HOSPITALITY LAB & PRACTICE FOR BRANDS

Blog 2017-10-23T13:43:48+00:00

GDPR : L’hospitalité des marques fait loi en Europe.

GDPR : L’hospitalité des marques fait loi en Europe.

En imposant aux marques de privilégier l’intérêt de leurs clients dans la gestion des données qu’elles détiennent, l’Europe fait de l’hospitalité le vecteur principal de leur croissance.

1. AUJOURD’HUI, LA CROISSANCE DES MARQUES PASSE PAR LA QUALITÉ DE LEUR RELATION CLIENTS.

Dans un monde digital, « Les Marchés sont des Conversations ».

Dès 1999, Doc Searls et ses co-auteurs avaient mis cette idée au coeur de leur “Clue Train Manifesto” (Manifeste des Evidences) (1), démontrant alors avec brio comment le développement du “capital relationnel” de la marque pouvait devenir le principal moteur de la croissance des entreprises.

L’arrivée des sites internet dans la fin des années 1990 avait eu en effet le mérite de faire prendre conscience qu’il pouvait se nouer une relation directe entre l’entreprise et ses clients, sans passer par un distributeur ; et que ces nouveaux liens produisaient énormément de données qu’il était probablement intéressant d’exploiter : ainsi, pour développer plus loin l’idée du “Clue Train”, lorsqu’il s’agit de générer une croissance durable des ventes et des profits, les meilleurs atouts de la marque sont sa légitimité à susciter des échanges autour de son coeur de métier (Conversation), son intelligence à les analyser (Curation), sa capacité à apporter des réponses adaptées aux besoins exprimés (Customization), et finalement son empathie relationnelle, propre à mettre le client en résonance avec la marque (Communion). Autant d’atouts qui précèdent dorénavant la simple « qualité des produits » mis au catalogue, autrefois le principal fer de lance des entreprises.
Une vision depuis partagée par Interbrand(2), qui dans sa publication annuelle du classement de la valeur des marques insiste sur le fait que “la croissance est la conséquence d’une stratégie claire et d’expériences exceptionnelles délivrées au consommateur”.
Voici donc venu le temps pour les marques soucieuses de croissance durable de passer un nouveau contrat relationnel avec leurs consommateurs, où l’achat et la livraison du produit n’est plus la fin mais le début de la relation : un contrat qui couvre d’abord l’usage, et l’expérience qui l’accompagne. Un contrat qui est aussi l’occasion de proposer de nouveaux moments de consommation, de nouveaux services, qui sont autant de chiffre d’affaires supplémentaire pour les marques. Mais un contrat relationnel d’abord fondé sur le respect de l’intérêt du client, notamment en matière d’utilisation de ses données.

 

2. GDPR : UNE RÉGLEMENTATION POUR SAISIR DE NOUVELLES OPPORTUNITÉS DE CROISSANCE.

Selon une étude récente de la Commission Européenne(3), 72% des Européens s’inquiètent en effet de laisser trop de données personnelles aux entreprises, souvent à leur insu, et surtout de ne pas en recevoir de réelle contrepartie. D’ailleurs, la connaissance plus précise du client semble ne faciliter en rien la capacité de l’entreprise à mieux cibler ses offres : selon tous les indicateurs(4), le taux d’ouverture des mails diminue alors que les désabonnements (opt-out) augmentent, ce qui fragilise largement la rentabilité des investissements lourds consentis dans le CRM.
La Commission souligne également que le marché en ligne est constitué à 57% d’échanges avec des opérateurs américains, alors que seulement 4% des échanges se font au travers d’opérateurs pan-européens. Elle estime que si les 100 plus grosses entreprises Européennes faisaient un usage judicieux de leurs données clients, le PNB Européen pourrait s’octroyer 1,9% de progression supplémentaire d’ici 2020, soit plus de 200 Milliard d’Euros de gain potentiel.
C’est avant tout à cette opportunité de croissance que la GDPR s’attaque : permettre une meilleure utilisation des données pour les entreprises grâce à un consentement avéré des consommateurs, favoriser les échanges intra-européens au sein d’un univers mieux sécurisé. Loin d’être une contrainte, la GDPR est une chance de développement de nouvelles sources de revenus pour les marques européennes : elle conduit à un modèle de croissance durable rendu possible par une approche choisie et non plus subie de la consommation. Avec la GDPR, les marques doivent négocier avec chacun de leurs clients un contrat relationnel : elles doivent se mettre à l’écoute, comprendre les besoins, proposer leurs services, et définir les modalités de la relation ; le tout dans la transparence ( accès aux données, droit de modification) qui établit la confiance, l’attachement. Les marques deviennent alors attachantes dans le bon sens du terme, et c’est de cet attachement que nait la croissance durable.
C’est à ce nouveau modèle relationnel qu’appellait lui-même Doc Searls dans son “Clue Train Manifesto” : il lui avait même trouvé un nom, la VRM (Vendor Relationship Management). Une approche basée sur le consentement avéré du client vis à vis de ses fournisseurs (vendeurs) avec un postulat simple : “un consommateur libre a plus de valeur qu’un consommateur captif – pour lui-même, pour les marques et pour l’économie en général”.
Encore faut-il s’entendre sur la définition du consommateur “libre”. Searls le définit en cinq points :
1. Il entre en relation avec les marques de manière indépendante et sans contrainte.
2. Il est le point d’intégration de sa propre donnée (c’est lui seul qui peut relier sa donnée à sa personne).
3. Il a le contrôle de la donnée qu’il génère et collecte. Il décide de ce qu’il veut partager, à qui et comment.
4. Il définit son propre niveau d’engagement avec les marques.
5. Il est libre d’exprimer ses exigences et ses intentions en dehors du contrôle de toute entreprise.
C’est ce consommateur “libre” que la GDPR souhaite aujourd’hui promouvoir, afin d’en faire le vecteur de croissance de l’économie.

3. L’HOSPITALITE DES MARQUES, PRINCIPAL VECTEUR DE LEUR PROPRE CROISSANCE.

Accueillir un consommateur “libre” est sans doute une perspective qui effraie bon nombre de marques, tant elle ont été construites sur la notion d’un marketing manipulateur et insidieux, capable d’influencer jusqu’aux émotions pour enfermer les clients dans un tunnel de vente dont la seule issue est l’achat du produit. Avec la GDPR, ce n’est plus le produit qu’il va falloir vendre, c’est la marque qui doit apprendre à se faire acheter. Et pour cela, il va falloir qu’elle se montre hospitalière vis à vis de ses clients : bienveillante, humaine et proche.
Le produit devient simplement la porte d’entrée à la marque, celui qui va forger les impressions de la première rencontre, et donc le début (et non la fin) de l’histoire. Le produit n’est plus qu’un prétexte, c’est la marque qui devient le réel support de l’expérience pour le consommateur : c’est d’ailleurs à elle qu’il va naturellement s’adresser s’il a besoin d’assistance ou s’il a simplement des remarques à formuler. À la marque de se montrer engageante, accueillante, généreuse et humaine pour fidéliser le consommateur au-delà du premier produit, et pour entretenir une relation proche, intime, qui permettra de continuer à vendre sans qu’il soit besoin de déployer la coûteuse armada publicitaire du premier jour : avoir une stratégie à long terme d’entretien de la relation, plutôt que de s’épuiser dans des efforts permanents de recrutement.
Autant le “tunnel de vente” était indifférencié et anonyme, donc étranger à toute notion d’hospitalité, autant le “cycle de décision d’achat” est personnalisé et fait appel à la relation humaine : c’est de la capacité de la marque à accueillir que dépend la fidélisation du client, et encore plus, sa propension à devenir activement promoteur vis à vis de ses pairs. Pour le dire différemment, c’est du niveau d’hospitalité de la marque que va découler l’amplitude de la réalisation du cycle d’achat, et donc le montant de la valeur créée.
Autant le “tunnel de vente” s’envisageait dans un temps le plus court possible, avec l’espoir de limiter la durée d’exposition nécessaire pour déclencher l’achat afin de réduire les coûts, autant le “cycle de décision d’achat” s’inscrit dans la durée la plus longue possible afin de maximiser les revenus. En se plaçant dans une notion de permanence, on met forcément en exergue la qualité de l’hospitalité, seule capable de générer de la pérennité dans la relation.
Plus le consommateur progresse avec la marque, plus la marque fait preuve de « disponibilité » vis à vis des demandes du consommateur, plus se crée la confiance dans la relation, le consommateur récupérant de plus en plus de valeur d’usage en retour de sa relation avec la marque, la marque obtenant de plus en plus de “permissions” qui lui permettent d’aller encore plus loin dans son service du consommateur.
C’est bien là le cercle vertueux de l’hospitalité des marques : un marketing “on demand” (inbound marketing), un marketing de l’échange, de la confiance, de la permission, du partage de la valeur, où les clients sont aussi des hôtes ; un marketing qui se définit d’abord par rapport au client pour qu’il puisse adopter lui-même la marque, la faire sienne et en devenir à son tour le porte-parole…
Alors que la GDPR fait des marques le gibier de consommateurs devenus madrés, l’hospitalité est la meilleure réponse pour faire de ces mêmes marques les plus désirables des proies : avec bienveillance, humanité et intimité. Assurant ainsi la pérennité de leur croissance.

4. QUELLES APPROCHES POUR LES MARQUES FACE A LA GDPR ?

Ce serait peine perdue pour les marques que de se contenter de « mettre en conformité » leur bases de données tout en espérant garder les mêmes pratiques relationnelles. Car la GDPR est d’abord une invitation à renverser ses pratiques relationnelles pour faire montre d’hospitalité vis à vis de ses clients ; et c’est ce renversement d’attitude qui est lui même porteur de croissance pour les marques. Avec la GDPR, l’hospitalité ouvre pour les marques de nouvelles perspectives de croissance.
Une étude publiée en Mai dernier par le gouvernement Britannique4 s’était alarmée sur le fait que seulement 30% des grandes entreprises du pays avaient commencé à prendre les mesures nécessaires à la mise en conformité de leurs pratiques d’utilisation des données, alors que la transcription dans la loi Britannique vient d’être réalisée en ce mois d’Août, et qu’elle survivra au Brexit. Les autres pays feront-ils preuve de la même insouciance, par rapport à une échéance qui dans la plupart des pays européens, a été fixée à Mai 2018 ?
La GDPR transforme radicalement la manière dont les entreprises utilisent les données. Il va falloir arrêter d’acheter des listes d’adresses, et même se débarasser des listes qu’on aura pu acheter auparavant. Contacter un client exigera d’avoir les permissions nécessaires, sauf à s’exposer à des amendes prévues pour atteindre jusqu’à 4% du chiffre d’affaires.
Il n’y aura donc pas d’échappatoires.
Mais n’est-ce pas justement l’opportunité d’une prise de conscience salutaire dans le futur de la relation client ? Quelle marque aujourd’hui a encore besoin d’avoir accès à des millions de noms dont simplement un infime pourcentage montre un intérêt pour ses propositions ? Ne vaudrait-il pas mieux établir une véritable relation avec moins de clients mais qui ont un véritabe intérêt à avoir un dialogue, un échange, une conversation avec la marque ?
N’est-il pas temps, tout simplement, que les marques apprennent à devenir hospitalières vis à vis de leurs clients ?
Et si la GDPR n’était qu’un manifeste pour l’hospitalité des marques ? Une manière de sauver les marques traditionnelles à l’heure du digital ? La dernière opportunité à saisir avant liquidation ou reprise par les acteurs de la nouvelle économie ?
En développant leur hospitalité pour se mettre en conformité avec la GDPR, ce n’est pas tant l’amende que les marques vont éviter, c’est leur futur qu’elle vont assurer.
Aucune raison d’attendre. Embrassons la GDPR en développant l’hospitalité des marques (5).

 

 

(1) Le Cluetrain Manifesto (Manifeste des évidences) est un texte rédigé par Rick Levine, Christopher Locke, Doc Searls, et David Weinberger. Il est d’abord diffusé sur le web en 1999 comme un ensemble de quatre-vingt-quinze thèses, puis est publié sous forme de livre en 2000 avec les thèses prolongées de sept essais. https://www.amazon.com/Cluetrain-Manifesto-End-Business-Usual/dp/0738204315
(2) Etude 2016 Interbrand : http://interbrand.com/best-brands/best-global-brands/2016/
(3) Etude de la Commission Européenne : https://ec.europa.eu/commission/publications/why-we-need-digital-single-market_en
(4) Citée par Tanya Joseph dans le magazine Marketing Week (UK) du 7 Août 2017, New data laws are a chance to reset customer relationships : https://www.marketingweek.com/2017/08/07/tanya-joseph-data-law/
(5) Cf, “Manifeste pour l’Hospitalité des Marques”, Georges-Edouard DIAS, Edition Netexplo : https://www.amazon.fr/dp/2954667230/

Pourquoi Orange veut être le champion de la responsabilité digitale

By | October 17th, 2019|Categories: Scoop.it|

Nos principaux défis sont toujours d’assurer une excellence technologique sur nos réseaux, quelles que soient les technologies – 4G, 5G et déploiement de la fibre optique, c’est notre cœur de métier. Il s’agit de déployer et manager des réseaux pour être certain que leur capacité suive la courbe exponentielle des usages du digital et tous les services qui s’y rattachent – Internet, mobile, banque, bien-être, informations, etc. Il faut donc optimiser les réseaux en permanence et assurer une qualité de service et une expérience client optimale pour rester leader. C’est le défi permanent d’Orange.Ensuite, en tant que marque globale forte sur les différents marchés où nous sommes présents, nous avons une posture de responsabilité vis-à-vis de la Société (avec un gd S), c’est tout l’objet de la campagne “#BienVivreLeDigital” : faire valoir un supplément d’âme au delà de notre performance d’entreprise. Nous revendiquons cet ADN : toute cette technologie et ces usages digitaux n’ont de sens que s’ils sont bénéfiques pour chacun d’entre nous. C’est comme cela qu’on doit les voir.

Pourquoi la ville est la nouvelle frontière des géants du Net

By | October 17th, 2019|Categories: Scoop.it|

Pourquoi la ville ? Parce qu'elle est faite de flux.Et pour épicentre, la ville. Pourquoi la ville ? Elle pèse 30% des revenus/dépenses des individus (Impôts locaux, loyers, transports…). Et les services urbains sont majoritairement déficients. En investissant le « système ville », les GAFA BATX collectent encore davantage de données. Ces tech-companies sont les rois de l’optimisation des systèmes. Leur métier est de gérer et d'optimiser les flux avec le machine learning. Et justement, une ville est  faite de flux : data, information, contenu, énergie, transport, personnes… Pour comprendre concrètement comment l'espace public devient une place de marché des GAFA, regardez Sidewalks Labs à Toronto, la smart city de Google. Alphabet en a dévoilé les premiers plans en juin de cette année. Sidewalks Toronto, un objectif de 40 000 jobs directs et 14 milliards de dollars de création de valeur d'ici 2040. Et un projet "inclusif" puisque 40% des appartements seront en dessous des prix du marché.

Softbank cherche à prendre le contrôle de WeWork

By | October 17th, 2019|Categories: Scoop.it|

La reprise en mains se confirme chez WeWork. Après l'arrivée d'un nouveau duo à la tête de la société et la mise à l'écart partielle du  cofondateur Adam Neumann , le premier actionnaire, Softbank, qui détient un tiers du capital, pourrait devenir majoritaire. Selon le « Wall Street Journal », le groupe japonais aurait monté un plan de financement et pourrait injecter dans WeWork plusieurs milliards de dollars, via des obligations et une augmentation de sa participation. Ce plan apporterait une bouffée d'oxygène à la société de partage de bureaux, qui a besoin d'argent frais depuis le  report de son introduction en Bourse , qui aurait dû lui rapporter 3 milliards de dollars. Elle donnerait aussi les coudées franches à Softbank et son patron, Masayoshi Son, qui continue de croire au modèle WeWork, mais afficherait en coulisses son  mécontentement face à la gestion de la société . En étant actionnaire majoritaire, Softbank pourrait imposer ses vues et placer ses hommes, alors qu'il possède déjà deux sièges sur sept au conseil d'administration. Le cofondateur Adam Neumann, déjà écarté du poste de directeur général, a du souci à se faire…Softbank place ses hommesMasayoshi Son a confié à un homme de confiance, Marcelo Claure, un cadre de Softbank, le soin de travailler à un plan de développement des revenus, avec le  nouveau duo dirigeant , Artie Minson et Sebastian Gunningham. Claure a aussi passé en revue tous les contrats de location et les immeubles de WeWork, à travers le monde. Enfin, Softbank a engagé des juristes du cabinet Weil, Gotshal & Manges, spécialisés dans les restructurations financières.

WeWork ferme des cabines téléphoniques après la découverte d’une substance chimique cancérigène

By | October 17th, 2019|Categories: Scoop.it|

Scandale sanitaire en vue pour WeWork ? Le géant américain du coworking, en difficulté financière  après le fiasco de son introduction en Bourse , a communiqué lundi soir sur la fermeture de 2.300 cabines téléphoniques au Canada et aux Etats-Unis, après la découverte d'une substance chimique potentiellement cancérigène.Dans un mail envoyé à ses locataires, l'entreprise indique avoir été alertée par l'un d'entre eux, victime d'irritation aux niveaux des yeux. Après avoir examiné de plus près différentes cabines et relevé des niveaux élevés de formaldéhyde, WeWork a finalement décidé de fermer 1.600 d'entre elles réparties sur 223 sites nord-américains, et 700 autres en attendant le résultat de nouveaux tests.WeWork : l'ère post-Adam Neumann a commencé« La sécurité et le bien-être de nos membres sont notre priorité absolue et nous travaillons pour remédier à cette situation le plus rapidement possible », s'est expliqué WeWork dans un communiqué transmis à Reuters. Depuis 1987, l'agence américaine pour la protection de l'environnement (US EPA) classe le formaldéhyde comme cancérigène probable en cas d'exposition forte ou prolongée.Problème de santé publiqueLa fermeture des cabines, dont se servent les membres pour passer leurs appels privés, était dès lors un enjeu de santé publique pour WeWork. Leur remplacement et la probable dépollution d'une partie de certains sites arrivent néanmoins au pire moment pour l'entreprise.

L’électricité : un incontournable pour atteindre le « zéro carbone »

By | October 17th, 2019|Categories: Scoop.it|

La part de l'électricité dans le paysage énergétique mondial a fortement progressé depuis la seconde moitié du siècle dernier. Aux Etats-Unis, par exemple, elle est passée de 3 % de la consommation énergétique totale en 1950 à 21 % aujourd'hui. La tendance est similaire en Europe. Ce mouvement va très probablement s'amplifier dans les décennies à venir : selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE), la part de l'électricité dans la consommation globale d'énergie devrait presque doubler, passant d'un cinquième aujourd'hui à plus d'un tiers en 2050.Cette électricité au coeur de nos vies et de nos usages doit être une électricité « décarbonée », comme nous le défendrons lors de l'Electrification Europe Summit, qui se déroule à Paris les 16 et 17 octobre. C'est un paradigme pour pouvoir espérer infléchir les redoutables effets du réchauffement climatique. « Décarbonée », c'est-à-dire produite notamment à partir d'énergies renouvelables, et de nucléaire pour les pays qui ont de telles infrastructures en place.« Pacte vert » au niveau européenLa « décarbonation » doit être au coeur de toutes les politiques publiques en matière énergétique. La nouvelle présidente de la Commission européenne,  Ursula von der Leyen, a d'ailleurs fixé, dans son discours inaugural devant le Parlement européen, des objectifs ambitieux en la matière : réduction a minima de 50 % des émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2030 et adoption par les Etats membres d'un « pacte vert » pour ancrer l'objectif d'une neutralité climatique à l'horizon 2050.

Comment la reconnaissance faciale s’installe en France

By | October 17th, 2019|Categories: Scoop.it|

Reconnaissance faciale : ces deux mots suscitent les fantasmes et alimentent les peurs d'un fichage de la population. « La technologie est neutre, c'est l'usage qui en est fait dont il faut surveiller les dérives », relève Marc Darmon, directeur général des systèmes d'information et de communication sécurisés chez Thales. Sans bruit, elle s'est déjà installée dans le quotidien des Français. Déverrouiller son mobile ou son ordinateur, grâce à la biométrie faciale, est devenu banal. En 2018, 45 % des mobiles vendus dans l'Hexagone intégraient la reconnaissance faciale - un taux qui devrait atteindre 55 % cette année selon Strategy Analytics. Dans de nombreux domaines, le visage a déjà commencé à s'imposer comme un mode d'authentification de la personne.Authentifier le passagerCeux qui voyagent le savent. Considérée comme un moyen efficace de réduire les temps d'attente lors des contrôles aux frontières, la biométrie faciale s'est installée dans le monde du transport après la vague d'attentats de 2015 à Paris, alors que les mesures de sécurité se renforçaient partout. Même Eurotunnel s'est équipé en février dernier pour contrôler les millions de passagers des bus et des camions qui font le trajet vers la Grande-Bretagne, emboîtant le pas à Eurostar et à de nombreux aéroports français.

Les « deep fakes » ou la fin du débat démocratique

By | October 17th, 2019|Categories: Scoop.it|

Les faux parfaits non explicités comme tels ne relèvent pas de la liberté d'expression mais de la fraude, et doivent être lourdement punis. Dans le marché des idées, le consommateur a le droit de connaître l'authenticité des produits qui lui sont offerts. Au nom de la liberté d'expression, je dois accepter de figurer dans un jeu vidéo où je serais poursuivi par des hordes de mélenchonistes. Mais au nom de cette même liberté, je ne peux tolérer que circule une vidéo de moi faisant l'éloge de Piketty. Pour que le débat existe, il faut pouvoir authentifier les débatteurs. Comme l'ont montré deux juristes américains,  Robert Chesney et Danielle Citron , dans un article de recherche remarqué, les faux parfaits posent une menace substantielle pour la démocratie.Contexte électoralJe me félicite donc, pour une fois, que les régulateurs s'emparent du sujet. Le gouvernement américain a introduit en décembre 2018 un « Malicious Deep Fake Prohibition Act ». Le mois dernier, le gouverneur de Californie a promulgué les décrets criminalisant les faux parfaits dans un contexte électoral. En France, l'un des meilleurs spécialistes du droit du numérique, Alain Bensoussan, estime que « l'arsenal législatif existant est suffisant pour punir les deepfakes », et qu'il suffit de le mettre en oeuvre. Quant à l'industrie numérique, elle semble enfin prendre la mesure de l'enjeu : Facebook et Microsoft viennent de s'associer avec des chercheurs d'Oxford et de Berkeley pour améliorer leurs algorithmes de détection.En attendant que les lois et les technologies s'adaptent, les producteurs de faux parfaits méritent le sort que Dante réservait aux « falsificateurs de personnes » dans les profondeurs de son Enfer, devenus fous et enragés, « des ombres pâles et nues/qui couraient en mordant comme un porc/quand il est lâché hors de la porcherie ».Vous avez aimé cet article ? Recevez la prochaine chronique de Gaspard Koenig en avant-première par e-mail en vous abonnant à notre newsletter  https://www.lesechos.fr/newsletters/Gaspard Koenig

Les riches américains de plus en plus riches

By | October 17th, 2019|Categories: Scoop.it|

Pour figurer dans les 1 % d'Américains les plus riches, il faut désormais gagner plus de 515.371 dollars par an, un montant qui a grimpé de 7,2 % en un an. Si la croissance de ces dernières années a profité à l'ensemble du pays, les inégalités s'accroissent, menaçant l'ensemble de l'économie.Par Nicolas RaulinePublié le 17 oct. 2019 à 6h05 Les inégalités s'accroissent aux Etats-Unis. Les derniers chiffres de l'Internal Revenue Service (IRS), le service des impôts, le confirment. Pour figurer dans les 1 % d'Américains les plus riches, il faut désormais gagner 515.371 dollars (environ 465.000 euros). Les chiffres portent sur les revenus de l'année 2017 et représentent une hausse de 7,2 %, ajustée après inflation.Pour arriver dans les 0,1 % d'Américains les plus riches, le pallier se situe à 2,4 millions de dollars. C'est 38 % de plus qu'en 2011. Enfin, les 0,001 % les plus riches, un petit groupe de 1.433 foyers sur l'ensemble du pays, ont gagné plus de 63,4 millions de dollars sur l'année, soit une hausse de 51 % depuis 2011.L'Amérique globalement plus richeLa santé de l'économie américaine a profité à l'ensemble de la population et la pauvreté a reculé ces dernières années, mais la richesse des autres classes a moins progressé, en comparaison. Le revenu médian a en effet augmenté de 20 % sur la même période, depuis six ans.Les plus riches sont aussi ceux qui paient le plus d'impôts. Les 1 % d'Américains les plus riches ont touché 21 % des richesses produites dans le pays, mais ont contribué à 38,5 % des revenus fiscaux au niveau fédéral. Proportionnellement, les riches ont payé plus, mais ces chiffres ne prennent en compte que les impôts fédéraux. Les foyers les plus modestes paient ainsi d'autres impôts, au niveau local, ainsi que les taxes liées au programme de santé Medicare, par exemple.La quasi-totalité des impôts fédéraux (97%) est payée par la moitié d'Américains la plus fortunée, celle qui perçoit plus de 41.740 millions de dollars par an, ou l'équivalent de 89% des revenus du pays.Nouvelle hausse des inégalités ?Les  économistes commencent à tirer la sonnette d'alarme . Les inégalités pèseraient de plus en plus sur les performances économiques du pays, notamment à cause des dépenses de santé. D'après le Census Bureau, elles se sont encore accrues l'an dernier et seuls cinq pays de l'OCDE seraient plus inégalitaires que les Etats-Unis. Selon les données de la Réserve fédérale, les 1 % des ménages les plus riches détenaient en ce début d'année 31 % du patrimoine américain, contre 28 % il y a dix ans et 23 % il y a trente ans.Les observateurs s'attendent à ce que les prochains chiffres de l'administration fiscale soient encore plus inégalitaires. Ils prendront en effet en compte les conséquences de la réforme fiscale de l'administration Trump, qui a, en premier lieu, profité aux classes les plus aisées. Cette réforme avait abaissé le taux moyen des entreprises (passé de 35 % à 21 %) et des particuliers, tout en supprimant certaines déductions.

Netflix engrange des abonnés avant la grande bataille du streaming vidéo

By | October 17th, 2019|Categories: Scoop.it|

La plateforme a renoué avec la croissance sur le marché américain, avec 520. 000 nouveaux clients au troisième trimestre. Le rythme est toutefois moins dynamique que ce qu'elle prévoyait. Un effet lié à la hausse de prix, mais aussi peut-être à l'attentisme des consommateurs avant le lancement des offres de Disney, Apple, Amazon et WarnerMedia.

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