HOSPITALITY LAB & PRACTICE FOR BRANDS

Blog 2017-10-23T13:43:48+00:00

GDPR : L’hospitalité des marques fait loi en Europe.

GDPR : L’hospitalité des marques fait loi en Europe.

En imposant aux marques de privilégier l’intérêt de leurs clients dans la gestion des données qu’elles détiennent, l’Europe fait de l’hospitalité le vecteur principal de leur croissance.

1. AUJOURD’HUI, LA CROISSANCE DES MARQUES PASSE PAR LA QUALITÉ DE LEUR RELATION CLIENTS.

Dans un monde digital, « Les Marchés sont des Conversations ».

Dès 1999, Doc Searls et ses co-auteurs avaient mis cette idée au coeur de leur “Clue Train Manifesto” (Manifeste des Evidences) (1), démontrant alors avec brio comment le développement du “capital relationnel” de la marque pouvait devenir le principal moteur de la croissance des entreprises.

L’arrivée des sites internet dans la fin des années 1990 avait eu en effet le mérite de faire prendre conscience qu’il pouvait se nouer une relation directe entre l’entreprise et ses clients, sans passer par un distributeur ; et que ces nouveaux liens produisaient énormément de données qu’il était probablement intéressant d’exploiter : ainsi, pour développer plus loin l’idée du “Clue Train”, lorsqu’il s’agit de générer une croissance durable des ventes et des profits, les meilleurs atouts de la marque sont sa légitimité à susciter des échanges autour de son coeur de métier (Conversation), son intelligence à les analyser (Curation), sa capacité à apporter des réponses adaptées aux besoins exprimés (Customization), et finalement son empathie relationnelle, propre à mettre le client en résonance avec la marque (Communion). Autant d’atouts qui précèdent dorénavant la simple « qualité des produits » mis au catalogue, autrefois le principal fer de lance des entreprises.
Une vision depuis partagée par Interbrand(2), qui dans sa publication annuelle du classement de la valeur des marques insiste sur le fait que “la croissance est la conséquence d’une stratégie claire et d’expériences exceptionnelles délivrées au consommateur”.
Voici donc venu le temps pour les marques soucieuses de croissance durable de passer un nouveau contrat relationnel avec leurs consommateurs, où l’achat et la livraison du produit n’est plus la fin mais le début de la relation : un contrat qui couvre d’abord l’usage, et l’expérience qui l’accompagne. Un contrat qui est aussi l’occasion de proposer de nouveaux moments de consommation, de nouveaux services, qui sont autant de chiffre d’affaires supplémentaire pour les marques. Mais un contrat relationnel d’abord fondé sur le respect de l’intérêt du client, notamment en matière d’utilisation de ses données.

 

2. GDPR : UNE RÉGLEMENTATION POUR SAISIR DE NOUVELLES OPPORTUNITÉS DE CROISSANCE.

Selon une étude récente de la Commission Européenne(3), 72% des Européens s’inquiètent en effet de laisser trop de données personnelles aux entreprises, souvent à leur insu, et surtout de ne pas en recevoir de réelle contrepartie. D’ailleurs, la connaissance plus précise du client semble ne faciliter en rien la capacité de l’entreprise à mieux cibler ses offres : selon tous les indicateurs(4), le taux d’ouverture des mails diminue alors que les désabonnements (opt-out) augmentent, ce qui fragilise largement la rentabilité des investissements lourds consentis dans le CRM.
La Commission souligne également que le marché en ligne est constitué à 57% d’échanges avec des opérateurs américains, alors que seulement 4% des échanges se font au travers d’opérateurs pan-européens. Elle estime que si les 100 plus grosses entreprises Européennes faisaient un usage judicieux de leurs données clients, le PNB Européen pourrait s’octroyer 1,9% de progression supplémentaire d’ici 2020, soit plus de 200 Milliard d’Euros de gain potentiel.
C’est avant tout à cette opportunité de croissance que la GDPR s’attaque : permettre une meilleure utilisation des données pour les entreprises grâce à un consentement avéré des consommateurs, favoriser les échanges intra-européens au sein d’un univers mieux sécurisé. Loin d’être une contrainte, la GDPR est une chance de développement de nouvelles sources de revenus pour les marques européennes : elle conduit à un modèle de croissance durable rendu possible par une approche choisie et non plus subie de la consommation. Avec la GDPR, les marques doivent négocier avec chacun de leurs clients un contrat relationnel : elles doivent se mettre à l’écoute, comprendre les besoins, proposer leurs services, et définir les modalités de la relation ; le tout dans la transparence ( accès aux données, droit de modification) qui établit la confiance, l’attachement. Les marques deviennent alors attachantes dans le bon sens du terme, et c’est de cet attachement que nait la croissance durable.
C’est à ce nouveau modèle relationnel qu’appellait lui-même Doc Searls dans son “Clue Train Manifesto” : il lui avait même trouvé un nom, la VRM (Vendor Relationship Management). Une approche basée sur le consentement avéré du client vis à vis de ses fournisseurs (vendeurs) avec un postulat simple : “un consommateur libre a plus de valeur qu’un consommateur captif – pour lui-même, pour les marques et pour l’économie en général”.
Encore faut-il s’entendre sur la définition du consommateur “libre”. Searls le définit en cinq points :
1. Il entre en relation avec les marques de manière indépendante et sans contrainte.
2. Il est le point d’intégration de sa propre donnée (c’est lui seul qui peut relier sa donnée à sa personne).
3. Il a le contrôle de la donnée qu’il génère et collecte. Il décide de ce qu’il veut partager, à qui et comment.
4. Il définit son propre niveau d’engagement avec les marques.
5. Il est libre d’exprimer ses exigences et ses intentions en dehors du contrôle de toute entreprise.
C’est ce consommateur “libre” que la GDPR souhaite aujourd’hui promouvoir, afin d’en faire le vecteur de croissance de l’économie.

3. L’HOSPITALITE DES MARQUES, PRINCIPAL VECTEUR DE LEUR PROPRE CROISSANCE.

Accueillir un consommateur “libre” est sans doute une perspective qui effraie bon nombre de marques, tant elle ont été construites sur la notion d’un marketing manipulateur et insidieux, capable d’influencer jusqu’aux émotions pour enfermer les clients dans un tunnel de vente dont la seule issue est l’achat du produit. Avec la GDPR, ce n’est plus le produit qu’il va falloir vendre, c’est la marque qui doit apprendre à se faire acheter. Et pour cela, il va falloir qu’elle se montre hospitalière vis à vis de ses clients : bienveillante, humaine et proche.
Le produit devient simplement la porte d’entrée à la marque, celui qui va forger les impressions de la première rencontre, et donc le début (et non la fin) de l’histoire. Le produit n’est plus qu’un prétexte, c’est la marque qui devient le réel support de l’expérience pour le consommateur : c’est d’ailleurs à elle qu’il va naturellement s’adresser s’il a besoin d’assistance ou s’il a simplement des remarques à formuler. À la marque de se montrer engageante, accueillante, généreuse et humaine pour fidéliser le consommateur au-delà du premier produit, et pour entretenir une relation proche, intime, qui permettra de continuer à vendre sans qu’il soit besoin de déployer la coûteuse armada publicitaire du premier jour : avoir une stratégie à long terme d’entretien de la relation, plutôt que de s’épuiser dans des efforts permanents de recrutement.
Autant le “tunnel de vente” était indifférencié et anonyme, donc étranger à toute notion d’hospitalité, autant le “cycle de décision d’achat” est personnalisé et fait appel à la relation humaine : c’est de la capacité de la marque à accueillir que dépend la fidélisation du client, et encore plus, sa propension à devenir activement promoteur vis à vis de ses pairs. Pour le dire différemment, c’est du niveau d’hospitalité de la marque que va découler l’amplitude de la réalisation du cycle d’achat, et donc le montant de la valeur créée.
Autant le “tunnel de vente” s’envisageait dans un temps le plus court possible, avec l’espoir de limiter la durée d’exposition nécessaire pour déclencher l’achat afin de réduire les coûts, autant le “cycle de décision d’achat” s’inscrit dans la durée la plus longue possible afin de maximiser les revenus. En se plaçant dans une notion de permanence, on met forcément en exergue la qualité de l’hospitalité, seule capable de générer de la pérennité dans la relation.
Plus le consommateur progresse avec la marque, plus la marque fait preuve de « disponibilité » vis à vis des demandes du consommateur, plus se crée la confiance dans la relation, le consommateur récupérant de plus en plus de valeur d’usage en retour de sa relation avec la marque, la marque obtenant de plus en plus de “permissions” qui lui permettent d’aller encore plus loin dans son service du consommateur.
C’est bien là le cercle vertueux de l’hospitalité des marques : un marketing “on demand” (inbound marketing), un marketing de l’échange, de la confiance, de la permission, du partage de la valeur, où les clients sont aussi des hôtes ; un marketing qui se définit d’abord par rapport au client pour qu’il puisse adopter lui-même la marque, la faire sienne et en devenir à son tour le porte-parole…
Alors que la GDPR fait des marques le gibier de consommateurs devenus madrés, l’hospitalité est la meilleure réponse pour faire de ces mêmes marques les plus désirables des proies : avec bienveillance, humanité et intimité. Assurant ainsi la pérennité de leur croissance.

4. QUELLES APPROCHES POUR LES MARQUES FACE A LA GDPR ?

Ce serait peine perdue pour les marques que de se contenter de « mettre en conformité » leur bases de données tout en espérant garder les mêmes pratiques relationnelles. Car la GDPR est d’abord une invitation à renverser ses pratiques relationnelles pour faire montre d’hospitalité vis à vis de ses clients ; et c’est ce renversement d’attitude qui est lui même porteur de croissance pour les marques. Avec la GDPR, l’hospitalité ouvre pour les marques de nouvelles perspectives de croissance.
Une étude publiée en Mai dernier par le gouvernement Britannique4 s’était alarmée sur le fait que seulement 30% des grandes entreprises du pays avaient commencé à prendre les mesures nécessaires à la mise en conformité de leurs pratiques d’utilisation des données, alors que la transcription dans la loi Britannique vient d’être réalisée en ce mois d’Août, et qu’elle survivra au Brexit. Les autres pays feront-ils preuve de la même insouciance, par rapport à une échéance qui dans la plupart des pays européens, a été fixée à Mai 2018 ?
La GDPR transforme radicalement la manière dont les entreprises utilisent les données. Il va falloir arrêter d’acheter des listes d’adresses, et même se débarasser des listes qu’on aura pu acheter auparavant. Contacter un client exigera d’avoir les permissions nécessaires, sauf à s’exposer à des amendes prévues pour atteindre jusqu’à 4% du chiffre d’affaires.
Il n’y aura donc pas d’échappatoires.
Mais n’est-ce pas justement l’opportunité d’une prise de conscience salutaire dans le futur de la relation client ? Quelle marque aujourd’hui a encore besoin d’avoir accès à des millions de noms dont simplement un infime pourcentage montre un intérêt pour ses propositions ? Ne vaudrait-il pas mieux établir une véritable relation avec moins de clients mais qui ont un véritabe intérêt à avoir un dialogue, un échange, une conversation avec la marque ?
N’est-il pas temps, tout simplement, que les marques apprennent à devenir hospitalières vis à vis de leurs clients ?
Et si la GDPR n’était qu’un manifeste pour l’hospitalité des marques ? Une manière de sauver les marques traditionnelles à l’heure du digital ? La dernière opportunité à saisir avant liquidation ou reprise par les acteurs de la nouvelle économie ?
En développant leur hospitalité pour se mettre en conformité avec la GDPR, ce n’est pas tant l’amende que les marques vont éviter, c’est leur futur qu’elle vont assurer.
Aucune raison d’attendre. Embrassons la GDPR en développant l’hospitalité des marques (5).

 

 

(1) Le Cluetrain Manifesto (Manifeste des évidences) est un texte rédigé par Rick Levine, Christopher Locke, Doc Searls, et David Weinberger. Il est d’abord diffusé sur le web en 1999 comme un ensemble de quatre-vingt-quinze thèses, puis est publié sous forme de livre en 2000 avec les thèses prolongées de sept essais. https://www.amazon.com/Cluetrain-Manifesto-End-Business-Usual/dp/0738204315
(2) Etude 2016 Interbrand : http://interbrand.com/best-brands/best-global-brands/2016/
(3) Etude de la Commission Européenne : https://ec.europa.eu/commission/publications/why-we-need-digital-single-market_en
(4) Citée par Tanya Joseph dans le magazine Marketing Week (UK) du 7 Août 2017, New data laws are a chance to reset customer relationships : https://www.marketingweek.com/2017/08/07/tanya-joseph-data-law/
(5) Cf, “Manifeste pour l’Hospitalité des Marques”, Georges-Edouard DIAS, Edition Netexplo : https://www.amazon.fr/dp/2954667230/

Après les « gilets jaunes », un indice du mal-être territorial pour changer l’action publique

By | January 14th, 2020|Categories: Scoop.it|

Une étude du Conseil d'analyse économique montre que la perte d'équipements publics ou privés a pu avoir un rôle primordial dans la mobilisation locale autour du mouvement des « gilets jaunes ». Les chercheurs appellent à prendre en compte le bien-être local, et non les seuls critères économiques, dans la mise en place des politiques publiques. Les trois chercheurs montrent par exemple que 30 % des communes qui ont perdu une supérette ces dernières années ont connu un événement « gilets jaunes », alors que ce taux n'est que de 8 % pour celles qui n'ont pas vu de fermeture. « La fermeture de la supérette, c'est souvent le dernier lieu de socialisation qui disparaît. Si l'on regarde les services publics, on voit que toute fermeture liée à l'éducation ou la santé joue sur le mal-être des habitants », souligne Yann Algan. Les trois chercheurs veulent mettre leurs outils à disposition des pouvoirs publics, pour les aider à mener les politiques publiques à l'échelle locale. « Il faut rééquilibrer les arbitrages entre équité et efficacité », souligne Philippe Martin. L'étude préconise aussi d'en finir avec des dispositifs nationaux type ZRR (zones de revitalisation rurale), pour donner plus de leviers sur le terrain aux maires. Enfin, les chercheurs mettent en garde contre la tentation du « tout numérique » pour les maisons « France Services » voulues par l'exécutif en réponse au déclin des services publics locaux. « Il faut que ce soit un vrai lieu de socialisation », prévient Yann Algan."

Tourisme de masse devenu fléau. Comment stopper les dégâts.

By | January 14th, 2020|Categories: Scoop.it|

Il fallait bien que cela arrive un jour ou l’autre… Le nombre de touristes augmente d’année en année. En 2018, 1,4 milliard de personnes ont voyagé à l’étranger, soit 6% de plus que l’année précédente, selon les statistiques publiées par l’Organisation mondiale du tourisme. L’Europe continue d’attirer la majorité de ces visiteurs (713 millions), devant l’Asie-Pacifique (343 millions) et le continent américain (217 millions). Lors du premier semestre 2019, le nombre de touristes étrangers a encore progressé de 4% en un an. Cet afflux migratoire de courte durée commence à avoir de sérieux impacts sur les destinations préférées des routards, croisiéristes et autres amateurs de séjours organisés. Plages bondées, centre-villes abandonnés par leurs habitants car chassés par Airbnb, monuments fragilisés par les pas de millions de curieux, mauvaise gestion des déchets laissés par les touristes pressés… Longtemps, les municipalités ont fait des pieds et des mains pour attirer la clientèle étrangère et empocher leurs devises mais aujourd’hui, de plus en plus des villes et de communes tentent de freiner cet afflux de visiteurs.La plage de La Pelosa en Sardaigne n’acceptera ainsi dès l’été prochain que 1500 baigneurs par jour.L’île de Boracay aux Philippines, qui accueille plus de 1,7 million de touristes par an a, pour sa part, été fermée durant six mois, d’avril à octobre 2018, afin de nettoyer la plage des déchets accumulés et des constructions sauvages. Depuis sa réouverture, seulement 19.200 touristes peuvent fouler son sol à un moment donné. Et il est désormais interdit de boire, de fumer et de pratiquer des sports nautiques autres que la natation sur ses plages.La minuscule langue de sable fin de Maya Beach près de Phuket en Thaïlande, qui accueillait jusqu’à 5000 curieux par jour, a, elle, été fermée jusqu’en 2021. Aux États-Unis, un tirage au sort a été instauré pour permettre à 7300 visiteurs par an de voir « The Wave », cette vague de grès ocre située en Arizona. Chaque ticket de loterie coûte dix dollars qui ne sont pas remboursables. En 2017, 160.000 personnes ont tenté leur chance dans cette tombola hors du commun.Une tombola organisée afin de réduire le nombre de touristes qui souhaitent voir The Wave en Arizona

CES Las Vegas : Wello présente son vélo cargo Family

By | January 14th, 2020|Categories: Scoop.it|

WELLO SÉDUIT LES ÉTATS-UNIS AVEC SON VÉHICULE CONNECTÉNe passant pas inaperçu au CES Las Vegas, le Family de Wello a attiré l’œil de Russell Holly, de Windows Central. Il a d’ailleurs indiqué sur son compte Twitter qu’il n’a pas été autorisé à piloter le véhicule en dehors du salon, mais que le Wello semble plutôt génial. Le Consumer Electronics Show, plus grand salon mondial de l’électronique, devrait donc offrir un véritable coup de boost à cette pépite réunionnaise. WELLO : LES DÉBUTS À L’ÎLE DE LA RÉUNIONLes tout premiers modèles de Wello ont été créés à La Réunion par des personnes en difficultés. Ces entrepreneurs ont fait l’acquisition de compétences techniques à travers un chantier d’insertion. Fin 2014, le projet est retenu par le Ministère des Outre-Mer parmi 300 propositions. En 2015, il reçoit le soutien de BPI France. Aujourd’hui, une vingtaine de véhicules ont déjà été commandés, à destination des entreprises et des collectivités souhaitant miser sur des véhicules plus propres. À terme, Wello pourrait être accessible au grand public via un système de vélos en libre-service. D’ailleurs, le véhicule sera proposé à la vente dès cette année.

Cookies empoisonnés

By | January 14th, 2020|Categories: Scoop.it|

Cookies empoisonnésLa CNIL veut pousser les entreprises à laisser plus facilement le choix aux consommateurs de refuser l'utilisation de leurs données sur internet. Que se passera-t-il si les Français prennent massivement l'habitude de répondre non, de refuser l'accès à leurs données ? Affiner les messages publicitaires à l'aide des data n'est pas uniquement de la manipulation, c'est aussi potentiellement une incitation à acheter des produits qui correspondant à notre profil. Pour un vendeur d'articles de bricolages, ne pas avoir de cookies cela veut aussi dire que le client entrant dans son magasin ne pourra pas recevoir de propositions sur son smartphone, ou échanger avec sa marque préférée sur Snapchat. Pas sûr que le consommateur veuille en être privé. Pour la presse, à l'heure où les ventes de journaux papiers s'effondrent, cela signifie qu'il n'est plus possible de savoir quels articles sont lus entre un décryptage intelligent et une information brute. Sans données, les publicités n'ont plus le même prix, seul l'abonnement permettra de lire la presse. Et il y a fort à parier que les Gafa, non soumis au RGPD hors d'Europe auront la puissance de feu pour trouver des solutions pour continuer à inonder le public de publicités.

Comprendre le monde des machines et parler leur langage : une…

By | January 14th, 2020|Categories: Scoop.it|

Ingénieur formé au MIT, designer primé et leader inspirant, John Maeda CXO Publicis Sapient, nommé par Esquire comme l'une des " 75 personnes les plus influentes du 21e siècle " nous rappelle ici que la technologie est bien au croisement de l’art, du design et de l’individu comme il l'avait écrit en 2010. Et nous engage à comprendre le monde des machines afin d'évoluer dans cet environnement qui change déjà profondément nos vies.En 2010, je m’étais risqué à faire des prédictions pour 2020. À l’époque, j’avais écrit : “en 2020, la technologie sera au croisement de l’art, du design et de l’individu. Les produits seront conçus à la main et avec soin, par des gens en qui nous aurons confiance. Ils refléteront les imperfections et la diversité qui font toute la richesse du monde physique”. Dix ans plus tard, après avoir vécu l’essor des médias sociaux, mes vœux pour 2020 restent les mêmes. À l’ère de l’Intelligence Artificielle (IA) et du Machine Learning, revenir à l’essentiel, à ce qui est important pour nous en tant qu’êtres humains, implique de bien faire la distinction entre les effets d’annonce et la réalité de ces domaines. C’est seulement en comprenant ce que les GAFAM et autres acteurs de la tech font en coulisse que les entreprises pourront s’adapter aux réels changements déjà à l’œuvre. Dans cette démarche, j’y vois une opportunité : celle de rétablir l’équilibre entre l’homme et la technologie. 

Les centres commerciaux développent la mixité d’usages

By | January 14th, 2020|Categories: Scoop.it|

Alors que la part des loisirs et du Food and Beverage continue de croître avec toujours plus de nouveaux concepts et un surcroît d’innovation dans les nouveaux projets de centres commerciaux pour rester en phase avec l’appétence des visiteurs pour l’expérientiel et l’émotionnel, de nouveaux usages entrent en force dans les grands lieux de commerce. L’hôtellerie en est un, comme c’est, entre autre, le cas dans le M Avenue de Marrakech ou à Londres, dans les centres commerciaux Westfield. La multiplication des espaces de santé et de bien-être en est un autre. Unibail-Rodamco-Westfield va très loin dans ce sens dans ses centres commerciaux américains en proposant non seulement des centres de fitness et de yoga mais également des centres d’épanouissement personnel, des espaces de méditation et de cryogénie et même un centre « Urgent Care », l’équivalent de nos SOS Médecins. Vanke Times Center à Pékin, un complexe de 47 000 m2 de commerce, bureaux, logements, espaces d’exposition, a prévu sur un étage un jardin de méditation avec forêt de bambous. Dans le complexe commercial, de bureaux et de logements Funan à Singapour on trouve une piste cyclable indoor. Dans son centre Espaço Guimaraes, au Portugal, Klépierre a ouvert un hôpital de 4 000 m2 en partenariat avec Trofa Saude Group, principal groupe de santé portugais. Ouvert 7/7, il profite de l’attractivité du centre. Le co-working fait également son entrée en force dans les malls. Unibail-Rodamco-Westfield teste des espaces de co-working en partenariat avec GGP alors que le Westfield Center sur Market Street à San Francisco accueille un nouveau locataire, la société de co-working Bespoke et que WeWork s’est installé dans le Fulton Center de New-York. Commerce et régénération urbaineAvec Westfield Stratford City, le groupe a été pionnier dans cette nouvelle stratégie de densification des lieux de destination en ajoutant au commerce, des espaces de bureaux, des logements, des hôtels et la mixité d’usages. Le groupe Unibail-Rodamco-Westfield continue sur cette lancée à Hambourg avec le projet Westfield Hamburg Überseequartier, qui va créer tout un quartier sur un espace gagné sur le port avec terminal de croisière, hôtels, commerces, bureaux, logements. Le groupe Apsys veut créer à Bordeaux St Jean, un quartier urbain idéal c’est-à-dire « mixte, inclusif, vivant, vertueux » entre la gare et la Garonne. Le groupe Hines avec Cherrywood Town Centre Dublin (le plus grand projet de développement urbain en Irlande) créera un nouveau quartier autour d’offres de restauration, de commerces, de loisirs et de logements. « La ville de Dublin a soutenu le projet et a été partie prenante dans les infrastructures », explique Lars Uber, Chief Executive for the European Region, Hines. Les 26 000 m2 de surfaces commerciales dans la gare d’Austerlitz s’inscrivent dans un projet de redynamisation de quartier confié à Altarea Cogedim. « Le commerce ne cesse de se ré-inventer. On est à un moment où le champ des possibles n’a jamais été aussi ouvert et où toutes les expérimentations et synergies sont imaginables et concevables », conclut Nathalie Depetro.

Artificial Intelligence Makes Bad Medicine Even Worse | WIRED

By | January 13th, 2020|Categories: Scoop.it|

AI systems like the one from Google promise to combine humans and machines in order to facilitate cancer diagnosis, but they also have the potential to worsen pre-existing problems such as overtesting, overdiagnosis, and overtreatment. It’s not even clear whether the improvements in false-positive and false-negative rates reported this month would apply in real-world settings. The Google study found that AI performed better than radiologists who were not specifically trained in examining mammograms. Would it come out on top against a team of more specialized experts? It’s hard to say without a trial. Furthermore, most of the images assessed in the study were created with imaging devices made by a single company. It remains to be seen whether these results would generalize to images from other machines.The problem goes beyond just breast-cancer screening. Part of the appeal of AI is that it can scan through reams of familiar data, and pick out variables that we never realized were important. In principle, that power could help us to diagnose any early-stage disease, in the same way the subtle squiggles of a seismograph can give us early warnings of an earthquake. (AI helps there, too, by the way.) But sometimes those hidden variables really aren’t important. For instance, your data set might be drawing from a cancer screening clinic that is only open for lung cancer tests on Fridays. As a result, an AI algorithm could decide that scans taken on Fridays are more likely to be lung cancer. That trivial relationship would then get baked into the formula for making further diagnoses.

The A.I. Helping You Keep an Eye on Mom … While Guarding Her Privacy

By | January 13th, 2020|Categories: Scoop.it|

As you approach middle age, a new reality is likely to set in: caring for an aging adult. Becoming a caregiver — whether it’s for a parent, older relative or spouse — impacts a quarter of Americans between the ages of 45 and 64, according to Pew Research Center. But many in this demographic also have jobs, children and myriad other responsibilities. It’s a difficult balance, but artificial intelligence (AI) is being designed to make it easier — and protect privacy too.A new home security system, Cherry Home, created by startup Cherry Labs, aims to alleviate some of this stress via a real-time video stream of an elderly person in their home. The system, backed by GSR Ventures, uses vision sensors and microphones to detect and track the person’s movements, providing caregivers with round-the-clock livestream monitoring. But it’s not only about having the ability to check in anytime. The system can also detect and send alerts when something’s not quite right. It’s the first AI smart home monitoring system that detects movement and patterns, rather than faces alone, making it easier to care for elders remotely through livestream monitoring. But this 24/7 surveillance system is, says Cherry Labs, less creepy than it sounds. The video, watched on a computer or phone, doesn’t actually show the person being monitored — the camera identifies people by their face, length of their limbs, clothing color and their gait or posture. On screen, all viewers see is a stick figure, or virtual “skeleton,” which maintains a level of privacy for the person needing assistance.         When a change in behavior occurs, the caregiver is sent an alert.Each year, one in four Americans aged 65 and older has a fall — they’re the leading cause of fatal injury in older adults, according to the National Council on Aging. Cherry Home’s algorithm can detect a situational anomaly like a fall and sends an alert to the caregiver via text message, Facebook Messenger or WhatsApp. The system can also detect changes in activity patterns like sleep disruptions or more frequent trips to the bathroom, which can be indicative of larger health concerns.

CES 2020 : un Français obtient un stand grâce à une pomme de terre connectée

By | January 13th, 2020|Categories: Scoop.it|

Pour le créateur de l'objet, affiché au prix modique de 34 dollars, il s'agit surtout de pointer du doigt les excès du plus grand salon de high-tech au monde. Moyennant un chèque de 1 000 dollars et en remplissant un simple formulaire, Nicolas Baldeck a pu apporter aux yeux du monde de la tech son produit étrange et plutôt bancal. « J'ai simplement expliqué en quoi POTATO était un objet connecté doublé d'un assistant personnel, à même de recourir à la fois à l'intelligence artificielle et au cloud », raconte-t-il à BFM. Chaque année, le CES nous habitue aussi bien à des merveilles de technologie qu'à des choses plus insolites ou anodines, voire à n'importe quel objet, meuble ou vêtement du moment qu'il est « connecté ». Parmi eux, la pomme de terre connectée est loin d'être la plus absurde…

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