HOSPITALITY LAB & PRACTICE FOR BRANDS

Blog 2017-10-23T13:43:48+00:00

GDPR : L’hospitalité des marques fait loi en Europe.

GDPR : L’hospitalité des marques fait loi en Europe.

En imposant aux marques de privilégier l’intérêt de leurs clients dans la gestion des données qu’elles détiennent, l’Europe fait de l’hospitalité le vecteur principal de leur croissance.

1. AUJOURD’HUI, LA CROISSANCE DES MARQUES PASSE PAR LA QUALITÉ DE LEUR RELATION CLIENTS.

Dans un monde digital, « Les Marchés sont des Conversations ».

Dès 1999, Doc Searls et ses co-auteurs avaient mis cette idée au coeur de leur “Clue Train Manifesto” (Manifeste des Evidences) (1), démontrant alors avec brio comment le développement du “capital relationnel” de la marque pouvait devenir le principal moteur de la croissance des entreprises.

L’arrivée des sites internet dans la fin des années 1990 avait eu en effet le mérite de faire prendre conscience qu’il pouvait se nouer une relation directe entre l’entreprise et ses clients, sans passer par un distributeur ; et que ces nouveaux liens produisaient énormément de données qu’il était probablement intéressant d’exploiter : ainsi, pour développer plus loin l’idée du “Clue Train”, lorsqu’il s’agit de générer une croissance durable des ventes et des profits, les meilleurs atouts de la marque sont sa légitimité à susciter des échanges autour de son coeur de métier (Conversation), son intelligence à les analyser (Curation), sa capacité à apporter des réponses adaptées aux besoins exprimés (Customization), et finalement son empathie relationnelle, propre à mettre le client en résonance avec la marque (Communion). Autant d’atouts qui précèdent dorénavant la simple « qualité des produits » mis au catalogue, autrefois le principal fer de lance des entreprises.
Une vision depuis partagée par Interbrand(2), qui dans sa publication annuelle du classement de la valeur des marques insiste sur le fait que “la croissance est la conséquence d’une stratégie claire et d’expériences exceptionnelles délivrées au consommateur”.
Voici donc venu le temps pour les marques soucieuses de croissance durable de passer un nouveau contrat relationnel avec leurs consommateurs, où l’achat et la livraison du produit n’est plus la fin mais le début de la relation : un contrat qui couvre d’abord l’usage, et l’expérience qui l’accompagne. Un contrat qui est aussi l’occasion de proposer de nouveaux moments de consommation, de nouveaux services, qui sont autant de chiffre d’affaires supplémentaire pour les marques. Mais un contrat relationnel d’abord fondé sur le respect de l’intérêt du client, notamment en matière d’utilisation de ses données.

 

2. GDPR : UNE RÉGLEMENTATION POUR SAISIR DE NOUVELLES OPPORTUNITÉS DE CROISSANCE.

Selon une étude récente de la Commission Européenne(3), 72% des Européens s’inquiètent en effet de laisser trop de données personnelles aux entreprises, souvent à leur insu, et surtout de ne pas en recevoir de réelle contrepartie. D’ailleurs, la connaissance plus précise du client semble ne faciliter en rien la capacité de l’entreprise à mieux cibler ses offres : selon tous les indicateurs(4), le taux d’ouverture des mails diminue alors que les désabonnements (opt-out) augmentent, ce qui fragilise largement la rentabilité des investissements lourds consentis dans le CRM.
La Commission souligne également que le marché en ligne est constitué à 57% d’échanges avec des opérateurs américains, alors que seulement 4% des échanges se font au travers d’opérateurs pan-européens. Elle estime que si les 100 plus grosses entreprises Européennes faisaient un usage judicieux de leurs données clients, le PNB Européen pourrait s’octroyer 1,9% de progression supplémentaire d’ici 2020, soit plus de 200 Milliard d’Euros de gain potentiel.
C’est avant tout à cette opportunité de croissance que la GDPR s’attaque : permettre une meilleure utilisation des données pour les entreprises grâce à un consentement avéré des consommateurs, favoriser les échanges intra-européens au sein d’un univers mieux sécurisé. Loin d’être une contrainte, la GDPR est une chance de développement de nouvelles sources de revenus pour les marques européennes : elle conduit à un modèle de croissance durable rendu possible par une approche choisie et non plus subie de la consommation. Avec la GDPR, les marques doivent négocier avec chacun de leurs clients un contrat relationnel : elles doivent se mettre à l’écoute, comprendre les besoins, proposer leurs services, et définir les modalités de la relation ; le tout dans la transparence ( accès aux données, droit de modification) qui établit la confiance, l’attachement. Les marques deviennent alors attachantes dans le bon sens du terme, et c’est de cet attachement que nait la croissance durable.
C’est à ce nouveau modèle relationnel qu’appellait lui-même Doc Searls dans son “Clue Train Manifesto” : il lui avait même trouvé un nom, la VRM (Vendor Relationship Management). Une approche basée sur le consentement avéré du client vis à vis de ses fournisseurs (vendeurs) avec un postulat simple : “un consommateur libre a plus de valeur qu’un consommateur captif – pour lui-même, pour les marques et pour l’économie en général”.
Encore faut-il s’entendre sur la définition du consommateur “libre”. Searls le définit en cinq points :
1. Il entre en relation avec les marques de manière indépendante et sans contrainte.
2. Il est le point d’intégration de sa propre donnée (c’est lui seul qui peut relier sa donnée à sa personne).
3. Il a le contrôle de la donnée qu’il génère et collecte. Il décide de ce qu’il veut partager, à qui et comment.
4. Il définit son propre niveau d’engagement avec les marques.
5. Il est libre d’exprimer ses exigences et ses intentions en dehors du contrôle de toute entreprise.
C’est ce consommateur “libre” que la GDPR souhaite aujourd’hui promouvoir, afin d’en faire le vecteur de croissance de l’économie.

3. L’HOSPITALITE DES MARQUES, PRINCIPAL VECTEUR DE LEUR PROPRE CROISSANCE.

Accueillir un consommateur “libre” est sans doute une perspective qui effraie bon nombre de marques, tant elle ont été construites sur la notion d’un marketing manipulateur et insidieux, capable d’influencer jusqu’aux émotions pour enfermer les clients dans un tunnel de vente dont la seule issue est l’achat du produit. Avec la GDPR, ce n’est plus le produit qu’il va falloir vendre, c’est la marque qui doit apprendre à se faire acheter. Et pour cela, il va falloir qu’elle se montre hospitalière vis à vis de ses clients : bienveillante, humaine et proche.
Le produit devient simplement la porte d’entrée à la marque, celui qui va forger les impressions de la première rencontre, et donc le début (et non la fin) de l’histoire. Le produit n’est plus qu’un prétexte, c’est la marque qui devient le réel support de l’expérience pour le consommateur : c’est d’ailleurs à elle qu’il va naturellement s’adresser s’il a besoin d’assistance ou s’il a simplement des remarques à formuler. À la marque de se montrer engageante, accueillante, généreuse et humaine pour fidéliser le consommateur au-delà du premier produit, et pour entretenir une relation proche, intime, qui permettra de continuer à vendre sans qu’il soit besoin de déployer la coûteuse armada publicitaire du premier jour : avoir une stratégie à long terme d’entretien de la relation, plutôt que de s’épuiser dans des efforts permanents de recrutement.
Autant le “tunnel de vente” était indifférencié et anonyme, donc étranger à toute notion d’hospitalité, autant le “cycle de décision d’achat” est personnalisé et fait appel à la relation humaine : c’est de la capacité de la marque à accueillir que dépend la fidélisation du client, et encore plus, sa propension à devenir activement promoteur vis à vis de ses pairs. Pour le dire différemment, c’est du niveau d’hospitalité de la marque que va découler l’amplitude de la réalisation du cycle d’achat, et donc le montant de la valeur créée.
Autant le “tunnel de vente” s’envisageait dans un temps le plus court possible, avec l’espoir de limiter la durée d’exposition nécessaire pour déclencher l’achat afin de réduire les coûts, autant le “cycle de décision d’achat” s’inscrit dans la durée la plus longue possible afin de maximiser les revenus. En se plaçant dans une notion de permanence, on met forcément en exergue la qualité de l’hospitalité, seule capable de générer de la pérennité dans la relation.
Plus le consommateur progresse avec la marque, plus la marque fait preuve de « disponibilité » vis à vis des demandes du consommateur, plus se crée la confiance dans la relation, le consommateur récupérant de plus en plus de valeur d’usage en retour de sa relation avec la marque, la marque obtenant de plus en plus de “permissions” qui lui permettent d’aller encore plus loin dans son service du consommateur.
C’est bien là le cercle vertueux de l’hospitalité des marques : un marketing “on demand” (inbound marketing), un marketing de l’échange, de la confiance, de la permission, du partage de la valeur, où les clients sont aussi des hôtes ; un marketing qui se définit d’abord par rapport au client pour qu’il puisse adopter lui-même la marque, la faire sienne et en devenir à son tour le porte-parole…
Alors que la GDPR fait des marques le gibier de consommateurs devenus madrés, l’hospitalité est la meilleure réponse pour faire de ces mêmes marques les plus désirables des proies : avec bienveillance, humanité et intimité. Assurant ainsi la pérennité de leur croissance.

4. QUELLES APPROCHES POUR LES MARQUES FACE A LA GDPR ?

Ce serait peine perdue pour les marques que de se contenter de « mettre en conformité » leur bases de données tout en espérant garder les mêmes pratiques relationnelles. Car la GDPR est d’abord une invitation à renverser ses pratiques relationnelles pour faire montre d’hospitalité vis à vis de ses clients ; et c’est ce renversement d’attitude qui est lui même porteur de croissance pour les marques. Avec la GDPR, l’hospitalité ouvre pour les marques de nouvelles perspectives de croissance.
Une étude publiée en Mai dernier par le gouvernement Britannique4 s’était alarmée sur le fait que seulement 30% des grandes entreprises du pays avaient commencé à prendre les mesures nécessaires à la mise en conformité de leurs pratiques d’utilisation des données, alors que la transcription dans la loi Britannique vient d’être réalisée en ce mois d’Août, et qu’elle survivra au Brexit. Les autres pays feront-ils preuve de la même insouciance, par rapport à une échéance qui dans la plupart des pays européens, a été fixée à Mai 2018 ?
La GDPR transforme radicalement la manière dont les entreprises utilisent les données. Il va falloir arrêter d’acheter des listes d’adresses, et même se débarasser des listes qu’on aura pu acheter auparavant. Contacter un client exigera d’avoir les permissions nécessaires, sauf à s’exposer à des amendes prévues pour atteindre jusqu’à 4% du chiffre d’affaires.
Il n’y aura donc pas d’échappatoires.
Mais n’est-ce pas justement l’opportunité d’une prise de conscience salutaire dans le futur de la relation client ? Quelle marque aujourd’hui a encore besoin d’avoir accès à des millions de noms dont simplement un infime pourcentage montre un intérêt pour ses propositions ? Ne vaudrait-il pas mieux établir une véritable relation avec moins de clients mais qui ont un véritabe intérêt à avoir un dialogue, un échange, une conversation avec la marque ?
N’est-il pas temps, tout simplement, que les marques apprennent à devenir hospitalières vis à vis de leurs clients ?
Et si la GDPR n’était qu’un manifeste pour l’hospitalité des marques ? Une manière de sauver les marques traditionnelles à l’heure du digital ? La dernière opportunité à saisir avant liquidation ou reprise par les acteurs de la nouvelle économie ?
En développant leur hospitalité pour se mettre en conformité avec la GDPR, ce n’est pas tant l’amende que les marques vont éviter, c’est leur futur qu’elle vont assurer.
Aucune raison d’attendre. Embrassons la GDPR en développant l’hospitalité des marques (5).

 

 

(1) Le Cluetrain Manifesto (Manifeste des évidences) est un texte rédigé par Rick Levine, Christopher Locke, Doc Searls, et David Weinberger. Il est d’abord diffusé sur le web en 1999 comme un ensemble de quatre-vingt-quinze thèses, puis est publié sous forme de livre en 2000 avec les thèses prolongées de sept essais. https://www.amazon.com/Cluetrain-Manifesto-End-Business-Usual/dp/0738204315
(2) Etude 2016 Interbrand : http://interbrand.com/best-brands/best-global-brands/2016/
(3) Etude de la Commission Européenne : https://ec.europa.eu/commission/publications/why-we-need-digital-single-market_en
(4) Citée par Tanya Joseph dans le magazine Marketing Week (UK) du 7 Août 2017, New data laws are a chance to reset customer relationships : https://www.marketingweek.com/2017/08/07/tanya-joseph-data-law/
(5) Cf, “Manifeste pour l’Hospitalité des Marques”, Georges-Edouard DIAS, Edition Netexplo : https://www.amazon.fr/dp/2954667230/

#TOTEC18 : comment l’IA va-t-elle transformer l’expérience voyageur ?

By | December 13th, 2018|Categories: Scoop.it|

Bien que la thématique se démocratise ces dernières années en raison de l’explosion des puissances de calcul via le Cloud notamment, l’intelligence artificielle est un sujet de fascination de longue date. « Est-ce que la machine va remplacer l’Homme ? Beaucoup se pose également la question du transhumanisme, autrement dit de la fusion entre l’Homme et la machine », a introduit Emmanuel Vivier, Cofondateur de Hub Institute. A noter que l’intelligence artificielle regroupe un large panel de techniques allant de l’apprentissage automatique à la compréhension du langage naturel en passant par la vision ordinateur ou encore la robotique. Pour aider la tribune à y voir plus clair, le conférencier a vulgarisé le concept d’intelligence artificielle. « L’IA consiste simplement à transformer des données en actions intelligentes », a t-il résumé.De l’importance de la Data« Avant de développer des applications recourant à l’IA, il est indispensable d’effectuer un travail conséquent de stockage, d’agrégation et de sécurisation des données », a expliqué Emmanuel Vivier. Sans oublier la nécessité de relier cette data interne à l’entreprise à des données externes. Il faut ensuite connecter cet ensemble de données au reste du monde. « Combiner data interne et externe au travers d’une plateforme est indispensable pour créer la véritable valeur ajoutée de l’IA », a précisé le cofondateur de Hub Institute. Pour les acteurs du Travel, cette valeur ajoutée s’illustre au travers d’une multitude d’applications dédiées au touriste ou au voyageur d’affaires telle que la traduction instantanée, qu’elle soit sonore ou visuelle.Chine : 48% des investissements en intelligence artificielleS’il fascine le grand public, le sujet intéresse aussi les investisseurs. Les géants de la Tech ne sont pas les seuls à dominer ce marché dans lequel beaucoup de startups parviennent à lever des fonds importants. La Silicon Valley et l’Asie regroupent 87% des investissements en IA, selon le dernier rapport du Hub Institute. A noter que la Chine – terre des champions de la Tech que sont Tencent ou encore Alibaba dont il convient de surveiller les agissements – cumule 48% des investissements dans le domaine. « Depuis des années la Chine est performante dans la reproduction et la fabrication, bientôt elle surpassera le reste du monde en matière de R&D », a prévenu Emmanuel Vivier.En Chine le Travel devient de plus en plus un enjeu stratégique, autant sein du marché interne qu’à l’international, pour autant « les acteurs du Travel français sont-ils prêt à les accueillir via WeChat ? ». Le conférencier a aussi attiré l’attention de la tribune sur le Japon, où Softbank est propriétaire de deux fonds d’investissements de 100 milliards de dollars dédiés à l’intelligence artificielle. « Bien que leurs robots Pepper soient encore des gadgets, il convient de surveiller l’évolution de leur performances à l’image des progrès réalisés en 4 ans par ceux de BostonDynamics », a averti le conférencier.De la personnalisation aux taxis volantsQu’il s’agisse d’une campagne publicitaire, de l’interface d’un site web ou encore de tarification, l’enjeu stratégique de l’intelligence artificielle est celui de la personnalisation. « La Compagnie des Alpes a développé un algorithme pour optimiser l’achat d’espace publicitaire grâce à différents jeux de données. L’outil comprend plus de 3200 variations des bannières publicitaires et a permis à la société de réaliser 21% de CA supplémentaire avec le même budget », a expliqué Emmanuel Vivier. « L’enjeu actuel est celui de l’intermodalité pour les acteurs de la mobilité. L’IA va permettre de rendre le voyageur proactif lors de ses déplacements », a-t-il précisé. En allant plus loin, l’IA a le potentiel de faire évoluer la mobilité au travers des véhicules autonomes aujourd’hui et demain des engins volants. Avec les chatbots et les assistants intelligents il est possible d’automatiser la recherche d’informations. « Sur ce sujet, les enceintes connectés ne constituent qu’un prétexte aujourd’hui pour habituer les consommateurs à l’usage de la voix », a–t-il analysé. Mais la véritable force se cache dans les assistants – Siri, Alexa, Google Assistant, Cortana – qui demain pourront être utilisés depuis n’importe quel support.Ne pas brûler les étapesS’appuyant sur la vidéo de présentation de Google Duplex, le conférencier semblait croire que les assistants intelligents impacteront le B2B en premier lieu. « Imaginez que demain les agents de voyage et les voyageurs soient équipés de ces assistants, nous assisterons à une véritable révolution de la réservation », a avancé Emmanuel Vivier.Dans le Travel, il existe un fourmillement de startups. Le conférencier a appelé à surveiller cet écosystème. « Lors de leur lancement, les jeunes pousses se positionnent généralement sur la résolution d’un pain point. Mais demain elles pourront facilement se développer sur l’ensemble de la chaîne de valeur », a-t-il averti. Pour éviter de se faire cannibaliser, le cofondateur de Hub Institute a appelé la tribune à ne pas bruler les étapes. « La priorité est d’aboutir les chantiers de la transformation digitale avant de développer des projets recourant à l’IA sans oublier de partir du pain point », a-t-il conclu.

Could Robots Develop Prejudice on Their Own? | Acumen

By | December 13th, 2018|Categories: Scoop.it|

Because it is a strategy that can be learned by merely identifying and copying the behavior of another agent, the adoption of prejudicial attitudes is not a decision that requires very sophisticated cognitive abilities. This may not be all that surprising: Prejudice is not something that many of us consider the mark of sophistication. But the implications of this are nonetheless jarring. The more possible it is for prejudice to develop independently of humanity’s distinct social and psychological capabilities, the more conceivable it becomes that future forms of AI that involve some level of autonomy and interaction with other machines, including the internet of things and self-driving vehicles, could be susceptible to developing the same types of biases that we see among humans.Does this mean that we can expect racist or sexist AI robots shaping our lives in the near future? In some ways, this is already happening. Remember Tay, the AI-powered Twitter chatbot that Microsoft had to take offline shortly after its debut once it started rattling off a bunch of racist sentiments it had learned from interacting with other Twitter users? Whitaker cautions that AI robots developing their own damaging set of prejudices would likely be a very long way into the future. And the study’s findings also point to some factors that can help limit the effects of prejudice, including the diversity of interactions between simulated agents, diverse types of agents and being able to learn from a wider range of population members. In other words, societies in which in-group diversity is present and that value global learning from interactions with out-group populations are the best equipped to stem the proliferation of prejudice.Still, it’s hard not to worry about a future in which prejudicial robots go rogue. And what happens if the “outsiders” that they are prejudiced against turn out to be us?

Keith Weed on his biggest success: We proved the business case for sustainability

By | December 13th, 2018|Categories: Scoop.it|

Weed thinks Unilever’s decision to promote a marketer to CEO is a “brilliant” move and he is a big fan of incoming boss Alan Jope.“I’ve known Alan for 33 years – both of us cut our teeth in the US in the early 1990s when it was the place to learn how to be a great marketer. From that day, not only has he been a good friend but he’s also shown himself as a great marketer.”Weed is wary of speaking about the future of Unilever: “I really don’t want to speculate on the future because that’s not up to me.”However, Weed, who will leave the company at the beginning of May next year, will work with Jope when he starts in January. Weed describes his successor as “very much Alan’s call” but says he has already “shared his thoughts” on the future of the role and what a marketing leader needs to succeed.I do believe miserable people deliver miserable results and you want to have great results.Keith Weed, Unilever“You need to be curious about people’s lives, curious about what works and what doesn’t work. Marketing leaders should value curiosity, understanding of consumers and consumer trends, and also ensure they are bringing the outside in and really driving growth.”He adds: “If you have to get to the future first you need to have a view of where the future is.”Whether FMCG can still get to the future first is up for some debate. Many in the industry have questioned whether FMCG is still the breeding ground for marketers it once was amid mounting challenges from digital disruptors and direct-to-consumer brands that are seen as closer to their consumers.

The Co-Opting of French Unrest to Spread Disinformation

By | December 13th, 2018|Categories: Scoop.it|

In the weeks since the gilets jaunes movement took off, Ryan Fox, COO of New Knowledge, a cybersecurity company that tracks Russian-related influence operations on Twitter, has noticed a network of accounts that his organization believes is connected to Russia shift its focus to France. Since October 28, these 340 accounts have created and amplified content about the brutality of the French police, Macron’s inability to lead the nation, and anti-NATO or anti-migrant sentiments more than 20,000 times, according to New Knowledge. Among the claims: Macron’s treatment of the gilets jaunes is worse than Bashar al-Assad’s treatment of Syrian rebels.Roughly two weeks after they had first mentioned #GiletsJaunes in late October, the network of accounts was responsible for at least 1,600 protest-related mentions per day on Twitter, with daily tallies growing even larger in late November and early December. The allegedly Russian accounts primarily retweeted misinformation about the protests, rather than create it themselves.Fox says that although there is no way to know for sure who is behind a particular influence network on a social media platform like Twitter, the accounts in question have a history of operating in concert with one another to amplify narratives being pushed by the Kremlin or that are aligned with Russia’s geopolitical goals. According to New Knowledge, the two most popular links shared by the network of accounts were articles published by the the French arm of Russian government-owned news agency Sputnik News. The third-most-popular link promoted by the network came from RT-France, which is also funded by the Russian government.“The goal is to destabilize—to undermine the ability of these Western countries to successfully govern,” Fox told WIRED, noting similarities between the campaign in France and the Russian influence operations on Facebook and Twitter during the 2016 US presidential election.French security officials opened a probe into possible Russian interference on social media over the weekend, reports Bloomberg. In a radio interview with RTL, French foreign minister Jean-Yves Le Drian said an investigation was underway, but offered no specifics on the status or scope. Regardless, disinformation targeting the gilets jaunes continues to spread relatively unchecked for now, as tensions grow in France.Twitter says it removes tweets linked to any coordinated attempt to deceive.

Google Glass Wasn’t a Failure. It Raised Crucial Concerns

By | December 13th, 2018|Categories: Scoop.it|

The main critique of Google Glass wasn’t really that they looked stupid (although, to be clear, they did). People were kicked out of bars for wearing Glass because the device represented a form of ubiquitous recording. Glass was outfitted with a camera that the user could activate at any time, and this, rightfully, freaked people out. The New York Times ran a front-page story about Glass, wondering whether it would mean the end of privacy as we know it. A group cheekily named Stop the Cyborgs pushed against Glass "to stop a future in which privacy is impossible and central control total." Even the bar in Seattle that briefly became famous for banning Glass did so in part because of a existing policy that forbid patrons from taking videos or photos without consent. (And because doing so would get them media attention and perhaps some new customers.)So when Google ultimately retired Glass, it was in reaction to an important act of line drawing. It was an admission of defeat not by design, but by culture.These kinds of skirmishes on the front lines of surveillance might seem inconsequential — but they can not only change the behavior of tech giants like Google, they can also change how we’re protected under the law. Each time we invite another device into our lives, we open up a legal conversation over how that device's capabilities change our right to privacy. To understand why, we have to get wonky for a bit, but it’s worth it, I promise.

ICOs Use Sponsored Reviews to Attract Investors

By | December 10th, 2018|Categories: Scoop.it|

Larry Cermak, head of analysis at The Block, said he is concerned that sponsored reviews delivered by self-purported cryptocurrency gurus are driving new investors to make poor decisions. “The main reason why so many inexperienced individuals invest in bad crypto projects is because they listen to advice from a so-called expert,” he complained. Many unskilled investors “believe they can take this advice at face value even though it is often fraudulent, intentionally misleading or conflicted.”In a recent interview with Reuters, Hacken’s Budorin said that sponsored video reviews should feature tags identifying them as such. He added that the company’s decision to pay for positive reviews was “unethical.”Tim Glaus, co-founder of Swiss cryptocurrency ratings company Alethena, said the company has been approached by several individuals offering to arrange paid-for ratings from Icobench experts. Maxim Sharatsky, the chief executive officer of Icobench, acknowledged that the platform has accidentally published reviews that were sponsored by ICO issuers.“We have more than 16,000 ratings on our platform. Unfortunately, we have (had) accidents with sales (of) ratings, and it’s very bad. It’s a problem for me, for our platform and for all interested,” Sharatsky said.

USDT Trade Volume Up Despite Tether’s Stablecoin Dominance Dropping

By | December 10th, 2018|Categories: Scoop.it|

On Oct. 14, one day before Tether’s dramatic decoupling from its dollar-peg, tether was the eighth largest market cap with a circulating supply of 2.66 billion USDT and a 24-hour volume of $2.02 billion.The second largest stablecoin, trueusd, was then the 48th largest crypto by capitalization with a circulating supply of 135.3 million TUSD and a 24-hour volume of $11.75 million.Dai comprised the 97th largest crypto with an outstanding supply of 60.8 million DAI and a 24-hour volume of $4.2 million, and paxos ranked 176th by market cap with a supply of 23.75 million PAX and a 24-hour volume of $21.3 million.Data indicating the circulating supply of Circle’s USDC as of Oct. 14 could not be found, however, Coinmarketcap recorded USDC as having a market cap of approximately $24 million and 24-hour volume of roughly $1.2 million on Oct. 17.USDT Supply Falls 30% in Two WeeksOn Oct. 28, roughly two weeks after USDT crashed to $0.88, tether still boasted the eighth largest market cap but the circulating supply of USDT had fallen by approximately 30 percent, with a 24-hour trade volume of $1.68 billion.Meanwhile, the supply of trueusd had grown 30 percent to 175.45 million to rank as the 45th largest cryptocurrency by market cap, with $26.4 million worth of TUSD changing hands during the preceding 24 hours.The supply of USDC had grown nearly 420 percent to rank it as the 58th largest crypto with 124.2 million outstanding tokens, but 24-hour volume had fallen to $642,196. Paxos had grown 305 percent to rank as the 69th largest capitalization with a supply of 96.1 million and a 24-hour volume of $24.8 million. The supply of dai had grown 9 percent to 66.5 million despite dai slipping one place to rank as the 98th largest crypto asset and 24-hour volume falling to $3.3 million.

The killer questions to ask before beginning a digital transformation

By | December 10th, 2018|Categories: Scoop.it|

There are four areas all businesses should before embarking on a digital transformation journeyWhat is your role in people’s lives?What is your business really in the business of? Are you a car maker or a mobility provider? Are you a credit card or a membership club like Amex? Are you a computer company or a maker of experiences? Why do banks really exist today and in the future? What can you do to provide more meaning and relevance in people’s lives?2. Map out new consumer behaviours and expectationsIf we can see an Uber’s location in real time, we don’t accept a four-hour window for a repair person. If we’ve never waited online to pay for items, we won’t accept queues in-store. If we can text our contents insurance provider, we find it out of place when our bank makes us fax something. Technology changes our behaviours and expectations across all categories, we have to work to what people expect, not to what we can most easily achieve.3. Consider regulations and the grey areasBanking is known to be hard to innovate in because of firm rules and regulations, but where are the spaces to exploit? WeChat Pay can store users’ money and pay interest but is somehow not a bank. From payment systems like TransferWise to communal loans from Kiva, many disruptive services seem to explore the grey areas of rules and regulation.4. Build a new solution around new techBased on a firm understanding of the role, the consumer expectations and legal framework, what new technology can you layer in to produce game-changing results? What happens when loans are collateralised or approved based on social media profiles and reputations? What happens if mortgages and land deeds are built on the blockchain? How can facial recognition and a smile rather than a signature act as the approval mechanism?Not every industry in the world is going to change fast but waves of change are coming from mobile devices, new security protocols, new business models and companies that exploit the new and lax regulation. Banking is set for more change than most, so what would you rather do? Make the smallest changes you need to do to stay relevant, cut costs and hope for the best, or understand what’s coming, invest in the latest thinking and technology and propel yourself into the future?

Le Canada et la France donnent le coup d’envoi d’un « GIEC » de l’intelligence artificielle

By | December 7th, 2018|Categories: Scoop.it|

Emmanuel Macron  l'avait appelé de ses voeux , Justin Trudeau l'a annoncé officiellement ce jeudi : un groupe d'expert international va être constitué dans les prochains mois pour étudier les impacts de l'intelligence artificielle (IA). L'initiative a été lancée à Montréal, à l'occasion d'une conférence du G7 intitulée « permettre l'adoption responsable de l'IA ».Dans son intervention, le Premier ministre canadien a annoncé que « la France et le Canada se sont entendus pour mettre sur pied un groupe international d'experts sur l'intelligence artificielle qui réunira des représentants de la communauté scientifique, de l'industrie, des gouvernements et de la société civile. »Le G2IA (Groupe international d'experts en intelligence artificielle), ou en anglais IPAI (International Panel on artificial intelligence) s'inspire ouvertement du GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat), créé en novembre 1988 à partir d'une initiative du G7 pour réunir des spécialistes de tous horizons et de tous pays. L'idée d'un « GIEC » de l'IA en avait été évoquée pour la première fois par Emmanuel Macron en mars 2018, lors du sommet organisé à Paris  pour la remise du rapport du mathématicien et député Cédric Villani .Le but du G2IA « sera de mieux comprendre les enjeux liés à l'intelligence artificielle et de définir les meilleures pratiques », a précisé Justin Trudeau, en indiquant que la France et le Canada allaient inviter les autres membres du G7, mais aussi de l'OCDE et de l'ONU, « à se joindre à nous et à nous aider à élaborer un cadre qui deviendra le point de référence mondial en intelligence artificielle. »Cette annonce intervient alors que la France doit prendre début 2019 la succession du Canada à la présidence du G7,  dans un contexte marqué par la défiance de Donald Trump envers les institutions multilatérales. Elle permet au Canada de passer le flambeau à la France en mettant en avant un thème de plus en plus présent dans l'actualité, qui présente de nombreux enjeux éthiques, économiques et sociétaux.Une grande conférence à l'été 2019Présent à la réunion du G7, le secrétaire d'Etat chargé du numérique, Mounir Mahjoubi, a annoncé que ce groupe d'experts serait ouvert « à tous les pays qui partagent l'idée d'un modèle d'IA qui ne soit ni uniquement au service du profit, ni uniquement au service du contrôle, mais qui soit aussi au service du développement humain et de la planète. »

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