HOSPITALITY LAB & PRACTICE FOR BRANDS

Blog2017-10-23T13:43:48+00:00

GDPR : L’hospitalité des marques fait loi en Europe.

GDPR : L’hospitalité des marques fait loi en Europe.

En imposant aux marques de privilégier l’intérêt de leurs clients dans la gestion des données qu’elles détiennent, l’Europe fait de l’hospitalité le vecteur principal de leur croissance.

1. AUJOURD’HUI, LA CROISSANCE DES MARQUES PASSE PAR LA QUALITÉ DE LEUR RELATION CLIENTS.

Dans un monde digital, « Les Marchés sont des Conversations ».

Dès 1999, Doc Searls et ses co-auteurs avaient mis cette idée au coeur de leur “Clue Train Manifesto” (Manifeste des Evidences) (1), démontrant alors avec brio comment le développement du “capital relationnel” de la marque pouvait devenir le principal moteur de la croissance des entreprises.

L’arrivée des sites internet dans la fin des années 1990 avait eu en effet le mérite de faire prendre conscience qu’il pouvait se nouer une relation directe entre l’entreprise et ses clients, sans passer par un distributeur ; et que ces nouveaux liens produisaient énormément de données qu’il était probablement intéressant d’exploiter : ainsi, pour développer plus loin l’idée du “Clue Train”, lorsqu’il s’agit de générer une croissance durable des ventes et des profits, les meilleurs atouts de la marque sont sa légitimité à susciter des échanges autour de son coeur de métier (Conversation), son intelligence à les analyser (Curation), sa capacité à apporter des réponses adaptées aux besoins exprimés (Customization), et finalement son empathie relationnelle, propre à mettre le client en résonance avec la marque (Communion). Autant d’atouts qui précèdent dorénavant la simple « qualité des produits » mis au catalogue, autrefois le principal fer de lance des entreprises.
Une vision depuis partagée par Interbrand(2), qui dans sa publication annuelle du classement de la valeur des marques insiste sur le fait que “la croissance est la conséquence d’une stratégie claire et d’expériences exceptionnelles délivrées au consommateur”.
Voici donc venu le temps pour les marques soucieuses de croissance durable de passer un nouveau contrat relationnel avec leurs consommateurs, où l’achat et la livraison du produit n’est plus la fin mais le début de la relation : un contrat qui couvre d’abord l’usage, et l’expérience qui l’accompagne. Un contrat qui est aussi l’occasion de proposer de nouveaux moments de consommation, de nouveaux services, qui sont autant de chiffre d’affaires supplémentaire pour les marques. Mais un contrat relationnel d’abord fondé sur le respect de l’intérêt du client, notamment en matière d’utilisation de ses données.

 

2. GDPR : UNE RÉGLEMENTATION POUR SAISIR DE NOUVELLES OPPORTUNITÉS DE CROISSANCE.

Selon une étude récente de la Commission Européenne(3), 72% des Européens s’inquiètent en effet de laisser trop de données personnelles aux entreprises, souvent à leur insu, et surtout de ne pas en recevoir de réelle contrepartie. D’ailleurs, la connaissance plus précise du client semble ne faciliter en rien la capacité de l’entreprise à mieux cibler ses offres : selon tous les indicateurs(4), le taux d’ouverture des mails diminue alors que les désabonnements (opt-out) augmentent, ce qui fragilise largement la rentabilité des investissements lourds consentis dans le CRM.
La Commission souligne également que le marché en ligne est constitué à 57% d’échanges avec des opérateurs américains, alors que seulement 4% des échanges se font au travers d’opérateurs pan-européens. Elle estime que si les 100 plus grosses entreprises Européennes faisaient un usage judicieux de leurs données clients, le PNB Européen pourrait s’octroyer 1,9% de progression supplémentaire d’ici 2020, soit plus de 200 Milliard d’Euros de gain potentiel.
C’est avant tout à cette opportunité de croissance que la GDPR s’attaque : permettre une meilleure utilisation des données pour les entreprises grâce à un consentement avéré des consommateurs, favoriser les échanges intra-européens au sein d’un univers mieux sécurisé. Loin d’être une contrainte, la GDPR est une chance de développement de nouvelles sources de revenus pour les marques européennes : elle conduit à un modèle de croissance durable rendu possible par une approche choisie et non plus subie de la consommation. Avec la GDPR, les marques doivent négocier avec chacun de leurs clients un contrat relationnel : elles doivent se mettre à l’écoute, comprendre les besoins, proposer leurs services, et définir les modalités de la relation ; le tout dans la transparence ( accès aux données, droit de modification) qui établit la confiance, l’attachement. Les marques deviennent alors attachantes dans le bon sens du terme, et c’est de cet attachement que nait la croissance durable.
C’est à ce nouveau modèle relationnel qu’appellait lui-même Doc Searls dans son “Clue Train Manifesto” : il lui avait même trouvé un nom, la VRM (Vendor Relationship Management). Une approche basée sur le consentement avéré du client vis à vis de ses fournisseurs (vendeurs) avec un postulat simple : “un consommateur libre a plus de valeur qu’un consommateur captif – pour lui-même, pour les marques et pour l’économie en général”.
Encore faut-il s’entendre sur la définition du consommateur “libre”. Searls le définit en cinq points :
1. Il entre en relation avec les marques de manière indépendante et sans contrainte.
2. Il est le point d’intégration de sa propre donnée (c’est lui seul qui peut relier sa donnée à sa personne).
3. Il a le contrôle de la donnée qu’il génère et collecte. Il décide de ce qu’il veut partager, à qui et comment.
4. Il définit son propre niveau d’engagement avec les marques.
5. Il est libre d’exprimer ses exigences et ses intentions en dehors du contrôle de toute entreprise.
C’est ce consommateur “libre” que la GDPR souhaite aujourd’hui promouvoir, afin d’en faire le vecteur de croissance de l’économie.

3. L’HOSPITALITE DES MARQUES, PRINCIPAL VECTEUR DE LEUR PROPRE CROISSANCE.

Accueillir un consommateur “libre” est sans doute une perspective qui effraie bon nombre de marques, tant elle ont été construites sur la notion d’un marketing manipulateur et insidieux, capable d’influencer jusqu’aux émotions pour enfermer les clients dans un tunnel de vente dont la seule issue est l’achat du produit. Avec la GDPR, ce n’est plus le produit qu’il va falloir vendre, c’est la marque qui doit apprendre à se faire acheter. Et pour cela, il va falloir qu’elle se montre hospitalière vis à vis de ses clients : bienveillante, humaine et proche.
Le produit devient simplement la porte d’entrée à la marque, celui qui va forger les impressions de la première rencontre, et donc le début (et non la fin) de l’histoire. Le produit n’est plus qu’un prétexte, c’est la marque qui devient le réel support de l’expérience pour le consommateur : c’est d’ailleurs à elle qu’il va naturellement s’adresser s’il a besoin d’assistance ou s’il a simplement des remarques à formuler. À la marque de se montrer engageante, accueillante, généreuse et humaine pour fidéliser le consommateur au-delà du premier produit, et pour entretenir une relation proche, intime, qui permettra de continuer à vendre sans qu’il soit besoin de déployer la coûteuse armada publicitaire du premier jour : avoir une stratégie à long terme d’entretien de la relation, plutôt que de s’épuiser dans des efforts permanents de recrutement.
Autant le “tunnel de vente” était indifférencié et anonyme, donc étranger à toute notion d’hospitalité, autant le “cycle de décision d’achat” est personnalisé et fait appel à la relation humaine : c’est de la capacité de la marque à accueillir que dépend la fidélisation du client, et encore plus, sa propension à devenir activement promoteur vis à vis de ses pairs. Pour le dire différemment, c’est du niveau d’hospitalité de la marque que va découler l’amplitude de la réalisation du cycle d’achat, et donc le montant de la valeur créée.
Autant le “tunnel de vente” s’envisageait dans un temps le plus court possible, avec l’espoir de limiter la durée d’exposition nécessaire pour déclencher l’achat afin de réduire les coûts, autant le “cycle de décision d’achat” s’inscrit dans la durée la plus longue possible afin de maximiser les revenus. En se plaçant dans une notion de permanence, on met forcément en exergue la qualité de l’hospitalité, seule capable de générer de la pérennité dans la relation.
Plus le consommateur progresse avec la marque, plus la marque fait preuve de « disponibilité » vis à vis des demandes du consommateur, plus se crée la confiance dans la relation, le consommateur récupérant de plus en plus de valeur d’usage en retour de sa relation avec la marque, la marque obtenant de plus en plus de “permissions” qui lui permettent d’aller encore plus loin dans son service du consommateur.
C’est bien là le cercle vertueux de l’hospitalité des marques : un marketing “on demand” (inbound marketing), un marketing de l’échange, de la confiance, de la permission, du partage de la valeur, où les clients sont aussi des hôtes ; un marketing qui se définit d’abord par rapport au client pour qu’il puisse adopter lui-même la marque, la faire sienne et en devenir à son tour le porte-parole…
Alors que la GDPR fait des marques le gibier de consommateurs devenus madrés, l’hospitalité est la meilleure réponse pour faire de ces mêmes marques les plus désirables des proies : avec bienveillance, humanité et intimité. Assurant ainsi la pérennité de leur croissance.

4. QUELLES APPROCHES POUR LES MARQUES FACE A LA GDPR ?

Ce serait peine perdue pour les marques que de se contenter de « mettre en conformité » leur bases de données tout en espérant garder les mêmes pratiques relationnelles. Car la GDPR est d’abord une invitation à renverser ses pratiques relationnelles pour faire montre d’hospitalité vis à vis de ses clients ; et c’est ce renversement d’attitude qui est lui même porteur de croissance pour les marques. Avec la GDPR, l’hospitalité ouvre pour les marques de nouvelles perspectives de croissance.
Une étude publiée en Mai dernier par le gouvernement Britannique4 s’était alarmée sur le fait que seulement 30% des grandes entreprises du pays avaient commencé à prendre les mesures nécessaires à la mise en conformité de leurs pratiques d’utilisation des données, alors que la transcription dans la loi Britannique vient d’être réalisée en ce mois d’Août, et qu’elle survivra au Brexit. Les autres pays feront-ils preuve de la même insouciance, par rapport à une échéance qui dans la plupart des pays européens, a été fixée à Mai 2018 ?
La GDPR transforme radicalement la manière dont les entreprises utilisent les données. Il va falloir arrêter d’acheter des listes d’adresses, et même se débarasser des listes qu’on aura pu acheter auparavant. Contacter un client exigera d’avoir les permissions nécessaires, sauf à s’exposer à des amendes prévues pour atteindre jusqu’à 4% du chiffre d’affaires.
Il n’y aura donc pas d’échappatoires.
Mais n’est-ce pas justement l’opportunité d’une prise de conscience salutaire dans le futur de la relation client ? Quelle marque aujourd’hui a encore besoin d’avoir accès à des millions de noms dont simplement un infime pourcentage montre un intérêt pour ses propositions ? Ne vaudrait-il pas mieux établir une véritable relation avec moins de clients mais qui ont un véritabe intérêt à avoir un dialogue, un échange, une conversation avec la marque ?
N’est-il pas temps, tout simplement, que les marques apprennent à devenir hospitalières vis à vis de leurs clients ?
Et si la GDPR n’était qu’un manifeste pour l’hospitalité des marques ? Une manière de sauver les marques traditionnelles à l’heure du digital ? La dernière opportunité à saisir avant liquidation ou reprise par les acteurs de la nouvelle économie ?
En développant leur hospitalité pour se mettre en conformité avec la GDPR, ce n’est pas tant l’amende que les marques vont éviter, c’est leur futur qu’elle vont assurer.
Aucune raison d’attendre. Embrassons la GDPR en développant l’hospitalité des marques (5).

 

 

(1) Le Cluetrain Manifesto (Manifeste des évidences) est un texte rédigé par Rick Levine, Christopher Locke, Doc Searls, et David Weinberger. Il est d’abord diffusé sur le web en 1999 comme un ensemble de quatre-vingt-quinze thèses, puis est publié sous forme de livre en 2000 avec les thèses prolongées de sept essais. https://www.amazon.com/Cluetrain-Manifesto-End-Business-Usual/dp/0738204315
(2) Etude 2016 Interbrand : http://interbrand.com/best-brands/best-global-brands/2016/
(3) Etude de la Commission Européenne : https://ec.europa.eu/commission/publications/why-we-need-digital-single-market_en
(4) Citée par Tanya Joseph dans le magazine Marketing Week (UK) du 7 Août 2017, New data laws are a chance to reset customer relationships : https://www.marketingweek.com/2017/08/07/tanya-joseph-data-law/
(5) Cf, “Manifeste pour l’Hospitalité des Marques”, Georges-Edouard DIAS, Edition Netexplo : https://www.amazon.fr/dp/2954667230/

« La consommation énergétique annuelle du Bitcoin, équivalente à celle de la Suisse, pourrait être divisée par mille »

By |September 26th, 2022|Categories: Scoop.it|

En 2008, Satoshi Nakamoto, dont on ignore toujours qui se cache derrière ce nom, a proposé un protocole, le Bitcoin, qui crée une monnaie indépendante de toute autorité centrale, dont le fonctionnement repose sur un contrôle collectif, le tout étant robuste et sûr. L’idée-clé est celle de la blockchain, une sorte de livre de comptes enregistrant les transactions sans possibilité d’effacer des pages, qui est partagé dans tout le réseau. C’est une invention géniale. Avant lui, d’autres avaient essayé de développer des monnaies électroniques, mais sans succès. Ce qui est neuf et révolutionnaire est la mise au point d’un protocole qui assemble des fonctions déjà connues, mais d’une façon inattendue, et que personne n’avait imaginée. Ce protocole a, de plus, bénéficié de plusieurs avancées pour se lancer en 2009. Le chiffrement, essentiel au fonctionnement, était assez mûr, comme le montre le succès des transactions bancaires sur Internet. De même, les réseaux pair à pair ou distribués fonctionnaient depuis plusieurs années sans problème. Enfin, comme le système repose sur le partage d’un gros fichier d’environ 500 Go, il fallait que les ordinateurs aient assez de mémoire et de capacité de calcul.

Free prêt à se lancer dans le paiement

By |September 24th, 2022|Categories: Scoop.it|

« The rocket is on the launchpad » (la fusée est sur la rampe de lancement). L'opérateur télécoms Free se prépare à lancer un nouveau service de paiement, baptisé Stancer. Difficile à ce stade de savoir exactement de quoi il s'agira. Le groupe reste très discret sur le sujet, et n'a pas encore fait de communication officielle. Interrogé par « Les Echos », il n'a pas souhaité réagir. Un site Web a néanmoins été créé pour l'occasion, comme l'a repéré le site d'information spécialisé UniversFreebox, avec en guise d'illustration une fusée prête à décoller - le symbole utilisé par Free pour chaque nouveau lancement de produit phare. Sur la fusée figure un message codé informatique, qui renvoie, selon UniversFreebox, vers le site d'offres d'emplois d'Iliad. « Launching soon » Le compte twitter de Stancer , créé il y a deux ans mais très peu actif depuis, donne un peu plus d'indications. « Stancer aide les entreprises à grandir grâce à des solutions de paiement simples, accessibles et transparentes », peut-on lire en guise de description de profil. Même chose sur le compte LinkedIn de la marque. Depuis le mois de janvier, Stancer distille sur les réseaux sociaux quelques messages, essentiellement liés à des offres d'embauche (développeur, gestionnaire financier, chargé d'exploitation informatique, etc.). LIRE AUSSI : « Free, c'est l'arme anti inflation » affirme Thomas Reynaud, son directeur général Mercredi, un nouveau message plus équivoque a néanmoins été publié : « La révolution du paiement arrive… », accompagné d'une animation Gif avec l'inscription « Launching soon » (le lancement approche). Ce teasing, typique de la stratégie de communication énigmatique de Free, laisse penser qu'une annonce pourrait être faite dans les tout prochains jours. Pas de néobanque L'intérêt de Xavier Niel et de son groupe pour les services financiers n'est pas nouveau. La rumeur court depuis quelques années déjà d'une possible diversification dans les métiers proches de la banque. Notamment depuis le lancement d'Orange Bank en 2017. LIRE AUSSI : Iliad, la maison mère de Free, confirme sa bonne dynamique En 2019, Iliad avait créé un certain émoi en obtenant un code Swift, soit le numéro d'identification internationale d'une banque, et l'autorisation auprès de l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) de déployer des services d'agrégation de comptes et d'initiation de paiement. Certains observateurs pariaient alors sur le lancement imminent d'une Free Bank pour concurrencer son rival des télécoms. Depuis, les difficultés d'Orange dans le métier - le directeur général d'Orange Bank vient d'annoncer son départ après plusieurs années de pertes - ont montré les limites d'une telle stratégie pour un groupe de télécoms. Diversification Mais Free espère bien prouver le contraire. Après un trou d'air en 2018, l'opérateur a remonté la pente et s'est montré très offensif à l'étranger, en se lançant en Italie puis en Pologne. En France, l'opérateur compte près de 14 millions d'abonnés mobiles, une bonne base pour lancer de nouveaux services. Par ailleurs, Free a intérêt à se diversifier : le chantier de la fibre est quasiment terminé, la 5G n'a pas encore fait naître de nouveaux usages et le groupe n'a pas investi dans les médias, contrairement à Orange ou SFR. A en croire les descriptifs disponibles pour l'instant, il ne serait cependant pas question pour Iliad de lancer une néobanque. Mais plutôt d'offrir des solutions de paiement en ligne et physique, à destination des entreprises, à l'instar de ce que propose Square par exemple. Le suspense ne devrait plus durer très longtemps.

États-Unis : en Californie, les batteries deviennent incontournables face aux vagues de chaleur

By |September 23rd, 2022|Categories: Scoop.it|

Le mercure a frisé les 45 °C début septembre en Californie, mais le réseau électrique a résisté, sans vastes coupures de courant contrairement à 2020. Une performance due en partie à l’installation exponentielle de batteries géantes, capables de stocker l’énergie solaire. Dans son centre de Long Beach, occupé par des rangées de milliers de batteries ressemblant à une ferme de serveurs informatiques, Weikko Wirta a vu son installation de 400 mégawatts, l’une des plus importantes de l’État, tourner à plein régime pendant la canicule. Grâce à elles, l’entreprise a pu stocker l’énergie solaire produite en journée et la redistribuer en soirée pour « combler le trou entre 16-17 heures et 22 heures », lorsque la chute de l’offre photovoltaïque au coucher du soleil et la demande record de climatisation risquaient de provoquer un effondrement du réseau électrique. En août 2020, une vague de chaleur brutale touchant l’ensemble de l’Ouest américain avait forcé la Californie, pionnière des énergies renouvelables, à couper le courant à 800 000 foyers et entreprises sur certaines plages horaires pendant deux jours. Du jamais-vu depuis quasiment 20 ans. SUR LE MÊME SUJET Environnement : les Californiens sommés de ne pas recharger leurs voitures électriques à cause de la chaleur L’appel à ne pas charger les voitures électriques en raison de la chaleur, a été moqué sur les réseaux sociaux, à un moment où l’État de Californie a annoncé bannir la vente de voitures neuves à essence à partir de 2035 Technologie du « futur » Face au retour des températures extrêmes cette année, de telles coupures volontaires ont été évitées de justesse début septembre, notamment grâce à la course lancée pour remplir les objectifs climatiques de la Californie. Le 5 septembre, au pic de la vague de chaleur, les batteries ont ainsi pu produire 3 300 mégawatts en soirée, selon le régulateur du réseau électrique California ISO. « C’est plus que la centrale nucléaire de Diablo Canyon, qui est la plus grosse centrale électrique de l’État et produit environ 2 200 mégawatts », analyse Mike Ferry, chercheur à l’université de San Diego. « À peine perceptible » lors de la précédente canicule en 2020, cette technologie s’est imposée comme « une clé pour permettre à l’État d’éviter les coupures de courant », en fournissant la marge d’énergie manquante au réseau. Elle représente « le futur de ce à quoi va ressembler notre réseau électrique », insiste Mike Ferry. SUR LE MÊME SUJET António Guterres appelle à taxer les profits des énergies fossiles afin de financer les impacts du réchauffement António Guterres, secrétaire général de l’ONU, souhaite que les pays développés aident les pays frappés durement par le réchauffement climatique en taxant les profits des énergies fossiles SUR LE MÊME SUJET Réchauffement climatique : verdir les villes, une équation simple sur le papier mais complexe sur le terrain Usage ancré de la voiture, sols inexploitables, coûts élevés… Bien qu’essentielle face au changement climatique, la végétalisation des milieux urbains n’est pas sans obstacles. La Californie reste encore très dépendante du gaz naturel, et a dû importer de l’électricité d’autres États américains pour supporter la dernière vague de chaleur. Les autorités ont aussi multiplié les alertes pour réduire la demande. Pour, le chercheur, l’autre enseignement de cette vague de chaleur reste la facilité avec laquelle les Californiens ont volontairement réduit leur usage d’électricité en soirée. Un constat d’autant plus intéressant que l’État développe actuellement des programmes pour rétribuer les consommateurs qui limitent leur consommation. A LIRE AUSSI Île de Ré : un navire de plaisance fait naufrage dans le Pertuis breton Biarritz : un opposant russe explique avoir été victime d’une tentative d’assassinat, l’enquête ne permet pas de l’affirmer LES SUJETS ASSOCIÉS Etats-Unis Environnement Chaleur Economie Énergie Home International Climat Plutôt que de chercher à équiper le réseau avec suffisamment de batteries pour gérer des pics de demande passagers, « payer les gens pour ne pas demander d’électricité pendant un petit nombre d’heures pourrait être une meilleure option dans de nombreux cas ».

Amazon et Worldline testeront l’euro numérique avec la Banque Centrale Européenne

By |September 22nd, 2022|Categories: Scoop.it|

La Banque centrale européenne (BCE) va collaborer avec cinq entreprises pour développer des interfaces utilisateur pour l’euro numérique. Il s’agit de CaixaBank, Worldline, EPI, Nexi et Amazon. Une étape de prototypage dans l’euro numérique Il s’agit d’une étape de prototypage. L’objectif de cet exercice est de tester dans quelle mesure la technologie derrière un euro numérique s’intègre aux prototypes qui vont être développés par ces 5 entreprises.  Les transactions simulées seront lancées à l’aide des prototypes de front-end – des interfaces avec les utilisateurs – développés par les cinq sociétés et traitées via l’interface et l’infrastructure dorsale de l’Eurosystème. Il n’est pas prévu de réutiliser les prototypes dans les phases ultérieures du projet d’euro numérique. Un cas d’usage de l’euro numérique par prestataire retenu Les 5 entreprises sélectionnées se concentreront chacune sur un cas d’utilisation spécifique d’un euro numérique en collaboration avec l’équipe de la BCE : les paiements en ligne en peer-to-peer – d’égal à égal – en travaillant avec la puissante banque espagnole CaixaBank ; les paiements hors ligne en peer-to-peer avec le spécialiste français des paiements Worldline ; les paiements en point de vente initiés par le payeur avec EPI (European Payments Initiative ou « initiative européenne pour les paiements »). EPI est une initiative visant à créer un système de paiement et un réseau interbancaire paneuropéen censé concurrencer Mastercard et Visa. les paiements au point de vente initiés par le bénéficiaire avec l’italien Nexi ; les paiements en commerce électronique avec le géant américain Amazon. Il y a eu 54 entreprises candidates à ce prototypage Les 5 entreprises sélectionnées pour ces prototypes ont été choisies parmi un groupe de 54 fournisseurs « front-end ». Leur sélection fait suite à l’ appel à manifestation d’intérêt d’ avril 2022 pour participer à l’exercice de prototypage.  Les 54 entreprises remplissent un certain nombre de «capacités essentielles» décrites dans l’appel de la BCE, tandis que les cinq fournisseurs choisis correspondaient le mieux aux «capacités spécifiques» requises pour le cas d’utilisation attribué. Il y a eu un large intérêt manifesté pour l’exercice de prototypage. L’exercice de prototypage est un élément important de la phase d’investigation en cours sur deux ans du projet d’euro numérique. Il devrait être achevé au premier trimestre 2023, lorsque la BCE publiera ses conclusions.

Crédit Agricole veut devenir une banque où le digital est augmenté par l’humain

By |September 22nd, 2022|Categories: Scoop.it|

Va-t-on vers la fin du mantra où l’intelligence artificielle et le digital servent à transformer l’employé en employé augmenté ? Le Crédit Agricole annonce un futur où c’est le digital qui est augmenté par l’humain. Les conseillers doivent être sur la compréhension des clients C’est ce que décrit Jean-Paul Mazoyer, directeur général délégué du Crédit Agricole, en charge de la technologie et du digital. Il a pris la parole le 20 septembre 2022, à l’occasion de l’événement AI For Finance organisé à Paris, au Palais Brongniart. « Nous devons faire en sorte que nos conseillers soient sur l’empathie, sur la compréhension de nos clients. Il faut investir énormément en formation, en accompagnement, en management. C’est là où il y a une véritable rupture. On n’est pas encore dans ces ruptures car c’est ces modèles là qui petit à petit vont s’imposer » pense-t-il. Le client doit pouvoir tout faire sur le digital, et quand il en a besoin, parler à une personne, en responsabilité Le dirigeant souhaite montrer que la force de la banque vient de l’empathie, de la proximité humaine avec ses clients. « Et donc ce qu’il faut que l’on fasse, ce n’est pas de l’humain augmenté par le digital c’est du digital augmenté par l’humain » tranche-t-il. Il précise sa pensée. « C’est-à-dire de faire en sorte que le client puisse tout faire sur le digital, et quand il en a besoin, il parle à une personne, en responsabilité, capable de débrayer [NDLR : sortir du carcan du processus digital] et d’apporter de la valeur ajoutée » précise-t-il. Il pointe les lacunes du modèle actuel. « Aujourd’hui, on a fait de l’humain augmenté par du digital. Cela ne change pas les organisations. Le conseiller en agence va être augmenté par l’intelligence artificielle mais jusqu’à 17 heures et pas le lundi. Il va être augmenté pendant ses périodes de travail traditionnelles » décrit-il. Or ce n’est pas la demande du client, dit-il. « Ce n’est pas ce que veulent les clients. De plus en plus, les clients veulent du digital complet, expert, avec la possibilité de faire plein de simulations, de faire tout ce qu’ils veulent en digital, depuis où ils veulent et quand ils veulent » présente-t-il.

Avec ses « live NFT », le français eShot Labs crée les NFT les plus rapides de l’Ouest

By |September 21st, 2022|Categories: Scoop.it|

C'est le genre de projet qui redonne espoir dans les NFT. Les jetons non fongibles ont vu leurs volumes s'effondrer depuis cet été, mais à l'ombre des collections spéculatives qui ont défrayé la chronique, des innovations techniques tentent de leur donner un nouvel élan. C'est le cas d'eShot Labs, une start-up française qui crée des NFT issus de flux vidéo en direct et ce, en une fraction de seconde, et sans besoin de compétences techniques. La jeune pousse officialise son lancement ce mardi. Elle est adossée à Kima Ventures - le fonds de Xavier Niel -, Ventech, Andurance Ventures et une trentaine d'investisseurs individuels dont le patron de Coinhouse Nicolas Louvet ou celui de Betclic, Nicolas Béraud. Ils ont apporté 3,5 millions d'euros au projet, « sur la base d'une idée résumée en cinq slides », aime à dire son fondateur, Fergus Leleu. Il est associé à Jean-Baptiste Kempf , rencontré chez Shadow (PC de gaming dans le cloud), surtout connu pour avoir été le patron de l'incontournable lecteur vidéo VLC. Devenir une brique des dispositifs marketing La plateforme d'eShot Labs cible le B2B, notamment les directions marketing, les agences de pub et le secteur événementiel. « Nous voulons nous intégrer dans les stratégies globales de communication » indique Fabien Arneodo, directeur marketing de la start-up. Le rôle d'eShot Labs est de simplifier la création de NFT au maximum.

Innovafeed lève 250 millions pour devenir le leader des protéines à base d’insectes

By |September 21st, 2022|Categories: Scoop.it|

Innovafeed accélère sa mue. Pour conforter son statut de poids lourd mondial des protéines à base d'insectes, la start-up annonce avoir bouclé une levée de fonds de 250 millions d'euros. L'opération a été menée avec le fonds souverain Qatar Investment Authority (QIA) , adossé aux investisseurs historiques de l'entreprise, Creadev, le family office de la famille Mulliez, et Temasek , fonds souverain singapourien. Future French Champions, ABC Impact, IDIA Capital Investissement et Grow Forward sont également associés au tour de table. A noter que 15 % du montant, soit 38 millions d'euros, sont contractés en dette grâce à un crédit syndiqué, c'est-à-dire accordé par une association de partenaires bancaires regroupant la Caisse d'Epargne Hauts-de-France, le groupe Crédit Agricole, BNP Paribas, Arkéa et la Société Générale. Tour de table XXL Pour Innovafeed, ce nouveau tour de table XXL, le second après celui de 120 millions d'euros réalisé en novembre 2020, marque un tournant. Il signe en effet aussi l'entrée des géants américains de l'agroalimentaire Archer-Daniels-Midland Company (ADM) et Cargill, au capital de l'entreprise. Selon Clément Ray, si ces prises de participation n'excèdent pas « 5 % du capital », elles témoignent en revanche du partenariat solide engagé avec les deux géants, « pour la première fois co-investisseurs au sein d'un même projet technologique », selon le dirigeant.

Digital et Data, leviers d’action des entrepreneurs d’île de France

By |September 18th, 2022|Categories: Scoop.it|

Le digital et la Data portent deux des lauréats du Prix EY de l’Entrepreneur de l’Année 2022 pour la région Île-de-France qui s’est tenu le 12 septembre. Jolimoi, une plateforme de conseils en beauté et de vente de produits sélectionnés Isabelle Rabier est lauréate du prix de la Start-up de l’année 2022 avec Jolimoi, une plateforme en conseils de beauté qui accompagne les clients par des conseillères beauté à distance ou en présentiel et les amène à acheter une sélection de produits parmi de multiples marques. « Nous avons réussi à digitaliser le modèle de la vente par recommandation » explique Isabelle Rabier. « Nous permettons à des milliers de Français et de Françaises de gagner un peu d’argent et de générer un impact sociétal fort » poursuit-elle. Isabelle Rabier, fondatrice de JoliMoi Le site e-commerce Jolimoi.com vend en direct aux clientes et utilise une forme de recommandation entre pairs. Une conseillère beauté, baptisée styliste Beauté et travaillant en indépendant, échange avec la cliente via les média sociaux, Messenger, WhatsApp ou Instagram. Les stylistes Beauté s’appuient sur les outils de recommandation de produits de Jolimoi.com. Elles utilisent une progressive Web App, Jolimoi Business afin de créer leur mini site personnel hébergé sur jolimoi.com,  suivre et conseiller leurs clientes et communiquer sur les réseaux sociaux, dans cette application mobile. Par ailleurs, le Prix de la Scale-up, c’est-à-dire une entreprise qui peut se concevoir comme une start-up ayant réussi à croitre, de l’année revient à Vera Kempf et Brice Lecompte, co-fondateurs de Singulart,  une place de marché de l’art conçue afin que les amateurs d’art puissent découvrir et acheter des œuvres d’artistes du monde entier

Chez Auchan, le gaspillage alimentaire est le principal combat de la RSE

By |September 18th, 2022|Categories: Scoop.it|

Un magasin équipé en intelligence artificielle peut récupérer 50% de sa valeur de produits cassés Selon Smartway, un magasin sans logiciel récupère entre 15% et 30% de sa valeur de casse. Un magasin accompagné peut récupérer au moins 50% de sa valeur de casse. Il s’agit d’abord d’optimiser le geste de l’employé en magasin pour qu’il identifie facilement les produits en fin de DLC (Date Limite de Consommation). Pour cela, le logiciel va faire des alertes localisées pour indiquer dans quelle allée il faut regarder pour trouver les produits en fin de vie car seulement 3,5% arrivent en fin de DLC chaque jour. « Cela permet d’être beaucoup plus rapide et efficace » Inutile de passer tous les rayons en revue chaque jour.  « Cela vient simplifier le geste métier du collaborateur et cela permet d’être beaucoup plus rapide et efficace » confirme Auchan. Cela concerne aussi le ‘stickage’ des produits, c’est-à-dire le fait de les étiqueter avec un sticker pour les vendre en promotion, en optimisant la marge du distributeur. Et le logiciel sert à préparer les futures commandes en tenant compte des ventes effectives. « On sort les Top flops afin d’optimiser » confirme Auchan. Le logiciel sert à identifier  le produit qui arrive à fin de date de consommation, il aide l’employé au bon geste métier, ce qui est important car avec la rotation des personnels, il s’agit de pouvoir les guider rapidement à gérer les produits en fin de vie. « Avec notre logiciel, le contrôle de la date limite de 500 références s’effectue en moins de 4 minutes » précise Smartway. L’outil calcule le montant des promotions et c’est un confort pour les employés Le montant des promotions à appliquer sur les produits est proposé par le logiciel. « Le logiciel optimise le niveau de stickage car nous sommes une entreprise et nous avons vocation à être rentables » rappelle Auchan.  L’outil de Smartway fait les propositions de réduction du prix, qu’il s’agisse de -30%, -40% ou – 50%. « L’outil fait la proposition, c’est un confort pour les collaborateurs » souligne Auchan. La solution préconise le taux de remise et le pourcentage de produits à donner aux associations. Auchan a déployé 351 magasins en 3 mois. Afin de former les équipes en magasin, il y a eu la diffusion d’une formation en ligne via un MOOC (Massive Open Online Course) et une présence accrue d’accompagnateurs sur le terrain. Le déploiement a débuté par 35 magasins de test avant de passer à 316 points de vente. Auchan a réalisé un chiffre d’affaires de 16,2 milliards d’euros en 2021. Le distributeur a enregistré 340 millions passages en caisse en totalisant 687 points de vente.

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