HOSPITALITY LAB & PRACTICE FOR BRANDS

Blog2017-10-23T13:43:48+00:00

GDPR : L’hospitalité des marques fait loi en Europe.

GDPR : L’hospitalité des marques fait loi en Europe.

En imposant aux marques de privilégier l’intérêt de leurs clients dans la gestion des données qu’elles détiennent, l’Europe fait de l’hospitalité le vecteur principal de leur croissance.

1. AUJOURD’HUI, LA CROISSANCE DES MARQUES PASSE PAR LA QUALITÉ DE LEUR RELATION CLIENTS.

Dans un monde digital, « Les Marchés sont des Conversations ».

Dès 1999, Doc Searls et ses co-auteurs avaient mis cette idée au coeur de leur “Clue Train Manifesto” (Manifeste des Evidences) (1), démontrant alors avec brio comment le développement du “capital relationnel” de la marque pouvait devenir le principal moteur de la croissance des entreprises.

L’arrivée des sites internet dans la fin des années 1990 avait eu en effet le mérite de faire prendre conscience qu’il pouvait se nouer une relation directe entre l’entreprise et ses clients, sans passer par un distributeur ; et que ces nouveaux liens produisaient énormément de données qu’il était probablement intéressant d’exploiter : ainsi, pour développer plus loin l’idée du “Clue Train”, lorsqu’il s’agit de générer une croissance durable des ventes et des profits, les meilleurs atouts de la marque sont sa légitimité à susciter des échanges autour de son coeur de métier (Conversation), son intelligence à les analyser (Curation), sa capacité à apporter des réponses adaptées aux besoins exprimés (Customization), et finalement son empathie relationnelle, propre à mettre le client en résonance avec la marque (Communion). Autant d’atouts qui précèdent dorénavant la simple « qualité des produits » mis au catalogue, autrefois le principal fer de lance des entreprises.
Une vision depuis partagée par Interbrand(2), qui dans sa publication annuelle du classement de la valeur des marques insiste sur le fait que “la croissance est la conséquence d’une stratégie claire et d’expériences exceptionnelles délivrées au consommateur”.
Voici donc venu le temps pour les marques soucieuses de croissance durable de passer un nouveau contrat relationnel avec leurs consommateurs, où l’achat et la livraison du produit n’est plus la fin mais le début de la relation : un contrat qui couvre d’abord l’usage, et l’expérience qui l’accompagne. Un contrat qui est aussi l’occasion de proposer de nouveaux moments de consommation, de nouveaux services, qui sont autant de chiffre d’affaires supplémentaire pour les marques. Mais un contrat relationnel d’abord fondé sur le respect de l’intérêt du client, notamment en matière d’utilisation de ses données.

 

2. GDPR : UNE RÉGLEMENTATION POUR SAISIR DE NOUVELLES OPPORTUNITÉS DE CROISSANCE.

Selon une étude récente de la Commission Européenne(3), 72% des Européens s’inquiètent en effet de laisser trop de données personnelles aux entreprises, souvent à leur insu, et surtout de ne pas en recevoir de réelle contrepartie. D’ailleurs, la connaissance plus précise du client semble ne faciliter en rien la capacité de l’entreprise à mieux cibler ses offres : selon tous les indicateurs(4), le taux d’ouverture des mails diminue alors que les désabonnements (opt-out) augmentent, ce qui fragilise largement la rentabilité des investissements lourds consentis dans le CRM.
La Commission souligne également que le marché en ligne est constitué à 57% d’échanges avec des opérateurs américains, alors que seulement 4% des échanges se font au travers d’opérateurs pan-européens. Elle estime que si les 100 plus grosses entreprises Européennes faisaient un usage judicieux de leurs données clients, le PNB Européen pourrait s’octroyer 1,9% de progression supplémentaire d’ici 2020, soit plus de 200 Milliard d’Euros de gain potentiel.
C’est avant tout à cette opportunité de croissance que la GDPR s’attaque : permettre une meilleure utilisation des données pour les entreprises grâce à un consentement avéré des consommateurs, favoriser les échanges intra-européens au sein d’un univers mieux sécurisé. Loin d’être une contrainte, la GDPR est une chance de développement de nouvelles sources de revenus pour les marques européennes : elle conduit à un modèle de croissance durable rendu possible par une approche choisie et non plus subie de la consommation. Avec la GDPR, les marques doivent négocier avec chacun de leurs clients un contrat relationnel : elles doivent se mettre à l’écoute, comprendre les besoins, proposer leurs services, et définir les modalités de la relation ; le tout dans la transparence ( accès aux données, droit de modification) qui établit la confiance, l’attachement. Les marques deviennent alors attachantes dans le bon sens du terme, et c’est de cet attachement que nait la croissance durable.
C’est à ce nouveau modèle relationnel qu’appellait lui-même Doc Searls dans son “Clue Train Manifesto” : il lui avait même trouvé un nom, la VRM (Vendor Relationship Management). Une approche basée sur le consentement avéré du client vis à vis de ses fournisseurs (vendeurs) avec un postulat simple : “un consommateur libre a plus de valeur qu’un consommateur captif – pour lui-même, pour les marques et pour l’économie en général”.
Encore faut-il s’entendre sur la définition du consommateur “libre”. Searls le définit en cinq points :
1. Il entre en relation avec les marques de manière indépendante et sans contrainte.
2. Il est le point d’intégration de sa propre donnée (c’est lui seul qui peut relier sa donnée à sa personne).
3. Il a le contrôle de la donnée qu’il génère et collecte. Il décide de ce qu’il veut partager, à qui et comment.
4. Il définit son propre niveau d’engagement avec les marques.
5. Il est libre d’exprimer ses exigences et ses intentions en dehors du contrôle de toute entreprise.
C’est ce consommateur “libre” que la GDPR souhaite aujourd’hui promouvoir, afin d’en faire le vecteur de croissance de l’économie.

3. L’HOSPITALITE DES MARQUES, PRINCIPAL VECTEUR DE LEUR PROPRE CROISSANCE.

Accueillir un consommateur “libre” est sans doute une perspective qui effraie bon nombre de marques, tant elle ont été construites sur la notion d’un marketing manipulateur et insidieux, capable d’influencer jusqu’aux émotions pour enfermer les clients dans un tunnel de vente dont la seule issue est l’achat du produit. Avec la GDPR, ce n’est plus le produit qu’il va falloir vendre, c’est la marque qui doit apprendre à se faire acheter. Et pour cela, il va falloir qu’elle se montre hospitalière vis à vis de ses clients : bienveillante, humaine et proche.
Le produit devient simplement la porte d’entrée à la marque, celui qui va forger les impressions de la première rencontre, et donc le début (et non la fin) de l’histoire. Le produit n’est plus qu’un prétexte, c’est la marque qui devient le réel support de l’expérience pour le consommateur : c’est d’ailleurs à elle qu’il va naturellement s’adresser s’il a besoin d’assistance ou s’il a simplement des remarques à formuler. À la marque de se montrer engageante, accueillante, généreuse et humaine pour fidéliser le consommateur au-delà du premier produit, et pour entretenir une relation proche, intime, qui permettra de continuer à vendre sans qu’il soit besoin de déployer la coûteuse armada publicitaire du premier jour : avoir une stratégie à long terme d’entretien de la relation, plutôt que de s’épuiser dans des efforts permanents de recrutement.
Autant le “tunnel de vente” était indifférencié et anonyme, donc étranger à toute notion d’hospitalité, autant le “cycle de décision d’achat” est personnalisé et fait appel à la relation humaine : c’est de la capacité de la marque à accueillir que dépend la fidélisation du client, et encore plus, sa propension à devenir activement promoteur vis à vis de ses pairs. Pour le dire différemment, c’est du niveau d’hospitalité de la marque que va découler l’amplitude de la réalisation du cycle d’achat, et donc le montant de la valeur créée.
Autant le “tunnel de vente” s’envisageait dans un temps le plus court possible, avec l’espoir de limiter la durée d’exposition nécessaire pour déclencher l’achat afin de réduire les coûts, autant le “cycle de décision d’achat” s’inscrit dans la durée la plus longue possible afin de maximiser les revenus. En se plaçant dans une notion de permanence, on met forcément en exergue la qualité de l’hospitalité, seule capable de générer de la pérennité dans la relation.
Plus le consommateur progresse avec la marque, plus la marque fait preuve de « disponibilité » vis à vis des demandes du consommateur, plus se crée la confiance dans la relation, le consommateur récupérant de plus en plus de valeur d’usage en retour de sa relation avec la marque, la marque obtenant de plus en plus de “permissions” qui lui permettent d’aller encore plus loin dans son service du consommateur.
C’est bien là le cercle vertueux de l’hospitalité des marques : un marketing “on demand” (inbound marketing), un marketing de l’échange, de la confiance, de la permission, du partage de la valeur, où les clients sont aussi des hôtes ; un marketing qui se définit d’abord par rapport au client pour qu’il puisse adopter lui-même la marque, la faire sienne et en devenir à son tour le porte-parole…
Alors que la GDPR fait des marques le gibier de consommateurs devenus madrés, l’hospitalité est la meilleure réponse pour faire de ces mêmes marques les plus désirables des proies : avec bienveillance, humanité et intimité. Assurant ainsi la pérennité de leur croissance.

4. QUELLES APPROCHES POUR LES MARQUES FACE A LA GDPR ?

Ce serait peine perdue pour les marques que de se contenter de « mettre en conformité » leur bases de données tout en espérant garder les mêmes pratiques relationnelles. Car la GDPR est d’abord une invitation à renverser ses pratiques relationnelles pour faire montre d’hospitalité vis à vis de ses clients ; et c’est ce renversement d’attitude qui est lui même porteur de croissance pour les marques. Avec la GDPR, l’hospitalité ouvre pour les marques de nouvelles perspectives de croissance.
Une étude publiée en Mai dernier par le gouvernement Britannique4 s’était alarmée sur le fait que seulement 30% des grandes entreprises du pays avaient commencé à prendre les mesures nécessaires à la mise en conformité de leurs pratiques d’utilisation des données, alors que la transcription dans la loi Britannique vient d’être réalisée en ce mois d’Août, et qu’elle survivra au Brexit. Les autres pays feront-ils preuve de la même insouciance, par rapport à une échéance qui dans la plupart des pays européens, a été fixée à Mai 2018 ?
La GDPR transforme radicalement la manière dont les entreprises utilisent les données. Il va falloir arrêter d’acheter des listes d’adresses, et même se débarasser des listes qu’on aura pu acheter auparavant. Contacter un client exigera d’avoir les permissions nécessaires, sauf à s’exposer à des amendes prévues pour atteindre jusqu’à 4% du chiffre d’affaires.
Il n’y aura donc pas d’échappatoires.
Mais n’est-ce pas justement l’opportunité d’une prise de conscience salutaire dans le futur de la relation client ? Quelle marque aujourd’hui a encore besoin d’avoir accès à des millions de noms dont simplement un infime pourcentage montre un intérêt pour ses propositions ? Ne vaudrait-il pas mieux établir une véritable relation avec moins de clients mais qui ont un véritabe intérêt à avoir un dialogue, un échange, une conversation avec la marque ?
N’est-il pas temps, tout simplement, que les marques apprennent à devenir hospitalières vis à vis de leurs clients ?
Et si la GDPR n’était qu’un manifeste pour l’hospitalité des marques ? Une manière de sauver les marques traditionnelles à l’heure du digital ? La dernière opportunité à saisir avant liquidation ou reprise par les acteurs de la nouvelle économie ?
En développant leur hospitalité pour se mettre en conformité avec la GDPR, ce n’est pas tant l’amende que les marques vont éviter, c’est leur futur qu’elle vont assurer.
Aucune raison d’attendre. Embrassons la GDPR en développant l’hospitalité des marques (5).

 

 

(1) Le Cluetrain Manifesto (Manifeste des évidences) est un texte rédigé par Rick Levine, Christopher Locke, Doc Searls, et David Weinberger. Il est d’abord diffusé sur le web en 1999 comme un ensemble de quatre-vingt-quinze thèses, puis est publié sous forme de livre en 2000 avec les thèses prolongées de sept essais. https://www.amazon.com/Cluetrain-Manifesto-End-Business-Usual/dp/0738204315
(2) Etude 2016 Interbrand : http://interbrand.com/best-brands/best-global-brands/2016/
(3) Etude de la Commission Européenne : https://ec.europa.eu/commission/publications/why-we-need-digital-single-market_en
(4) Citée par Tanya Joseph dans le magazine Marketing Week (UK) du 7 Août 2017, New data laws are a chance to reset customer relationships : https://www.marketingweek.com/2017/08/07/tanya-joseph-data-law/
(5) Cf, “Manifeste pour l’Hospitalité des Marques”, Georges-Edouard DIAS, Edition Netexplo : https://www.amazon.fr/dp/2954667230/

Nonprofits Launch Free AI Writing Checker To Prove If Works Are Bot-Composed – DesignTAXI.com

By |January 30th, 2023|Categories: Scoop.it|

Sooner or later, the news reports you read could be all AI-generated. It’s already happening.   As we speak, the European Union is ironing out new laws to push for transparency in the unmoderated world of artificial intelligence generators, a new curveball in an ongoing fight against misinformation and disinformation. While those remain in the works, two literacy nonprofits have banded together to develop a tool to verify if something was written by programs like ChatGPT.   AI Writing Check, created by Quill and CommonLit, is open-source and completely free to use. Work for it began in December, around the time of ChatGPT’s launch, and when the threat of machines being utilized to help students cheat became very real. The AI model joins an array of checkers built hurriedly to combat the rise of bot-written assignments. Another version, GPTZero, is permanently free for users who opt for its ‘Classic’ mode. Turnitin, a platform integrated into school portals for students to submit their assignments, is also working on an AI detector to fortify its own plagiarism checker.   Image via CommonLit   With AI Writing Check, educators and others faced with suspect bodies of text can simply copy and paste writing in a box and find out, in just a few seconds, if it may have been artificially composed by ChatGPT. You don’t need to sign up to use this feature, which is funded through philanthropic efforts to remain free for all.

Les machines auront-elles notre peau ?

By |January 29th, 2023|Categories: Scoop.it|

es robots quadripèdes qui décorent un sapin de Noël, cela en fera peut-être sourire certains, mais d'autres en seront terrifiés. Car si ces créations de la compagnie Boston Dynamics sont des merveilles technologiques, elles attisent aussi une crainte qui nous accompagne depuis l'aube de la révolution industrielle : la peur d'être remplacé par des machines, ou bien encore la terreur de voir ces engins s'affranchir de tout contrôle humain. Il se peut pourtant que nous nous trompions sur l'objet de nos craintes. Nul besoin, en effet, d'une intelligence artificielle (IA) rebelle pour nous rendre obsolètes, il suffit seulement à ces machines d'occuper une place croissante dans le monde du travail, pour qu'une bonne partie de l'humanité en soit éjectée. À LIRE AUSSIIntelligence artificielle...

L’Afrique est-elle l’avenir du catholicisme (et le prochain pape sera-t-il africain) ?

By |January 29th, 2023|Categories: Scoop.it|

Le pape François doit se rendre en République démocratique du Congo et au Soudan du Sud du 31 janvier au 5 février. Il s’agira de son troisième voyage en Afrique subsaharienne, où l’Eglise, bien que soumise à de nombreux défis, connaît un dynamisme à rebours de l’Europe. Par Gaétan Supertino Publié aujourd’hui à 06h00, mis à jour à 10h31 Temps deLecture 10 min. Ajouter à vos sélections Partager Article réservé aux abonnés Le pape François lors d’une messe célébrée selon le rite zaïrois dans la basilique Saint-Pierre, au Vatican, le 3 juillet 2022. VATICAN MEDIA / VIA REUTERS « L’Afrique ne cesse de nous surprendre », confessait en juillet 2022 le pape François, qui s’envole mardi 31 janvier vers Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), où il restera quatre jours avant de se rendre à Juba, au Soudan du Sud, jusqu’au 5 février. Le souverain pontife, qui œuvre depuis le début de son pontificat à décentrer les regards de l’Europe vers les « périphéries » de l’Eglise, entend avant tout apporter un message de paix dans ces deux pays marqués par les guerres civiles. Mais François viendra également rencontrer certains des acteurs qui font le catholicisme africain, dont le dynamisme continue, en effet, de « surprendre », au point que certains y voient un laboratoire de l’avenir de l’Eglise tout entière. A l’occasion de ce voyage pontifical, Le Monde des religions vous propose de saisir les enjeux du catholicisme africain à travers cinq questions. Statistiquement, l’Afrique est-elle le continent le plus dynamique de l’Eglise catholique ? Selon les chiffres communiqués par le Vatican en octobre 2022 et portant sur l’année 2021, l’Afrique compte 256 millions de catholiques, soit environ 18 % de la population du continent et 5,2 millions de personnes de plus qu’un an plus tôt. En termes de « recrutement » de fidèles, cela en fait donc le continent le plus dynamique, à égalité avec l’Amérique du Sud. L’Afrique est aussi le continent où le nombre de prêtres (+ 1 116) augmente le plus, et le seul continent où le nombre de séminaristes (+ 1 282), parmi lesquels se trouvent les futurs prêtres, est en hausse. Cela a des conséquences sur l’Eglise tout entière, car ces prêtres viennent combler les lacunes des autres continents, à commencer par l’Europe. Comment expliquer ce dynamisme ? « Le catholicisme africain a été porté par des figures fortes, très actives après la décolonisation. Pour prendre l’exemple de la RDC, on peut citer les archevêques Eugène Kabanga (1932-2000), Bakole Wa Ilunga (1920-2000) ou bien sûr Joseph-Albert Malula (1917-1989), que les combats contre les injustices sociales ou l’oppression ont rendu très populaires. A cela s’ajoute le fait que les catholiques ont été et restent extrêmement présents dans les établissements scolaires ou les mouvements de jeunesse africains », analyse Léonard Santedi, recteur de l’université catholique de Kinshasa. Avant d’ajouter : « Enfin, concernant la prêtrise, on ne peut pas non plus écarter le fait que la figure du prêtre représente un modèle de réussite sociale. Cela peut en partie expliquer pourquoi tant de jeunes Africains entrent au séminaire ». Il vous reste 84.06% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés. Contenus sponsorisésRecommandé par COGEDIM Jusqu’à 8000 € d’apport personnel offerts* pour investir dans un appartement neuf. LA POSTE MOBILE Craquez pour le forfait sans engagement 50Go à 9,99€ MAVILLEMONSHOPPING.FR Découvrez le meilleur des Soldes ce Dimanche

FTX : plusieurs grands noms de la finance liés de près ou de loin à la plateforme de cryptos en faillite

By |January 28th, 2023|Categories: Scoop.it|

Une liste impressionnante. Un document de 116 pages produit le 25 janvier auprès du tribunal a donné les noms des sociétés et des institutions financières exposées à la faillite de FTX . Parmi elles, des grands noms de Wall Street comme Goldman Sachs, JPMorgan Chase et Wells Fargo. Mais les banques américaines ne sont pas les seules à avoir noué des liens avec l'empire de Sam Bankman-Fried . Des institutions asiatiques, comme le japonais MUFG ou européennes comme Deutsche Bank, HSBC, ainsi que les banques françaises BNP Paribas, Crédit Agricole, BPCE et Société Générale sont également citées dans le document. Une liste très large Il faut dire qu'avant l'effondrement, FTX était vue comme l'une des plateformes les plus sûres de l'univers crypto. Sam Bankman-Fried rassurait l'establishment et les institutions de la finance traditionnelle car il prônait une régulation plus stricte. Il avait rallié des soutiens de poids comme le fonds souverain de Singapour Temasek, le japonais SoftBank et Sequoia Capital, l'une des plus célèbres sociétés américaines de capital-risque. Le document en question ne révèle ni la taille ni la nature de la créance, le cas échéant, des institutions citées. Rien ne permet donc, pour l'instant, de dire si elles ont une exposition importante, faible ou nulle à FTX. La liste « est destinée à être très large à des fins de service et comprend des parties qui peuvent apparaître dans les livres et registres du débiteur pour un certain nombre de raisons » , ont précisé les avocats de FTX dans une déclaration déposée jeudi auprès du tribunal des faillites. Informer les parties intéressées « Ce type de matrice des créanciers est préparé par les débiteurs dans le but d'informer les parties intéressées dans le cadre d'une procédure de faillite et n'est pas nécessairement la preuve d'une relation de créancier », a relativisé Deutsche Bank, dont les porte-parole déclarent à Bloomberg qu'elle n'avait pas accordé de crédit à FTX. Les représentants de JP Morgan, Wells Fargo et MUFG ont refusé de commenter. HSBC n'a pas fait de commentaire immédiat. Quant aux banques françaises, elles cherchaient à comprendre pourquoi leur nom et leur adresse figuraient dans le document. Depuis le début de l'affaire, elles ont plutôt laissé entendre ne pas avoir de lien quelconque avec la plateforme FTX. « Le Groupe BPCE avec ses entreprises entend préciser qu'il n'a aucune exposition crédit sur les 102 entreprises de FTX citées », indiquait vendredi le groupe mutualiste. « Nous n'avons accordé aucun crédit à FTX. Cette large liste produite dans le cadre d'une procédure de faillite ne confirme d'aucune manière une quelconque position de créancier », ajoute BNP Paribas.

Influenceurs : Marc et Nadé Blata, Laurent Correia… Meta ferme des comptes soupçonnés d’abus sur Instagram

By |January 28th, 2023|Categories: Scoop.it|

Vendredi, deux plaintes collectives ont été déposées à Paris pour « escroquerie » et « abus de confiance » contre le couple d’influenceurs Marc et Nadé Blata Meta, la maison-mère de Facebook et Instagram, a annoncé vendredi la suppression d’une série de comptes d’influenceurs suivis par des millions de personnes et visés par une action collective pour une vaste arnaque présumée. Meta a supprimé les comptes Instagram de Marc Blata (suivi par 4,2 millions de personnes), Nadé Blata (2,8 millions de personnes) et Laurent Correia (3,2 millions), ainsi que d’autres comptes qui y étaient liés. Recevez la newsletter Autour des Enfants Inscrivez vous à la newsletter Autour des Enfants pour ne plus manquer une seule information importante. S'INSCRIRE SUR LE MÊME SUJET Influenceurs : la France, sous pression, tente de réguler « la jungle » Alors que les scandales autour de cette activité de publicité déguisée et trompeuse se multiplient, des députés tentent de faire voter un cadre « Nous avons des règles claires à l’encontre des personnes qui tentent d’utiliser nos services pour abuser les autres », a précisé un porte-parole de Meta. « Nos équipes ont retiré une série de comptes violant ces politiques et restent déterminées à poursuivre leur travail pour supprimer les contenus et les comptes qui enfreignent nos règles. » A LIRE AUSSI Disparition de Leslie et Kevin : du nouveau sur l’enquête Vidéo. Ils élèvent une race de chiens rarissime en Dordogne LES SUJETS ASSOCIÉS Réseaux sociaux Faits divers Home Société Vendredi dernier, deux plaintes collectives avaient été déposées à Paris au nom du collectif AVI (Aide aux victimes d’influenceurs), réunissant 88 plaintes conjointes, pour « escroquerie » et « abus de confiance », contre le couple Marc et Nadé Blata, installé à Dubaï. Les plaignants estiment avoir été arnaqués à hauteur d’un total de 6,3 millions d’euros, en investissant dans des produits financiers vantés par de célèbres influenceurs.

ManoMano affichera l’empreinte carbone de ses produits

By |January 27th, 2023|Categories: Scoop.it|

carbone d’une partie de son catalogue, en commençant par 200 000 produits avant d’accélérer la cadence. Une démarche ambitieuse pour cette place de marché avant-gardiste. De plus en plus d’entreprises calculent l’empreinte carbone des produits qu’elles commercialisent, à la fois dans une démarche présentée comme écologique mais aussi afin d’attirer une clientèle sensibilisée à la crise climatique. Comme le souligne Rodolphe Bonnasse dans The Good, une des innovations retail de l’année est l’affichage de l’empreinte carbone des produits. Pour ManoMano, e-commerçant spécialisé dans la vente de matériel de bricolage, maison et jardin, et licorne française ayant dépassé en 2020 le milliard d’euros de volume d’affaires, l’idée est de viser l’exemplarité. L’objectif est aussi de « rattraper le retard du secteur » sur ces questions, a précisé Chri

Consommer, vivre, travailler, voyager

By |January 27th, 2023|Categories: Scoop.it|

Une période inédite a débuté, où les “dérèglements” ont surgi, en suscitant de nouveaux dans un effet boule de neige. Une vie en dents de scie a alors commencé pour les Français qui ont été amenés à s’adapter constamment, remettre en cause leurs habitudes et leurs stratégies de consommation. Mouvement des Gilets jaunes (octobre 2018), mobilisation contre la réforme des retraites (décembre 2019), premier confinement covid (17 mars 2020), deuxième confinement covid (30 octobre 2020), couvre-feu covid (25 février 2021), début de la guerre en Ukraine (25 février 2022), canicule et sécheresse (printemps-été 2022), crise énergétique (automne 2022), en un peu plus de trois ans, les Français ont vécu une multiplication de crises qui n’ont pas été sans impact sur leurs comportements et leur mode de vie, renforçant des tendances antérieures ou entraînant des modifications profondes ou subtiles, parfois contradictoires. « Plutôt que d’adaptation, je préfère parler de soumission ou de contrainte, d’autant que tout dépend du lieu de vie des gens et de leur âge », nuance Yves Bardon, directeur du programme Flair d’Ipsos Knowledge Centre. Entre le pouvoir d’achat et la protection de la planète, où placer le curseur ? Le local Renforcée par la crise sanitaire, la notion de local* triomphe. Consommer, vivre, travailler, voyager… Partout, cela s’impose, et les jeunes y sont particulièrement sensibles : « La vraie utopie pour eux ne sera pas la mondialisation, qui ne fait plus rêver, mais le régional, le local. Ils voient plus d’avenir à s’impliquer dans leur ville et leur région », confirme Rémy Oudghiri, sociologue et directeur général de Sociovision (groupe Ifop). Et tout commence avec l’alimentaire. L’étude In the Food for Good de Think Out en 2020 sur la transition alimentaire montre qu’avant le covid, quatre Français sur dix disaient qu’ils privilégieraient à l’avenir les circuits courts et les achats directs auprès des producteurs. L’enquête de Integral Ad Science (IAS) réalisée dix mois après le début de la crise sanitaire montre que 57% souhaitaientacheter local. À cela plusieurs raisons, dont la sécurité alimentaire. À force de crises successives, la méfiance des Français dans la sécurité des aliments ne se dément pas. « Le local rassure, il contient dans son imaginaire les notions de tradition, de transmission, d’authenticité, de qualité », souligne Yves Bardon. Consommer local apparaît en même temps comme un comportement vertueux, responsable, bon pour les agriculteurs et bon pour la planète. Selon l’Observatoire des nouvelles tendances de consommation de l’institut Moaï, 50% de nos compatriotes font attention à consommer local et 11% pensent le faire bientôt (18% pour les 18-19 ans). Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (AMAP), cueillette à la ferme et achat en direct des producteurs locaux se multiplient, la pression obligeant les enseignes de supermarché et hypermarché à renforcer leur offre. 51% des Français affirment être vigilants quant à l’origine géographique et la provenance du produit. En même temps, ils sont de plus en plus nombreux (60%) à lire lesingrédients ou la composition. D’où le succès du NutriScore (46% de nos concitoyens y font attention en 2022, contre 42% en 2021) et des applications nutritionnelles de type Yuka (45% des Français disent les utiliser). Le vert Depuis quelques années, sociologues et agents immobiliers constataient, pour une catégorie de la population française, le désir de quitter les métropoles pour une vie plus calme en périphérie des villes, dans des villes moyennes voire à la campagne, c’est ce que l’on appelle depuis la « néoruralité ». Cette migration significative vers les villes moyennes, les zones semi-urbaines ou rurales est plus sensible depuis la crise sanitaire, notamment initiée par de jeunes couples avec enfants à la recherche d’un logement-plus-grand-moins–cher-et-si-possible-avec-jardin-ou-grande-terrasse. D’autant que de nombreuses régions ou municipalités en France ont multiplié les incitations financières et lescampagnes de communication pour les attirer (Loiret, Sarthe, etc.). En même temps, sous l’influence de la récente crise sanitaire, les Français ont redécouvert le charme de l’Hexagone : le taux d’occupation des gîtes ruraux en 2022 est au plus haut, Airbnb a développé une offre « verte », et le tourisme local ne s’est jamais aussi bien porté avec de nouvelles offres plus durables : micro-aventure, wwoofing (ou comment bénéficier du gîte et du couvert en échange d’une tâche agricole ou de jardinage), randonnée à cheval, cyclotourisme, slow travel d’une virée en péniche ou encore staycation(contraction de stay et vacation) pour les citadins qui souhaitent s’évader en restant près de leur domicile… Le rapport travail/distance Pour toutes sortes de raisons, l’accélération en France depuis la crise du covid vers cette nouvelle norme d’organisation du travail qu’est le télétravail va perdurer sous la pression de l’État pour des raisons sanitaires, certes, mais également écologiques et d’économies d’énergie. Selon l’Ademe, un jour de télétravail entraîne une réduction de 69% du volume des déplacements par rapport à un jour au bureau. Mais, surtout, cette pratique a progressivement été adoptée par les salariés et est devenue un choix pour 68% d’entre eux, notamment en mode hybride (présentiel et distanciel), d’après le baromètre Télétravail et Organisation hybrides 2022 de Malakoff Humanis. Difficile aujourd’hui pour un directeur des ressources humaines de ne pas l’intégrer dans sa palette d’avantages s’il veut attirer et fidéliser des collaborateurs, et notamment les jeunes pour qui cette pratique présente celui de la flexibilité et du nomadisme, c’est-à-dire la possibilité de travailler d’où l’on veut.L’amélioration des infrastructures numériques sur le territoire et la montée en puissance du télétravail, la multiplication des « deuxièmes bureaux » (espaces de co-working, tiers lieux qui fleurissent dans les gares, les centres commerciaux, les lieux de restauration et même dans les zone rurales…),comme les appelle le sociologue Jean Viard, à proximité du domicile, a rendu plus facile le rapprochement entre le lieu de vie et le lieu de travail. Cette propension à mener sa vie en mode atawad (any time, any where, anydevice), notamment chez les jeunes, se retrouve dans leurs habitudes d’achat. Ils sont de plus en plus nombreux à acheter sur Internet. Selon la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad), 84,9% des 15-24 ans et 91,7% des 25-34 ans (vs 41,8% des Français) ont procédé à des achats en ligne en 2021. Le marché total des ventes en ligne s’est élevé à 129 milliards d’euros en 2021 (+15,9% par rapport à 2020). Les produits les plus achetés sur Internet sont la mode/habillement (60%), les produits culturels (47%) et les jeux/jouets (45%). Et si Amazon est tellement plébiscité, c’est aussi pour la rapidité de ses livraisons (vive l’abonnement Amazon Prime !). Se faire livrer ses courses n’est plus une exception, et l’entrée dans la vie active de la génération Z (les 15-22 ans), génération grosse consommatrice d’Amazon, va encore bouleverser les comportements alimentaires des Français, car ils veulent se faire livrer tout, n’importe où et à n’importe quelle heure (fermant un peu les yeux sur les conditions de travail des livreurs et l’impact sur l’environnement). Outre les jeunes, la livraison à domicile de produits alimentaires séduit de plus en plus. Ciblant en priorité les habitants des grandes villes, l’offre commence à s’étendre avec succès dans les villes moyennes et en zone semi-rurale, alors qu’en même temps, les Français, fans de la vente à emporter, se sont mis à la livraison de plats à domicile. Enflammée par le covid, cette tendance ne faiblit pas et semble être bien ancrée dans nos habitudes puisqu’elle a bondi de 35% sur un an au premier trimestre 2022, après avoir progressé de 85% en 2021 comparé à l’avant-covid, selon une étude de NPD Group. D’après un sondage Ifop pour HelloMyBusiness, un tiers de nos compatriotes a commandé au moins une fois en 2022 un repas à domicile, et 23% une fois ou plus par mois (20% des 25-34 ans disent commander au moins une fois par semaine). L’usage vs la possession Troc, échange, partage, location, seconde main sont des comportements alternatifs qui entrent de plus en plus dans le quotidien des Français. Les plateformes proposant la location (de quelques heures à quelques mois) d’outils, de moyens de déplacement (bateau, auto, vélo, trottinette…), de logement saisonnier, de vêtements et d’accessoires et aussi plus récemment de piscine, d’un coin jardin avec barbecue ou de mobilier fleurissent sur Internet. Longtemps montrés du doigt, l’achat d’occasion, la location (voire la sous-location de voitures proposée directement par certains constructeurs), la revente, la seconde voire la troisième main ou le reconditionnement des objets sont des comportements qui sont désormais libérés de tout a priori. Pour une partie de la population, c’est une nécessité (conjoncture tendue, pouvoir d’achat en berne). Pour l’autre, c’est une conviction (démarche éthique, durable, lutte contre le gaspillage, notamment dans la mode et contre la fast fashion). « On est vraiment passé d’une logique de possession à une logique d’usage », commente Rémy Oudghiri. Le marché de la location, par exemple, est en plein essor. D’après l’Observatoire Moaï des comportements de consommation 2022, trois Français sur quatre se disent prêts à louer au moins une catégorie d’articles, et plus du quart déclare avoir déjà « loué plutôt qu’acheté », avec un effet générationnel très fort sur les 18-24 ans. La réparation, quant à elle, devient un must pour neuf Français sur dix. Il reste un domaine qui progresse peu : le covoiturage. Malgré les incitations gouvernementales, économiques et financières, les Français restent encore réservés. Ils ne sont que 6%, selon L’Observatoire France 2021 de Sociovision, à dire que c’est leur mode de transport préféré, loin devant la voiture, la marche à pied et le vélo. Pour les jeunes, il est vécu avant tout comme un « moyen de faire de l’argent ». La seconde main, a contrario, est véritablement entrée dans les mœurs. Une étude Tripartie estime le marché en France en 2022 à 7 milliards d’euros. Selon l’étude Fevad-Médiamétrie de janvier 2022, un e-acheteur sur deux a acheté sur Internet en 2021 des produits reconditionnés ou de seconde main. Pourquoi le font–ils ? Pour les uns, il s’agit de faire des économies (80%), pour d’autres d’acquérir des marques (51%) ou encore pour le plaisir de dénicher de bonnes affaires (50%). Les raisons écologiques ne viennent qu’en quatrième position (48%). Sept acheteurs sur dix ont déjà proposé des produits à la vente sur Internet. À la rentrée de septembre 2022, l’achat de seconde main a été une solution pour 10% des familles, selon l’Observatoire des familles 2022 réalisé par BVA pour Kiabi. Pascale Gourlot, directrice du développement chez Moaï, le souligne bien : « Les Français ont réellement adopté d’autres modes de consommation et se montrent très enclins à rallonger la durée d’usage des produits en s’engageant de plus en plus dans l’économie circulaire. Ces comportements, précise-t-elle, ne sont néanmoins pas uniquement motivés par l’objectif d’être “vertueux”, ils le sont aussi – et de plus en plus – pour des raisons financières. » Cette tendance serait portée par les plus jeunes : 38% des membres de la génération Z contre 27% pour les Millennials préfèrent louer ou acheter en seconde main, selon une étude Kantar de 2022. Et une enquête Ipsos pour eBay montre que 80% des 18-24 ans envisagent d’acheter plus d’occasion à l’avenir. Offrir un objet d’occasion ou reconditionné n’est d’ailleurs plus un tabou pour 28% des Français interrogés par Kantar en septembre 2022.Certains consommateurs vont encore plus loin et se tournent vers de « nouvelles » alternatives, qui s’émancipent de l’argent et installent un autre mode de transaction. « Des initiatives, comme des “free troc parties”, des réseaux de troc entre voisins, ou même des “plant swap parties” sont organisées et bénéficient de plus en plus de visibilité. Certaines sont même supportées ou créées par des marques, qui se plient au jeu et espèrent gagner autre chose que de l’argent », commentait en octobre 2021 Félix Mathieu, associé et directeur du planning chez Lonsdale**. Vers la déconsommation ? Reste la grande inconnue… Comment les contraintes de pouvoir d’achat, l’urgence climatique et le contexte militaire impacteront-ils les comportements des Français ? Yves Bardon parle d’une nouvelle catégorie de Français : les « surpris », ces Français qui découvrent tout à coup qu’ils n’étaient pas aussi aisés qu’ils le croyaient. De son côté, Promise Consulting met en évidence dans la troisième vague de son étude « Nouveaux comportements des consommateurs français » trois profils de consommateurs qui s’inscrivent progressivement dans une stratégie de réduction d’achat : les Récessionnistes(29%, +4 points), qui vivent dans une véritable contrainte économique ; les Minimalistes (22 %, +2 points), qui ont fait le choix de limiter leur consommation car le shopping n’est pas une priorité ; les Vigiles (19 %, +4 points), acheteurs précautionneux qui sont dans la procrastination. Ensemble, ils pèsent près des trois quarts de la population française. « Ce sont des profils d’autant plus à surveiller que si la France entrait en récession, ilsseraient probablement les premiers acteurs d’une baisse de la consommation »,souligne Philippe Jourdan, associé fondateur de Promise Consulting.

Pourquoi le Tesla d’Elon Musk reste un OVNI dans l’automobile

By |January 26th, 2023|Categories: Scoop.it|

Autre indice que Tesla se normalise, les rabais annoncés fin 2022 aux Etats-Unis et en Chine. A la base, Elon Musk avait promis une voiture électrique à 35.000 dollars. Mais voilà qui ressemble fort aux pratiques des constructeurs traditionnels, habitués à sabrer les prix en fin d'année pour tenter d'accrocher les objectifs de volume annuels. « Tesla commence à jouer avec la variable prix parce qu'il lui faut éviter de détenir trop de stocks (il les porte lui-même, au contraire des autres constructeurs) et qu'il va lui falloir occuper ses deux nouvelles usines de Berlin et d'Austin, ajoute Jean-Pierre Diernaz, expert chez MotorK. Il se rapproche donc progressivement, de par son comportement, du monde de l'automobile. » LIRE AUSSI : Le spectaculaire et inattendu krach de Tesla en Bourse Certains y voient tout autre chose. « Il ne faut pas regarder ces baisses de prix avec des lunettes de constructeur, mais avec celles d'un géant de la tech », prévient Pierre Ferragu, de New Street Research. Selon l'analyste, très optimiste sur la valeur, Tesla fixe son prix pour maximiser son profit en augmentant la taille de son marché, comme Apple a pu le faire par le passé. « En sept ans, Apple a diminué de près de moitié le prix moyen de son iPhone, de 800 à 550 dollars, explique-t-il. Cela lui a permis de multiplier par 20 son marché, et de passer de 10 millions à 230 millions de ventes de smartphones, au pic du succès de l'iPhone. » Elargir les débouchés Pour les Etats-Unis par exemple, le segment allant de 64.000 à 76.000 dollars ne représente que 8 % du marché automobile, quand les véhicules dans la fourchette entre 55.000 à 65.000 dollars en pèsent 23 %. « Les investisseurs s'attendaient à ce que Tesla aille chercher la croissance à un moment ou à un autre en attaquant le marché moins haut de gamme, mais cela se produit plus rapidement qu'anticipé », écrivent les analystes de BofA Securities. LIRE AUSSI : Pourquoi Tesla a perdu de l'élan Cette stratégie de baisse des prix pourrait rogner, au moins à court terme, les marges exceptionnelles du spécialiste de la voiture électrique, ce qui le rapprocherait là encore de ses rivaux plus classiques. Tesla affichait en 2022 une marge de presque 20 %, presque trois fois plus que Ford et GM, et 1,5 fois plus que les constructeurs allemands et Stellantis. Une profitabilité qui le rapproche donc du segment luxe, malgré un volume de production (1,31 million de véhicules en 2022) qui n'a rien à voir avec les séries très limitées d'un Ferrari par exemple (environ 10.000 unités par an).

Renaissance Fusion, le fleuron français de la fusion nucléaire

By |January 26th, 2023|Categories: Scoop.it|

La France est le pays phare de l'atome en Europe. Il était donc étonnant que la French Tech n'ait pas encore de start-up dans la fusion nucléaire capable d'attirer les investisseurs. Cette anomalie a été réparée avec Renaissance Fusion, une jeune pousse dirigée par le chercheur Italien Francesco Volpe, qui a levé 15 millions d'euros auprès de Lowercarbon Capital, HCVC, Positron Ventures et Norssken. Un montant significatif pour un tour d'amorçage mais qui, en même temps, reste une goutte d'eau au regard des défis que la start-up cherche à relever. Car la fusion nucléaire, promesse d'une énergie abondante, décarbonée et pilotable, est une course scientifique qui a démarré il y a près de cent ans et n'a pas encore abouti. A la différence de la fission nucléaire, elle consiste à fusionner deux noyaux atomiques en un seul plus lourd, libérant au passage une énorme quantité d'énergie. Le potentiel de cette technologie est séduisant, surtout dans un contexte de crise climatique. Mais il est bien difficile de prédire quand elle aura des applications commerciales… Percée aux Etats-Unis Il y a tout de même des motifs d'espoir : en décembre 2022, des chercheurs du laboratoire Livermore en Californie ont réussi à mener une réaction de fusion nucléaire produisant plus d'énergie que celle qui a été nécessaire pour la mettre en oeuvre. Une percée scientifique majeure saluée par l'administration Biden et qui a été rendue possible par l'utilisation de 192 lasers surpuissants convergeant vers un cylindre en or contenant une cible de deutérium-tritium renfermée dans une bille (la technique du confinement inertiel). Fusion Renaissance a choisi d'emprunter une voie différente pour atteindre le seuil d'ignition. La start-up grenobloise veut construire un réacteur à fusion nucléaire basé sur un stellarator, que les fondateurs décrivent comme une espèce de «beignet» qui a des points communs avec le tokamak utilisé dans le cadre du projet Iter . « L'un des problèmes de ce type de réacteur est qu'il est basé sur un confinement magnétique qui nécessite des aimants très puissants placés de manière très précise le long de la structure », décrypte Alexis Houssou, qui a investi dans Renaissance Fusion avec le fonds HCVC.

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