HOSPITALITY LAB & PRACTICE FOR BRANDS

Blog2017-10-23T13:43:48+00:00

GDPR : L’hospitalité des marques fait loi en Europe.

GDPR : L’hospitalité des marques fait loi en Europe.

En imposant aux marques de privilégier l’intérêt de leurs clients dans la gestion des données qu’elles détiennent, l’Europe fait de l’hospitalité le vecteur principal de leur croissance.

1. AUJOURD’HUI, LA CROISSANCE DES MARQUES PASSE PAR LA QUALITÉ DE LEUR RELATION CLIENTS.

Dans un monde digital, « Les Marchés sont des Conversations ».

Dès 1999, Doc Searls et ses co-auteurs avaient mis cette idée au coeur de leur “Clue Train Manifesto” (Manifeste des Evidences) (1), démontrant alors avec brio comment le développement du “capital relationnel” de la marque pouvait devenir le principal moteur de la croissance des entreprises.

L’arrivée des sites internet dans la fin des années 1990 avait eu en effet le mérite de faire prendre conscience qu’il pouvait se nouer une relation directe entre l’entreprise et ses clients, sans passer par un distributeur ; et que ces nouveaux liens produisaient énormément de données qu’il était probablement intéressant d’exploiter : ainsi, pour développer plus loin l’idée du “Clue Train”, lorsqu’il s’agit de générer une croissance durable des ventes et des profits, les meilleurs atouts de la marque sont sa légitimité à susciter des échanges autour de son coeur de métier (Conversation), son intelligence à les analyser (Curation), sa capacité à apporter des réponses adaptées aux besoins exprimés (Customization), et finalement son empathie relationnelle, propre à mettre le client en résonance avec la marque (Communion). Autant d’atouts qui précèdent dorénavant la simple « qualité des produits » mis au catalogue, autrefois le principal fer de lance des entreprises.
Une vision depuis partagée par Interbrand(2), qui dans sa publication annuelle du classement de la valeur des marques insiste sur le fait que “la croissance est la conséquence d’une stratégie claire et d’expériences exceptionnelles délivrées au consommateur”.
Voici donc venu le temps pour les marques soucieuses de croissance durable de passer un nouveau contrat relationnel avec leurs consommateurs, où l’achat et la livraison du produit n’est plus la fin mais le début de la relation : un contrat qui couvre d’abord l’usage, et l’expérience qui l’accompagne. Un contrat qui est aussi l’occasion de proposer de nouveaux moments de consommation, de nouveaux services, qui sont autant de chiffre d’affaires supplémentaire pour les marques. Mais un contrat relationnel d’abord fondé sur le respect de l’intérêt du client, notamment en matière d’utilisation de ses données.

 

2. GDPR : UNE RÉGLEMENTATION POUR SAISIR DE NOUVELLES OPPORTUNITÉS DE CROISSANCE.

Selon une étude récente de la Commission Européenne(3), 72% des Européens s’inquiètent en effet de laisser trop de données personnelles aux entreprises, souvent à leur insu, et surtout de ne pas en recevoir de réelle contrepartie. D’ailleurs, la connaissance plus précise du client semble ne faciliter en rien la capacité de l’entreprise à mieux cibler ses offres : selon tous les indicateurs(4), le taux d’ouverture des mails diminue alors que les désabonnements (opt-out) augmentent, ce qui fragilise largement la rentabilité des investissements lourds consentis dans le CRM.
La Commission souligne également que le marché en ligne est constitué à 57% d’échanges avec des opérateurs américains, alors que seulement 4% des échanges se font au travers d’opérateurs pan-européens. Elle estime que si les 100 plus grosses entreprises Européennes faisaient un usage judicieux de leurs données clients, le PNB Européen pourrait s’octroyer 1,9% de progression supplémentaire d’ici 2020, soit plus de 200 Milliard d’Euros de gain potentiel.
C’est avant tout à cette opportunité de croissance que la GDPR s’attaque : permettre une meilleure utilisation des données pour les entreprises grâce à un consentement avéré des consommateurs, favoriser les échanges intra-européens au sein d’un univers mieux sécurisé. Loin d’être une contrainte, la GDPR est une chance de développement de nouvelles sources de revenus pour les marques européennes : elle conduit à un modèle de croissance durable rendu possible par une approche choisie et non plus subie de la consommation. Avec la GDPR, les marques doivent négocier avec chacun de leurs clients un contrat relationnel : elles doivent se mettre à l’écoute, comprendre les besoins, proposer leurs services, et définir les modalités de la relation ; le tout dans la transparence ( accès aux données, droit de modification) qui établit la confiance, l’attachement. Les marques deviennent alors attachantes dans le bon sens du terme, et c’est de cet attachement que nait la croissance durable.
C’est à ce nouveau modèle relationnel qu’appellait lui-même Doc Searls dans son “Clue Train Manifesto” : il lui avait même trouvé un nom, la VRM (Vendor Relationship Management). Une approche basée sur le consentement avéré du client vis à vis de ses fournisseurs (vendeurs) avec un postulat simple : “un consommateur libre a plus de valeur qu’un consommateur captif – pour lui-même, pour les marques et pour l’économie en général”.
Encore faut-il s’entendre sur la définition du consommateur “libre”. Searls le définit en cinq points :
1. Il entre en relation avec les marques de manière indépendante et sans contrainte.
2. Il est le point d’intégration de sa propre donnée (c’est lui seul qui peut relier sa donnée à sa personne).
3. Il a le contrôle de la donnée qu’il génère et collecte. Il décide de ce qu’il veut partager, à qui et comment.
4. Il définit son propre niveau d’engagement avec les marques.
5. Il est libre d’exprimer ses exigences et ses intentions en dehors du contrôle de toute entreprise.
C’est ce consommateur “libre” que la GDPR souhaite aujourd’hui promouvoir, afin d’en faire le vecteur de croissance de l’économie.

3. L’HOSPITALITE DES MARQUES, PRINCIPAL VECTEUR DE LEUR PROPRE CROISSANCE.

Accueillir un consommateur “libre” est sans doute une perspective qui effraie bon nombre de marques, tant elle ont été construites sur la notion d’un marketing manipulateur et insidieux, capable d’influencer jusqu’aux émotions pour enfermer les clients dans un tunnel de vente dont la seule issue est l’achat du produit. Avec la GDPR, ce n’est plus le produit qu’il va falloir vendre, c’est la marque qui doit apprendre à se faire acheter. Et pour cela, il va falloir qu’elle se montre hospitalière vis à vis de ses clients : bienveillante, humaine et proche.
Le produit devient simplement la porte d’entrée à la marque, celui qui va forger les impressions de la première rencontre, et donc le début (et non la fin) de l’histoire. Le produit n’est plus qu’un prétexte, c’est la marque qui devient le réel support de l’expérience pour le consommateur : c’est d’ailleurs à elle qu’il va naturellement s’adresser s’il a besoin d’assistance ou s’il a simplement des remarques à formuler. À la marque de se montrer engageante, accueillante, généreuse et humaine pour fidéliser le consommateur au-delà du premier produit, et pour entretenir une relation proche, intime, qui permettra de continuer à vendre sans qu’il soit besoin de déployer la coûteuse armada publicitaire du premier jour : avoir une stratégie à long terme d’entretien de la relation, plutôt que de s’épuiser dans des efforts permanents de recrutement.
Autant le “tunnel de vente” était indifférencié et anonyme, donc étranger à toute notion d’hospitalité, autant le “cycle de décision d’achat” est personnalisé et fait appel à la relation humaine : c’est de la capacité de la marque à accueillir que dépend la fidélisation du client, et encore plus, sa propension à devenir activement promoteur vis à vis de ses pairs. Pour le dire différemment, c’est du niveau d’hospitalité de la marque que va découler l’amplitude de la réalisation du cycle d’achat, et donc le montant de la valeur créée.
Autant le “tunnel de vente” s’envisageait dans un temps le plus court possible, avec l’espoir de limiter la durée d’exposition nécessaire pour déclencher l’achat afin de réduire les coûts, autant le “cycle de décision d’achat” s’inscrit dans la durée la plus longue possible afin de maximiser les revenus. En se plaçant dans une notion de permanence, on met forcément en exergue la qualité de l’hospitalité, seule capable de générer de la pérennité dans la relation.
Plus le consommateur progresse avec la marque, plus la marque fait preuve de « disponibilité » vis à vis des demandes du consommateur, plus se crée la confiance dans la relation, le consommateur récupérant de plus en plus de valeur d’usage en retour de sa relation avec la marque, la marque obtenant de plus en plus de “permissions” qui lui permettent d’aller encore plus loin dans son service du consommateur.
C’est bien là le cercle vertueux de l’hospitalité des marques : un marketing “on demand” (inbound marketing), un marketing de l’échange, de la confiance, de la permission, du partage de la valeur, où les clients sont aussi des hôtes ; un marketing qui se définit d’abord par rapport au client pour qu’il puisse adopter lui-même la marque, la faire sienne et en devenir à son tour le porte-parole…
Alors que la GDPR fait des marques le gibier de consommateurs devenus madrés, l’hospitalité est la meilleure réponse pour faire de ces mêmes marques les plus désirables des proies : avec bienveillance, humanité et intimité. Assurant ainsi la pérennité de leur croissance.

4. QUELLES APPROCHES POUR LES MARQUES FACE A LA GDPR ?

Ce serait peine perdue pour les marques que de se contenter de « mettre en conformité » leur bases de données tout en espérant garder les mêmes pratiques relationnelles. Car la GDPR est d’abord une invitation à renverser ses pratiques relationnelles pour faire montre d’hospitalité vis à vis de ses clients ; et c’est ce renversement d’attitude qui est lui même porteur de croissance pour les marques. Avec la GDPR, l’hospitalité ouvre pour les marques de nouvelles perspectives de croissance.
Une étude publiée en Mai dernier par le gouvernement Britannique4 s’était alarmée sur le fait que seulement 30% des grandes entreprises du pays avaient commencé à prendre les mesures nécessaires à la mise en conformité de leurs pratiques d’utilisation des données, alors que la transcription dans la loi Britannique vient d’être réalisée en ce mois d’Août, et qu’elle survivra au Brexit. Les autres pays feront-ils preuve de la même insouciance, par rapport à une échéance qui dans la plupart des pays européens, a été fixée à Mai 2018 ?
La GDPR transforme radicalement la manière dont les entreprises utilisent les données. Il va falloir arrêter d’acheter des listes d’adresses, et même se débarasser des listes qu’on aura pu acheter auparavant. Contacter un client exigera d’avoir les permissions nécessaires, sauf à s’exposer à des amendes prévues pour atteindre jusqu’à 4% du chiffre d’affaires.
Il n’y aura donc pas d’échappatoires.
Mais n’est-ce pas justement l’opportunité d’une prise de conscience salutaire dans le futur de la relation client ? Quelle marque aujourd’hui a encore besoin d’avoir accès à des millions de noms dont simplement un infime pourcentage montre un intérêt pour ses propositions ? Ne vaudrait-il pas mieux établir une véritable relation avec moins de clients mais qui ont un véritabe intérêt à avoir un dialogue, un échange, une conversation avec la marque ?
N’est-il pas temps, tout simplement, que les marques apprennent à devenir hospitalières vis à vis de leurs clients ?
Et si la GDPR n’était qu’un manifeste pour l’hospitalité des marques ? Une manière de sauver les marques traditionnelles à l’heure du digital ? La dernière opportunité à saisir avant liquidation ou reprise par les acteurs de la nouvelle économie ?
En développant leur hospitalité pour se mettre en conformité avec la GDPR, ce n’est pas tant l’amende que les marques vont éviter, c’est leur futur qu’elle vont assurer.
Aucune raison d’attendre. Embrassons la GDPR en développant l’hospitalité des marques (5).

 

 

(1) Le Cluetrain Manifesto (Manifeste des évidences) est un texte rédigé par Rick Levine, Christopher Locke, Doc Searls, et David Weinberger. Il est d’abord diffusé sur le web en 1999 comme un ensemble de quatre-vingt-quinze thèses, puis est publié sous forme de livre en 2000 avec les thèses prolongées de sept essais. https://www.amazon.com/Cluetrain-Manifesto-End-Business-Usual/dp/0738204315
(2) Etude 2016 Interbrand : http://interbrand.com/best-brands/best-global-brands/2016/
(3) Etude de la Commission Européenne : https://ec.europa.eu/commission/publications/why-we-need-digital-single-market_en
(4) Citée par Tanya Joseph dans le magazine Marketing Week (UK) du 7 Août 2017, New data laws are a chance to reset customer relationships : https://www.marketingweek.com/2017/08/07/tanya-joseph-data-law/
(5) Cf, “Manifeste pour l’Hospitalité des Marques”, Georges-Edouard DIAS, Edition Netexplo : https://www.amazon.fr/dp/2954667230/

FTX : un séisme de 240 milliards de dollars pour le bitcoin et les cryptos

By |November 18th, 2022|Categories: Scoop.it|

Début janvier, Sam Bankman-Fried s'interrogeait sur Twitter : « Que faire dans un marché baissier ? » Il ne se doutait pas alors que dix mois plus tard, son empire en faillite contribuerait à la poursuite du plongeon du bitcoin (- 65 % cette année) et des cryptos. En deux jours, la capitalisation mondiale des cryptos a chuté de 240 milliards de dollars, soit plus de 10 fois la fortune du multimilliardaire, désormais ruiné. Un des auditeurs qui avait validé les comptes douteux de FTX se targuait d'être le premier cabinet à avoir son siège dans le métavers sur Decentraland. Après avoir regardé dans les comptes de FTX, son nouveau dirigeant, John Ray, a déclaré qu'il n'avait jamais constaté « dans toute sa carrière un échec aussi complet des contrôles d'une entreprise et une absence aussi complète d'informations financières fiables ». Il avait pourtant été chargé par le passé de gérer la faillite d'un autre monstre, cette fois dans l'énergie, le groupe Enron. L'impensable faillite de FTX a ravivé le spectre de la chute de la plateforme Mt. Gox en 2014 . Dans un secteur sans prêteur en dernier ressort ni banque centrale, le « too big to fail » (une institution tellement importante qu'elle ne peut pas faire faillite) n'existe pas : toute institution quelle qu'elle soit peut sombrer du jour au lendemain. Il y a six mois, tous les fonds, plateformes (Celsius) et firmes de trading en difficulté voyaient en Sam Bankman-Fried le sauveur de dernier recours pour éviter la faillite . Il était devenu le banquier central privé des cryptos. « Beaucoup d'acteurs évoluent dans un cadre peu régulé et une zone grise. La pression concurrentielle et le manque de clarté juridique les conduisent à des pratiques qui seraient interdites sur les marchés traditionnels, même si cela tendait à se réduire », explique Guilhem Chaumont, cofondateur et dirigeant de Flowdesk, une société de trading destinée aux émetteurs de cryptos et jetons. Il ne croit pas à « un nouveau marché haussier durable des cryptos avant fin 2023 ou début 2024 ». Les événements récents pourraient entraîner une prolongation durable de « l'hiver des cryptos » (NDLR : période de correction) », estime une note de la plateforme Coinbase. Elle est loin de se réjouir de la disparition d'un concurrent car celle-ci va détériorer indirectement l'opinion qu'ont les investisseurs de la « classe d'actifs des cryptos », plus clivante que jamais.

Bourse : les investisseurs entrevoient le bout du tunnel

By |November 18th, 2022|Categories: Scoop.it|

Les planètes semblent de nouveau alignées pour les Bourses mondiales. Le rebond entamé début octobre s'est amplifié et généralisé à l'ensemble des marchés mondiaux en novembre : leur capitalisation a bondi de plus de 7.000 milliards de dollars depuis le 12 octobre, selon l'indice MSCI ACWI. En cause, notamment, les bons résultats des entreprises au troisième trimestre. Le distributeur Walmart, premier employeur privé aux Etats-Unis, a ainsi bondi de 6,5 % mardi, sa meilleure séance en plus de deux ans, après avoir relevé ses objectifs financiers pour l'année. Météo clémente en Europe Même la Big Tech, dont les prévisions avaient suscité l'inquiétude en Bourse, s'est vite réconciliée avec les investisseurs après avoir annoncé des plans d'économie souvent drastiques . Le plus attaqué des géants du Net, Meta, maison mère de Facebook, a rebondi de plus de 20 % en novembre. Plus généralement, quel que soit l'endroit où les investisseurs regardent, le ciel s'est dégagé. En Europe, la météo clémente a permis de réduire fortement le prix du gaz et le risque d'une crise énergétique majeure cet hiver. A Francfort, le DAX a regagné jusqu'à 20 %, ce qui constitue, dans le jargon boursier, un retour à un « marché haussier », et il reste en hausse de plus de 19 % depuis le 29 septembre. Dans le même temps, le CAC 40 a rebondi de plus de 15 %. L'indice parisien a clôturé à plus de 6.600 points pour la première fois depuis avril.

Lyft Aspired to Kill Car Ownership. Now It Aims to Profit From It

By |November 18th, 2022|Categories: Scoop.it|

LYFT CUSTOMERS KNOW it as the bright-pink app to tap when they need a car ride or to rent a bike or scooter. Today the company announced it wants to be the place to go to care for your own car. Lyft's app will offer a way to find and reserve parking in 16 cities, summon roadside assistance, and schedule vehicle maintenance. Adding those new services is a small step for an app but part of a much bigger shift in ride hailing. As Lyft and its larger competitor Uber search for a way to finally generate a profit, some visions they once espoused for the future have been tweaked, if not left on the side of the road. Lyft once pushed for an end to personal car ownership. Now it’s betting that will continue and even provide a new source of revenue. Some 75 percent of its users own a car. “We’re meeting our riders and customers where they are,” says Jody Kelman, the company’s head of fleet. Here’s how far Lyft has come: In 2016, cofounder John Zimmer posted a kind of cri de coeur on Medium about the then four-year-old startup’s mission called “The Third Transportation Revolution.” Zimmer admitted, yes, he loves cars and has since he was a kid. But during an urban planning course in college he realized that US cities have been dominated by the car, and not in a good way. Next time you go outside, he wrote, “look at how much land is devoted to cars—and nothing else.” Empty and underused vehicles fill parking lots and lanes, leaving bikes and scooters and pedestrians crowded onto sidewalks. “America is running a failing transportation business,” he concluded—and Lyft was going to turn it around. Lyft’s primary tool in bringing about that revolution was supposed to be autonomous vehicles. Zimmer predicted then that robotaxis would account for the majority of Lyft rides in the middle of the next decade (that’s two years from today). He reckoned that between conventional Lyft rides and autonomous ones, private car ownership would “all but end” in major US cities by 2025. Even as Lyft and Uber operated in the gray areas of government transportation regulations, they both promised to remake city dwellers’ relationships with transportation and the built environment. A city without private cars, Zimmer wrote, could be rebuilt with wider sidewalks and parks in place of parking lots. But growing up can be painful. Over the past few years, Lyft and Uber have had to come to grips with, well, the transportation business. It turns out that it’s very hard to make money off rides; neither has yet posted a true profit. Lyft’s share price has dropped more than 80 percent since it went public in 2019. This month, the company laid off 13 percent of its workforce, citing economic headwinds. COURTESY OF LYFT Uber’s dash for diversification has involved investing in food and grocery delivery. Lyft is trying to find its own ways to keep riders glued to its app. The rollout of car services, in partnership with SpotHero for parking, roadside assistance provider Agero, and Goodyear service centers, is part of a revamp of its Lyft Pink subscription program. For $9.99 a month it gives users discounts on rides, priority pickups, a handful of free bike and scooter trips, and now four free roadside services per year and a 15 percent break on car maintenance services. Lyft declined to share how many people subscribe to Lyft Pink. The wider transportation tech landscape looks different too. Automakers express skepticism about the short-term viability of robotaxi technology. Uber sold off its self-driving vehicle tech unit in 2020, and a few months later Lyft did the same. A partnership with the autonomous vehicle technology company Motional means that some prototype self-driving vehicles appear in the Lyft app in Las Vegas. Lyft announced today that the same robotaxi would be available in Los Angeles in the coming years. But overall, autonomous vehicle development appears to have stalled, and Zimmer no longer stands by his prediction that robotaxis would provide a “majority of Lyft rides” not long from now. In October, he told a tech conference that he didn’t think Lyft would replace human drivers with robot ones “anytime in the next decade-plus.” Now Lyft has flipped from aiming to kill off personal cars to getting into the business of helping owners maintain them. And there’s some logic to switching teams: The number of personal cars in the dense cities where Lyft is most popular has actually increased in the past decade. In places where public transit is a viable way to get around, the pandemic made this even worse, as fears of the virus pushed people who could afford it off trains and buses and into car dealerships. The summer of 2020 saw 18 percent more new car registrations in New York City than the same period the year before. “What I've realized is the opportunity is around reducing personal car ownership” rather than eliminating it, says Kelman, Lyft’s fleet chief. Maybe a household can function with one car rather than two. The way she tells it, Lyft has literally grown up. “Our founders have moved into the family stage of life while we have been running this company,” she says. “When we've looked at how to continue to evolve to support our riders in improving their lives with the world's best transportation, we kind of have to say, ‘We'd like to be here for you when when you've got two kids and you need to park downtown for a doctor's appointment.’” Kelman says Lyft still wants to change the world, but its vision now looks a bit more like the status quo. The company once dreamed of helping to destroy parking lots; now you can reserve a spot through its app.

L’AMF interroge les acteurs régulés en France sur leurs liens avec FTX

By |November 18th, 2022|Categories: Scoop.it|

La pelote FTX se déroule peu à peu. La plateforme de cryptomonnaies, déclarée en faillite il y a quelques jours , a des liens avec de multiples acteurs dont de grands fonds de capital-risque américains . Mais qu'en est-il des acteurs français ou présents en France ? Pour le savoir, l'Autorité des marchés financiers (AMF) a envoyé lundi un mail aux acteurs enregistrés sous le statut de prestataires de services sur actifs numériques (PSAN), qui est obligatoire pour proposer certains services, dont l'achat-vente de cryptomonnaies, en France. Le régulateur français a envoyé une liste de questions à la cinquantaine d'acteurs concernés pour connaître leur exposition à FTX et savoir si leurs clients sont impactés, si des fonds ont été gelés, ou encore si des indemnisations sont prévues. « J'ai été très étonné qu'ils réagissent si vite, c'est une très bonne chose », salue le dirigeant d'un des PSAN. Certaines start-up ont directement contacté leurs clients lorsque le scandale a éclaté. Le courtier Coinhouse a envoyé un mail aux clients de ses « livrets » cryptos : « Nous tenions à vous rassurer, ces événements n'impactent pas le fonctionnement des services de Coinhouse ni de nos produits car ce partenaire intervenait pour une part mineure de nos activités. En outre, nous vous rappelons que la très grande majorité de vos fonds sont sécurisés par Coinhouse dans un système en 'cold storage', c'est-à-dire, non connecté à l'Internet, et dont nous maîtrisons l'accès entièrement. »

Comment Meta veut devenir un acteur mondial des câbles sous-marins

By |November 18th, 2022|Categories: Scoop.it|

Port de Marseille, une belle matinée d'automne. En face, le bleu profond de la Méditerranée, avec ses ferrys en partance pour la Corse. Au dos, l'usine historique des pâtes Panzani surplombe le gigantesque parking. Rien d'anormal a priori dans ce décor industrialo-portuaire. Et pourtant, il s'agit bien d'un jour particulier. Gilets jaunes sur le dos, des dizaines de personnes - élus, techniciens, dirigeants d'entreprises - fêtent ce 8 octobre l'arrivée sur le port de 2Africa. Un câble sous-marin - le plus long du monde, avec 45.000 kilomètres (soit plus que la circonférence que la Terre) - qui a été pensé et conçu… par Meta. Le projet est titanesque : 2Africa doit connecter 33 pays sur trois zones géographiques (Afrique, Moyen-Orient et Europe) avec à la clé davantage de débit pour 3 milliards de personnes, soit plus d'un tiers de la population mondiale, selon Meta. Car malgré ses difficultés actuelles, la maison mère de Facebook, Messenger, Instagram et WhatsApp finance de plus en plus ces infrastructures critiques posées au fond des océans. A l'origine, ces tubes pas plus épais qu'un tuyau d'arrosage ont été déployés dès le milieu du XIXe siècle par les empires coloniaux pour les communications téléphoniques transcontinentales. Puis les Etats, avec les PTT, ont pris le relais. Et, enfin, les opérateurs télécoms privés, lors de la déréglementation des télécoms dans les années 1980. Entre 1 et 2 milliards d'euros d'investissement Mais depuis cinq ou six ans, les Gafam - surtout Google et Meta - montent en puissance. Et pour cause : plus de 90 % du trafic Internet mondial transite par les quelque 430 câbles de fibre optique actuellement en service dans le monde. Jusqu'à peu, les géants de la tech se contentaient de « louer » aux opérateurs télécoms de la capacité sur ces câbles. L'explosion du trafic Web fait qu'il est aujourd'hui plus intéressant pour eux d'investir et de devenir copropriétaires de ces infrastructures. De cette façon, Meta sécurise de la bande passante et remonte un peu plus dans la chaîne de valeur.

Jeff Bezos veut faire don de sa fortune « de son vivant »

By |November 18th, 2022|Categories: Scoop.it|

Le fondateur d'Amazon a décidé de rallier le club très privé des milliardaires philanthropes. Dans une interview à la chaîne américaine CNN lundi, Jeff Bezos a annoncé qu'il comptait faire don de la majeure partie de sa fortune tout au long de sa vie. Il est actuellement le quatrième homme le plus riche du monde avec une fortune estimée à 124 milliards de dollars d'après Bloomberg. Jeff Bezos a été critiqué ces dernières années pour ne pas avoir signé le « Giving Pledge » , une promesse des milliardaires qui se sont engagés à donner au moins la moitié de leur fortune de leur vivant. Le projet lancé en 2010 par Warren Buffet et Bill Gates avait reçu le soutien d'une grande partie des personnes les plus riches de la planète. C'est la première fois qu'il fait une telle promesse. Il a notamment souligné qu'il prévoyait d'accorder des fonds pour combattre le changement climatique, mais aussi venir en aide à ceux qui tentent d'unifier la société dans un climat de grandes divisions sociales et politiques, a-t-il expliqué. Redorer son image Depuis qu'il a rendu son tablier de directeur exécutif chez Amazon l'année dernière, Jeff Bezos s'est davantage tourné vers des projets philanthropiques, alors qu'il en était resté largement éloigné jusqu'à maintenant, contrairement à nombre de ses riches homologues.

FTX : après la chute, la crainte d’un effet tache d’huile

By |November 18th, 2022|Categories: Scoop.it|

Jusqu'où iront les répercussions de la chute de l'ex-enfant prodige des cryptos ? En l'espace de trois ans, Sam Bankman-Fried s'était imposé comme l'une des figures les plus influentes de l'univers des cryptoactifs dont il prônait une meilleure régulation . Le jeune trentenaire avait réussi à rallier à ses côtés des investisseurs de premier plan comme le fonds souverain de Singapour Temasek ou le Japonais SoftBank mais aussi des stars comme la légende du football américain Tom Brady, devenu ambassadeur de sa marque. En quelques jours, tout s'est effondré , y compris sa fortune personnelle évaluée à 16 milliards de dollars. « Le choc, c'est que ce type était devenu le visage de l'industrie des cryptos et il s'avère que l'empereur était nu », souligne Thomas Hayes de Great Hill Capital, cité par Reuters. Mesurer l'ampleur de l'onde de choc risque cependant de prendre du temps, alors que les circonstances mêmes qui ont conduit à cette débâcle comportent encore de nombreuses inconnues. Répercussions limitées sur le secteur financier Pour l'heure, le scénario d'un effet boule de neige susceptible d'ébranler le système financier dans son ensemble ne semble pas à l'ordre du jour. Wall Street a d'ailleurs clôturé en hausse vendredi, le jour où FTX s'est déclaré en faillite , davantage préoccupée par les chiffres de l'inflation. La secrétaire au Trésor américain Janet Yellen s'est montrée rassurante, en relativisant l'impact de la faillite de la plateforme pour le système financier du fait de leur faible imbrication. « Au moins, elle n'est pas profondément intégrée à notre secteur bancaire, et à ce stade elle ne pose pas de menace plus large pour la stabilité financière », a-t-elle dit, tout en déplorant les pertes que risquent de subir de nombreux investisseurs particuliers. Attirés par la solide réputation de FTX, considérée comme l'une des plateformes les plus sûres, ils risquent désormais d'attendre de longs mois avant de savoir s'ils pourront récupérer une partie des montants qu'ils avaient investis.

Les dessous des nouvelles normes comptables extra-financières

By |November 18th, 2022|Categories: Scoop.it|

Les députés européens ont majoritairement voté le 10 novembre en faveur de la directive CSRD (Corporate Sustainable Reporting Directive). Une avancée importante du cadre réglementaire européen concernant la finance durable. Le recyclage des déchets, la consommation d’eau, l’optimisation des ressources, le pourcentage de salariés en alternance, en apprentissage et seniors, les émissions de gaz à effet de serre (en « scope » 1, 2 et 3)… Tous ces indicateurs de performances extra-financières devront d’ici le 1er janvier 2024 être publiés par les grandes entreprises européennes (cochant deux des trois critères suivants : plus de 250 salariés, un chiffre d’affaires d’au moins 40 millions d’euros, un bilan supérieur ou égal à 20 millions d’euros), celles qui sont cotées en bourse et les non-européennes qui réalisent 150 millions d’euros dans l’Union européenne (dont un minimum de 40 millions pour une succursale). Il en sera de même pour les PME cotées en 2026. Les impacts environnementaux, gouvernementaux et sociaux des entreprises seront scrutés par l’organisme indépendant EFRAG (European Financial Reporting Advisory Group). Et ils le seront avec la prise en compte de la double matérialité : les risques du changement climatique sur l’entreprise mais aussi l’impact des entreprise sur le changement climatique. L’Union européenne contre l’IASB (International Accounting Standards Board) Le tableau serait parfait si les normes comptables internationales, les normes IFRS (international financial reporting stardards) étaient européennes. Sauf que ces dernières ne le sont pas. Elles ont été établies par un organisme indépendant américain, l’IASB, l’International Accounting Standards Board, et ont été adoptées en progressivement par tous les pays internationaux dont européens (depuis 2002) donc, qui les ont légitimés, sauf les Etats-Unis qui ont souhaité conserver (à raison) leur souveraineté comptable. Un casse-tête comptable pour les entreprises qui ont dû se conformer à cette nouvelle grille de lecture. Cette année, l’IASB a mis en place un conseil, l’ISSB (International Sustainability Standards Board) dédié aux questions écologiques afin d’ériger de nouvelles normes. C’est le Français et ancien PDG de Danone Emmanuel Faber qui a été nommé à sa tête. Un tour de force pour l’organisme américain qui souhaite jouir de l’influence de ce dernier… en Europe. « Sauf que la philosophie de l’ISSB est radicalement différente de celle de l’Union Européenne et sa directive CSRD. Elle ne prend en compte qu’une simple matérialité ni scientifique ni écologique dans sa grille de lecture et défend prioritairement les intérêts des actionnaires. Il faut absolument défendre et soutenir le projet européen et veiller à ce qu’il soit appliqué et respecté à l’échelle internationale », met en garde Alexandre Rambaud, maître de conférences à AgroParisTech-CIRED, chercheur associé à l’Université Paris-Dauphine et codirecteur de la chaire « Comptabilité Ecologique ».

Geoffrey Carpentier (L’Observatoire de l’Engagement) : « Le rapport de force sur le marché du travail entre les employeurs et les employés s’est inversé »

By |November 18th, 2022|Categories: Scoop.it|

notre étude a repéré parmi les entreprises trois modèles de management différenciés qui constituent des modalités différentes d’articulations entre l’individuel et le collectif. Le modèle « business as usual » est celui où la société a adapté certains processus au télétravail et à la flexibilité. Le modèle « équilibriste » opérant sur des projets moins fédérateurs peine, quant à lui, à concilier les attentes individuelles et le collectif. Le modèle « people first » se démarque, pour sa part, par son agilité et sa capacité à adapter son fonctionnement voire sa stratégie aux compétences et aux attentes des collaborateurs. Choisir le bon modèle est primordial de nos jours car 6 actifs sur 10 envisagent de quitter leur entreprise si jamais une opportunité se présente. Cette proportion est particulièrement élevée chez les moins de 35 ans, les salariés du privé et les employés des PME. Nous vivons actuellement une période charnière. Le rapport de force sur le marché du travail entre les employeurs et les employés s’est inversé. La guerre des talents est une réalité et de plus en plus d’employeurs réalisent qu’ils doivent changer leur mode de fonctionnement pour pouvoir subsister.

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