HOSPITALITY LAB & PRACTICE FOR BRANDS

Blog2017-10-23T13:43:48+00:00

GDPR : L’hospitalité des marques fait loi en Europe.

GDPR : L’hospitalité des marques fait loi en Europe.

En imposant aux marques de privilégier l’intérêt de leurs clients dans la gestion des données qu’elles détiennent, l’Europe fait de l’hospitalité le vecteur principal de leur croissance.

1. AUJOURD’HUI, LA CROISSANCE DES MARQUES PASSE PAR LA QUALITÉ DE LEUR RELATION CLIENTS.

Dans un monde digital, « Les Marchés sont des Conversations ».

Dès 1999, Doc Searls et ses co-auteurs avaient mis cette idée au coeur de leur “Clue Train Manifesto” (Manifeste des Evidences) (1), démontrant alors avec brio comment le développement du “capital relationnel” de la marque pouvait devenir le principal moteur de la croissance des entreprises.

L’arrivée des sites internet dans la fin des années 1990 avait eu en effet le mérite de faire prendre conscience qu’il pouvait se nouer une relation directe entre l’entreprise et ses clients, sans passer par un distributeur ; et que ces nouveaux liens produisaient énormément de données qu’il était probablement intéressant d’exploiter : ainsi, pour développer plus loin l’idée du “Clue Train”, lorsqu’il s’agit de générer une croissance durable des ventes et des profits, les meilleurs atouts de la marque sont sa légitimité à susciter des échanges autour de son coeur de métier (Conversation), son intelligence à les analyser (Curation), sa capacité à apporter des réponses adaptées aux besoins exprimés (Customization), et finalement son empathie relationnelle, propre à mettre le client en résonance avec la marque (Communion). Autant d’atouts qui précèdent dorénavant la simple « qualité des produits » mis au catalogue, autrefois le principal fer de lance des entreprises.
Une vision depuis partagée par Interbrand(2), qui dans sa publication annuelle du classement de la valeur des marques insiste sur le fait que “la croissance est la conséquence d’une stratégie claire et d’expériences exceptionnelles délivrées au consommateur”.
Voici donc venu le temps pour les marques soucieuses de croissance durable de passer un nouveau contrat relationnel avec leurs consommateurs, où l’achat et la livraison du produit n’est plus la fin mais le début de la relation : un contrat qui couvre d’abord l’usage, et l’expérience qui l’accompagne. Un contrat qui est aussi l’occasion de proposer de nouveaux moments de consommation, de nouveaux services, qui sont autant de chiffre d’affaires supplémentaire pour les marques. Mais un contrat relationnel d’abord fondé sur le respect de l’intérêt du client, notamment en matière d’utilisation de ses données.

 

2. GDPR : UNE RÉGLEMENTATION POUR SAISIR DE NOUVELLES OPPORTUNITÉS DE CROISSANCE.

Selon une étude récente de la Commission Européenne(3), 72% des Européens s’inquiètent en effet de laisser trop de données personnelles aux entreprises, souvent à leur insu, et surtout de ne pas en recevoir de réelle contrepartie. D’ailleurs, la connaissance plus précise du client semble ne faciliter en rien la capacité de l’entreprise à mieux cibler ses offres : selon tous les indicateurs(4), le taux d’ouverture des mails diminue alors que les désabonnements (opt-out) augmentent, ce qui fragilise largement la rentabilité des investissements lourds consentis dans le CRM.
La Commission souligne également que le marché en ligne est constitué à 57% d’échanges avec des opérateurs américains, alors que seulement 4% des échanges se font au travers d’opérateurs pan-européens. Elle estime que si les 100 plus grosses entreprises Européennes faisaient un usage judicieux de leurs données clients, le PNB Européen pourrait s’octroyer 1,9% de progression supplémentaire d’ici 2020, soit plus de 200 Milliard d’Euros de gain potentiel.
C’est avant tout à cette opportunité de croissance que la GDPR s’attaque : permettre une meilleure utilisation des données pour les entreprises grâce à un consentement avéré des consommateurs, favoriser les échanges intra-européens au sein d’un univers mieux sécurisé. Loin d’être une contrainte, la GDPR est une chance de développement de nouvelles sources de revenus pour les marques européennes : elle conduit à un modèle de croissance durable rendu possible par une approche choisie et non plus subie de la consommation. Avec la GDPR, les marques doivent négocier avec chacun de leurs clients un contrat relationnel : elles doivent se mettre à l’écoute, comprendre les besoins, proposer leurs services, et définir les modalités de la relation ; le tout dans la transparence ( accès aux données, droit de modification) qui établit la confiance, l’attachement. Les marques deviennent alors attachantes dans le bon sens du terme, et c’est de cet attachement que nait la croissance durable.
C’est à ce nouveau modèle relationnel qu’appellait lui-même Doc Searls dans son “Clue Train Manifesto” : il lui avait même trouvé un nom, la VRM (Vendor Relationship Management). Une approche basée sur le consentement avéré du client vis à vis de ses fournisseurs (vendeurs) avec un postulat simple : “un consommateur libre a plus de valeur qu’un consommateur captif – pour lui-même, pour les marques et pour l’économie en général”.
Encore faut-il s’entendre sur la définition du consommateur “libre”. Searls le définit en cinq points :
1. Il entre en relation avec les marques de manière indépendante et sans contrainte.
2. Il est le point d’intégration de sa propre donnée (c’est lui seul qui peut relier sa donnée à sa personne).
3. Il a le contrôle de la donnée qu’il génère et collecte. Il décide de ce qu’il veut partager, à qui et comment.
4. Il définit son propre niveau d’engagement avec les marques.
5. Il est libre d’exprimer ses exigences et ses intentions en dehors du contrôle de toute entreprise.
C’est ce consommateur “libre” que la GDPR souhaite aujourd’hui promouvoir, afin d’en faire le vecteur de croissance de l’économie.

3. L’HOSPITALITE DES MARQUES, PRINCIPAL VECTEUR DE LEUR PROPRE CROISSANCE.

Accueillir un consommateur “libre” est sans doute une perspective qui effraie bon nombre de marques, tant elle ont été construites sur la notion d’un marketing manipulateur et insidieux, capable d’influencer jusqu’aux émotions pour enfermer les clients dans un tunnel de vente dont la seule issue est l’achat du produit. Avec la GDPR, ce n’est plus le produit qu’il va falloir vendre, c’est la marque qui doit apprendre à se faire acheter. Et pour cela, il va falloir qu’elle se montre hospitalière vis à vis de ses clients : bienveillante, humaine et proche.
Le produit devient simplement la porte d’entrée à la marque, celui qui va forger les impressions de la première rencontre, et donc le début (et non la fin) de l’histoire. Le produit n’est plus qu’un prétexte, c’est la marque qui devient le réel support de l’expérience pour le consommateur : c’est d’ailleurs à elle qu’il va naturellement s’adresser s’il a besoin d’assistance ou s’il a simplement des remarques à formuler. À la marque de se montrer engageante, accueillante, généreuse et humaine pour fidéliser le consommateur au-delà du premier produit, et pour entretenir une relation proche, intime, qui permettra de continuer à vendre sans qu’il soit besoin de déployer la coûteuse armada publicitaire du premier jour : avoir une stratégie à long terme d’entretien de la relation, plutôt que de s’épuiser dans des efforts permanents de recrutement.
Autant le “tunnel de vente” était indifférencié et anonyme, donc étranger à toute notion d’hospitalité, autant le “cycle de décision d’achat” est personnalisé et fait appel à la relation humaine : c’est de la capacité de la marque à accueillir que dépend la fidélisation du client, et encore plus, sa propension à devenir activement promoteur vis à vis de ses pairs. Pour le dire différemment, c’est du niveau d’hospitalité de la marque que va découler l’amplitude de la réalisation du cycle d’achat, et donc le montant de la valeur créée.
Autant le “tunnel de vente” s’envisageait dans un temps le plus court possible, avec l’espoir de limiter la durée d’exposition nécessaire pour déclencher l’achat afin de réduire les coûts, autant le “cycle de décision d’achat” s’inscrit dans la durée la plus longue possible afin de maximiser les revenus. En se plaçant dans une notion de permanence, on met forcément en exergue la qualité de l’hospitalité, seule capable de générer de la pérennité dans la relation.
Plus le consommateur progresse avec la marque, plus la marque fait preuve de « disponibilité » vis à vis des demandes du consommateur, plus se crée la confiance dans la relation, le consommateur récupérant de plus en plus de valeur d’usage en retour de sa relation avec la marque, la marque obtenant de plus en plus de “permissions” qui lui permettent d’aller encore plus loin dans son service du consommateur.
C’est bien là le cercle vertueux de l’hospitalité des marques : un marketing “on demand” (inbound marketing), un marketing de l’échange, de la confiance, de la permission, du partage de la valeur, où les clients sont aussi des hôtes ; un marketing qui se définit d’abord par rapport au client pour qu’il puisse adopter lui-même la marque, la faire sienne et en devenir à son tour le porte-parole…
Alors que la GDPR fait des marques le gibier de consommateurs devenus madrés, l’hospitalité est la meilleure réponse pour faire de ces mêmes marques les plus désirables des proies : avec bienveillance, humanité et intimité. Assurant ainsi la pérennité de leur croissance.

4. QUELLES APPROCHES POUR LES MARQUES FACE A LA GDPR ?

Ce serait peine perdue pour les marques que de se contenter de « mettre en conformité » leur bases de données tout en espérant garder les mêmes pratiques relationnelles. Car la GDPR est d’abord une invitation à renverser ses pratiques relationnelles pour faire montre d’hospitalité vis à vis de ses clients ; et c’est ce renversement d’attitude qui est lui même porteur de croissance pour les marques. Avec la GDPR, l’hospitalité ouvre pour les marques de nouvelles perspectives de croissance.
Une étude publiée en Mai dernier par le gouvernement Britannique4 s’était alarmée sur le fait que seulement 30% des grandes entreprises du pays avaient commencé à prendre les mesures nécessaires à la mise en conformité de leurs pratiques d’utilisation des données, alors que la transcription dans la loi Britannique vient d’être réalisée en ce mois d’Août, et qu’elle survivra au Brexit. Les autres pays feront-ils preuve de la même insouciance, par rapport à une échéance qui dans la plupart des pays européens, a été fixée à Mai 2018 ?
La GDPR transforme radicalement la manière dont les entreprises utilisent les données. Il va falloir arrêter d’acheter des listes d’adresses, et même se débarasser des listes qu’on aura pu acheter auparavant. Contacter un client exigera d’avoir les permissions nécessaires, sauf à s’exposer à des amendes prévues pour atteindre jusqu’à 4% du chiffre d’affaires.
Il n’y aura donc pas d’échappatoires.
Mais n’est-ce pas justement l’opportunité d’une prise de conscience salutaire dans le futur de la relation client ? Quelle marque aujourd’hui a encore besoin d’avoir accès à des millions de noms dont simplement un infime pourcentage montre un intérêt pour ses propositions ? Ne vaudrait-il pas mieux établir une véritable relation avec moins de clients mais qui ont un véritabe intérêt à avoir un dialogue, un échange, une conversation avec la marque ?
N’est-il pas temps, tout simplement, que les marques apprennent à devenir hospitalières vis à vis de leurs clients ?
Et si la GDPR n’était qu’un manifeste pour l’hospitalité des marques ? Une manière de sauver les marques traditionnelles à l’heure du digital ? La dernière opportunité à saisir avant liquidation ou reprise par les acteurs de la nouvelle économie ?
En développant leur hospitalité pour se mettre en conformité avec la GDPR, ce n’est pas tant l’amende que les marques vont éviter, c’est leur futur qu’elle vont assurer.
Aucune raison d’attendre. Embrassons la GDPR en développant l’hospitalité des marques (5).

 

 

(1) Le Cluetrain Manifesto (Manifeste des évidences) est un texte rédigé par Rick Levine, Christopher Locke, Doc Searls, et David Weinberger. Il est d’abord diffusé sur le web en 1999 comme un ensemble de quatre-vingt-quinze thèses, puis est publié sous forme de livre en 2000 avec les thèses prolongées de sept essais. https://www.amazon.com/Cluetrain-Manifesto-End-Business-Usual/dp/0738204315
(2) Etude 2016 Interbrand : http://interbrand.com/best-brands/best-global-brands/2016/
(3) Etude de la Commission Européenne : https://ec.europa.eu/commission/publications/why-we-need-digital-single-market_en
(4) Citée par Tanya Joseph dans le magazine Marketing Week (UK) du 7 Août 2017, New data laws are a chance to reset customer relationships : https://www.marketingweek.com/2017/08/07/tanya-joseph-data-law/
(5) Cf, “Manifeste pour l’Hospitalité des Marques”, Georges-Edouard DIAS, Edition Netexplo : https://www.amazon.fr/dp/2954667230/

Mise au net

By |June 25th, 2024|Categories: Scoop.it|

Bien des secousses liées à des conflits, attentats, scandales économiques, belliqueux, sociétaux, environnementaux ont nourri l’actualité l’année dernière. Mais c’est un phénomène qui progresse à bas bruit, aussi doux et enveloppant qu’une séance d’ASMR que l’on préfère souligner pour commencer. En 2023, le care a gagné quelques batailles. Se faire du bien, s’entraider, protéger la planète : en 2023, on veut plus de douceur, de soin, de joie. Pour tout dire, la beauté et le bien-être ont bénéficié de l’actu chaude par le truchement de cette requête du soin agissant sur l’état émotionnel. Le tapping, ou tapotements thérapeutiques (EFT, emotional free- dom technique), propose de se libérer des émotions négatives et de soulager le corps. Cette promesse en a fait une top requête sur YouTube. De leur côté, à travers des mouvements lents et conscients, les somatic workouts (+500 % de requêtes entre 2022 et 2023) proposent de renforcer la connexion corps-esprit afin de libérer en premier des émotions non acceptées. Le kobido (massage japonais du visage) a inspiré deux fois plus d’intérêt, et le sound bath (expérience méditative de guérison par le son), +20 %. Éloge de la paresse Ainsi le sujet de la santé mentale a-t-il fait irruption dans la sphère publique. Les recherches liées ont augmenté d’environ 150 % en cinq ans, d’après Google, encouragées à la fois par des personnalités et des campagnes gouvernementales, dont « Parler, c’est guérir » en 2023. Ce volet de sensibilisation s’est accompagné du déploiement de nouveaux contenus dits « lazy…» ou « lofi…» (lazy workout, lazy skincare routines, lazy jobs, etc.). Fini la compétition et les contraintes. Les gens renoncent à devenir la meilleure version d’eux-mêmes, ils veulent juste être eux-mêmes et surtout en paix avec eux-mêmes. On n’hésite plus à partager ses vulnérabilités sur YouTube (comme ses living alone diaries), à montrer sa vraie vie vs sa meilleure vie (BeReal), et les contenus thérapeutiques se sont multipliés. Même Nike a modéré son injonction historique Just Do It en invitant parallèlement le public à s’assumer avec Be True, ou s’amuser avec Play New. Conséquemment, 2023 nous a rappelé les vertus du collectif : face à la dureté de la vie (y compris numérique), la résistance s’organise, souvent nourrie par des femmes. Le programme « Elles Font YouTube » les encourage d’ailleurs à s’exprimer tout en favorisant une meilleure inclusivité. Pendant ce temps, les hommes s’illustrent en mode entertainment et trustent intégralement le top 10 des vidéos les plus vues sur YouTube : Squeezie, Inoxtag, Michou, Greg Guillotin et autre Maxou assurent le show et affichent les meilleures progressions en termes de nombre de followers en 2023. Seule Cossi s’inscrit dans ce top 10. La route est longue… L’intelligence artificielle s’invite dans le réel Sans surprise, ChatGPT arrive number one des requêtes Google liées à l’actualité en 2023. Aux avant-postes de la révolution provoquée par l’intelligence artificielle, OpenAI défriche un univers aussi fascinant qu’inquiétant qui suscite nombre de questions, allant de « Va-t-elle me prendre mon taf ? » à « Peut-elle déclencher une guerre nucléaire ? » Google utilise déjà des algorithmes d’apprentissage automatique pour améliorer les résultats de recherche : la traduction automatique, la reconnaissance vocale, la recommandation de contenus spécialisés et la reconnaissance d’image. Au deuxième semestre 2023, YouTube a dévoilé une liste d’outils basés sur l’IA et désormais intégrés à la plateforme (ou en test). Ils permettent la création de décors (ou arrière-plans) guidée par des mots clés (Dream Screen pour les Shorts) et facilitent la production et le partage de vidéos (You- Tube Create). Ils s’ajoutent à l’outil de doublage automatique Aloud et complètent Creator Music, qui assiste désormais les utilisateurs dans leur recherche de bande-son. De leur côté, les marques se passionnent déjà pour l’IA puisqu’elles leur facilitent la tâche dans leurs relations clients (quasi automatisées) ou la création de contenus dans le cadre de leur propre communication…   Fini la compétition et les contraintes. Les gens renoncent à devenir la meilleure version d’eux-mêmes, ils veulent juste être en paix.   Sauver la planète Si on sait la terreur qu’inspire le phénomène, force est de constater que la lutte contre le réchauffement climatique et ses conséquences est moins présente que les punaises de lit, sujet très largement amplifié médiatiquement par des comptes liés au Kremlin comme l’a prouvé VIGINUM1, parmi les dix sujets les plus abordés dans les requêtes Google. Au menu de cette année 2023, en marge des rassemblements destinés à mobiliser les pouvoirs publics sur le sujet, sobriété et débrouille se sont pourtant imposées dans les modes de vie des Français et les contenus des réseaux. La lutte contre l’obsolescence programmée a conduit le public à s’orienter vers des solutions d’achat mieux maîtrisées. Cette tendance dite Long Life Tech se traduit par des initiatives intéressantes comme l’indice de réparabilité institué en France ou le Digital Fair Repair Act, qui favorise la réparation plutôt que le remplacement des équipements électroniques dans l’État de New York. D’ailleurs, l’intérêt de recherche pour la réparation a augmenté de 30 % ces cinq dernières années. De même, pour consommer autrement, des tendances comme le No Buy Day créé à l’image du Dry January ont invité à reconsidérer la nécessité de nos achats. Logiquement, le luxe n’échappe pas au phénomène, avec le déploiement des « dupes », cette démarche qui consiste à dupliquer les codes du luxe sans avoir à en payer le prix, (parfois) rédhibitoire. Les dupes (à ne pas confondre avec les contrefaçons) de produits de luxe ont provoqué deux fois plus de recherches en l’espace d’un an. Pour finir et pour l’anecdote, nous proposons une bonne et une mauvaise nouvelle tirées des classements par sujet de Google. Un français se distingue dans le top 10 (exclusivement farci de blockbusters américains) des recherches effectuées sur les longs-métrages diffusés au cinéma : Astérix et Obélix de Guillaume Canet, juste derrière Oppenheimer, Barbie et Avatar 2, rien que ça. En revanche, une seule femme, nommons-la : Karolina Muchova, figure dans le top 10 des athlètes recherchés en 2023. Doit mieux faire. 1- VIGINUM est le service technique et opérationnel de l’État chargé de la vigilance et de la protection contre les ingérences numériques Sources : Étude Year in search 2023, Google. Étude Consommation et usages : les tendances 2024 par Google et VML. Elles Font You- Tube, Made on YouTube, YouTube Impact Report, Palmarès 2023. Épique époque Pour le SIG, les référenciels pluriels, le retour à l’essentiel, la défense du commun et l’attention au monde redéfinissent l’époque. En février 2023, le Service d’Information du Gouvernement lançait une vaste étude prospective1 pour qualifier l’époque dans laquelle nous vivons. Il en est ressorti quatre macro-tendances sociétales structurelles qui résonnent parfaitement avec les observations faites sur Google. Se concentrer sur l’essentiel : les Français se concentrent sur ce qui est à leur portée, proche d’eux et accorde le plus de valeur à ce qui est tangible. Ils se recentrent sur l’essentiel, dans une recherche d’ancrage et de simplicité. Rester agile : la mobilité, plutôt que la stabilité, est la norme. Les référentiels se recomposent pour devenir davantage pluriels, tenant compte des particularismes. L’agilité, devant la profusion des voies ouvertes, s’exprime dans une quête de l’équilibre et de l’alignement, avec un souci de conciliation. Être et faire ensemble : la société prône l’acceptation de chacun dans sa singularité. Dans une société plus diverse, il s’agit aussi de défendre un lien qui semble menacé face à la montée des disparités sociales, culturelles, territoriales et générationnelles, de créer de l’unité pour dépasser les divisions, de résorber les distances en refaisant commun, par l’échange et l’engagement. Prendre soin : une nouvelle éthique de l’attention invite à valoriser toute chose ou être vivant, sous le prisme des vulnérabilités, dans une nouvelle relation sensible, considérant les chaînes d’interdépendance. Elle pose en corollaire la question de la durabilité et de la transmission. SIG   1- Étude réalisée sur la base d’un corpus documentaire composé d’ouvrages de penseurs et chercheurs en sciences sociales et économiques, de rapports et d’études (qualitatives, quantitatives, social listening). Les travaux menés ont reposé sur une approche systémique, par thématiques en lien avec le quotidien des Français (famille, éducation, santé, alimenta- tion, mobilité, spiritualité, habitat et cadre de vie, etc).

Concurrence dans les TGV : le big bang européen est en route

By |June 25th, 2024|Categories: Scoop.it|

La France est partie avec un temps de retard par rapport à l'Italie ou à l'Espagne sur l'ouverture des grandes lignes ferroviaires à la concurrence, mais le signal du départ est bel et bien donné. Après l'arrivée des opérateurs historiques, l'italien Trenitalia en 2021 et l'espagnol Renfe en 2023, sur quelques axes rentables, de nouveaux venus domestiques se préparent activement à concurrencer les TGV de la SNCF. Proxima, Le Train ou Kevin Speed (sous la marque « Ilisto ») veulent se lancer avec des arrivées programmées entre 2026 et 2028. « Si l'ensemble des différents projets annoncés parviennent à se lancer, le marché français deviendra le plus concurrentiel d'Europe sur la grande vitesse », selon une étude du cabinet E-Cube Strategy Consultants. A condition que le prochain gouvernement joue le jeu, n'entrave pas le mouvement dicté par des textes européens. Et trouve les improbables ressources budgétaires pour concrétiser le plan de 100 milliards pour moderniser le système ferroviaire, annoncé en son temps par l'ex-Première ministre Elisabeth Borne. Billets moins chers pour les clients Au vu des cas de l'Italie et de l'Espagne, « le retour d'expérience est positif pour les passagers », selon Etienne Jan, associate partner du cabinet. Par un choc d'offre, « l'ouverture à la concurrence a généré une augmentation de la fréquence de 30 à 60 % et du trafic de 50 à 75 % en Espagne et en Italie sur les lignes ouvertes ». Quant au prix des billets, les clients sont largement gagnants, l'arrivée de nouveaux entrants ayant généré, après une première vague de promotions destinées à acheter des parts de marché, « une réduction des prix moyens de 10 à 20 % pour l'usager », selon l'étude. LIRE AUSSI : TGV : le premier concurrent français de la SNCF a trouvé un milliard d'euros et 12 trains La SNCF relance ses TGV à l'assaut de l'Italie Ainsi en Espagne, la double arrivée de la SNCF, avec Ouigo Espana, et de Trenitalia avec Iryo a contraint la Renfe à lancer à son tour ses trains low cost Avlo. Aussitôt, le trafic a augmenté de 50 % sur les liaisons principales entre 2019 et 2023, avec des clients auparavant habitués à prendre leur voiture. Et le choc d'offre a entraîné « une baisse des prix de plus de 20 % sur les lignes Madrid-Barcelone et Madrid-Valence ». Même constat avec le précédent italien. Un marché domestique transalpin que la SNCF s'apprête à conquérir à son tour, à partir de 2026, avec un produit low cost dérivé du produit Ouigo et ses 15 nouveaux TGV à deux étages et densifiés, selon le projet « Allegro » déjà dévoilé en interne. Une concurrence « par le bas » à l'égard des deux opérateurs actuels, Trenitalia et Italo (NTV), qui exploitent respectivement 59 % et 41 % des fréquences vendues sur la voie royale Rome-Milan. Péages plus élevés en France Le marché français fera-t-il autant la part belle aux nouveaux entrants que ses deux voisins d'Europe du Sud ? De nombreuses barrières à l'entrée subsistent dans l'Hexagone, observe Etienne Jan. « Des barrières industrielles pour avoir accès aux trains, les accès aux sillons sur les voies si beaucoup d'acteurs en demandent, des difficultés à trouver de la place dans les gares, et les tarifs des péages ferroviaires », énumère-t-il. Comme l'infrastructure est moins subventionnée qu'ailleurs en Europe, « le péage moyen sur le réseau français à grande vitesse était en 2019 de 16 euros par train-km, contre 5 euros en Italie ou 7 euros en Espagne », rappelle le consultant. Un frein matériel à la baisse des tarifs. Réduire le prix des péages - une réflexion lancée de longue date en France mais sans résultat concret -, pourrait, si le futur gouvernement issu des urnes s'y résout, améliorer la compétitivité du train, le bilan carbone global des transports, et créer une demande induite de trains. Donc à terme, plus de passagers annuels, et plus de recettes pour le gestionnaire d'infrastructures, SNCF Réseau. Fréquentation de la ligne Madrid-Barcelone, entre 2019 et 2023« Les Echos » LIRE AUSSI : TGV : le marché français résiste plus que prévu à Trenitalia Ferroviaire : le gendarme de la concurrence juge insuffisante l'ouverture du marché national Favorable aux clients du rail, l'arrivée de la concurrence l'est-elle également pour les opérateurs historiques ? Visiblement pas à court terme. Ces derniers doivent avoir les reins solides avant d'entrevoir la rentabilité. Avec l'arrivée de Trenitalia, la SNCF a perdu son monopole historique sur Paris-Lyon, la liaison la plus fréquentée d'Europe (44 millions de passagers, soit un tiers du trafic longue distance en France), rappelle le cabinet E-Cube. Gonflant pour le groupe français le poids relatif de ses lignes domestiques déficitaires, par exemple vers Arras, Chambéry ou Nancy, qui ne seront jamais convoitées par ses rivaux. Grosses pertes de Trenitalia en France Or même sur cette voie royale, prolongée vers Turin et Milan, Trenitalia France a perdu 34,5 millions d'euros en 2022, pour un chiffre d'affaires quasi équivalent de 39,5 millions, selon nos informations. Pas mieux pour la SNCF qui a connu un lancement similaire avec Ouigo Espagne , qui a généré des pertes de 36 millions en 2022, souligne E-Cube. Le premier équilibre est toutefois prévu pour cette année, ajoute l'état-major de SNCF Voyageurs. Une chose est sûre : le terrain de jeu des opérateurs de TGV n'est plus domestique mais européen, comme le démontre déjà le match à trois entre SNCF, Trenitalia et Renfe. En débarquant en Italie en 2026 sur les lignes Turin-Rome-Naples et Turin-Venise, l'opérateur français espère bien rogner la marge de Trenitalia sur son marché domestique, pour freiner ses capacités d'investissements à l'international, selon les plans déjà présentés au comité d'entreprise européen.

Greener Is Getting Going

By |June 21st, 2024|Categories: Scoop.it|

From wildfires in Canada to flooding in India, people across the world are dealing with the realities of climate change. The world recorded its highest temperatures ever this summer and the climate models for 2100 make sobering reading. To tackle climate change we need a data-driven approach, using technology to help decarbonize the sectors that contribute to it. The transportation sector is the largest contributor to climate change in the US and Europe. Simply put, travel is in need of a long-overdue update. The good news is that, in 2024, we will kickstart that much needed moment for green mobility. The International Energy Agency estimates 55 percent of the reductions needed to cut all greenhouse gas emissions by 2050 are linked to everyday consumer choices, particularly driving. Over two-thirds of consumers cite the lack of electric charging stations as the biggest barrier to buying electric vehicles (EVs). However, new legislation, such as the European Green Deal and universal EV charging standards in the US, will help to put new chargers on the road. READ MORE This story is from the WIRED World in 2024, our annual trends briefing. Read more stories from the series here—or download a copy of the magazine. The infrastructure is growing, but the information is still catching up. That’s why, to empower drivers with the information they need, Google has updated its Search experience to make it easier to research the costs and incentives associated with EVs. Google Maps also shows nearby EV chargers and offers eco-friendly routing—providing directions optimized for fuel or battery efficiency. In 2024, drivers will not only be able to more easily purchase an electric vehicle, they will be able to more easily charge them. The theory is simple: When billions of people have the tools to make more informed decisions, meaningful change is possible. The impact of individuals grows exponentially when coupled with systemic investments by government officials and business leaders. We all know the feeling of impatience when waiting for the light to turn green. It’s not just an inconvenience, it’s bad for the environment—US Department of Energy data suggests that eliminating idling vehicles is equivalent to taking 5 million cars off American roads. In partnership with local governments, Google (where I am the chief sustainability officer) recently expanded Project Green Light—which leverages AI to improve traffic light efficiency—to 12 cities around the world. Early results show there’s potential to reduce the number of vehicle stops by up to 30 percent, lowering emissions for up to 30 million car trips monthly. Yet, we cannot focus exclusively on cars—providing sustainable public transport is also vital. Nowhere is the value clearer than in Japan, a leader in high-speed rail. One passenger traveling between Tokyo and Osaka emits 4.2 kilograms of carbon dioxide—one-twelfth the emissions of a passenger on a Tokyo-Osaka flight. That's why it's so important for people to have information on alternative, climate-friendly modes of transport at their fingertips—including comparable train routes, biking, and walking suggestions. This also illustrates the potential impact of projects like the Brightline train, designed to connect Los Angeles and Las Vegas by electric, high-speed rail. ADVERTISEMENT Along with opportunities on roads and rails, in 2024 we will make progress on our skies. Aviation is responsible for 3.5 percent of global warming—35 percent of which is non-emissions related. The culprit? Contrails—the feathery white trails created by airplanes. They may look harmless, but they trap heat inside the Earth’s atmosphere. Using AI-based technology, Google partnered with American Airlines and Breakthrough Energy to reduce contrails by 54 percent—achieving the first proof point of verifiable and cost-effective contrail avoidance. Delta Airlines, Massachusetts Institute of Technology, and others are also working to tackle the issue. In 2024, clean mobility will move closer to the norm across transportation, not the exception.

Atacadao, l’arme anti-inflation brésilienne que Carrefour dégaine en France

By |June 21st, 2024|Categories: Scoop.it|

L'inventeur de l'hypermarché innove. Carrefour a inauguré ce jeudi matin à Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, en lieu et place d'un hypermarché Carrefour, son premier Atacadao français, un concept importé du Brésil inédit dans l'Hexagone. Depuis le développement du drive dans les années 2010, puis celui de la livraison à domicile, le groupe de distribution dirigé par Alexandre Bompard n'avait pas révolutionné son métier. Atacadao constitue une vraie nouveauté. « Carrefour est un groupe qui prend des risques. Nous avons décidé de lancer cette expérience lorsque l'hyperinflation a touché le marché de l'alimentaire », a déclaré le PDG de Carrefour lors de l'inauguration. Le magasin pionnier situé dans le centre commercial O'Parinor est exploité par le groupe marocain LabelVie qui exploite 13 Atacadao en franchise au Maroc et a repris quelques hypers Carrefour en location-gérance en France. Atacadao signifie « grossiste » en portugais. L'enseigne est accessible à la fois aux particuliers et aux professionnels. C'est une sorte de mélange entre un cash-and-carry type Metro et un hypermarché. Carrefour a racheté l'enseigne au Brésil en 2007 et l'a développé jusqu'à en faire son format phare dans le pays continent avec 366 unités. Magasin entrepôt Le premier Atacadao tricolore reprend les codes de son inspirateur brésilien, ceux du magasin entrepôt. Les stocks sont rangés en hauteur sur des grandes étagères au-dessus des rayons. Les produits sont dans leur carton et un espace promotionnel présente même des palettes de colis. Les livraisons par camions entiers sont effectuées en direct depuis chez le fournisseur, sans passer par des entrepôts. Une source d'économie. LIRE AUSSI : Analyse : Carrefour acte le déclassement de la société française L'ancien hyper Carrefour dans lequel s'est installé le nouveau concept a été profondément modifié. Ses fondations ont été renforcées pour supporter le poids des stocks. L'espace de vente a été ramené de 15.000 à 9.000 mètres carrés de façon à agrandir les réserves. Selon nos informations, 10 millions d'euros ont été investis. « Dans un magasin qui vend des gros volumes à des professionnels, il faut beaucoup de stocks », explique Noël Prioux, ancien patron de Carrefour Brésil et directeur exécutif chargé du projet Atacadao en France. 3.000 mètres carrés ont tout de même été rendus à la galerie commerciale attenante. LES CHIFFRES CLÉS 14.000 références à comparer aux 40.000 proposées par un hyper traditionnel. Il faut dire que le choix est plus restreint que celui d'un hypermarché : 14.000 références (jusqu'à 20.000 avec certains produits saisonniers) quand un hyper monte à 40.000. Pour autant, il ne s'agit pas d'un magasin de hard-discount comme Aldi, qui ne vend que ses articles ou presque. Les marques propres Carrefour sont au nombre de 3.000, le reste est composé de grandes marques et de marques de PME. Il y a des nouveautés comme les boissons naturelles pour enfants Vitago ou Kato (une marque coréenne). Les conditionnements peuvent être gros (un pot de 10 kilos de mayonnaise, par exemple) pour plaire aux professionnels, mais des volumes plus petits sont disponibles et tout peut être acheté à l'unité. Jusqu'à 8 % de réduction pour les professionnels Le premier Atacadao compte réaliser entre 20 % et 30 % de son chiffre d'affaires (plus de 70 millions d'euros annuels et plus que le chiffre de l'ancien hyper) avec des restaurateurs, des tenanciers de supérettes indépendantes, des associations, des entreprises classiques. En fonction de leurs quantités d'achats, ils bénéficient de prix dégressifs avec 4 % à 8 % de réduction. « Le nombre de professionnels susceptibles d'être intéressés est un critère de choix de la zone d'implantation », explique Noël Prioux. LIRE AUSSI : Les secrets de la réussite d'Atacadao, le rouleau compresseur de Carrefour au Brésil Pour doper la fréquentation, les produits non alimentaires saisonniers (la papeterie pour la rentrée des classes, par exemple) sont présents sous forme d'arrivages. Quand un lot est terminé, la vente est finie. Idem pour les articles d'hygiène-beauté, à la façon du néerlandais Action. Un peu d'art de la table et d'instruments de cuisine est proposé en permanence. Les prix sont bas parce que nous ferons peu de promotions et pas de publicité. Mais la grande nouveauté de l'assortiment tient aux produits internationaux et exotiques : asiatiques (chinois, japonais, coréens), orientaux, africains, etc. Les marques présentes ne se retrouvent pas dans les supermarchés traditionnels. La zone de chalandise d'Aulnay-sous-Bois a été choisie parce que les populations qui l'occupent sont d'origines diverses, avec notamment beaucoup d'Asiatiques. La part belle est faite aux fruits et légumes, variés eux aussi. Une boucherie et une boulangerie complètent le tout. Bouche à oreille « Les couleurs sont chatoyantes. Les prix sont bas parce que nous ferons peu de promotions et pas de publicité. Nous comptons sur le bouche-à-oreille pour attirer depuis bien au-delà de notre zone de chalandise naturelle. Ce n'est pas un magasin paupérisé. C'est un magasin qui fait envie et au Brésil, nous constatons que les classes aisées y viennent beaucoup. L'idée est de donner du plaisir », résume Noël Prioux. A titre d'exemple, la côte de boeuf est à 18,50 euros le kilo et un paquet de 500 grammes de penne rigate Barilla vaut 0,98 euro quand un Carrefour City le vend 1,55 euro. A Sevran, à côté d'Aulnay-sous-Bois, les élus avaient refusé d'accueillir Atacadao en lieu et place de leur Carrefour. Ils craignaient un sentiment de déclassement dans la population. Le maire d'Aulnay-sous-Bois, le LR Bruno Beschizza y voit, lui, « un gain pour le pouvoir d'achat » de ses concitoyens. Carrefour se donne six à huit mois pour tirer un premier bilan de son premier Atacadao français. D'ores et déjà d'autres zones d'implantation ont été identifiées. Dans le Nord notamment.

Taxis volants : Volocopter obtient le feu vert pour des expérimentations à Paris

By |June 21st, 2024|Categories: Scoop.it|

Volocopter a de l’avance dans son retard. L’entreprise allemande, qui veut être la première au monde à commercialiser des vols en eVTOL (aéronef à décollage et atterrissage verticaux électrique), nous confiait il y a quelques semaines que ses taxis volants ne transporteraient pas les athlètes lors des Jeux olympiques et paralympiques, faute d’avoir obtenu les certifications nécessaires. Néanmoins, elle espérait obtenir une autorisation courant de l’été pour réaliser ses premiers vols d’expérimentation dans le ciel de Paris. Volocopter a finalement obtenu le feu vert du ministre des Transports, Patrice Vergriete, il y a quelques jours pour mener ces expérimentations, à la veille des JO. Démontrer le potentiel technique et commercial Ces premiers vols de pré-certification vont permettre de démontrer le potentiel technique et commercial de Volocity, le taxi volant développé par Volocopter. Electrique et peu bruyant (67 décibels à l’atterrissage, l’équivalent du bruit d’une tondeuse), il pourra voler à une vitesse de 80 km/h. Il est équipé de 18 moteurs électriques et de 9 batteries rechargeables (de 30 kilos chacune), situées à l’arrière de l’appareil. Il peut transporter deux personnes (le pilote et un passager). Après ces tests, Volocopter pourrait décrocher les certifications nécessaires auprès de l’Agence de l’Union européenne pour la sécurité aérienne (EASA) et de la Direction générale de l’Aviation civile (DGAC) afin de voler au-dessus des zones habitées. La prochaine étape serait alors la commercialisation. Dirk Hoke, CEO de Volocopter, espère qu’elle commencera d’ici la fin de l’année. L’entreprise serait alors la première au monde à pouvoir commercialiser des vols en eVTOL. 5 vertiports en région parisienne 5 vertiports vont pouvoir accueillir des passagers en région parisienne : à Roissy, Issy-les-Moulineaux, à Saint Cyr l’École, à Pontoise et bientôt sur les berges de la gare d’Austerlitz. Ce dernier sera temporaire et sera démonté d’ici la fin de l’année. L’entreprise SITA, qui fournit des solutions technologiques dans le domaine aéronautique, planche actuellement sur l’expérience client délivrée dans les vertiports. « Les passagers ne voudront pas attendre aussi longtemps que dans un aéroport pour monter à bord. Il va donc  falloir que la vérification des bagages et de leur identité soit réalisée en moins de 5 minutes », nous explique Sergio Colella, Président de SITA Europe. Cette expérience simplifiée sera possible grâce à l’usage de la biométrie notamment.

« La sobriété heureuse » : l’étonnant plaidoyer du patron de FNAC Darty

By |June 20th, 2024|Categories: Scoop.it|

l ne faut pas se fier aux apparences. Enrique Martinez illustre l'adage. Son physique massif de deuxième ligne de rugby des années 1970 cache un ancien basketteur de haut niveau. Sa voix douce et son ton mesuré camouflent une détermination de fer et des convictions que bien d'autres crieraient sur tous les toits. Le directeur général de FNAC Darty les habille de démonstration, d'arguments et les couche sur le papier. Ses idées n'en résonnent pas moins fort dans le petit monde de la consommation. Celui qui a succédé à Alexandre Bompard à la tête du distributeur en 2017 s'est fait un nom, désormais devenu une signature depuis la publication de « Et si on consommait mieux » aux Editions de l'Observatoire, ouvrage dans lequel il revendique de bousculer les codes du consumérisme. Un paradoxe pour quelqu'un qui a suivi un parcours très classique dans la distribution, un métier où le chiffre et la croissance restent l'alpha et l'oméga. Il n'en est pas moins, parmi les distributeurs, celui qui a pris les positions les plus radicales en matière de commerce durable. Parcours classique de distributeur L'Espagnol, qui a forgé la rampe de son ascension dans les FNAC du Portugal, s'est bien intégré au sein du patronat français. La promotion de ce directeur opérationnel pour remplacer Alexandre Bompard, chouchou de l'establishment, avait surpris à l'époque. Enrique Martinez le justifie avec malice : « Au fond, le profil d'Alexandre était plus atypique que le mien dans la distribution. » Il est vrai que celui qui a pris la présidence de Carrefour venait des médias : Europe 1 et Canal+. Aujourd'hui, Thierry Cotillard, le président d'Intermarché, l'invite à son anniversaire. Alexandre Bompard salue « une très grande capacité d'analyse et son sens managérial ». A l'opéra, dont il est un abonné studieux, il côtoie le gratin du CAC 40. LIRE AUSSI : EN CHIFFRES - FNAC Darty de plus en plus porté par les services Enrique Martinez Ballesteros, de son nom complet, est un pur « retailer » : école de commerce de Madrid, boulot d'été chez Toys'R'Us, puis embauché dans une grande surface de jouets de Grenade comme responsable de département avant d'être nommé directeur de magasin au Portugal. C'est sur les rives du Douro qu'il est chassé pour le lancement de la FNAC au pays de la révolution des OEillets. Premier point de vente à Lisbonne en 1998 dans le centre commercial Colombo (un succès qui dépasse trois fois les prévisions de ventes), suivi rapidement de six autres. En 2004, Denis Olivennes, alors PDG de l'enseigne culturelle, le nomme directeur général de la filiale, puis de la région Espagne-Portugal. En 2010, il passe au Brésil. Alexandre Bompard, arrivé en 2011, lui confie ensuite la France, la Belgique et la Suisse. « La fusion avec Darty, j'étais pour. Nous étions trop petits pour négocier avec les géants de la tech », se souvient-il. Cela tombe bien : il sera chargé en 2016 de l'intégration de la maison au contrat de confiance dans l'univers du premier libraire de France. « Sobriété heureuse » Au départ de son PDG vers Carrefour, la transition se fait naturellement. Seul accroc à sa nouvelle tunique de chef : le conseil du groupe, désormais coté en Bourse, sépare la présidence de la direction générale. En France, le statut de PDG reste un privilège dont seule l'aristocratie des grandes écoles peut se prévaloir. Alexandre Bompard est énarque. Jacques Veyrat, X 1983, lui succède au poste de président de FNAC Darty, dans un rôle toutefois non exécutif. LIRE AUSSI : ENQUÊTE - Et si on se mettait tous à la sobriété environnementale ? ENQUÊTE - High-tech : et si l'avenir était à la low-tech ? C'est donc fort de son expérience de vendeur que l'homme aux trois pays - l'Espagne où il est né, le Portugal où il a épousé sa première femme qui lui a donné deux fils et la France où il prospère aux côtés de sa seconde épouse et de ses deux petits derniers - interroge le consumérisme à l'aune du changement climatique. « Ecrire un livre sur la consommation durable. La démarche peut sembler surprenante de la part d'un commerçant censé vendre le plus d'articles possible au plus grand nombre », reconnaît-il à la première page de son manifeste en faveur « d'un nouveau modèle écologique et vertueux ». La dédramatisation de l'acte d'achat a perverti nos habitudes. Enrique Martinez Directeur général de FNAC Darty Sensibilisé par Al Gore, convoquant tous les prophètes de l'écologie, de l'Ademe au sociologue Gilles Lipovetsky en passant par Pierre Rabhi, il dénonce « la stimulation perpétuelle des besoins de la consommation de masse issue des années 1970 » et lui préfère « la sobriété heureuse ». Le directeur général de FNAC Darty propose une troisième voie entre l'hyperconsommation et la déconsommation. Il donne en exemple son entreprise, qui pousse les fabricants à conserver des pièces de rechange et qui a fait de la réparation un axe stratégique avec 2,5 millions d'intervention par an et un abonnement Darty Max qui a dépassé le million d'abonnés. Les combats de la FNAC « A l'origine, les combats de la FNAC concernaient l'accès à la technologie, à la culture […]. Aujourd'hui, notre mission est de guider nos compatriotes vers une consommation plus écologique et plus engagée », écrit-il. Tel un prophète vert, Enrique Martinez va loin, jusqu'à imaginer des quotas carbone pour les consommateurs. « Chacun se verrait attribuer une quantité précise de carbone à utiliser sur plusieurs années. La quantité allouée diminuerait selon l'intensité de la consommation. Les consommateurs qui verraient leur niveau de carbone baisser trop vite auraient alors intérêt à faire des achats utiles, à réparer plutôt que jeter », imagine-t-il. « Les consommateurs les plus vertueux se verraient attribuer un bonus et, par la suite, nous pourrions imaginer une bourse entre particuliers où les plus économes en carbone pourraient en revendre aux plus dépensiers », ajoute-t-il, avant de conclure le chapitre : « Le bilan personnel écologique pourrait même se retrouver sur la feuille d'impôt. » Au passage, le patron de FNAC Darty tacle le géant Amazon, pionnier de l'e-commerce, de la commande 24 heures sur 24 depuis son canapé, de la livraison illimitée quasi gratuite et champion du retour immédiat en cas de non-satisfaction. « Cette dédramatisation de l'acte d'achat a perverti nos habitudes », estime-t-il, même si les différences avec les services proposés par sa propre enseigne ne sautent pas aux yeux. La consommation sobre et vertueuse n'est pas si facile à mettre en oeuvre dans une industrie de l'offre comme le livre. Antoine Gallimard Président des éditions Gallimard Enrique Martinez croit en l'action du politique. Il compte sur l'Etat et l'Union européenne dans sa croisade vers la frugalité. Il soutient l'exception culturelle française, le prix unique du livre de Jack Lang et le bonus réparation des doublures et des semelles du gouvernement Attal. Il prône une taxe carbone aux frontières. Adepte du « volontarisme » et de « l'autodiscipline », ses idées cumulent des contraintes qui l'amènent au bord de ce que certains qualifient d'écologie « punitive ». L'occasion Tout sauf naïf, il reconnaît que la consommation sobre qui consiste à acheter moins mais des produits de meilleure qualité à un coût plus élevé pose un problème social. Il recherche un juste équilibre des prix, mais concède que « les consommateurs les plus aisés pourront, eux, accepter de payer plus cher pour des appareils dernier cri ». Bien sûr, il préfère l'usage à la propriété, l'abonnement perpétuel à la transmission d'un bien que l'on possède. « Rêveur », de ses propres termes, il défend une « ascèse » qui « exclut les achats plaisir » et fait « oublier les folies du passé ». « Revenir à des fondamentaux », s'exclame-t-il, en regrettant « le monde stable que décrivait Stefan Zweig dans 'Le Monde d'hier' ». Un monde dont il ne rappelle pas qu'il était d'abord un monde de rentiers… LIRE AUSSI : TRIBUNE - La consommation responsable a toujours de l'avenir CHRONIQUE - Responsabiliser les consommateurs Il veut quitter la mondialisation et revenir au local et à la proximité. Une aporie apparente pour un vendeur d'iPhone conçus aux Etats-Unis, fabriqués en Chine et renouvelés souvent tous les ans. « Un commerçant qui contribue à restreindre les ventes », cela surprend, avoue le patron de FNAC Darty. Pour autant, l'homme d'affaires n'est pas fou et n'entend pas sacrifier son entreprise sur l'autel du mieux-consommer. « Nous avons longtemps sous-estimé la capacité des consommateurs à adopter de nouveaux comportements », insiste-t-il avec raison, citant pêle-mêle les exemples de la pratique du vélo à Paris, des succès de Vinted, le spécialiste des vêtements d'occasion, et de Back Market, le site de smartphones reconditionnés. « Vendre moins » Réparation, service après-vente, pression sur les marques pour qu'elles fournissent des pièces détachées, conseil en magasin comme en ligne : l'objectif d'Enrique Martinez est de faire pivoter le modèle de FNAC Darty vers « un leader des services d'assistance à la maison ». Il y a Darty Max mais aussi l'abonnement FNAC Vie Digitale, qui protège la pratique informatique. L'Espagnol sait que la FNAC vit depuis des années sur des marchés en déclin structurel. Les ventes de musique, malgré le regain du vinyle, sont à peine revenues à leur niveau de 2011. Les clés de sol ont pris la clé des champs numériques de Spotify et Deezer. LIRE AUSSI : DECRYPTAGE - Comment la seconde main est passée du phénomène de mode à la tendance lourde « La consommation est compliquée », approuve Jacques Veyrat, qui soutient l'ambition volontariste de « changer la nature des revenus du groupe ». Le milliardaire qui a créé le fonds Impala pour investir dans l'énergie propre se pose en « grand fan » d'Enrique Martinez. A propos du tournant vers la durabilité, il affiche son soutien, même quand on souligne l'incongruité pour un distributeur de vouloir vendre moins : « On est la FNAC, en avance sur la société. Sur le long terme, cela signifie quelque chose même si c'est une promesse qui n'est pas encore quantifiable. » « Darty Max est au coeur de la stratégie. Ça a de la valeur. Tout le conseil est derrière Enrique », conclut-il, tout en ajoutant un bémol au sujet de la décroissance : « On ne peut tout de même pas s'affranchir des règles de base du capitalisme. » « C'est un homme de conviction, à la fois engagé et ouvert, qui se bat contre les idées dogmatiques. Et un dirigeant qui sait écouter et décider », commente pour sa part Antoine Gallimard, le grand éditeur dont la FNAC est le premier vendeur en France. « La consommation sobre et vertueuse n'est pas si facile à mettre en oeuvre dans une industrie de l'offre comme le livre », reconnaît Antoine Gallimard. « Cependant nous n'avons pas le choix, il faut poursuivre nos efforts ensemble dans ce domaine », poursuit-il, soulignant que ses maisons d'édition ajustent les tirages au plus près pour éviter les retours, impriment sur du papier issu de forêts gérées durablement et développent des technologies d'impression numériques qui permettent de petits tirages à la demande. « Mais pour le groupe FNAC Darty, un des premiers employeurs en France, il fallait oser assumer le choix de devenir le leader pour le recyclage et la réparation des produits techniques ou informatiques », admet-il. L'Espagnol Enrique Martinez a osé. L'avenir dira s'il aura été le Don Quichotte du durable ou à l'inverse le Cortés, défricheur d'un nouveau monde commercial.

Amazon-Powered AI Cameras Used to Detect Emotions of Unwitting UK Train Passengers

By |June 19th, 2024|Categories: Scoop.it|

Thousands of people catching trains in the United Kingdom likely had their faces scanned by Amazon software as part of widespread artificial intelligence trials, new documents reveal. The image recognition system was used to predict travelers’ age, gender, and potential emotions—with the suggestion that the data could be used in advertising systems in the future. During the past two years, eight train stations around the UK—including large stations such as London’s Euston and Waterloo, Manchester Piccadilly, and other smaller stations—have tested AI surveillance technology with CCTV cameras with the aim of alerting staff to safety incidents and potentially reducing certain types of crime. The extensive trials, overseen by rail infrastructure body Network Rail, have used object recognition—a type of machine learning that can identify items in videofeeds—to detect people trespassing on tracks, monitor and predict platform overcrowding, identify antisocial behavior (“running, shouting, skateboarding, smoking”), and spot potential bike thieves. Separate trials have used wireless sensors to detect slippery floors, full bins, and drains that may overflow. The scope of the AI trials, elements of which have previously been reported, was revealed in a cache of documents obtained in response to a freedom of information request by civil liberties group Big Brother Watch. “The rollout and normalization of AI surveillance in these public spaces, without much consultation and conversation, is quite a concerning step,” says Jake Hurfurt, the head of research and investigations at the group. The AI trials used a combination of “smart” CCTV cameras that can detect objects or movements from images they capture and older cameras that have their videofeeds connected to cloud-based analysis. Between five and seven cameras or sensors were included at each station, note the documents, which are dated from April 2023. One spreadsheet lists 50 possible AI use cases, although not all of these appear to have been used in the tests. One station, London Euston, was due to trial a “suicide risk” detection system, but the documents say the camera failed and staff did not see need to replace it due to the station being a “terminus” station. Hurfurt says the most “concerning” element of the trials focused on “passenger demographics.” According to the documents, this setup could use images from the cameras to produce a “statistical analysis of age range and male/female demographics,” and is also able to “analyze for emotion” such as “happy, sad, and angry.”

3D, IA générative : les start-up transforment la création de contenus visuels pour l’e-commerce

By |June 19th, 2024|Categories: Scoop.it|

C'est une idée aussi ancienne que le commerce. Un produit élégamment mis en valeur crée du désir et a davantage de chance d'être acheté. Omi, un studio virtuel qui facilite la création de visuels (photos et vidéos), l'a bien compris. Née en 2020, la jeune pousse a développé des outils mêlants 3D et IA générative qui aident à modéliser un article (parfum, high-tech, vêtement, meuble, etc.), le mettre en scène avec de multiples habillages et accessoires, et le visualiser à 360 degrés. « Nous voulons que la création de contenus soit de nouveau un plaisir et pas une galère, comme c'est le cas actuellement », lance Hugo Borensztein, un ancien de Meta qui a fondé Omi avec son frère Paul, un ingénieur passé, lui, par Zenly et PayFit. La start-up veut aider à concevoir davantage de visuels et à les diffuser sur de multiples canaux (site Internet, réseaux sociaux…). Et ce, à moindre coût par rapport aux séances traditionnelles de shooting, argue-t-elle. Ebullition technologique Omi ne communique pas sur ses revenus. Mais la jeune pousse assure générer « plusieurs millions d'euros d'ARR » (revenus récurrents annuels), l'indicateur économique phare dans le logiciel. Une traction qui a poussé son investisseur Dawn Capital à « préempter » un tour de table de 13 millions d'euros, affirme Hugo Borensztein. « Nous avions prévu un financement en 2025 à l'origine », précise le dirigeant. Founders Future et Paul Robson, ancien président international d'Adobe, ont aussi participé à l'opération. LIRE AUSSI : Photoroom, la start-up française d'IA qui flambe dans la retouche de photos Le marché de la création de contenus visuels est en ébullition. Photoroom, une start-up d'IA générative fondée par des Français passés par le Y Combinator, en est l'une des plus célèbres et revendique « 30 millions d'utilisateurs actifs », précise son fondateur Matthieu Rouif. La jeune pousse a levé 43 millions de dollars en 2024 sur une valorisation d'environ 500 millions. Elle touche aussi bien les particuliers qui revendent des produits sur des plateformes comme Vinted que des petites entreprises qui se développent en ligne. Un concurrent sérieux pour Omi ? « Nous sommes plutôt sur le haut du marché », réplique Hugo Borensztein, qui revendique « plus de 500 clients », parmi lesquels des marques comme Clarins, Nestlé et Fauchon. Sa société travaille avec leurs équipes marketing qui cherchent un rendu haut de gamme grâce à la 3D. A l'inverse, Photoroom a un côté plus instantané, voire ludique - la jeune pousse a développé, par exemple, des solutions pour les fans du film « Barbie » et ceux de Taylor Swift. Accélérer aux Etats-Unis De son côté, AniML a lancé récemment Doly, une application qui permet de créer des vidéos en 3D de produits en quelques clics. Cette start-up, qui a levé 2 millions de dollars en 2023, a noué un partenariat avec l'Inria pour concevoir une technologie qui a fait sensation dans le petit monde de l'IA (« Gaussian Splatting »). « Nous avons été les premiers à les contacter », avance Rémi Rousseau, cofondateur d'AniML. LIRE AUSSI : French Tech : ces start-up d'IA qui veulent « sublimer le génie créatif » des artistes Les vidéos créent souvent plus d'engagement que les photos sur Internet. Cela n'a pas échappé à Photoroom qui, de l'aveu de son patron, planche sur le sujet avec ses équipes. Omi fait de la vidéo depuis ses débuts mais veut accélérer dans le domaine. « Nous venons d'annoncer une fonctionnalité 'generative video'. Cela permet de générer automatiquement des vidéos des produits. Vous pouvez, par exemple, placer un objet sur une plage et faire en sorte qu'un oiseau passe au-dessus dans le ciel », explique le dirigeant. Pour toutes ces start-up, une course de vitesse est engagée car les évolutions technologiques avancent vite et la concurrence s'aiguise. « Nous voyons plein de petits qui naissent partout. Nous voulons donc maintenir notre avance commerciale et produit », commente Hugo Borensztein. Omi compte notamment sur son financement pour se lancer en 2024 aux Etats-Unis, un pays qui est en pointe dans l'IA générative et la 3D et où se bâtissent les champions mondiaux du logiciel.

Avec sa nouvelle IA, Gojob peut remplacer l’équivalent de 130 agences d’intérim

By |June 19th, 2024|Categories: Scoop.it|

L'intelligence artificielle ne date pas d'hier. Les entreprises de la tech l'ont depuis bien longtemps incorporé à leurs outils internes ou leurs produits. C'est le cas de Gojob. Fondée en 2015, cette start-up développe depuis plusieurs années une plateforme d'IA qui met en relation les candidats intérimaires et les entreprises. « Pour nous, il y a clairement un avant et un après IA générative », lâche Pascal Lorne, PDG de la jeune société, qui dévoile aux « Echos » son nouvel assistant IA. Baptisé « Gojob Aglaé », il effectue l'équivalent du travail de… 200 recruteurs, soit 130 agences d'intérim traditionnelles, selon le dirigeant. Concrètement, cette IA permet aux recruteurs de préqualifier des candidats (disponibilité, compétences…), ce qui leur évite d'effectuer des recherches manuelles et de passer des dizaines d'appels. « Elle trouve le bon candidat et le recruteur n'a plus qu'à passer 30 minutes avec lui au téléphone », explique Pascal Lorne. Surtout, cet assistant fonctionne 24 h/24 et 7 j/7, alors que les agences d'intérim traditionnelles dépendent d'horaires classiques. OpenAI et Mistral AI derrière Pour créer Gojob Aglaé, la start-up a bâti deux briques technologiques : un algorithme propriétaire qui fait du « scoring » (analyse d'indicateurs) et un système conversationnel qui échange avec le candidat. Ce dernier est alimenté par les grands modèles de langage (LLM) d'OpenAI et de Mistral AI. LIRE AUSSI : Ce que l'IA générative a déjà changé dans les entreprises IA : former rapidement les équipes pour ne pas perdre en compétitivité « Nous avons dû 'finetuner' [spécialiser un modèle d'IA pré-entraîné, NDLR] pendant un an et enlever toutes les hallucinations », explique Pascal Lorne, qui ajoute avoir déposé deux brevets, un en France et un autre aux Etats-Unis. Le choix d'OpenAI a été naturel car « c'était le premier », observe le dirigeant. Celui de Mistral a notamment relevé de la souveraineté. « Il est impératif que chaque pays utilise un LLM souverain, sinon chaque pays va perdre son âme », estime le patron.

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