HOSPITALITY LAB & PRACTICE FOR BRANDS

Blog2017-10-23T13:43:48+00:00

GDPR : L’hospitalité des marques fait loi en Europe.

GDPR : L’hospitalité des marques fait loi en Europe.

En imposant aux marques de privilégier l’intérêt de leurs clients dans la gestion des données qu’elles détiennent, l’Europe fait de l’hospitalité le vecteur principal de leur croissance.

1. AUJOURD’HUI, LA CROISSANCE DES MARQUES PASSE PAR LA QUALITÉ DE LEUR RELATION CLIENTS.

Dans un monde digital, « Les Marchés sont des Conversations ».

Dès 1999, Doc Searls et ses co-auteurs avaient mis cette idée au coeur de leur “Clue Train Manifesto” (Manifeste des Evidences) (1), démontrant alors avec brio comment le développement du “capital relationnel” de la marque pouvait devenir le principal moteur de la croissance des entreprises.

L’arrivée des sites internet dans la fin des années 1990 avait eu en effet le mérite de faire prendre conscience qu’il pouvait se nouer une relation directe entre l’entreprise et ses clients, sans passer par un distributeur ; et que ces nouveaux liens produisaient énormément de données qu’il était probablement intéressant d’exploiter : ainsi, pour développer plus loin l’idée du “Clue Train”, lorsqu’il s’agit de générer une croissance durable des ventes et des profits, les meilleurs atouts de la marque sont sa légitimité à susciter des échanges autour de son coeur de métier (Conversation), son intelligence à les analyser (Curation), sa capacité à apporter des réponses adaptées aux besoins exprimés (Customization), et finalement son empathie relationnelle, propre à mettre le client en résonance avec la marque (Communion). Autant d’atouts qui précèdent dorénavant la simple « qualité des produits » mis au catalogue, autrefois le principal fer de lance des entreprises.
Une vision depuis partagée par Interbrand(2), qui dans sa publication annuelle du classement de la valeur des marques insiste sur le fait que “la croissance est la conséquence d’une stratégie claire et d’expériences exceptionnelles délivrées au consommateur”.
Voici donc venu le temps pour les marques soucieuses de croissance durable de passer un nouveau contrat relationnel avec leurs consommateurs, où l’achat et la livraison du produit n’est plus la fin mais le début de la relation : un contrat qui couvre d’abord l’usage, et l’expérience qui l’accompagne. Un contrat qui est aussi l’occasion de proposer de nouveaux moments de consommation, de nouveaux services, qui sont autant de chiffre d’affaires supplémentaire pour les marques. Mais un contrat relationnel d’abord fondé sur le respect de l’intérêt du client, notamment en matière d’utilisation de ses données.

 

2. GDPR : UNE RÉGLEMENTATION POUR SAISIR DE NOUVELLES OPPORTUNITÉS DE CROISSANCE.

Selon une étude récente de la Commission Européenne(3), 72% des Européens s’inquiètent en effet de laisser trop de données personnelles aux entreprises, souvent à leur insu, et surtout de ne pas en recevoir de réelle contrepartie. D’ailleurs, la connaissance plus précise du client semble ne faciliter en rien la capacité de l’entreprise à mieux cibler ses offres : selon tous les indicateurs(4), le taux d’ouverture des mails diminue alors que les désabonnements (opt-out) augmentent, ce qui fragilise largement la rentabilité des investissements lourds consentis dans le CRM.
La Commission souligne également que le marché en ligne est constitué à 57% d’échanges avec des opérateurs américains, alors que seulement 4% des échanges se font au travers d’opérateurs pan-européens. Elle estime que si les 100 plus grosses entreprises Européennes faisaient un usage judicieux de leurs données clients, le PNB Européen pourrait s’octroyer 1,9% de progression supplémentaire d’ici 2020, soit plus de 200 Milliard d’Euros de gain potentiel.
C’est avant tout à cette opportunité de croissance que la GDPR s’attaque : permettre une meilleure utilisation des données pour les entreprises grâce à un consentement avéré des consommateurs, favoriser les échanges intra-européens au sein d’un univers mieux sécurisé. Loin d’être une contrainte, la GDPR est une chance de développement de nouvelles sources de revenus pour les marques européennes : elle conduit à un modèle de croissance durable rendu possible par une approche choisie et non plus subie de la consommation. Avec la GDPR, les marques doivent négocier avec chacun de leurs clients un contrat relationnel : elles doivent se mettre à l’écoute, comprendre les besoins, proposer leurs services, et définir les modalités de la relation ; le tout dans la transparence ( accès aux données, droit de modification) qui établit la confiance, l’attachement. Les marques deviennent alors attachantes dans le bon sens du terme, et c’est de cet attachement que nait la croissance durable.
C’est à ce nouveau modèle relationnel qu’appellait lui-même Doc Searls dans son “Clue Train Manifesto” : il lui avait même trouvé un nom, la VRM (Vendor Relationship Management). Une approche basée sur le consentement avéré du client vis à vis de ses fournisseurs (vendeurs) avec un postulat simple : “un consommateur libre a plus de valeur qu’un consommateur captif – pour lui-même, pour les marques et pour l’économie en général”.
Encore faut-il s’entendre sur la définition du consommateur “libre”. Searls le définit en cinq points :
1. Il entre en relation avec les marques de manière indépendante et sans contrainte.
2. Il est le point d’intégration de sa propre donnée (c’est lui seul qui peut relier sa donnée à sa personne).
3. Il a le contrôle de la donnée qu’il génère et collecte. Il décide de ce qu’il veut partager, à qui et comment.
4. Il définit son propre niveau d’engagement avec les marques.
5. Il est libre d’exprimer ses exigences et ses intentions en dehors du contrôle de toute entreprise.
C’est ce consommateur “libre” que la GDPR souhaite aujourd’hui promouvoir, afin d’en faire le vecteur de croissance de l’économie.

3. L’HOSPITALITE DES MARQUES, PRINCIPAL VECTEUR DE LEUR PROPRE CROISSANCE.

Accueillir un consommateur “libre” est sans doute une perspective qui effraie bon nombre de marques, tant elle ont été construites sur la notion d’un marketing manipulateur et insidieux, capable d’influencer jusqu’aux émotions pour enfermer les clients dans un tunnel de vente dont la seule issue est l’achat du produit. Avec la GDPR, ce n’est plus le produit qu’il va falloir vendre, c’est la marque qui doit apprendre à se faire acheter. Et pour cela, il va falloir qu’elle se montre hospitalière vis à vis de ses clients : bienveillante, humaine et proche.
Le produit devient simplement la porte d’entrée à la marque, celui qui va forger les impressions de la première rencontre, et donc le début (et non la fin) de l’histoire. Le produit n’est plus qu’un prétexte, c’est la marque qui devient le réel support de l’expérience pour le consommateur : c’est d’ailleurs à elle qu’il va naturellement s’adresser s’il a besoin d’assistance ou s’il a simplement des remarques à formuler. À la marque de se montrer engageante, accueillante, généreuse et humaine pour fidéliser le consommateur au-delà du premier produit, et pour entretenir une relation proche, intime, qui permettra de continuer à vendre sans qu’il soit besoin de déployer la coûteuse armada publicitaire du premier jour : avoir une stratégie à long terme d’entretien de la relation, plutôt que de s’épuiser dans des efforts permanents de recrutement.
Autant le “tunnel de vente” était indifférencié et anonyme, donc étranger à toute notion d’hospitalité, autant le “cycle de décision d’achat” est personnalisé et fait appel à la relation humaine : c’est de la capacité de la marque à accueillir que dépend la fidélisation du client, et encore plus, sa propension à devenir activement promoteur vis à vis de ses pairs. Pour le dire différemment, c’est du niveau d’hospitalité de la marque que va découler l’amplitude de la réalisation du cycle d’achat, et donc le montant de la valeur créée.
Autant le “tunnel de vente” s’envisageait dans un temps le plus court possible, avec l’espoir de limiter la durée d’exposition nécessaire pour déclencher l’achat afin de réduire les coûts, autant le “cycle de décision d’achat” s’inscrit dans la durée la plus longue possible afin de maximiser les revenus. En se plaçant dans une notion de permanence, on met forcément en exergue la qualité de l’hospitalité, seule capable de générer de la pérennité dans la relation.
Plus le consommateur progresse avec la marque, plus la marque fait preuve de « disponibilité » vis à vis des demandes du consommateur, plus se crée la confiance dans la relation, le consommateur récupérant de plus en plus de valeur d’usage en retour de sa relation avec la marque, la marque obtenant de plus en plus de “permissions” qui lui permettent d’aller encore plus loin dans son service du consommateur.
C’est bien là le cercle vertueux de l’hospitalité des marques : un marketing “on demand” (inbound marketing), un marketing de l’échange, de la confiance, de la permission, du partage de la valeur, où les clients sont aussi des hôtes ; un marketing qui se définit d’abord par rapport au client pour qu’il puisse adopter lui-même la marque, la faire sienne et en devenir à son tour le porte-parole…
Alors que la GDPR fait des marques le gibier de consommateurs devenus madrés, l’hospitalité est la meilleure réponse pour faire de ces mêmes marques les plus désirables des proies : avec bienveillance, humanité et intimité. Assurant ainsi la pérennité de leur croissance.

4. QUELLES APPROCHES POUR LES MARQUES FACE A LA GDPR ?

Ce serait peine perdue pour les marques que de se contenter de « mettre en conformité » leur bases de données tout en espérant garder les mêmes pratiques relationnelles. Car la GDPR est d’abord une invitation à renverser ses pratiques relationnelles pour faire montre d’hospitalité vis à vis de ses clients ; et c’est ce renversement d’attitude qui est lui même porteur de croissance pour les marques. Avec la GDPR, l’hospitalité ouvre pour les marques de nouvelles perspectives de croissance.
Une étude publiée en Mai dernier par le gouvernement Britannique4 s’était alarmée sur le fait que seulement 30% des grandes entreprises du pays avaient commencé à prendre les mesures nécessaires à la mise en conformité de leurs pratiques d’utilisation des données, alors que la transcription dans la loi Britannique vient d’être réalisée en ce mois d’Août, et qu’elle survivra au Brexit. Les autres pays feront-ils preuve de la même insouciance, par rapport à une échéance qui dans la plupart des pays européens, a été fixée à Mai 2018 ?
La GDPR transforme radicalement la manière dont les entreprises utilisent les données. Il va falloir arrêter d’acheter des listes d’adresses, et même se débarasser des listes qu’on aura pu acheter auparavant. Contacter un client exigera d’avoir les permissions nécessaires, sauf à s’exposer à des amendes prévues pour atteindre jusqu’à 4% du chiffre d’affaires.
Il n’y aura donc pas d’échappatoires.
Mais n’est-ce pas justement l’opportunité d’une prise de conscience salutaire dans le futur de la relation client ? Quelle marque aujourd’hui a encore besoin d’avoir accès à des millions de noms dont simplement un infime pourcentage montre un intérêt pour ses propositions ? Ne vaudrait-il pas mieux établir une véritable relation avec moins de clients mais qui ont un véritabe intérêt à avoir un dialogue, un échange, une conversation avec la marque ?
N’est-il pas temps, tout simplement, que les marques apprennent à devenir hospitalières vis à vis de leurs clients ?
Et si la GDPR n’était qu’un manifeste pour l’hospitalité des marques ? Une manière de sauver les marques traditionnelles à l’heure du digital ? La dernière opportunité à saisir avant liquidation ou reprise par les acteurs de la nouvelle économie ?
En développant leur hospitalité pour se mettre en conformité avec la GDPR, ce n’est pas tant l’amende que les marques vont éviter, c’est leur futur qu’elle vont assurer.
Aucune raison d’attendre. Embrassons la GDPR en développant l’hospitalité des marques (5).

 

 

(1) Le Cluetrain Manifesto (Manifeste des évidences) est un texte rédigé par Rick Levine, Christopher Locke, Doc Searls, et David Weinberger. Il est d’abord diffusé sur le web en 1999 comme un ensemble de quatre-vingt-quinze thèses, puis est publié sous forme de livre en 2000 avec les thèses prolongées de sept essais. https://www.amazon.com/Cluetrain-Manifesto-End-Business-Usual/dp/0738204315
(2) Etude 2016 Interbrand : http://interbrand.com/best-brands/best-global-brands/2016/
(3) Etude de la Commission Européenne : https://ec.europa.eu/commission/publications/why-we-need-digital-single-market_en
(4) Citée par Tanya Joseph dans le magazine Marketing Week (UK) du 7 Août 2017, New data laws are a chance to reset customer relationships : https://www.marketingweek.com/2017/08/07/tanya-joseph-data-law/
(5) Cf, “Manifeste pour l’Hospitalité des Marques”, Georges-Edouard DIAS, Edition Netexplo : https://www.amazon.fr/dp/2954667230/

1 petite entreprise sur 4 s’apprête à accepter les paiements par crypto monnaie

By |January 18th, 2022|Categories: Scoop.it|

Le digital progresse dans les paiements, et cela va jusqu’à l’usage des crypto monnaies. Une écrasante proportion (82%) des petites entreprises interrogées par la société de services de paiement Visa prévoient d’accepter une forme de paiement numérique en 2022. Ces petites entreprises sont mêmes près de 1 sur 4 (24%) à déclarer qu’elles prévoient d’accepter des devises numériques telles que la crypto-monnaie Bitcoin. On observe un basculement vers le tout digital. Près de 2 petites entreprises sur 3 (59%) interrogées ont déclaré qu’elles utilisaient uniquement ou prévoyaient d’utiliser uniquement des paiements numériques au cours des deux prochaines années, en phase avec 41 % des consommateurs interrogés qui ont dit la même chose. L’étude a été réalisée par Wakefield Research en décembre 2021 pour le compte de Visa. Le sondage a interrogé 2250 propriétaires de petites entreprises comptant moins de 100 employés au Brésil, au Canada, en Allemagne, à Hong Kong, en Irlande, en Russie, à Singapour, aux Émirats Unis et aux États-Unis. 

Carlos Tavares : avec la voiture électrique, « la brutalité du changement crée un risque social »

By |January 18th, 2022|Categories: Scoop.it|

Le grand sujet, c'est une approche globale avec la qualité environnementale de l'électricité consommée et je constate que cela remet de fait l'énergie nucléaire à l'ordre du jour par les écologistes. Il faut aussi parler de l'empreinte carbone de la batterie. Avec le mix énergétique européen, un véhicule électrique doit rouler 70.000 km pour compenser la mauvaise empreinte carbone de fabrication de la batterie et commencer à creuser l'écart avec un véhicule hybride léger. On sait aussi qu'un véhicule hybride léger coûte moitié moins qu'un véhicule électrique. Au total, vaut-il mieux accepter de faire rouler des voitures hybrides thermiques très performantes pour qu'elles restent abordables et apportent un bénéfice carbone immédiat, ou faut-il des véhicules 100 % électriques que les classes moyennes ne pourront pas se payer, tout en demandant aux Etats de continuer à creuser le déficit budgétaire pour les subventionner ? C'est un débat de société que je rêverais d'avoir, mais pour l'instant je ne le vois pas.

« L’accélération de l’innovation va toucher tous les métiers » estime le PDG de Casino

By |January 17th, 2022|Categories: Scoop.it|

Le prix est toujours un élément clé mais il existe plusieurs types de consommateurs. Certains sont prêts à payer un peu plus cher pour avoir du choix et de la qualité. D'autres acceptent des prix un peu plus élevés pour obtenir un service comme la livraison ou pour bénéficier d'une distribution de proximité. D'autres, enfin, ont des budgets serrés et recherchent d'abord le prix. Ceux-ci se tourneront vers les discounters. Si nous avons cédé Leader Price en 2020, c'est que nous avons estimé que certains discounters sont devenus imbattables sur ce segment. Quand on réalise 100 milliards d'euros de chiffre d'affaires avec 2.000 à 3.000 références, on bénéficie sur chaque article d'une puissance d'achat impossible à égaler pour un distributeur français proposant souvent plus de 15.000 articles. Nous nous sommes concentrés sur la proximité et le premium. Souvenons-nous que, si la quote-part des hypermarchés dans la consommation des français baisse régulièrement tous les ans depuis maintenant assez longtemps, le segment de la proximité monte régulièrement. Nous avons donc encore de vrais relais de croissance, dans la distribution physique aussi. Nous avons ouvert plus de 800 nouveaux petits magasins l'an dernier et nous assurons déjà un tiers du marché de la livraison à domicile en Ile-de-France. La population décline à Paris mais elle progresse sensiblement dans une région de plus de 8 millions d'habitants.

Robotique : Exotec devient la 25e licorne de la French Tech

By |January 17th, 2022|Categories: Scoop.it|

Exotec est aussi la première licorne française issue de l'industrie, un secteur qui a plus de mal à se faire financer que la fintech, le « SaaS » (les logiciels sous abonnement) ou encore l'e-commerce. « C'est le parent pauvre en termes de volumes. Les investisseurs ne se battent pas pour faire partie des tours de table », confirme François Breniaux, directeur d'investissement chez Supernova Invest, société de gestion spécialisée dans la deeptech, c'est-à-dire les technologies de rupture. « France 2030 » : 5 milliards d'euros pour faire émerger des start-up industrielles Exotec, chef de file français d'un marché de l'automatisation des entrepôts en plein essor Exotec fait donc figure d'exception dans l'écosystème, notamment grâce à de bons résultats financiers. La start-up double son chiffre d'affaires tous les ans. En 2018, elle générait 7,4 millions de revenus, contre 19,9 millions en 2019 et 42,9 millions en 2020. « Nous avons fait 105 millions de chiffre d'affaires l'an dernier et nous allons faire 200 millions sur l'année à venir », anticipe Romain Moulin. La licorne doit son succès aux Skypods, des petits robots qui préparent les commandes dans des entrepôts logistiques et sont livrés avec des racks qui permettent de stocker des produits en hauteur. Elle a aussi mis au point le Skypicker, un bras robotisé capable d'attraper des produits dans les bacs de stockage, puis de les déposer dans les bacs de préparation de commandes. A ses débuts, Exotec avait frappé un grand coup en équipant Cdiscount. Elle a ensuite su convaincre des acteurs comme Decathlon, Uniqlo (Japon) ou encore Gap (Etats-Unis) d'utiliser ses robots intelligents. « Ils développent des beaux projets, ont gagné des gros contrats et peuvent vraiment devenir une entreprise à succès », observe Rueben Scriven, un spécialiste du marché de l'automatisation des entrepôts. L'opportunité américaine Exotec veut continuer à grandir vite, alors que le boom spectaculaire du e-commerce lui ouvre un boulevard. La licorne espère ainsi recruter 500 personnes en R&D dans les années à venir. « C'est l'une des choses sur lesquelles il faut mettre le plus l'énergie pour que cela ne soit pas un facteur limitant pour le développement de notre entreprise », insiste Romain Moulin. Exotec a des atouts à faire valoir pour attirer des jolis CV. « Nous mélangeons du hardware et du logiciel, ce qui est très orignal sur le marché. Cela nous donne du sex appeal ! », sourit le patron. La licorne nordiste cherche aussi à se renforcer à l'international - elle réalise déjà 40 % de son activité hors d'Europe -, et notamment aux Etats-Unis. La société y a ouvert un bureau à Atlanta (Géorgie) et mise sur Goldman Sachs pour séduire des nouveaux clients. « C'est un grand nom et cela va nous ouvrir des portes », est convaincu le patron. « Contrairement à ce qu'on peut penser, le marché américain n'est pas beaucoup automatisé. Il y a peu de concurrence et c'est donc une belle opportunité », décrypte François Breniaux. Augmenter la production Pour répondre à la demande, Exotec va devoir augmenter ses capacités industrielles. « Nos chaînes de montage sont facilement réplicables. A partir du moment où nous avons six mois de visibilité, nous pouvons trouver les mètres carrés nécessaires et mettre en place des nouveaux postes », souligne Romain Moulin.

Major Unilever investor says business has ‘lost the plot’ with brand purpose focus

By |January 14th, 2022|Categories: Scoop.it|

“Unilever seems to be labouring under the weight of a management which is obsessed with publicly displaying sustainability credentials at the expense of focusing on the fundamentals of the business,” he wrote. “The most obvious manifestation of this is the public spat it has become embroiled in over the refusal to supply Ben & Jerry’s ice cream in the West Bank. However, we think there are far more ludicrous examples which illustrate the problem. “A company which feels it has to define the purpose of Hellmann’s mayonnaise has in our view clearly lost the plot. The Hellmann’s brand has existed since 1913, so we would guess that by now consumers have figured out its purpose (spoiler alert — salads and sandwiches).” However, Smith concluded that the fund would continue to hold its shares in the business because it believes its “strong brands” and distribution will “triumph in the end”. Fundsmith is reported to be Unilever’s ninth biggest shareholder, having held a 0.8% stake in the business since 2011.

If you’ve never heard of ‘anthimeria’, Google it before you end up like Kärcher

By |January 14th, 2022|Categories: Scoop.it|

“Je vais ressortir le Kärcher de la cave,” Pécresse announced during her 6 January tour. “Cela fait dix ans qu’il y est et il est temps de l’utiliser.” A simple translation of Pécresse’s words would record her remembering that she had been storing a Kärcher pressurised water hose in her cellar for 10 years and how she now felt that this was a good time to get it out and use it. Pécresse, of course, was not speaking literally about DIY or the general dirtiness of the streets of Marseille. Instead, she was clearly signalling her own credentials as a right-wing politician with little tolerance for multiculturalism.  PUBLICITÉ Does Facebook’s corporate rebrand to ‘Meta’ prove the future is ‘beyond’ it? The use of the Kärcher brand was not incidental. Some 15 years earlier another right-wing presidential hopeful by the name of Nicolas Sarkozy made similar comments while touring the rougher sections of Paris. A young boy had lost his life and Sarkozy had told his grief-stricken parents that he would “nettoyer au Kärcher” (clean with a Kärcher) the whole area to root out the culprits.   So last week’s sudden brand exposure for Kärcher was nothing new for the executives at its Winnenden HQ. Ever since Sarkozy metaphorically applied the brand to the cultural tensions of France, the cleaning company has been applying pressure to French politicians in a largely futile attempt to remove the Kärcher brand from the fraught discourse surrounding immigration and civil unrest. During the 2007 French elections the company went as far as sending all the presidential candidates a letter pleading with them to refrain from using its brand name in any way in the debates ahead. This week, in response to Pécresse’s comments, the Kärcher Group was once again forced to respond. In a terse statement the company asked both politicians and the media to immediately stop “any use of its name in the sphere of policy which damages its brand and the values of the company”. That last part is contentious. Modern brand theory would suggest that despite the PR headaches that Kärcher has endured this week, the initial reference to its brand and the fevered discussions across France that followed have been incredibly positive for the company in terms of immediate salience and eventual sales. And while many will wince at the metaphorical use of a high-pressured hose to “clean” the streets of France of its undesirable elements, there can be little doubt that, on top of all that awareness, Kärcher’s functional benefits have been significantly reinforced too.

Les crypto actifs, laboratoire digital risqué de l’économie en 2022

By |January 14th, 2022|Categories: Scoop.it|

Il existe toujours plus de crypto monnaies dans le monde. Ces valeurs électroniques privées ne sont ni des pièces ni des billets, ni des paiements par chèque ou par carte bancaire. Elles n’ont aucun cours légal, ni de régulation étatique. On relève uniquement le Salvador, petit pays d’Amérique Centrale de 7 millions d’habitants, qui a adopté le Bitcoin comme une monnaie officielle aux côtés du dollar en septembre 2021. Les actifs numériques servent cependant à réaliser des transactions sécurisées et enregistrées de manière publique grâce à la technologie blockchain. En novembre 2021, la capitalisation boursière  des crypto monnaies a dépassé 3 000 milliards de dollars au niveau mondial contre 500 milliards en 2020. La croissance de ce marché devrait se poursuivre en 2022 selon les experts.   Les entreprises françaises expérimentent les crypto actifs avec prudence Côté entreprises, la crypto monnaie peut constituer une opportunité d’investissement ou un  moyen  de se protéger de l’inflation des monnaies fiduciaires, comme le dollar ou l’euro. C’est aussi un mode de paiement rapide, anonyme, dans une seule devise, sans frais bancaire ou très peu. L’usage d’outils crypto-actifs est autorisé en France. L’appellation crypto monnaie n’est pas légale dans l’hexagone toutefois car les crypto-actifs ne présentent pas les caractéristiques d’une monnaie. Certaines obligations de transparence sont imposées aux entreprises notamment dans le cadre de la lutte contre  le blanchiment d’argent. Des organismes, des entreprises et des magasins acceptent aujourd’hui les paiements en crypto monnaie en France. Mais cela demeure très limité et expérimental alors qu’aux Etats-Unis, l’usage est vraiment en développement.

Les skis pliables d’Elan, l’innovation qui pourrait révolutionner les sports d’hiver

By |January 14th, 2022|Categories: Scoop.it|

Un prototype conçu pour l'armée Comme un clin d'oeil à cet héritage, c'est avec les forces armées slovènes il y a dix ans que sont nés l'idée du ski pliant et son premier prototype. « Le constat initial est parti de l'observation des troupes, qui avaient des difficultés à se mouvoir avec des skis traditionnels, mais je ne saurais pas vous dire à qui en revient exactement la paternité », avoue Leon Korošec qui revendique six brevets déposés pour cette innovation. Il faudra quatre années de travail de conception avant d'aboutir à l'Ibex Tactix, un modèle de ski de randonnée qui équipe les troupes d'élite montagnardes. Petit à petit, le concept attire l'intérêt de puissances étrangères, dont les Etats-Unis et l'Allemagne qui sont toujours en train de le tester. L'armée italienne, elle, a déjà franchi le pas et l'a certifié comme apte à être utilisé par ses troupes. A gauche : sortie en ski de randonnée. A droite : Victor Lourdel en freeride à Avoriaz.© Felix Ledru pour « Les Echos Week-End » Mais l'Ibex Tactix est un peu lourd et inadapté à la pratique de loisir. Il faudra cinq années supplémentaires à Elan pour transposer la nouvelle technique à son modèle de ski de piste Amphibio et ouvrir ainsi un tout nouveau segment de marché. « C'est un produit de bouche-à-oreille, et nous visons 500 paires vendues en 2022, détaille Johann Personnaz, PDG de Sunset Sport, le distributeur d'Elan en France. L'utilisateur typique est une personne qui est amatrice de ski et devenue loueuse pour des raisons logistiques, faute, notamment de posséder une résidence secondaire. » Un fort pouvoir d'achat est aussi une condition sine qua non. La paire de skis pliants tutoie les 1.300 euros, contre 700 pour son équivalent « rigide ».

Éco-conception, efficacité énergétique, protection des ressources… des sujets qui gagnent en visibilité au CES de Las Vegas

By |January 14th, 2022|Categories: Scoop.it|

Dans un contexte de flambée mondiale des prix de l’énergie, la catégorie “Sustainability, Eco-Design & Smart Energy” des Innovation Awards 2022 fait la part belle aux innovations économes en énergie. C’est le cas par exemple de la solution de gestion automatisée des espaces de bureaux conçue par l’entreprise Xandar Kardian : grâce à ses radars, elle permet aux entreprises de savoir en temps réel combien d’employés sont présents dans les bureaux, pour adapter le chauffage et la climatisation en conséquence. Le tableau électrique intelligent “Wiser Energy” du français Schneider Electric a lui aussi été distingué : il permet de collecter et analyser les données de consommation électrique du foyer pour mieux la piloter et l’optimiser. Plusieurs innovations dans le stockage de l’énergie figurent également au palmarès 2022 : les piles au graphène de Nanotech Energy promettent “une sécurité et des performances infiniment meilleures que les batteries lithium-ion classiques”, tandis que la technologie Wattup d’Energous permet une recharge sans fil des appareils électroniques. Prometteurs, les capteurs Powerfoyle, conçus en Suède par Exeger, peuvent s’intégrer à différents appareils et accessoires (casques de vélo, casques audio…) pour produire de l’énergie grâce à la lumière ambiante, en extérieur comme en intérieur. Eco-conception et préservation des ressources Du côté des appareils électroniques grand public – le créneau sur lequel est positionné le CES historiquement – citons le thermomètre connecté Bcool, conçu par l’entreprise française Baracoda, qui fonctionne sans pile ni batterie ou encore ou l’Aguardio G2, une invention danoise. Il s’agit d’un accessoire à installer dans sa salle de bain, pour réduire le temps passé sous la douche et donc la consommation d’eau et d’énergie, “grâce à la combinaison de capteurs et du big data”. Quant au sèche-cheveu sans fil “Halo” de la startup Zuvi, il promet une consommation d’électricité cinq fois plus faible que les appareils traditionnels, au travers de sa technologie “qui s’inspire du soleil et du vent pour proposer un processus de séchage plus efficace et naturel”. Plusieurs produits éco-conçus de Schneider Electric ont aussi été récompensés : la gamme d’interrupteurs et de prises Odace, en plastique 100% recyclé et la gamme Merten Ocean Plastic, fabriquée à partir de filets de pêche recyclés. Autre grand groupe français présent au CES, l’Oréal a, lui, été distingué pour son innovation “Water Saver”, un nouveau système de soins capillaires pour les salons de coiffure, reposant sur une technologie de micronisation de l’eau qui permet une réduction de 80 % de l’eau utilisée. L’hydrogène, un sujet porteur Toujours dans le domaine de l’énergie, le palmarès fait cette année la part belle à l’hydrogène, un secteur en plein développement dans le monde entier. Le procédé industriel développé en Corée du Sud par le conglomérat Doosan permet par exemple de produire de l’hydrogène grâce à la pyrolyse du plastique et du vinyl. Aussi développé par Doosan, Tri-Gen est une solution qui permet de produire à la fois de l’électricité, de l’hydrogène et de la chaleur. Une troisième innovation du groupe coréen figure au palmarès : des drones fonctionnant grâce à des piles à hydrogène. Une technologie sur laquelle s’appuie aussi le marseillais Nepco pour concevoir ses navettes fluviales Nep Shuttle, dont les premiers prototypes, capables de transporter 150 passagers, devraient circuler à l’horizon 2023.Enfin, dernière thématique à l’honneur cette année : l’agriculture, avec des innovations comme le “Cube” du coréen N.Thing, une “solution agricole décentralisée” permettant d’optimiser tous les aspects de la culture sous serre ou encore Pira, un piège connecté apportant une solution innovante de biocontrôle pour protéger les oliviers des ravageurs, développée par la startup française Cearitis.

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