HOSPITALITY LAB & PRACTICE FOR BRANDS

Blog2017-10-23T13:43:48+00:00

GDPR : L’hospitalité des marques fait loi en Europe.

GDPR : L’hospitalité des marques fait loi en Europe.

En imposant aux marques de privilégier l’intérêt de leurs clients dans la gestion des données qu’elles détiennent, l’Europe fait de l’hospitalité le vecteur principal de leur croissance.

1. AUJOURD’HUI, LA CROISSANCE DES MARQUES PASSE PAR LA QUALITÉ DE LEUR RELATION CLIENTS.

Dans un monde digital, « Les Marchés sont des Conversations ».

Dès 1999, Doc Searls et ses co-auteurs avaient mis cette idée au coeur de leur “Clue Train Manifesto” (Manifeste des Evidences) (1), démontrant alors avec brio comment le développement du “capital relationnel” de la marque pouvait devenir le principal moteur de la croissance des entreprises.

L’arrivée des sites internet dans la fin des années 1990 avait eu en effet le mérite de faire prendre conscience qu’il pouvait se nouer une relation directe entre l’entreprise et ses clients, sans passer par un distributeur ; et que ces nouveaux liens produisaient énormément de données qu’il était probablement intéressant d’exploiter : ainsi, pour développer plus loin l’idée du “Clue Train”, lorsqu’il s’agit de générer une croissance durable des ventes et des profits, les meilleurs atouts de la marque sont sa légitimité à susciter des échanges autour de son coeur de métier (Conversation), son intelligence à les analyser (Curation), sa capacité à apporter des réponses adaptées aux besoins exprimés (Customization), et finalement son empathie relationnelle, propre à mettre le client en résonance avec la marque (Communion). Autant d’atouts qui précèdent dorénavant la simple « qualité des produits » mis au catalogue, autrefois le principal fer de lance des entreprises.
Une vision depuis partagée par Interbrand(2), qui dans sa publication annuelle du classement de la valeur des marques insiste sur le fait que “la croissance est la conséquence d’une stratégie claire et d’expériences exceptionnelles délivrées au consommateur”.
Voici donc venu le temps pour les marques soucieuses de croissance durable de passer un nouveau contrat relationnel avec leurs consommateurs, où l’achat et la livraison du produit n’est plus la fin mais le début de la relation : un contrat qui couvre d’abord l’usage, et l’expérience qui l’accompagne. Un contrat qui est aussi l’occasion de proposer de nouveaux moments de consommation, de nouveaux services, qui sont autant de chiffre d’affaires supplémentaire pour les marques. Mais un contrat relationnel d’abord fondé sur le respect de l’intérêt du client, notamment en matière d’utilisation de ses données.

 

2. GDPR : UNE RÉGLEMENTATION POUR SAISIR DE NOUVELLES OPPORTUNITÉS DE CROISSANCE.

Selon une étude récente de la Commission Européenne(3), 72% des Européens s’inquiètent en effet de laisser trop de données personnelles aux entreprises, souvent à leur insu, et surtout de ne pas en recevoir de réelle contrepartie. D’ailleurs, la connaissance plus précise du client semble ne faciliter en rien la capacité de l’entreprise à mieux cibler ses offres : selon tous les indicateurs(4), le taux d’ouverture des mails diminue alors que les désabonnements (opt-out) augmentent, ce qui fragilise largement la rentabilité des investissements lourds consentis dans le CRM.
La Commission souligne également que le marché en ligne est constitué à 57% d’échanges avec des opérateurs américains, alors que seulement 4% des échanges se font au travers d’opérateurs pan-européens. Elle estime que si les 100 plus grosses entreprises Européennes faisaient un usage judicieux de leurs données clients, le PNB Européen pourrait s’octroyer 1,9% de progression supplémentaire d’ici 2020, soit plus de 200 Milliard d’Euros de gain potentiel.
C’est avant tout à cette opportunité de croissance que la GDPR s’attaque : permettre une meilleure utilisation des données pour les entreprises grâce à un consentement avéré des consommateurs, favoriser les échanges intra-européens au sein d’un univers mieux sécurisé. Loin d’être une contrainte, la GDPR est une chance de développement de nouvelles sources de revenus pour les marques européennes : elle conduit à un modèle de croissance durable rendu possible par une approche choisie et non plus subie de la consommation. Avec la GDPR, les marques doivent négocier avec chacun de leurs clients un contrat relationnel : elles doivent se mettre à l’écoute, comprendre les besoins, proposer leurs services, et définir les modalités de la relation ; le tout dans la transparence ( accès aux données, droit de modification) qui établit la confiance, l’attachement. Les marques deviennent alors attachantes dans le bon sens du terme, et c’est de cet attachement que nait la croissance durable.
C’est à ce nouveau modèle relationnel qu’appellait lui-même Doc Searls dans son “Clue Train Manifesto” : il lui avait même trouvé un nom, la VRM (Vendor Relationship Management). Une approche basée sur le consentement avéré du client vis à vis de ses fournisseurs (vendeurs) avec un postulat simple : “un consommateur libre a plus de valeur qu’un consommateur captif – pour lui-même, pour les marques et pour l’économie en général”.
Encore faut-il s’entendre sur la définition du consommateur “libre”. Searls le définit en cinq points :
1. Il entre en relation avec les marques de manière indépendante et sans contrainte.
2. Il est le point d’intégration de sa propre donnée (c’est lui seul qui peut relier sa donnée à sa personne).
3. Il a le contrôle de la donnée qu’il génère et collecte. Il décide de ce qu’il veut partager, à qui et comment.
4. Il définit son propre niveau d’engagement avec les marques.
5. Il est libre d’exprimer ses exigences et ses intentions en dehors du contrôle de toute entreprise.
C’est ce consommateur “libre” que la GDPR souhaite aujourd’hui promouvoir, afin d’en faire le vecteur de croissance de l’économie.

3. L’HOSPITALITE DES MARQUES, PRINCIPAL VECTEUR DE LEUR PROPRE CROISSANCE.

Accueillir un consommateur “libre” est sans doute une perspective qui effraie bon nombre de marques, tant elle ont été construites sur la notion d’un marketing manipulateur et insidieux, capable d’influencer jusqu’aux émotions pour enfermer les clients dans un tunnel de vente dont la seule issue est l’achat du produit. Avec la GDPR, ce n’est plus le produit qu’il va falloir vendre, c’est la marque qui doit apprendre à se faire acheter. Et pour cela, il va falloir qu’elle se montre hospitalière vis à vis de ses clients : bienveillante, humaine et proche.
Le produit devient simplement la porte d’entrée à la marque, celui qui va forger les impressions de la première rencontre, et donc le début (et non la fin) de l’histoire. Le produit n’est plus qu’un prétexte, c’est la marque qui devient le réel support de l’expérience pour le consommateur : c’est d’ailleurs à elle qu’il va naturellement s’adresser s’il a besoin d’assistance ou s’il a simplement des remarques à formuler. À la marque de se montrer engageante, accueillante, généreuse et humaine pour fidéliser le consommateur au-delà du premier produit, et pour entretenir une relation proche, intime, qui permettra de continuer à vendre sans qu’il soit besoin de déployer la coûteuse armada publicitaire du premier jour : avoir une stratégie à long terme d’entretien de la relation, plutôt que de s’épuiser dans des efforts permanents de recrutement.
Autant le “tunnel de vente” était indifférencié et anonyme, donc étranger à toute notion d’hospitalité, autant le “cycle de décision d’achat” est personnalisé et fait appel à la relation humaine : c’est de la capacité de la marque à accueillir que dépend la fidélisation du client, et encore plus, sa propension à devenir activement promoteur vis à vis de ses pairs. Pour le dire différemment, c’est du niveau d’hospitalité de la marque que va découler l’amplitude de la réalisation du cycle d’achat, et donc le montant de la valeur créée.
Autant le “tunnel de vente” s’envisageait dans un temps le plus court possible, avec l’espoir de limiter la durée d’exposition nécessaire pour déclencher l’achat afin de réduire les coûts, autant le “cycle de décision d’achat” s’inscrit dans la durée la plus longue possible afin de maximiser les revenus. En se plaçant dans une notion de permanence, on met forcément en exergue la qualité de l’hospitalité, seule capable de générer de la pérennité dans la relation.
Plus le consommateur progresse avec la marque, plus la marque fait preuve de « disponibilité » vis à vis des demandes du consommateur, plus se crée la confiance dans la relation, le consommateur récupérant de plus en plus de valeur d’usage en retour de sa relation avec la marque, la marque obtenant de plus en plus de “permissions” qui lui permettent d’aller encore plus loin dans son service du consommateur.
C’est bien là le cercle vertueux de l’hospitalité des marques : un marketing “on demand” (inbound marketing), un marketing de l’échange, de la confiance, de la permission, du partage de la valeur, où les clients sont aussi des hôtes ; un marketing qui se définit d’abord par rapport au client pour qu’il puisse adopter lui-même la marque, la faire sienne et en devenir à son tour le porte-parole…
Alors que la GDPR fait des marques le gibier de consommateurs devenus madrés, l’hospitalité est la meilleure réponse pour faire de ces mêmes marques les plus désirables des proies : avec bienveillance, humanité et intimité. Assurant ainsi la pérennité de leur croissance.

4. QUELLES APPROCHES POUR LES MARQUES FACE A LA GDPR ?

Ce serait peine perdue pour les marques que de se contenter de « mettre en conformité » leur bases de données tout en espérant garder les mêmes pratiques relationnelles. Car la GDPR est d’abord une invitation à renverser ses pratiques relationnelles pour faire montre d’hospitalité vis à vis de ses clients ; et c’est ce renversement d’attitude qui est lui même porteur de croissance pour les marques. Avec la GDPR, l’hospitalité ouvre pour les marques de nouvelles perspectives de croissance.
Une étude publiée en Mai dernier par le gouvernement Britannique4 s’était alarmée sur le fait que seulement 30% des grandes entreprises du pays avaient commencé à prendre les mesures nécessaires à la mise en conformité de leurs pratiques d’utilisation des données, alors que la transcription dans la loi Britannique vient d’être réalisée en ce mois d’Août, et qu’elle survivra au Brexit. Les autres pays feront-ils preuve de la même insouciance, par rapport à une échéance qui dans la plupart des pays européens, a été fixée à Mai 2018 ?
La GDPR transforme radicalement la manière dont les entreprises utilisent les données. Il va falloir arrêter d’acheter des listes d’adresses, et même se débarasser des listes qu’on aura pu acheter auparavant. Contacter un client exigera d’avoir les permissions nécessaires, sauf à s’exposer à des amendes prévues pour atteindre jusqu’à 4% du chiffre d’affaires.
Il n’y aura donc pas d’échappatoires.
Mais n’est-ce pas justement l’opportunité d’une prise de conscience salutaire dans le futur de la relation client ? Quelle marque aujourd’hui a encore besoin d’avoir accès à des millions de noms dont simplement un infime pourcentage montre un intérêt pour ses propositions ? Ne vaudrait-il pas mieux établir une véritable relation avec moins de clients mais qui ont un véritabe intérêt à avoir un dialogue, un échange, une conversation avec la marque ?
N’est-il pas temps, tout simplement, que les marques apprennent à devenir hospitalières vis à vis de leurs clients ?
Et si la GDPR n’était qu’un manifeste pour l’hospitalité des marques ? Une manière de sauver les marques traditionnelles à l’heure du digital ? La dernière opportunité à saisir avant liquidation ou reprise par les acteurs de la nouvelle économie ?
En développant leur hospitalité pour se mettre en conformité avec la GDPR, ce n’est pas tant l’amende que les marques vont éviter, c’est leur futur qu’elle vont assurer.
Aucune raison d’attendre. Embrassons la GDPR en développant l’hospitalité des marques (5).

 

 

(1) Le Cluetrain Manifesto (Manifeste des évidences) est un texte rédigé par Rick Levine, Christopher Locke, Doc Searls, et David Weinberger. Il est d’abord diffusé sur le web en 1999 comme un ensemble de quatre-vingt-quinze thèses, puis est publié sous forme de livre en 2000 avec les thèses prolongées de sept essais. https://www.amazon.com/Cluetrain-Manifesto-End-Business-Usual/dp/0738204315
(2) Etude 2016 Interbrand : http://interbrand.com/best-brands/best-global-brands/2016/
(3) Etude de la Commission Européenne : https://ec.europa.eu/commission/publications/why-we-need-digital-single-market_en
(4) Citée par Tanya Joseph dans le magazine Marketing Week (UK) du 7 Août 2017, New data laws are a chance to reset customer relationships : https://www.marketingweek.com/2017/08/07/tanya-joseph-data-law/
(5) Cf, “Manifeste pour l’Hospitalité des Marques”, Georges-Edouard DIAS, Edition Netexplo : https://www.amazon.fr/dp/2954667230/

Des centres de moins en moins commerciaux

By |October 1st, 2021|Categories: Scoop.it|

L'entretien du désir des clients passe par le ballet des enseignes. Le plaisir est dans le changement et la nouveauté. La spécificité française des baux commerciaux de dix ans assurait la solidité du bilan des foncières. Elles lâchent du mou et multiplient les baux dits « précaires ». La courte durée des engagements rassure les créateurs de nouveaux concepts comme celui qui l'abrite. L'époque est volatile. Dix pour cent des points de vente changeaient chaque année en moyenne. Les foncières visent 15 % à 20 %. La peur de la cellule vide pousse aussi à plus d'engagement. Klépierre, par exemple, investit directement dans certains magasins. Carmila mise sur les DNVB, les « digital native vertical brands », ces marques nées sur Internet qui recherchent des débouchés « physiques ». Accrobranche Mais ce ne sont là que quelques évolutions. La révolution des centres commerciaux est ailleurs. L'extension du centre de la Part-Dieu l'illustre. Unibail a inauguré à Lyon, fin 2020, 32.000 mètres carrés supplémentaires. Un tiers seulement de cette nouvelle surface a été donné aux commerces. Un autre tiers est allé aux restaurants, et un dernier, aux loisirs et activités diverses. La part consacrée à la restauration et au divertissement est passée de 10 % à 22 %. Unibail comptera bientôt 16 cabinets médicaux sur ses 18 sites français. Parcours d'accrobranche, salles de fitness, pharmacies, centres de formation s'ajoutent aux cinémas. A terme, les boutiques ne pourraient représenter que la moitié des adresses des centres commerciaux. Immobilier : promoteurs et foncières peinent à retrouver leurs couleurs en Bourse Les extensions à venir en tiendront compte. Elles consisteront en des opérations de rénovation urbaine, comme les fait Altarea. Des bureaux, des hôtels, des logements occupent les réserves foncières, y compris les parkings, qui, avec le déclin de l'automobile, sont considérés comme des actifs inexploités. « Avec l'essor de l'e-commerce, les enseignes ferment les magasins non rentables qu'elles gardaient ouverts quand tout allait bien », remarque Anne-Sophie Sancerre. La leçon est claire : il y aura demain moins de points de vente dans le paysage commercial. Ils laisseront la place à d'autres activités. La nature a horreur du vide. Les centres commerciaux deviennent de petites villes que l'on n'arpente pas que pour « shopper ». « Elle ouvre une boutique. Qui achètera ? » chante Lady Gaga dans « Love for Sale ».

If your distinctive brand assets are exclusively visual it’s time to come to your (other) senses

By |October 1st, 2021|Categories: Scoop.it|

About 15 years ago I was working in Paris for Guerlain, the great – some would say greatest – perfume house. As part of that work I met with Jean-Paul Guerlain – the last direct member of the family to be the master perfumer and a legend in the beauty industry. Jean-Paul had recently retired after 50 glorious years creating fragrances like Nahema and Samsara but he was in robust form. We were filming him as part of a quest to identify the brand DNA and codes of Guerlain and I think he enjoyed the chance to tell the new generation a thing or two about perfume, luxury and marketing – which he pronounced with such apparent distaste it made me shudder each time he said it. He told me a simple story at one point in the interview that he said explained everything. He described an elderly man who entered an elevator and stood next to a woman. The woman just happened to be wearing a fragrance that the old man recognised from his youth. And – despite not having thought of that scent, or the brand, or the original woman that once wore it all those decades ago – the old man’s memories came rushing back with such force he fell to his feet. “C’est ça. That’s it,” Mr Guerlain said and fixed me with his very pale eyes for a second or two to underline the point. A few months later the team at Guerlain were finishing off their new brand definition. It was a very good piece of work and I can remember telling them exactly that. And yet all of us missed something. In the short and accurate list of brand codes we had forgotten to add anything about smell. Despite it being a singularly important part of Guerlain’s appeal and something that the brand’s most important living executive had emphasised, we went with visual cues only.

Accor lance une première carte de paiement en France

By |September 22nd, 2021|Categories: Scoop.it|

Les membres du programme de fidélité ALL profitaient jusqu’à présent d’un modèle classique dans l’univers du voyage : des points sur leurs séjours et des récompenses associées. Aujourd’hui, la carte de paiement ALL – VISA s’ouvre au plus grand nombre en permettant de gagner des points sur les achats du quotidien. Des points à utiliser lors d’un séjour, ou encore d’un concert ou d’un spectacle. La carte est disponible en trois versions : Pulse (4,50€/mois), Explorer (13,50€/mois) et Ultimate (34€/mois). Comment fonctionne-t-elle ? . Le porteur règle ses achats du quotidien avec sa carte ALL – VISA . Les achats génèrent automatiquement des points du programme de fidélité ALL Quels sont ses avantages ? . Elle est acceptée partout (95% des commerçants acceptent VISA dans le monde) . Elle permet dès le 1er niveau de carte de réaliser les achats et retraits à l’étranger sans frais . Elle permet aux membres d’accéder aux 34 marques hôtelières participantes au programme de fidélité. Les points cumulés ouvrent aussi les portes d’évènements (sport, spectacles, concerts, gastronomie). . Elle offre les « meilleures assurances du marché » selon Accor . Elle « surbooste » le programme de fidélité ALL (accès au meilleur tarif disponible, bonus de points de bienvenue, accélérateur de statut, accès exclusif à des offres hôtelières) qui regroupe 85 partenaires dont 33 compagnies aériennes et loueurs de voiture. . Son parcours de souscription est 100% digital, en téléchargeant 3 documents (RIB, justificatif de domicile et pièce d’identité) . Elle inclut, avec l’application dédiée Accor Pay, une notification en temps réel des dépenses, et un débit différé de ces derniers en fin de mois.

Taxi volant : Airbus vise une entrée en service à horizon 2025

By |September 22nd, 2021|Categories: Scoop.it|

Pas de conférence sur l'avenir du transport aérien sans un nouveau projet de taxi volant ! La conférence Airbus consacrée à l'aviation durable, qui se tient de mardi à mercredi à Toulouse, ne fait pas exception. L'avionneur a dévoilé pour l'occasion un nouveau projet de taxi volant électrique baptisé CityAirbus Nextgen, qui pourrait entrer en service en 2025. Le nouveau « UAM » d'Airbus (Urban Air Mobility) découle de deux précédents démonstrateurs - le City Airbus et l e Vahana - développés et testés par Airbus de 2016 à 2020, dans la perspective de l'émergence d'un nouveau mode de transport aérien intra-urbain de colis et de passagers, à décollage vertical. Un premier vol prévu en 2023 Un marché encore inexistant, mais pour lequel Airbus nourrit « de grandes ambitions » selon le directeur d'Airbus Helicopter, Bruno Even. « Nous avons beaucoup appris du Vahana et de CityAirbus et nous sommes prêts à ouvrir un nouveau chapitre », a-t-il annoncé. Doté de huit moteurs électriques, le Nextgen serait capable de transporter jusqu'à 4 personnes (trois passagers et un pilote), à une vitesse maximale de 120 km/h et sur une distance maximale de 80 km. Mais, contrairement à ces prédécesseurs, le nouveau CityAirbus ne s'arrêtera pas au stade du démonstrateur technologique. L'objectif annoncé est de faire voler un prototype en 2023, en vue d'une certification et d'une entrée en service en 2025.

Les 5 chiffres fous de Sorare, la licorne française au développement éclair

By |September 22nd, 2021|Categories: Scoop.it|

En deux tours de table, Sorare cumule les superlatifs. Fondée à Paris en 2018, cette start-up a créé une plateforme qui permet d'acheter ou de vendre des cartes de joueurs de football basées sur une blockchain Ethereum. L'avantage ? Chaque « carte crypto » est associée à un token unique, ce qui en fait un actif financier à la fois identifiable et infalsifiable. Les utilisateurs de Sorare peuvent ensuite collectionner ces cartes ou composer des équipes et participer à des compétitions. La start-up, qui compte parmi ses soutiens financiers aussi bien des investisseurs de renom comme Softbank que des stars du ballon rond comme Antoine Griezmann, connaît une croissance fulgurante. Tour d'horizon en 5 chiffres clés. 1. Une valorisation de 4,3 milliards de dollars Avec un financement de 680 millions de dollars, ce tour de table est le plus important réalisé en Europe pour une série B. Et la plus grosse levée de fonds jamais réalisée par une jeune pousse de la French Tech. PUBLICITÉ Un tour de table historique, qui fait de Sorare la licorne française la mieux valorisée, à près de 4,3 milliards de dollars « post-money ». Lors de son précédent tour de table, en février dernier, Sorare avait déjà réuni 40 millions de dollars. Sorare signe la plus grosse levée de fonds de l'histoire de la French Tech PORTRAIT - Nicolas Julia, le patron discret mais pressé à la tête de Sorare 2. 150 millions de dollars échangés sur la plateforme depuis janvier Le développement éclair de Sorare est soutenu par la fièvre des NFT qui secoue actuellement le monde de l'art et du divertissement. Depuis le début de l'année 2021, les « non-fungible tokens », ces titres de propriétés d'oeuvres numériques échangés sur la blockchain, sont en plein essor avec près de 2,5 milliards de dollars vendus cette année. Sur ce marché, Sorare revendique avoir réalisé un volume d'affaires de plus de 150 millions de dollars depuis janvier 2021 avec la vente des cartes à collectionner. Entre le 2e trimestre 2020 et le 2e trimestre 2021, Sorare estime que ses ventes trimestrielles ont été multipliées par 51. 3. Près de 180 clubs de football partenaires Début septembre, la jeune pousse a réalisé un gros coup en nouant un partenariat avec la Liga , la ligue de football espagnol qui compte parmi elle deux des clubs les plus connus au monde : le FC Barcelone et le Real Madrid. Actuellement, 177 clubs sont sous licence officielle, c'est-à-dire qu'ils autorisent la start-up à utiliser les photos officielles des joueurs et son logo sur les cartes numériques, contre une commission sur leurs ventes. Ces stars du foot qui ont parié sur Sorare Six choses à savoir sur Sorare, le jeu de fantasy football à la sauce crypto L'ambition de Sorare est « d'intégrer les 20 meilleures ligues de football mondiales et les 50 plus grandes fédérations nationales, tant masculines que féminines », avant de s'étendre à d'autres sports.

« Avec Urbanloop, nous voulons concurrencer la voiture en ville »

By |September 22nd, 2021|Categories: Scoop.it|

L’Urbanloop est un nouveau moyen de transport qui circule à la même vitesse qu’un métro automatique et parcoure 1 km par minute. Pour l’emprunter, il suffit de se rendre à une station et de badger. Une capsule équipée de deux places arrivera rapidement, protégée par un tube protégeant la voie. Chaque capsule est réservée à un groupe de personnes, que vous soyez seul(e) ou accompagné(e). Si vous êtes plus de deux personnes, alors plusieurs capsules arriveront à la suite et se suivront de près pendant le trajet. L’Urbanloop ne fait pas d’arrêt, il s’arrêtera à la destination que vous avez renseignée. Il ne rentre pas en concurrence avec les autres moyens de transports en commun existants, il vient plutôt les compléter. Il n’a pas vocation à être implémenté dans les centres-villes déjà saturés, mais à transporter les usagers de la périphérie jusqu’au centre comme le ferait la voiture. Les transports en commun prennent ensuite le relai. L’Urbanloop peut aussi être intéressant pour transporter des personnes au sein d’un campus, d’une zone industrielle, une station de ski, d’un aéroport ou d’un parc d’attractions. L’infrastructure se monte et se démonte facilement ce qui permet de réduire l’empreinte écologique. Le système utilise l’intelligence artificielle, à quoi sert-elle ? L’intelligence artificielle va permettre de prédire l’affluence des usagers dans les stations et préparer des capsules en conséquence. Il sera possible de connaître les heures de pointe et estimer le flux correspondant. Le système sera également nourri de données météo et issues d’autres transports en commun. Grâce à la géolocalisation des usagers, il sera même possible d’anticiper leur arrivée en station. Comment est né l’Urbanloop ? Avant de concevoir l’Urbanloop, nous cherchions un moyen de concurrencer la voiture en ville et pour ça, nous sommes partis de zéro. Tout est parti d’un challenge que nous avons lancé à nos étudiants de l’université de Lorraine et des différentes écoles d’ingénieurs de Lorraine INP. Le projet était de mettre au point un moyen de transport écologique ; que ce soit en consommation, en matériaux et en énergie grise ; économique, c’est-à-dire simple à déployer pour les collectivités ; accessibles à tous ; sécurisé ; et réalisable avec les grilles technologiques existantes. La première idée a été de faire des petites unités, des capsules, qui passent souvent en station. Mais qui dit petites unités, dit davantage de véhicules. Il fallait donc que les navettes coûtent moins cher ou à un prix équivalent aux transports en commun. Cela a été possible grâce à l’utilisation du moteur synchrone à aimant, utilisé notamment par les hoverboards et les trottinettes. La taille et le coût des infrastructures sont réduits avec l’Urbanloop. Même s’il faut construire un pont, cela coûtera moins cher car le poids des capsules est moindre. C’est aussi un avantage pour effectuer des courbures dans le parcours. Les voies sont plus chères à installer, mais le moyen de transport est moins gourmand en énergie. Les étudiants ont impulsé l’idée et une SAS a été créé ensuite pour mettre en œuvre le système final. Nous collaborons avec des industriels des transports et de la sûreté aujourd’hui. Quelle a été votre réaction lorsque vous avez appris que vous pourrez mettre en œuvre votre moyen de transport lors des JO de 2024 ? Nous sommes très fiers, c’est un projet fou qui se concrétise. Les JO s’inscrivent parfaitement dans notre planning de développement. Mais c’est aussi un grand défi car tout reste à construire. Heureusement, nous avons tout l’appui des services de l’Etat pour nous aider à obtenir le degré de sécurité nécessaire. Les Jeux Olympiques seront pour nous un terrain d’expérimentation et de démonstration. Nous sommes également en discussion avec la Métropole du Grand Nancy. D’ici 2024, notre système devra être validé, nous devrons obtenir l’autorisation de faire des travaux puis de transporter des passagers. Le but sera de réaliser les travaux d’installation le plus tard possible afin d’avoir un plus faible impact sur l’environnement et la vie des habitants.

A La Réunion, 95% des déchets triés sont exportés

By |September 22nd, 2021|Categories: Scoop.it|

A La Réunion, les déchets sont triés et collectés, mais que deviennent-ils ensuite ? Comment sont-ils traités ? Un Réunionnais jette en moyenne 35 kg d’emballages et de papier. Des matières valorisables, qui sont triées et récupérées par des opérateurs tels que Cycléa, une société d’économie mixte basée au Port. 27 000 tonnes de déchets recyclables exportés chaque année Ces matières que l’on retrouve dans les bacs jaunes, les cartons, papiers, revues et bouteilles en plastique, pourront ainsi avoir une seconde vie, mais pour cela il faudra qu’elles soient exportées pour la grande majorité d’entre elles. A La Réunion, 95% des déchets considérés comme des matières secondaires valorisables, sont exportés, soit 27 000 tonnes par an. Cycléa est ainsi le 2ème exportateur du territoire en volume, après le sucre, explique Laurent Blériot son directeur général.

Orange money : plus de 62 milliards d’euros de transactions pour la seule année 2020 | CIO MAG

By |September 22nd, 2021|Categories: Scoop.it|

Accessible à plus de 60 millions d’abonnés dans dix-sept pays d’Afrique et du Moyen-Orient, Orange money a généré plus de 62 milliards d’euros de transactions pour la seule année 2020. Afin d’améliorer les performances dans la gestion de ces flux de transactions et accélérer l’inclusion financière, Orange Afrique et Moyen-Orient a choisi Ericsson comme partenaire stratégique pour son service Orange Money, en s’appuyant notamment sur Ericsson Wallet Platform. Un partenariat que le Sénégalais Alioune Ndiaye, président-directeur général d’Orange Afrique et Moyen Orient, justifie dans un communiqué. « Leur plateforme de services financiers est construite sur les dernières technologies de sécurité et les principes d’architecture ouverte qui peuvent élargir davantage notre écosystème et réaliser notre ambition d’inclusion financière en Afrique. » Lire aussi » Orange Money célèbre ses 10 ans Avec une première technologie API ouverte et publiée, Ericsson Wallet Platform est au cœur du système des services financiers mobiles. Entre autres services financiers essentiels proposés par la plateforme d’Ericsson : le stockage, le transfert et le retrait d’argent; les paiements marchands et des fournisseurs de services publics. L’offre de services s’étend également à la population non bancarisée. Actuellement, plus de 300 millions de personnes dans le monde utilisent les solutions Ericsson Wallet Platform via les fournisseurs de services de communication. Lire aussi » Marc Rennard, PDG d’Orange Digital Investment et Président d’Orange Digital Ventures : « Orange Money serait la première Licorne africaine s’il avait été conçu en mode start-up » En vertu de ce partenariat, les solutions Ericsson Wallet Platform seront déployées par étapes dans quatorze pays de la zone Afrique et Moyen-Orient où le service Orange Money est disponible, en commençant par le Sénégal. Lire aussi » Transfert d’argent international Orange Money : deux nouveaux corridors ouverts depuis la France vers le Burkina Faso et le Maroc Pour Fadi Pharaon, président d’Ericsson Moyen-Orient et Afrique, cet accord est « une nouvelle étape importante dans le partenariat de longue date avec Orange Afrique et Moyen-Orient ». Selon lui, Ericsson permettra à Orange Afrique et Moyen-Orient de concrétiser sa vision d’accélérer l’inclusion financière sur le continent africain.

Les grands magasins consacrent la seconde main

By |September 18th, 2021|Categories: Scoop.it|

Les temples de la mode s'ouvrent à la seconde main. Nés magasins de nouveautés, ils se convertissent à l'occasion. Coup sur coup, les Galeries Lafayette et le Printemps inaugurent des espaces dédiés au « vintage » dans leur fief du boulevard Haussmann à Paris. Comme un symbole, au Printemps, c'est dans un grand espace qui a connu les défilés de Paul Poiret et de Pierre Cardin, au septième étage du bâtiment femme, que s'étendront à partir du 22 septembre les 1.300 mètres carrés où seront exposés les vêtements et accessoires de mode qui ont un vécu. Les bureaux de la direction ont été déménagés, les faux plafonds démontés. Une verrière a été rendue à la lumière ainsi qu'une coupole, la seconde de l'immeuble, qui avait été condamnée pendant la Seconde guerre mondiale. Achats et ventes Le département « (Re) store » des Galeries Lafayette jouxte lui la coupole principale, au troisième étage, sur 600 mètres carrés. Il s'inscrit dans la démarche « Go for Good » qui labellise depuis trois ans les marques qui s'engagent dans le développement durable. Le Printemps voit plus grand, mais lance aujourd'hui seulement sa propre étiquette « Unis vers le beau responsable ». Tout un programme. Opinion | La seconde main, étape clé vers une nouvelle société de consommation Les Galeries Lafayette se délestent à nouveau de grands magasins en province Les Galeries donnent la main à sept partenaires spécialistes : Monogram qui vend des pièces de luxe monogrammées, Relique pour une sélection inspirée des années soixante-dix, Personal Seller, Entremains, Petit Chineuse, Crush On, la plateforme qui rassemble 1.000 commerçants spécialistes de l'occasion et Culture Vintage, connu pour ses fripes japonaises. Entremains et Personal Seller prennent des rendez-vous pour l'achat de produits. La seconde main s'inscrit aussi dans un circuit de consommation fermé au Printemps. Des experts vérifient d'abord l'authenticité des produits que proposent les clients. Une fois le prix fixé, celui-ci se voit créditer la somme sur son compte Printemps. Il ne peut ensuite la dépenser que dans les magasins ou les sites Internet de l'enseigne. Upcycling Chez le concurrent des Galeries, l'espace seconde main est divisé en deux : d'un côté, sous la verrière agrémentée d'une coupole de papillons argentés du designer Charles Kaisin, dans une décoration brute qui laisse apparaître les poutrelles et les briques, une sélection de vêtements et accessoires. « Il y aura 1.300 produits apportés par des particuliers mais aussi par 400 marques partenaires qui se sont elles aussi lancées dans la démarche de la seconde main » détaille la directrice de l'offre du grand magasin, Karen Vernet.

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