetary Fund (IMF) warned El Salvador on Monday that the country should not use bitcoin as legal tender, citing various risks associated with the cryptocurrency. El Salvador is the first country in the world to adopt bitcoin as legal tender alongside the U.S. dollar which it has used for two decades. The country’s bitcoin law went into effect in September. Furthermore, El Salvador has purchased 1,120 BTC, according to Salvadoran President Nayib Bukele. The IMF regularly undertakes Article IV missions to member countries to consult with government officials before they request to use its resources. The IMF explained that for El Salvador, “The adoption of bitcoin as legal tender, the regulation and supervision of bitcoin services providers, and e-wallet Chivo were also discussed.” In its “Staff Concluding Statement of the 2021 Article IV Mission” for El Salvador, the IMF detailed: Given bitcoin’s high price volatility, its use as a legal tender entails significant risks to consumer protection, financial integrity, and financial stability. Its use also gives rise to fiscal contingent liabilities. Because of those risks, bitcoin should not be used as a legal tender. The IMF proceeded to recommend “narrowing the scope of the bitcoin law” and urged El Salvador to strengthen “the regulation and supervision of the new payment ecosystem.” The recent statement from the IMF came one day after President Bukele announced a plan to build the world’s first bitcoin city powered by a volcano and financed by bitcoin bonds. He noted there would not be any taxes in the bitcoin city except for value-added tax (VAT). “The plans to issue sovereign bonds and use the proceeds to buy bitcoin and fund infrastructure plans announced on November 20, occurred after the technical work of the mission concluded, and were not discussed with the authorities,” the IMF clarified. Commenting on the IMF’s statement, Bukele said: Although we obviously do not agree on some things, such as the adoption of bitcoin, the analysis it makes of our country is interesting.

Régulation du Net : les Etats européens prêts à frapper fort

By |November 27th, 2021|Categories: Scoop.it|

Prévenir plutôt que guérir Avec le DMA, l'Europe veut avant tout mieux prévenir en amont les abus qu'elle s'échine aujourd'hui à guérir en aval. Le texte définit une liste claire de pratiques déloyales, assorties d'obligations et de contraintes croissantes selon le poids des plateformes. Bruxelles se prépare aussi à contrôler plus sévèrement et plus vite les acquisitions des géants du Net, pour éviter qu'ils n'étouffent ainsi la concurrence. Les Etats ont peu modifié le texte mais pris soin de resserrer quelques boulons du projet initial, notamment en ouvrant la possibilité aux autorités nationales de concurrence de lancer elles-mêmes plus d'enquêtes pour mâcher le travail de la Commission.  Le DMA enverra un message fort : les règles sont fixées par les législateurs, pas par les entreprises.  Andreas Schwab Rapporteur du texte Les planètes s'alignent avec le Parlement, où les groupes politiques sont parvenus mardi à un compromis sur le DMA proche de celui des Etats. « Les seules règles actuelles ne peuvent pas traiter tous les problèmes posés par la capacité des géants du numérique à fixer des conditions leur permettant de se livrer à des pratiques déloyales. Le DMA exclura ces pratiques et enverra un message fort : les règles sont fixées par les législateurs, pas par les entreprises », s'y félicite le rapporteur du texte, Andreas Schwab (PPE, conservateurs). Liberté de parole Sur fond de divergences culturelles, les débats entre Etats sur le contrôle des contenus via le DSA ont été plus complexes. Ils ont vite exclu les options les plus radicales, comme un filtrage généralisé des publications, pour chercher, comme la Commission, un équilibre plus fin. Leur compromis impose bien le retrait obligatoire et rapide des contenus illégaux signalés par des tiers de confiance. ANALYSE - La régulation des Gafa face au piège irlandais Les Etats auront la main sur leur territoire mais ont pris soin de muscler aussi les pouvoirs de la Commission, pour agir contre les plateformes posant des problèmes récurrents dans plusieurs Etats membres. Bruxelles promet de les pousser alors à revoir leurs algorithmes. « La force du DSA est qu'on ne traite pas seulement du retrait au coup par coup des contenus illicites, mais qu'on s'attaque aussi à leur caractère systémique », explique un diplomate européen.

Les 6 tendances qui façonneront le tourisme de demain selon Amadeus

By |November 27th, 2021|Categories: Scoop.it|

1ère tendance : Savourer le moment présent Selon l’étude, la crise sanitaire nous a fait réaliser ce qui compte vraiment. Elle nous a rendu nostalgique de la « vie d’avant » et notamment des grands projets de voyage. C’est en 2022 que pourrons enfin être réalisés ces rêves ou ces retrouvailles avec nos proches. Amadeus a constaté une augmentation conséquente des recherches de voyages vers des destinations ou des expériences « uniques », telles que le Machu Picchu avec les recherches de vols vers les villes péruviennes de Lima et de Cusco en hausse de près de 50 %. La Tanzanie connaît, elle, une hausse de 36% des recherches. 2e tendance : Le « Friendcation » Après une longue période d’enfermement et de restrictions due à la crise sanitaire, passer du temps avec ses amis n’a jamais été aussi important, selon Amadeus. C’est pourquoi des destinations connues pour attirer des bandes d’amis ont le vent en poupe. « Les recherches de voyages à Cancun ont plus que doublé d’une année à l’autre, et Hawaï a connu un pic d’intérêt similaire », renseigne l’étude. Les recherches pour des voyages à Las Vegas ont augmenté de 61 % et celles pour Carthagène, lieu de rencontres prisé entre amis en Colombie, a augmenté de plus de 200 %. 3e tendance : L’écotourisme « De sujet de conversation, l’’écotourisme va devenir une véritable tendance en 2022 », assure Amadeus. Mais il est difficile de concilier préoccupations environnementales avec envie de revanche sur les voyages. C’est pourquoi les voyageurs vont avoir davantage envie de donner du sens à leurs vacances, en y incluant par exemple une part de missions associatives au bénéfice des communautés sur place. Une récente enquête commandée par Amadeus révèle que 37 % des personnes interrogées pensent que les possibilités offertes aux voyageurs pour participer à la préservation des destinations touristiques aideront le secteur à devenir plus durable à long terme. Ils attendent également une plus grande disponibilité des modes de transport écologiques, tels que les avions et les trains électriques (41 %) et les technologies solaires ou éoliennes (35 %). A lire également : Tourisme durable, responsable, équitable… : de quoi parle-t-on ? A travers le monde, les initiatives se multiplient pour répondre à cette nouvelle attente des voyageurs. En Afrique du Sud, le groupe Mantis propose des programmes écotouristiques, Habitat for Humanity a développé les programmes « travel & build » et « global village » et Global Citizens Network a entamé une collaboration avec la réserve indienne de White Earth dans le Minnesota. Enfin, les données Amadeus révèlent que les recherches de voyages aux États-Unis vers l’éco-paradis du Costa Rica ont augmenté de 234 % par rapport à l’année précédente et, en Europe, l’Islande, pays neutre en carbone, a enregistré une hausse de 11 % de visites. 4e tendance : Le retour du voyage d’affaires Ces derniers mois ont demandé aux entreprises de revoir leur manière de travailler. Le télétravail n’a jamais eu autant de succès et certaines entreprises, comme Spotify, ont annoncé que leur personnel travaillera en permanence à domicile. « Les entreprises les plus avant-gardistes envisagent de regrouper les départements dans des lieux centraux, les journées de travail au bureau mettant davantage l’accent sur les éléments sociaux et la cohésion de l’équipe. Certaines entreprises commencent même à réserver des week-ends ou des journées à l’hôtel afin de réunir les employés. », explique Amadeus. A lire également : Quel est l’impact du télétravail sur le voyage d’affaires ? L’heure est donc aux retrouvailles entre collègues, plus qu’aux réunions Zoom. Les données d’Amadeus révèlent que la moitié des voyageurs se rendront pour affaires vers une destination nécessitant un vol dans le courant de l’année. A la fin de l’année 2021, l’activité devrait atteindre 40% à 50% de celle de 2019 et d’ici fin 2022, la reprise devrait permettre d’atteindre jusqu’à 60% des volumes d’avant Covid (baromètre EPSA-IFTM). Mais le voyage d’affaire ne reviendra pas tel quel selon l’étude. Le paiement mobile, qui s’est développé dans les derniers mois, devrait faciliter les étapes de paiement, de réalisation de notes de frais et de réclamation. 5e tendance : L’inspiration voyage Amadeus a remarqué que pour certaines personnes, la recherche de vacances est devenue une passion : « Ce n’est guère surprenant lorsque, pendant de nombreux mois, la seule évasion à la portée de tous était de surfer sur le web et de rêver de partir quelque part. ». Dans ce contexte, les sources d’inspiration se sont multipliées. Coincée chez elle, la population n’a jamais autant rêvé de voyager grâce aux films et séries Netflix. Le ciné tourisme continue donc de prendre de l’importance. A lire également : Comment les plateformes de streaming vont-elles construire les tendances touristiques ? A l’opposé, certaines personnes ne souhaitent pas passer des heures à planifier leur voyage et sont plus enclins à utiliser l’intelligence artificielle. Quo Vadis Travel, utilise par exemple Amazon Alexa pour permettre aux clients de rechercher et de réserver des voyages en quelques commandes seulement. L’entreprise Ebookers, via son outil SenseSational, utilise quant à elle la reconnaissance faciale pour évaluer la réaction des utilisateurs à un stimulus et fournir des recommandations de vacances. 6e tendance : Un voyage futuriste et rapide Dix-huit ans après l’immobilisation définitive du Concorde, de nombreux d’avions supersoniques voient le jour. Amadeus rappelle qu’United Airlines a récemment annoncé son intention d’acheter 15 nouveaux avions de ligne supersoniques et de « rendre à l’aviation sa vitesse supersonique » avant la fin de la décennie. L’Hyperloop, ce train ultra rapide qui devrait permettre de transporter des voyageurs à une vitesse de 1 220 km/h, continue de se développer via plusieurs compagnies et pourrait modifier notre perception du voyage. A lire également : Transpod : « Avec l’hyperloop nous deviendrons des touristes constants » Pour ceux pour qui la vitesse importe peu, mais qui souhaite prendre de la hauteur, la société Space Perspective, basée en Floride, vient d’annoncer le lancement d’un ballon spatial, Neptune One, qui transportera des passagers dans le ciel à partir de 2024, à un rythme plus tranquille de 30 km/h.

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