HOSPITALITY LAB & PRACTICE FOR BRANDS

Blog 2017-10-23T13:43:48+00:00

GDPR : L’hospitalité des marques fait loi en Europe.

GDPR : L’hospitalité des marques fait loi en Europe.

En imposant aux marques de privilégier l’intérêt de leurs clients dans la gestion des données qu’elles détiennent, l’Europe fait de l’hospitalité le vecteur principal de leur croissance.

1. AUJOURD’HUI, LA CROISSANCE DES MARQUES PASSE PAR LA QUALITÉ DE LEUR RELATION CLIENTS.

Dans un monde digital, « Les Marchés sont des Conversations ».

Dès 1999, Doc Searls et ses co-auteurs avaient mis cette idée au coeur de leur “Clue Train Manifesto” (Manifeste des Evidences) (1), démontrant alors avec brio comment le développement du “capital relationnel” de la marque pouvait devenir le principal moteur de la croissance des entreprises.

L’arrivée des sites internet dans la fin des années 1990 avait eu en effet le mérite de faire prendre conscience qu’il pouvait se nouer une relation directe entre l’entreprise et ses clients, sans passer par un distributeur ; et que ces nouveaux liens produisaient énormément de données qu’il était probablement intéressant d’exploiter : ainsi, pour développer plus loin l’idée du “Clue Train”, lorsqu’il s’agit de générer une croissance durable des ventes et des profits, les meilleurs atouts de la marque sont sa légitimité à susciter des échanges autour de son coeur de métier (Conversation), son intelligence à les analyser (Curation), sa capacité à apporter des réponses adaptées aux besoins exprimés (Customization), et finalement son empathie relationnelle, propre à mettre le client en résonance avec la marque (Communion). Autant d’atouts qui précèdent dorénavant la simple « qualité des produits » mis au catalogue, autrefois le principal fer de lance des entreprises.
Une vision depuis partagée par Interbrand(2), qui dans sa publication annuelle du classement de la valeur des marques insiste sur le fait que “la croissance est la conséquence d’une stratégie claire et d’expériences exceptionnelles délivrées au consommateur”.
Voici donc venu le temps pour les marques soucieuses de croissance durable de passer un nouveau contrat relationnel avec leurs consommateurs, où l’achat et la livraison du produit n’est plus la fin mais le début de la relation : un contrat qui couvre d’abord l’usage, et l’expérience qui l’accompagne. Un contrat qui est aussi l’occasion de proposer de nouveaux moments de consommation, de nouveaux services, qui sont autant de chiffre d’affaires supplémentaire pour les marques. Mais un contrat relationnel d’abord fondé sur le respect de l’intérêt du client, notamment en matière d’utilisation de ses données.

 

2. GDPR : UNE RÉGLEMENTATION POUR SAISIR DE NOUVELLES OPPORTUNITÉS DE CROISSANCE.

Selon une étude récente de la Commission Européenne(3), 72% des Européens s’inquiètent en effet de laisser trop de données personnelles aux entreprises, souvent à leur insu, et surtout de ne pas en recevoir de réelle contrepartie. D’ailleurs, la connaissance plus précise du client semble ne faciliter en rien la capacité de l’entreprise à mieux cibler ses offres : selon tous les indicateurs(4), le taux d’ouverture des mails diminue alors que les désabonnements (opt-out) augmentent, ce qui fragilise largement la rentabilité des investissements lourds consentis dans le CRM.
La Commission souligne également que le marché en ligne est constitué à 57% d’échanges avec des opérateurs américains, alors que seulement 4% des échanges se font au travers d’opérateurs pan-européens. Elle estime que si les 100 plus grosses entreprises Européennes faisaient un usage judicieux de leurs données clients, le PNB Européen pourrait s’octroyer 1,9% de progression supplémentaire d’ici 2020, soit plus de 200 Milliard d’Euros de gain potentiel.
C’est avant tout à cette opportunité de croissance que la GDPR s’attaque : permettre une meilleure utilisation des données pour les entreprises grâce à un consentement avéré des consommateurs, favoriser les échanges intra-européens au sein d’un univers mieux sécurisé. Loin d’être une contrainte, la GDPR est une chance de développement de nouvelles sources de revenus pour les marques européennes : elle conduit à un modèle de croissance durable rendu possible par une approche choisie et non plus subie de la consommation. Avec la GDPR, les marques doivent négocier avec chacun de leurs clients un contrat relationnel : elles doivent se mettre à l’écoute, comprendre les besoins, proposer leurs services, et définir les modalités de la relation ; le tout dans la transparence ( accès aux données, droit de modification) qui établit la confiance, l’attachement. Les marques deviennent alors attachantes dans le bon sens du terme, et c’est de cet attachement que nait la croissance durable.
C’est à ce nouveau modèle relationnel qu’appellait lui-même Doc Searls dans son “Clue Train Manifesto” : il lui avait même trouvé un nom, la VRM (Vendor Relationship Management). Une approche basée sur le consentement avéré du client vis à vis de ses fournisseurs (vendeurs) avec un postulat simple : “un consommateur libre a plus de valeur qu’un consommateur captif – pour lui-même, pour les marques et pour l’économie en général”.
Encore faut-il s’entendre sur la définition du consommateur “libre”. Searls le définit en cinq points :
1. Il entre en relation avec les marques de manière indépendante et sans contrainte.
2. Il est le point d’intégration de sa propre donnée (c’est lui seul qui peut relier sa donnée à sa personne).
3. Il a le contrôle de la donnée qu’il génère et collecte. Il décide de ce qu’il veut partager, à qui et comment.
4. Il définit son propre niveau d’engagement avec les marques.
5. Il est libre d’exprimer ses exigences et ses intentions en dehors du contrôle de toute entreprise.
C’est ce consommateur “libre” que la GDPR souhaite aujourd’hui promouvoir, afin d’en faire le vecteur de croissance de l’économie.

3. L’HOSPITALITE DES MARQUES, PRINCIPAL VECTEUR DE LEUR PROPRE CROISSANCE.

Accueillir un consommateur “libre” est sans doute une perspective qui effraie bon nombre de marques, tant elle ont été construites sur la notion d’un marketing manipulateur et insidieux, capable d’influencer jusqu’aux émotions pour enfermer les clients dans un tunnel de vente dont la seule issue est l’achat du produit. Avec la GDPR, ce n’est plus le produit qu’il va falloir vendre, c’est la marque qui doit apprendre à se faire acheter. Et pour cela, il va falloir qu’elle se montre hospitalière vis à vis de ses clients : bienveillante, humaine et proche.
Le produit devient simplement la porte d’entrée à la marque, celui qui va forger les impressions de la première rencontre, et donc le début (et non la fin) de l’histoire. Le produit n’est plus qu’un prétexte, c’est la marque qui devient le réel support de l’expérience pour le consommateur : c’est d’ailleurs à elle qu’il va naturellement s’adresser s’il a besoin d’assistance ou s’il a simplement des remarques à formuler. À la marque de se montrer engageante, accueillante, généreuse et humaine pour fidéliser le consommateur au-delà du premier produit, et pour entretenir une relation proche, intime, qui permettra de continuer à vendre sans qu’il soit besoin de déployer la coûteuse armada publicitaire du premier jour : avoir une stratégie à long terme d’entretien de la relation, plutôt que de s’épuiser dans des efforts permanents de recrutement.
Autant le “tunnel de vente” était indifférencié et anonyme, donc étranger à toute notion d’hospitalité, autant le “cycle de décision d’achat” est personnalisé et fait appel à la relation humaine : c’est de la capacité de la marque à accueillir que dépend la fidélisation du client, et encore plus, sa propension à devenir activement promoteur vis à vis de ses pairs. Pour le dire différemment, c’est du niveau d’hospitalité de la marque que va découler l’amplitude de la réalisation du cycle d’achat, et donc le montant de la valeur créée.
Autant le “tunnel de vente” s’envisageait dans un temps le plus court possible, avec l’espoir de limiter la durée d’exposition nécessaire pour déclencher l’achat afin de réduire les coûts, autant le “cycle de décision d’achat” s’inscrit dans la durée la plus longue possible afin de maximiser les revenus. En se plaçant dans une notion de permanence, on met forcément en exergue la qualité de l’hospitalité, seule capable de générer de la pérennité dans la relation.
Plus le consommateur progresse avec la marque, plus la marque fait preuve de « disponibilité » vis à vis des demandes du consommateur, plus se crée la confiance dans la relation, le consommateur récupérant de plus en plus de valeur d’usage en retour de sa relation avec la marque, la marque obtenant de plus en plus de “permissions” qui lui permettent d’aller encore plus loin dans son service du consommateur.
C’est bien là le cercle vertueux de l’hospitalité des marques : un marketing “on demand” (inbound marketing), un marketing de l’échange, de la confiance, de la permission, du partage de la valeur, où les clients sont aussi des hôtes ; un marketing qui se définit d’abord par rapport au client pour qu’il puisse adopter lui-même la marque, la faire sienne et en devenir à son tour le porte-parole…
Alors que la GDPR fait des marques le gibier de consommateurs devenus madrés, l’hospitalité est la meilleure réponse pour faire de ces mêmes marques les plus désirables des proies : avec bienveillance, humanité et intimité. Assurant ainsi la pérennité de leur croissance.

4. QUELLES APPROCHES POUR LES MARQUES FACE A LA GDPR ?

Ce serait peine perdue pour les marques que de se contenter de « mettre en conformité » leur bases de données tout en espérant garder les mêmes pratiques relationnelles. Car la GDPR est d’abord une invitation à renverser ses pratiques relationnelles pour faire montre d’hospitalité vis à vis de ses clients ; et c’est ce renversement d’attitude qui est lui même porteur de croissance pour les marques. Avec la GDPR, l’hospitalité ouvre pour les marques de nouvelles perspectives de croissance.
Une étude publiée en Mai dernier par le gouvernement Britannique4 s’était alarmée sur le fait que seulement 30% des grandes entreprises du pays avaient commencé à prendre les mesures nécessaires à la mise en conformité de leurs pratiques d’utilisation des données, alors que la transcription dans la loi Britannique vient d’être réalisée en ce mois d’Août, et qu’elle survivra au Brexit. Les autres pays feront-ils preuve de la même insouciance, par rapport à une échéance qui dans la plupart des pays européens, a été fixée à Mai 2018 ?
La GDPR transforme radicalement la manière dont les entreprises utilisent les données. Il va falloir arrêter d’acheter des listes d’adresses, et même se débarasser des listes qu’on aura pu acheter auparavant. Contacter un client exigera d’avoir les permissions nécessaires, sauf à s’exposer à des amendes prévues pour atteindre jusqu’à 4% du chiffre d’affaires.
Il n’y aura donc pas d’échappatoires.
Mais n’est-ce pas justement l’opportunité d’une prise de conscience salutaire dans le futur de la relation client ? Quelle marque aujourd’hui a encore besoin d’avoir accès à des millions de noms dont simplement un infime pourcentage montre un intérêt pour ses propositions ? Ne vaudrait-il pas mieux établir une véritable relation avec moins de clients mais qui ont un véritabe intérêt à avoir un dialogue, un échange, une conversation avec la marque ?
N’est-il pas temps, tout simplement, que les marques apprennent à devenir hospitalières vis à vis de leurs clients ?
Et si la GDPR n’était qu’un manifeste pour l’hospitalité des marques ? Une manière de sauver les marques traditionnelles à l’heure du digital ? La dernière opportunité à saisir avant liquidation ou reprise par les acteurs de la nouvelle économie ?
En développant leur hospitalité pour se mettre en conformité avec la GDPR, ce n’est pas tant l’amende que les marques vont éviter, c’est leur futur qu’elle vont assurer.
Aucune raison d’attendre. Embrassons la GDPR en développant l’hospitalité des marques (5).

 

 

(1) Le Cluetrain Manifesto (Manifeste des évidences) est un texte rédigé par Rick Levine, Christopher Locke, Doc Searls, et David Weinberger. Il est d’abord diffusé sur le web en 1999 comme un ensemble de quatre-vingt-quinze thèses, puis est publié sous forme de livre en 2000 avec les thèses prolongées de sept essais. https://www.amazon.com/Cluetrain-Manifesto-End-Business-Usual/dp/0738204315
(2) Etude 2016 Interbrand : http://interbrand.com/best-brands/best-global-brands/2016/
(3) Etude de la Commission Européenne : https://ec.europa.eu/commission/publications/why-we-need-digital-single-market_en
(4) Citée par Tanya Joseph dans le magazine Marketing Week (UK) du 7 Août 2017, New data laws are a chance to reset customer relationships : https://www.marketingweek.com/2017/08/07/tanya-joseph-data-law/
(5) Cf, “Manifeste pour l’Hospitalité des Marques”, Georges-Edouard DIAS, Edition Netexplo : https://www.amazon.fr/dp/2954667230/

Que faisons-nous de tout ce temps passé sur Internet ?

By | January 20th, 2020|Categories: Scoop.it|

Notre temps quotidien passé sur internet continue sa forte progression. Ce qui change, ce sont nos motivations : une récente étude montre que nous cherchons de plus en plus à nous informer ou à obtenir une réponse à une requête précise, et de moins en moins à nous distraire. Une évolution qui implique de nouvelles responsabilités, mais aussi de nouvelles opportunités, pour les producteurs de contenus.6H42 par jour. C’est le (gigantesque !) temps que nous passons en moyenne sur internet , dans le monde. En France, nous n’en sommes « que » à 4H38 par jour, mais cela représente quand même plus du quart de notre temps éveillé. Et surtout, c’est deux fois plus qu’en 2013 . Mais est-ce grave, est-ce négatif ? C’est en général l’opinion qui prévaut, la majorité des psys/sociologues/scientifiques s’accordant à dire que ce « toujours plus de web » nous désocialise, nous abêtit, voire détruit irrémédiablement notre capacité à raisonner et à nous concentrer. Sans parler de ses éventuels dangers sur notre santé mentale. 

Les GAFA ne sont plus l’eldorado rêvé pour les salariés mais continuent de recruter

By | January 20th, 2020|Categories: Scoop.it|

Ceux-ci déchantent face à la  volonté d'expansion de leurs employeurs sur des terrains contestables d'un point de vue éthique - fourniture d'outils d'intelligence artificielle pour des programmes militaires ou compromis avec les élus chinois pour réintroduire le moteur de recherche de Google dans le pays par exemple. Le recours croissant à des intérimaires, pour modérer les contenus notamment, a également montré que les conditions de travail chez les GAFAM n'étaient avantageuses que pour une partie des effectifs.Chute dans le classement GlassdoorEn réponse, de plus en plus d'ingénieurs, codeurs et managers se mobilisent pour changer le fonctionnement de leurs entreprises, organisant des manifestations, publiant des lettres ouvertes et démissionnant même pour certains. Le résultat de cette désillusion est visible dans  le classement Glassdoor  : fin 2019, Google est sorti du top 10 des meilleurs endroits où travailler aux Etats-Unis pour la première fois en 8 ans, terminant à la 11ème place. Facebook a lui perdu 16 places, dégringolant à la 23ème.

Voler en taxi demain coûtera moins cher que rouler en taxi aujourd’hui

By | January 20th, 2020|Categories: Scoop.it|

Quelques jours après son premier vol expérimental effectué aux Etats-Unis, Ehang a dévoilé sa vision de la mobilité aérienne urbaine dans un livre blanc. Une offre que le constructeur chinois considère comme plus accessible que l’offre de mobilité actuelle. Le constructeur chinois de taxi volant y explore le potentiel du transport aérien urbain pour transformer la mobilité à l’échelle mondiale, avec des aperçus sur la conception des véhicules, un aperçu des applications potentielles et le paysage réglementaire actuel ainsi que des recommandations développer ce marché.« La mobilité aérienne urbaine et l’utilisation généralisée des véhicules aériens vont transformer la façon dont les personnes et les marchandises se déplacent dans les zones urbaines », estime M. Huazhi Hu, le fondateur et PDG de EHang. « Le déploiement réussi des véhicules aériens autonomes aidera les villes à améliorer l’efficacité, à renforcer la sécurité, à réduire les coûts et à devenir plus durables sur le plan environnemental ».

Airbus : un avion de ligne décolle (presque) tout seul

By | January 20th, 2020|Categories: Scoop.it|

Airbus vient de réaliser un test pour faire décoller un avion de ligne de façon autonome. Le groupe aéronautique avait d’ores et déjà réalisé 8 décollages automatiques en décembre 2019 avec un A350. Selon nos confrères d’Aeronewstv.com l’avion s’est mis à accélérer en restant dans l’axe de la piste grâce à un système de reconnaissance d’images comprenant plusieurs caméras embarquées et un logiciel d’analyse des données. Une fois la vitesse de rotation atteinte, le nez de l’avion a alors commencé à se lever tout seul et quelques secondes plus tard l’Airbus A350 était dans les airs.Cet essai, une première mondiale pour un avion de ce type, s’inscrit dans le projet ATTOL (pour Autonomous Taxi, Take-Off & Landing) lancé en 2018 par Airbus. L’avionneur souhaite en effet tester et comprendre l’impact que pourrait avoir des vols entièrement automatisés. D’ici à l’été prochain, des essais de roulage et des atterrissages en mode automatique seront donc réalisés. 

L’avion est une drogue dure et les Européens en raffolent

By | January 19th, 2020|Categories: Scoop.it|

La part du transport aérien est modeste si on la rapporte à l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre des Vingt-Huit : 3,9 %.  Et si l’on regarde le secteur des transports – le cinquième des émissions brutes1 de l’UE – les avions ont émis 174 millions de tonnes de CO2 en 2018 contre 896 millions pour les transports routiers (dont 543 millions pour les voitures). Mais ces chiffres de doivent pas exonérer les Européens de leurs responsabilités. Un vol Paris-Madrid aller-retour, c’est environ 250 kg de CO2 émis. Si un Français ne devait pas émettre plus de gaz à effet de serre que son pays ne capture de CO2 aujourd’hui (36 millions de tonnes, via les sols et les forêts), il aurait droit à 1 860 kg de CO2 par an, un volume correspondant aux émissions associées à l’alimentation d’un Français moyen.Il est d’autant plus urgent de s’attaquer aux émissions des transports, dont l’avion, que ce secteur dérape complètement. Alors que l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre de l’UE a reculé d’un peu plus de 22 % depuis 1990, le secteur des transports a vu les siennes bondir de 20 %. Pour le sous-secteur de l’aviation internationale (intra et extra UE), les émissions ont explosé : + 214 %. Et rien ne vient aujourd’hui réellement freiner cette croissance folle de l’aérien.

CES Las Vegas : les projets les plus fous dans le transport !

By | January 15th, 2020|Categories: Scoop.it|

Pédaler, mais pas seulementLe bon vieux vélo n’est pas remisé au placard, mais, ultra-connecté, bardé de nouvelles fonctionnalités et d’intelligence artificielle. La start-up française Wello, basée sur l’île de la Réunion, a présenté son tricycle cargo aux airs de mini voiture, avec panneaux solaires sur le toit. « Il prend le meilleur du vélo et de la voiture », a déclaré le cofondateur de l’entreprise, Arnaud Chéreau.Autre tricycle cargo, celui de la start-up suédoise Cake. Tout-terrain à assistance électrique, il peut s’adapter aux besoins de son utilisateur, jusqu’au transport d’une planche de surf. « Vous pouvez aller au travail, récupérer vos courses, et ensuite prendre votre planche pour aller à la plage », a souligné le porte-parole de Cake, Garin Fons.Plus simple, plus léger, le vélo à assistance électrique de la société chinoise Smacircle peut se glisser dans un sac à dos. « Si vous prenez un train pour aller au travail, vous pouvez l’utiliser pour le premier ou le dernier kilomètre de votre trajet », a déclaré Darren Pike, de Smacircle. Le vélo mesure seulement 53 cm de haut et pèse à peine plus de 10 kilos.Rouler sur l’eauCertains des concepts déployés au salon révisent de manière encore moins conventionnelle la manière de se déplacer. L’entreprise Ninebot Segway a ainsi dévoilé son S-Pod, un fauteuil-gyropode pouvant aller jusqu’à 39 km/h. « Nous cherchons de nouvelles solutions de mobilité urbaine », a expliqué la porte-parole de la société, Julie Tang.La start-up néo-zélandaise Manta5 a quant à elle décidé d’explorer de nouveaux terrains de jeu avec un vélo sans roue permettant de pédaler à la surface de l’eau. « Notre fondateur a rêvé qu’il faisait du vélo, puis voyait des dauphins.  C’est comme ça que ça a commencé », a rapporté le porte-parole Louis Wilks.  Cette monture à assistance électrique munie de foils (ailes profilées) est « une nouvelle catégorie de sport nautique », silencieux et respectueux de l’environnement, a-t-il promis.Survoler les foulesD’autres sociétés pensent que la meilleure solution face à un trafic saturé, c’est de le survoler. Aeronext a présenté un modèle réduit de sa « gondole volante », un moyen de transport individuel devant rester stable par tous temps grâce à une technologie appelée « gravité 4D ». Le directeur général de la société implantée au Japon et en Chine, Keisuke Toji, espère qu’un prototype sera prêt l’année prochaine, en vue d’une commercialisation.Le sud-coréen Hyundai a lui annoncé qu’il allait commencer à produire à grande échelle des appareils volants pour Uber, qui entend lancer un réseau de taxis partagés aériens en 2023. De quoi sortir un peu plus les taxis volants du domaine de la science-fiction.

Universal Family Care: Behind the Latest ‘For All’ Designed to Rethink Aging

By | January 15th, 2020|Categories: Scoop.it|

Kalipeni is director of policy and federal affairs for Caring Across Generations, a national campaign reimagining the long-term care system that’s an offshoot of the National Domestic Workers Alliance and Jobs With Justice. Universal care accounts would function like a multipurpose Social Security insurance fund: One pays directly into it over a lifetime — ideally, in Kalipeni’s mind, with the government matching contributions — and could draw from it to pay for child care, take time off work to care for ill parents or pay a home health care worker to support a relative with disabilities.[CAREGIVERS] DON’T WANT TO HAVE TO CHOOSE BETWEEN A PAYCHECK AND CARING FOR A LOVED ONE.JOSIE KALIPENIUniversal family care is designed to address pain points of a “sandwich generation” under ballooning pressure: those caring for an aging parent, raising their children and working full time. The care burden weighs heavier on working women of color in the U.S., who’ve been caregivers by cultural tradition and through the infrastructure of slavery, while facing an acute wage gap and less intergenerational wealth. But it’s a problem that touches all demographics: An estimated 41 million people gave 34 billion hours of unpaid care to adult loved ones in 2017, spending roughly $7,000 on caregiving costs like transportation and home modifications, according to recent AARP research. “Family caregivers make it very clear that they don’t want to have to choose between a paycheck and caring for a loved one,” says Kalipeni. But they must navigate a fragmented safety net of programs, like parental leave or medical leave, depending on what their state or employer offers.

Northvolt, le pionnier européen des batteries

By | January 15th, 2020|Categories: Scoop.it|

Un géant européen est en train de naître dans la froideur hivernale du Grand Nord suédois. Pour l'heure, Northvolt Ett n'existe qu'à l'état de squelette en cours d'assemblage. Sa silhouette se profile dans une clairière fraîchement déboisée, grande comme 280 terrains de football, dans la commune de Skellefteå, au sud du cercle arctique. Il s'agira de  la plus grosse usine de batteries pour voitures électriques en Europe. Ses capacités dépasseront même, à terme, celles de la Gigafactory de Tesla dans le Nevada. Son ambition : accompagner les constructeurs automobiles  dans leur virage vers l'électrification .Contrepoids européenA 750 km plus au sud, à Västerås, sa petite soeur - vingt-cinq fois moins étendue - a commencé à produire juste avant Noël. Sur 20.000 mètres carrés tout de même. Situé à 100 km à l'ouest de Stockholm, ce site est avant tout dédié à la recherche et au développement. « Ce sera le point de ralliement européen des clients souhaitant développer et tester de nouveaux formats de cellules de batterie avec nos ingénieurs », explique Peter Carlsson, l'un des anciens de Tesla ayant fondé Northvolt en 2016.Le marché est dominé par le japonais Panasonic, le coréen Samsung et les chinois CATL et BYD. Les usines européennes n'assurent que 3 % de la production mondiale.PDG d'une entreprise employant désormais 550 personnes, ce Suédois se concentre déjà sur l'étape d'après, celle où il se sait le plus attendu :  créer un contrepoids européen aux firmes asiatiques et nord-américaines . Il y a urgence : le marché est dominé par le japonais Panasonic, le coréen Samsung et les chinois CATL et BYD. Les usines européennes n'assurent que 3 % de la production mondiale et elles appartiennent, pour la plupart, à ces géants asiatiques.La seule façon de réussir dans le secteur est de grossir vite.Peter Carlsson, Cofondateur de Northvolt

Emploi des seniors : un rapport pour une véritable révolution de société

By | January 14th, 2020|Categories: Scoop.it|

Remis ce matin au gouvernement, le rapport Bellon-Meriaux-Soussan avance une quarantaine de propositions qui vont servir de base à la concertation express avec les partenaires sociaux, en parallèle de la réforme des retraites, sur l'emploi des seniors. Pour bien se démarquer des stéréotypes dont souffrent les plus de 55 ans, les auteurs ont délibérément renommé leur rapport privilégiant le qualificatif « d'expérimenté » plutôt que de « senior », s'agissant d'une population dont le taux d'emploi, bien qu'en hausse depuis les années 2000, reste encore loin de la moyenne européenne : 52,1 % contre 58,7 % pour les 55-64 ans ; 31 % contre 44,4 % pour les 60-64 ans. Crédit impôt recherche Pour rattraper le retard, le rapport formule une quarantaine de propositions et plusieurs recommandations, dont certaines trouveront  un écho favorable auprès des syndicats . Les premières renvoient au thème de la santé au travail, qui doit faire l'objet d'une négociation interprofessionnelle sous peu. Il s'agit par exemple d'abaisser les seuils déclenchant l'obligation de négocier un accord sur la pénibilité ou de rendre éligible au crédit impôt recherche des programmes de recherche en matière de prévention. « De nombreux éléments concordants amènent à penser que les facteurs liés à la santé au travail des actifs au-delà de 62 ans pourraient réduire fortement l'impact quantitatif de l'effet horizon sur le taux d'emploi », rappelle le trio d'auteurs. Pour freiner l'obsolescence des compétences et favoriser la transmission des savoirs, le rapport préconise des bilans de compétences à partir de vingt ans d'expérience, un accès facilité aux statuts de tuteur ou de maître d'apprentissage avec formation préalable ou encore le déplafonnement du compte personnel de formation au-delà de 45 ans par accord d'entreprise. Mais aussi l'obligation pour celles de plus 300 salariés d'établir un plan d'action unilatéral en cas d'échec de la négociation sur la gestion des emplois et des parcours professionnels (renforcer l'aide pour les moins de 300 via les branches professionnelles ou les opérateurs de compétences paritaires Opco). Mise à disposition de salariés Sur le volet mobilité, les organisations patronales de PME apprécieront la proposition numéro 24 ouvrant la voie par accord de branche à des dispositifs de mutualisation et de péréquation des obligations à charge de l'employeur, indemnités en cas de rupture du contrat de travail pour inaptitude par exemple (comme c'est le cas dans la boulangerie). Côté salarié, il s'agit aussi de simplifier les mises à disposition temporaires au sein d'un groupe. Pour favoriser les transitions entre travail et fin d'activité, thème très étudié par l'exécutif, le rapport reprend aussi à son compte  la nécessité d'étendre le dispositif - peu utilisé - de retraite progressive aux salariés en forfait-jour, aux professions libérales et aux agents publics. Même souci d'ouverture pour celui de cumul emploi-retraite en le rendant créateur de nouveaux droits à la retraite.

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