HOSPITALITY LAB & PRACTICE FOR BRANDS

Blog2017-10-23T13:43:48+00:00

GDPR : L’hospitalité des marques fait loi en Europe.

GDPR : L’hospitalité des marques fait loi en Europe.

En imposant aux marques de privilégier l’intérêt de leurs clients dans la gestion des données qu’elles détiennent, l’Europe fait de l’hospitalité le vecteur principal de leur croissance.

1. AUJOURD’HUI, LA CROISSANCE DES MARQUES PASSE PAR LA QUALITÉ DE LEUR RELATION CLIENTS.

Dans un monde digital, « Les Marchés sont des Conversations ».

Dès 1999, Doc Searls et ses co-auteurs avaient mis cette idée au coeur de leur “Clue Train Manifesto” (Manifeste des Evidences) (1), démontrant alors avec brio comment le développement du “capital relationnel” de la marque pouvait devenir le principal moteur de la croissance des entreprises.

L’arrivée des sites internet dans la fin des années 1990 avait eu en effet le mérite de faire prendre conscience qu’il pouvait se nouer une relation directe entre l’entreprise et ses clients, sans passer par un distributeur ; et que ces nouveaux liens produisaient énormément de données qu’il était probablement intéressant d’exploiter : ainsi, pour développer plus loin l’idée du “Clue Train”, lorsqu’il s’agit de générer une croissance durable des ventes et des profits, les meilleurs atouts de la marque sont sa légitimité à susciter des échanges autour de son coeur de métier (Conversation), son intelligence à les analyser (Curation), sa capacité à apporter des réponses adaptées aux besoins exprimés (Customization), et finalement son empathie relationnelle, propre à mettre le client en résonance avec la marque (Communion). Autant d’atouts qui précèdent dorénavant la simple « qualité des produits » mis au catalogue, autrefois le principal fer de lance des entreprises.
Une vision depuis partagée par Interbrand(2), qui dans sa publication annuelle du classement de la valeur des marques insiste sur le fait que “la croissance est la conséquence d’une stratégie claire et d’expériences exceptionnelles délivrées au consommateur”.
Voici donc venu le temps pour les marques soucieuses de croissance durable de passer un nouveau contrat relationnel avec leurs consommateurs, où l’achat et la livraison du produit n’est plus la fin mais le début de la relation : un contrat qui couvre d’abord l’usage, et l’expérience qui l’accompagne. Un contrat qui est aussi l’occasion de proposer de nouveaux moments de consommation, de nouveaux services, qui sont autant de chiffre d’affaires supplémentaire pour les marques. Mais un contrat relationnel d’abord fondé sur le respect de l’intérêt du client, notamment en matière d’utilisation de ses données.

 

2. GDPR : UNE RÉGLEMENTATION POUR SAISIR DE NOUVELLES OPPORTUNITÉS DE CROISSANCE.

Selon une étude récente de la Commission Européenne(3), 72% des Européens s’inquiètent en effet de laisser trop de données personnelles aux entreprises, souvent à leur insu, et surtout de ne pas en recevoir de réelle contrepartie. D’ailleurs, la connaissance plus précise du client semble ne faciliter en rien la capacité de l’entreprise à mieux cibler ses offres : selon tous les indicateurs(4), le taux d’ouverture des mails diminue alors que les désabonnements (opt-out) augmentent, ce qui fragilise largement la rentabilité des investissements lourds consentis dans le CRM.
La Commission souligne également que le marché en ligne est constitué à 57% d’échanges avec des opérateurs américains, alors que seulement 4% des échanges se font au travers d’opérateurs pan-européens. Elle estime que si les 100 plus grosses entreprises Européennes faisaient un usage judicieux de leurs données clients, le PNB Européen pourrait s’octroyer 1,9% de progression supplémentaire d’ici 2020, soit plus de 200 Milliard d’Euros de gain potentiel.
C’est avant tout à cette opportunité de croissance que la GDPR s’attaque : permettre une meilleure utilisation des données pour les entreprises grâce à un consentement avéré des consommateurs, favoriser les échanges intra-européens au sein d’un univers mieux sécurisé. Loin d’être une contrainte, la GDPR est une chance de développement de nouvelles sources de revenus pour les marques européennes : elle conduit à un modèle de croissance durable rendu possible par une approche choisie et non plus subie de la consommation. Avec la GDPR, les marques doivent négocier avec chacun de leurs clients un contrat relationnel : elles doivent se mettre à l’écoute, comprendre les besoins, proposer leurs services, et définir les modalités de la relation ; le tout dans la transparence ( accès aux données, droit de modification) qui établit la confiance, l’attachement. Les marques deviennent alors attachantes dans le bon sens du terme, et c’est de cet attachement que nait la croissance durable.
C’est à ce nouveau modèle relationnel qu’appellait lui-même Doc Searls dans son “Clue Train Manifesto” : il lui avait même trouvé un nom, la VRM (Vendor Relationship Management). Une approche basée sur le consentement avéré du client vis à vis de ses fournisseurs (vendeurs) avec un postulat simple : “un consommateur libre a plus de valeur qu’un consommateur captif – pour lui-même, pour les marques et pour l’économie en général”.
Encore faut-il s’entendre sur la définition du consommateur “libre”. Searls le définit en cinq points :
1. Il entre en relation avec les marques de manière indépendante et sans contrainte.
2. Il est le point d’intégration de sa propre donnée (c’est lui seul qui peut relier sa donnée à sa personne).
3. Il a le contrôle de la donnée qu’il génère et collecte. Il décide de ce qu’il veut partager, à qui et comment.
4. Il définit son propre niveau d’engagement avec les marques.
5. Il est libre d’exprimer ses exigences et ses intentions en dehors du contrôle de toute entreprise.
C’est ce consommateur “libre” que la GDPR souhaite aujourd’hui promouvoir, afin d’en faire le vecteur de croissance de l’économie.

3. L’HOSPITALITE DES MARQUES, PRINCIPAL VECTEUR DE LEUR PROPRE CROISSANCE.

Accueillir un consommateur “libre” est sans doute une perspective qui effraie bon nombre de marques, tant elle ont été construites sur la notion d’un marketing manipulateur et insidieux, capable d’influencer jusqu’aux émotions pour enfermer les clients dans un tunnel de vente dont la seule issue est l’achat du produit. Avec la GDPR, ce n’est plus le produit qu’il va falloir vendre, c’est la marque qui doit apprendre à se faire acheter. Et pour cela, il va falloir qu’elle se montre hospitalière vis à vis de ses clients : bienveillante, humaine et proche.
Le produit devient simplement la porte d’entrée à la marque, celui qui va forger les impressions de la première rencontre, et donc le début (et non la fin) de l’histoire. Le produit n’est plus qu’un prétexte, c’est la marque qui devient le réel support de l’expérience pour le consommateur : c’est d’ailleurs à elle qu’il va naturellement s’adresser s’il a besoin d’assistance ou s’il a simplement des remarques à formuler. À la marque de se montrer engageante, accueillante, généreuse et humaine pour fidéliser le consommateur au-delà du premier produit, et pour entretenir une relation proche, intime, qui permettra de continuer à vendre sans qu’il soit besoin de déployer la coûteuse armada publicitaire du premier jour : avoir une stratégie à long terme d’entretien de la relation, plutôt que de s’épuiser dans des efforts permanents de recrutement.
Autant le “tunnel de vente” était indifférencié et anonyme, donc étranger à toute notion d’hospitalité, autant le “cycle de décision d’achat” est personnalisé et fait appel à la relation humaine : c’est de la capacité de la marque à accueillir que dépend la fidélisation du client, et encore plus, sa propension à devenir activement promoteur vis à vis de ses pairs. Pour le dire différemment, c’est du niveau d’hospitalité de la marque que va découler l’amplitude de la réalisation du cycle d’achat, et donc le montant de la valeur créée.
Autant le “tunnel de vente” s’envisageait dans un temps le plus court possible, avec l’espoir de limiter la durée d’exposition nécessaire pour déclencher l’achat afin de réduire les coûts, autant le “cycle de décision d’achat” s’inscrit dans la durée la plus longue possible afin de maximiser les revenus. En se plaçant dans une notion de permanence, on met forcément en exergue la qualité de l’hospitalité, seule capable de générer de la pérennité dans la relation.
Plus le consommateur progresse avec la marque, plus la marque fait preuve de « disponibilité » vis à vis des demandes du consommateur, plus se crée la confiance dans la relation, le consommateur récupérant de plus en plus de valeur d’usage en retour de sa relation avec la marque, la marque obtenant de plus en plus de “permissions” qui lui permettent d’aller encore plus loin dans son service du consommateur.
C’est bien là le cercle vertueux de l’hospitalité des marques : un marketing “on demand” (inbound marketing), un marketing de l’échange, de la confiance, de la permission, du partage de la valeur, où les clients sont aussi des hôtes ; un marketing qui se définit d’abord par rapport au client pour qu’il puisse adopter lui-même la marque, la faire sienne et en devenir à son tour le porte-parole…
Alors que la GDPR fait des marques le gibier de consommateurs devenus madrés, l’hospitalité est la meilleure réponse pour faire de ces mêmes marques les plus désirables des proies : avec bienveillance, humanité et intimité. Assurant ainsi la pérennité de leur croissance.

4. QUELLES APPROCHES POUR LES MARQUES FACE A LA GDPR ?

Ce serait peine perdue pour les marques que de se contenter de « mettre en conformité » leur bases de données tout en espérant garder les mêmes pratiques relationnelles. Car la GDPR est d’abord une invitation à renverser ses pratiques relationnelles pour faire montre d’hospitalité vis à vis de ses clients ; et c’est ce renversement d’attitude qui est lui même porteur de croissance pour les marques. Avec la GDPR, l’hospitalité ouvre pour les marques de nouvelles perspectives de croissance.
Une étude publiée en Mai dernier par le gouvernement Britannique4 s’était alarmée sur le fait que seulement 30% des grandes entreprises du pays avaient commencé à prendre les mesures nécessaires à la mise en conformité de leurs pratiques d’utilisation des données, alors que la transcription dans la loi Britannique vient d’être réalisée en ce mois d’Août, et qu’elle survivra au Brexit. Les autres pays feront-ils preuve de la même insouciance, par rapport à une échéance qui dans la plupart des pays européens, a été fixée à Mai 2018 ?
La GDPR transforme radicalement la manière dont les entreprises utilisent les données. Il va falloir arrêter d’acheter des listes d’adresses, et même se débarasser des listes qu’on aura pu acheter auparavant. Contacter un client exigera d’avoir les permissions nécessaires, sauf à s’exposer à des amendes prévues pour atteindre jusqu’à 4% du chiffre d’affaires.
Il n’y aura donc pas d’échappatoires.
Mais n’est-ce pas justement l’opportunité d’une prise de conscience salutaire dans le futur de la relation client ? Quelle marque aujourd’hui a encore besoin d’avoir accès à des millions de noms dont simplement un infime pourcentage montre un intérêt pour ses propositions ? Ne vaudrait-il pas mieux établir une véritable relation avec moins de clients mais qui ont un véritabe intérêt à avoir un dialogue, un échange, une conversation avec la marque ?
N’est-il pas temps, tout simplement, que les marques apprennent à devenir hospitalières vis à vis de leurs clients ?
Et si la GDPR n’était qu’un manifeste pour l’hospitalité des marques ? Une manière de sauver les marques traditionnelles à l’heure du digital ? La dernière opportunité à saisir avant liquidation ou reprise par les acteurs de la nouvelle économie ?
En développant leur hospitalité pour se mettre en conformité avec la GDPR, ce n’est pas tant l’amende que les marques vont éviter, c’est leur futur qu’elle vont assurer.
Aucune raison d’attendre. Embrassons la GDPR en développant l’hospitalité des marques (5).

 

 

(1) Le Cluetrain Manifesto (Manifeste des évidences) est un texte rédigé par Rick Levine, Christopher Locke, Doc Searls, et David Weinberger. Il est d’abord diffusé sur le web en 1999 comme un ensemble de quatre-vingt-quinze thèses, puis est publié sous forme de livre en 2000 avec les thèses prolongées de sept essais. https://www.amazon.com/Cluetrain-Manifesto-End-Business-Usual/dp/0738204315
(2) Etude 2016 Interbrand : http://interbrand.com/best-brands/best-global-brands/2016/
(3) Etude de la Commission Européenne : https://ec.europa.eu/commission/publications/why-we-need-digital-single-market_en
(4) Citée par Tanya Joseph dans le magazine Marketing Week (UK) du 7 Août 2017, New data laws are a chance to reset customer relationships : https://www.marketingweek.com/2017/08/07/tanya-joseph-data-law/
(5) Cf, “Manifeste pour l’Hospitalité des Marques”, Georges-Edouard DIAS, Edition Netexplo : https://www.amazon.fr/dp/2954667230/

Culture : quand l’IA pousse à la « surproduction »

By |July 8th, 2024|Categories: Scoop.it|

Dans les deux semaines qui ont suivi le lancement du service d'intelligence artificielle générative musicale Udio, dix nouvelles chansons ont été générées à chaque seconde par les utilisateurs, selon Bloomberg. Soit un tempo de 864.000 titres par jour, ou 315 millions par an, à comparer aux 100 à 200 millions de morceaux actuellement hébergés sur les grandes plateformes de streaming musical… A ce rythme-là, c'est bien d'une « submersion » de nouveaux contenus dont il s'agit, comme le décrit le président d'Arte France, Bruno Patino, dans son livre éponyme paru chez Grasset à l'automne dernier. Les outils numériques ont fait tomber les barrières à l'entrée de la création - avec des logiciels facilitant le travail technique - et de la diffusion - grâce aux plateformes de streaming audio et vidéo. L'IA générative automatise désormais carrément la production artistique , si bien qu'un tsunami créatif menace de s'abattre sur un champ culturel déjà engorgé, en commençant par la musique et la vidéo, avant de toucher peut-être demain les films, l'animation, les séries, le jeu vidéo ou le livre. La première lame s'est déjà abattue sur l'industrie musicale, avec des outils comme Udio, Suno ou MusicLM. Une vague du même acabit risque de fondre sur les plateformes vidéo comme YouTube , Instagram ou TikTok , où les contenus foisonnent déjà. Profusion de contenus Le grand public aura bientôt la possibilité de s'emparer de Sora, l'outil d'IA générative de vidéos d'OpenAI , dévoilé en février et qui doit être rendu accessible dans l'année, et de celui de Google , Veo, dévoilé en mai et pour l'instant en test auprès d'un nombre restreint d'utilisateurs, notamment aux Etats-Unis. Sans attendre ces outils, l'IA démultiplie déjà la portée des productions des créateurs de contenus, par la traduction et le doublage automatisé de leurs vidéos, une pratique de plus en plus fréquente et qui enrichit l'offre dans chaque langue. Dans la production de séries et de films pour le cinéma ou l'audiovisuel, l'IA est pour l'instant plutôt utilisée en appoint (pour le doublage, la synchronisation, les effets spéciaux, le rajeunissement, la retouche de plan ou la figuration) ou de manière expérimentale. Mais l'abondance de l'offre y est déjà une réalité. « Aujourd'hui, tout le monde est à l'affût des nouvelles histoires, au vu du volume considérable de production de séries et de films, même s'il s'est stabilisé voire a un peu baissé », confiait récemment aux « Echos » le président du directoire du groupe Canal+, Maxime Saada. LIRE AUSSI : DECRYPTAGE - A South by Southwest, des musiciens aux prises avec l'intelligence artificielle Pour l'instant, l'IA n'a pas encore fait tomber les barrières et joué son rôle d'accélérateur dans la production cinématographique et audiovisuelle, le nombre de films agréés par le CNC restant à peu près stable en France (298 en 2023, contre 300 en moyenne entre 2017 et 2019), tout comme le volume de programmes audiovisuels aidés (un peu plus de 4.000 heures de programmes audiovisuels français, quasiment comme en 2022).

French Tech : LeHibou en route pour les 100 millions d’euros de revenus

By |July 8th, 2024|Categories: Scoop.it|

En 2022, seuls 17,5 % des membres de l'indice French Tech 120 avaient déposé leurs comptes , soit… 21 start-up. Parmi elles, LeHibou, une plateforme de free-lances spécialisés dans l'IT, qui joue le jeu de la transparence. Si les comptes de l'année 2023 ne sont pas encore disponibles publiquement, la start-up dévoile avoir bouclé une année rentable, avec 83 millions d'euros de chiffre d'affaires, pour un Ebitda de 2,7 millions d'euros. Dans le détail, la start-up source pour le compte de grands groupes des profils de free-lances plutôt seniors pour réaliser des missions, et prélève une commission. L'année 2024 devrait se boucler entre « 115 et 123 millions d'euros de revenus », indique aux « Echos » Christophe de Becdelievre, le fondateur, pour un Ebitda compris entre 3,6 et 4 millions d'euros. « En milieu d'année, nous avons une bonne visibilité pour connaître nos résultats de fin d'année », glisse l'entrepreneur, dont 92 % des revenus proviennent d'entreprises du CAC 40 ou du SBF120. Et de préciser : « Nous avons toujours été entre 70 % et 100 % de croissance, là elle est à moins de 50 %. Le ralentissement est lié à la conjoncture et au fait que nous ayons beaucoup travaillé pour intégrer de nouveaux clients. » « Urgence de rentabilité » Une récente étude du cabinet Xerfi sur les plateformes de free-lances indique qu'après « deux ans d'euphorie portée par les discours autour du télétravail, du futur du travail ou des slashers, le marché du freelancing se heurte à la dégradation de la conjoncture. Des donneurs d'ordres réduisent la voilure dans leurs achats de prestations intellectuelles. Et les cadres se révèlent plus réticents à quitter la sécurité du salariat ». Et d'indiquer « l'urgence de rentabilité » de ces dites plateformes. LIRE AUSSI : Ces plateformes de « freelancing » qui ont fait le choix de la spécialisation Freelance, quand liberté rime (aussi) avec précarité L'année dernière, la start-up a néanmoins remporté une flopée d'appels d'offres pour être référencée par les plateformes d'achat des grands groupes : L'Oréal, BNP Paribas, FDJ, Airbus, CMA-CGM, EDF… Ces partenariats ne sont pas encore monétisés, mais vont commencer à l'être cette année, pour une durée d'au moins trois ans. Au-delà des résultats financiers, LeHibou vient de lancer « LeHibou Executive », une nouvelle verticale consacrée aux consultants dans le management de transition, la RSE et le consulting IT. Avec 90.000 free-lances revendiqués sur la plateforme, dont 6.000 qui pourraient correspondre à cette nouvelle catégorie, la start-up indique répondre à une « forte demande client » en ce sens. Verticalisation Ces dernières années, après l'avènement des plateformes généralistes comme Malt , plusieurs jeunes pousses ont fait le choix de la verticalisation. C'est le cas d'ailleurs de Malt, quand la start-up a racheté Comatch (consultants indépendants) en 2022, de One Man Support, spécialisée dans les métiers du conseil ou FinStart dans ceux de la finance. Des métiers qui historiquement étaient peu exercés en indépendant. LIRE AUSSI : French Tech : Collective devient un réseau social pour free-lances Comment les free-lances se sont rendus désirables Depuis fin 2023, LeHibou a aussi mis un pied en Belgique et au Canada, en particulier à Montréal. « La conjecture reste dure au Canada, avec des codes assez différents. Nous amorçons la pompe avec des clients français présents dans le pays, mais cela reste assez embryonnaire, contrairement au Benelux où le marché est très mature », indique Christophe de Becdelievre. L'entrepreneur, qui a déjà vendu plusieurs entreprises, a très peu levé de fonds, sauf en 2022 avec Ring Capital , soit 6 millions d'euros, majoritairement au travers d'un rachat de parts.

Flip flop : les beacons dans le tourisme –

By |July 6th, 2024|Categories: Scoop.it|

Vous vous promenez dans un musée quand soudain, devant un tableau, vous recevez une notification qui vous invite à en savoir plus sur son auteur. Voici l’un des cas d’application possible des beacons. Ces petits boîtiers physiques utilisent la connexion Bluetooth Low Energy pour envoyer des pushs sur les smartphones ou les tablettes quand ceux-ci se trouvent à proximité des balises, à condition de posséder l’application mobile correspondante. Les beacons permettent ainsi de cibler les utilisateurs dans une zone géographique définie. Les premiers boitiers ont été développés par Apple en 2013. Lorsqu’ils utilisent la technologie de la marque à la pomme, il s’agit d’iBeacons. De l’information culturelle aux messages promotionnels Plusieurs secteurs du monde du tourisme se sont emparés de la technologie, de 2014 à 2016 principalement. Dans l’hôtellerie, Marriott a équipé certains de ses hôtels avec la technologie iBeacon à travers les Etats-Unis en 2014. Si un client possédait l’application « Marriott Guest Services » et activait son bluetooth, il recevait un push sur la liste des équipements et activités proposés dans l’hôtel en arrivant dans le lobby. Lorsqu’il se déplaçait dans l’établissement et selon sa position, il recevait des offres et des réductions pour le restaurant, le spa ou le club de golf. Quelques établissements Hilton aux Etats-Unis proposaient le même genre de services. Les détenteurs de l’application HHonors recevaient des offres spéciales et des informations sur les événements proposés par l’hôtel en fonction de leur positionnement. En 2016, TOM.travel a réalisé un reportage au musée du Louvre à propos de sa nouvelle application fonctionnant avec des beacons. 2 000 boitiers ont été installés au sein du musée, couplés avec l’application « Louvre ma visite » afin d’aider les visiteurs à se repérer. Dans les aéroports, les beacons avaient plusieurs fonctions. A l’aéroport de Bruxelles, ils étaient utilisés pour envoyer des rappels au contrôle de sécurité pour s’assurer que les voyageurs n’avaient rien laissé dans les bacs ou envoyer des offres promotionnelles à proximité des boutiques. Au Royaume-Uni, Virgin Atlantic a installé des bornes iBeacon à proximité du contrôle de sécurité. L’application Apple Passbook se déclenchait alors et le billet électronique du passager s’affichait directement sur son smartphone. A Helsinki, les voyageurs recevaient un push leur indiquant le temps d’attente au contrôle de sécurité. Plusieurs freins à l’adoption massive Aujourd’hui, les beacons n’ornent plus vraiment les murs des musées, des hôtels et des aéroports et ce pour plusieurs raisons. La première est que ces petites balises sont alimentées avec des… piles. Pas très pratique quand 2 000 balises sont déployées dans un vaste espace et qu’il faut changer les piles une par une. Pour l’écologie, on repassera. Autre frein, le fait de devoir posséder une application mobile et d’activer le bluetooth avant même de se rendre dans un lieu. On voit mal un hôtel envoyer un e-mail à ses clients leur disant « téléchargez l’application et activez votre bluetooth lorsque vous arrivez, vous recevrez des offres promotionnelles sous forme de push ». Le côté intrusif n’est pas au goût des utilisateurs. L’arrivée du RGPD en 2018, le règlement sur la protection des données, a achevé de complexifier l’adoption des beacons, car il fallait alors revoir sa manière de collecter des données et demander aux utilisateurs une autorisation pour leur envoyer des pushs. Certains lieux continuent néanmoins d’utiliser ces petites balises bluetooth pour le géoguidage lorsqu’il n’est pas possible de capter les données GPS au sein d’un bâtiment.

Le Groupe Lufthansa applique une taxe environnementale sur les vols européens

By |July 4th, 2024|Categories: Scoop.it|

Depuis le 26 juin 2024, tous les vols réservés auprès d’une compagnie du Groupe Lufthansa et opérés à partir du 1er janvier 2025, sont soumis à une taxe environnementale. Une surcharge variable appliquée par le transporteur dont le montant est compris entre 1€ et 72€, précise un communiqué.  > Lire aussi : L’IATA compte toujours (bien trop) sur le SAF Pour Lufthansa Group, cette mesure vise à couvrir une partie des coûts supplémentaires engendrés notamment par les exigences réglementaires en matière d’environnement. Notamment, les systèmes de compensation et de réduction des émissions de carbone pour l’aviation internationale (CORSIA), la part de SAF obligatoire (2%) pour les vols européens opérés dès 2025 ou encore les ajustements au système d’échange de quotas d’émission de l’UE (EU ETS).  Décarbonisation : un défi complexe à adresser conjointement « La tarification du carbone et les taxes sur le carbone font partie des mesures à étudier », reconnaît Sallyanne Heywood, responsable de la communication pour GBTA, face au « défi complexe » de la décarbonisation de l’aviation. « L’un des principaux problèmes reste le manque de cohérence dans la manière dont ces taxes et redevances sur le carbone sont prélevées ou imposées dans les différentes juridictions, alors que l’aviation est un secteur mondial par nature. En outre, il est important que l’écosystème des voyages d’affaires soit aligné et que les processus soient activés pour obtenir les meilleurs résultats », poursuit-t-elle. > Lire aussi : Aérien : Cirium et Trees4Travel dévoilent un calculateur carbone  Cette taxe environnementale, reportée directement sur le prix des billets, s’appliquera à tous les vols vendus et exploités par le groupe Lufthansa au départ des 27 pays de l’UE ainsi que du Royaume-Uni, de la Norvège et de la Suisse. Le Groupe Lufthansa, qui vise un bilan CO₂ neutre d’ici 2050, se dit dans l’incapacité d’assumer seul les coûts de la transition écologique de son modèle et répercute ainsi une partie de celui-ci sur les voyageurs. 

Air France meilleure compagnie européenne, dans le top 10 mondial

By |July 4th, 2024|Categories: Scoop.it|

A peine partie, déjà revenue. Un an après avoir laissé sa première place à Singapore Airlines, Qatar Airways récupère son titre. Première en 2023, Singapore Airlines glisse en deuxième position. Qatar Airways décroche la première place pour la huitième fois en vingt-cinq ans de ce palmarès Skytrax qui distingue depuis 1999 les compagnies les mieux notées par les passagers*. Emirates complète le podium. Cette année, Air France est encore la première compagnie européenne dans le top 10, si l’on considère que la compagnie turque Turkish Airlines est une compagnie du Moyen-Orient. Neuvième, la compagnie tricolore chute de deux rangs par rapport à 2024. Si Air France rétrograde un peu, elle a quand même obtenu quatre prix : meilleure compagnie aérienne d’Europe occidentale, meilleure restauration en première classe au monde, meilleure classe affaires et meilleure première classe en Europe. Swiss Air renforce la présence de l’Europe en se plaçant à la dixième place. Comme souvent ces dernières années les compagnies asiatiques sont les plus représentées : All Nippon Airways (4e), Cathay Pacific (5e), Japan Airlines (6e) ou encore EVA Air (8e). Turkish Airlines est à la septième place. Ryanair et EasyJet, pas dans le top 10 chez les low cost Chez les low cost, AirAsia conserve sa première place, devant Scoot, la branche low-cost de Singapore Airlines. La compagnie espagnole Volotea complète le podium. Transavia France gagne deux places lui permettant de s’installer dans le top 5, cinquième, juste derrière Flynas. Ce qui n’est pas le cas de Ryanair (10e) et easyJet (11e). *Pour cette enquête plus de 20 millions de passagers ont été interrogés pendant neuf mois, de septembre 2023 à mai 2024. Les clients doivent répondre à de multiples questions relatives à leur voyage : rapport qualité-prix, qualité du service en cabine, qualité du vol (confort du siège, qualité des repas, choix des programmes de divertissement, propreté de la cabine, Wi-Fi et connectivité, etc.), expérience avant et après le vol (facilité de réservation en ligne, temps d’attente à l’enregistrement, livraison des bagages, etc.).

SITA veut doter nos bagages d’une identité numérique –

By |July 4th, 2024|Categories: Scoop.it|

Aujourd’hui, les bagages sont suivis grâce à des étiquettes papier. Nous voulons créer une identité numérique qui remplacerait ces étiquettes. Nous avons mis au point un prototype qui permet de scanner un bagage. Au moment du check-in, ce scanner enregistre toutes les informations relatives au bagage : sa couleur, sa taille, etc. Grâce à des caméras placées tout au long du cheminement du bagage, nous sommes capables de savoir où il se trouve en temps réel. La computer vision (domaine de l’intelligence artificielle qui permet d’obtenir des informations à partir de l’analyse d’images notamment, ndlr), ajoute une couche d’intelligence pour suivre tout le cheminement depuis le système. Quels sont les avantages à mettre en place cette identité numérique ? Le premier avantage est qu’il est plus facile de retrouver le propriétaire d’un bagage perdu. Il arrive que les étiquettes papier tombent des valises et il est alors difficile de les faire correspondre à un passager. En ayant ses caractéristiques « physiques », il n’y a plus ce problème. Pour les compagnies aériennes aussi il y a un intérêt. Aujourd’hui, il existe une fraude au bagage abîmé. Certains passagers affirment que leur bagage a été abîmé pendant le vol alors qu’il l’était déjà au moment du check-in. En 2019, les compagnies aériennes ont dû verser 608 millions de dollars aux voyageurs pour cette raison. Avec le scan, il est possible de connaître son état tout au long du voyage. Aujourd’hui, de nombreux passagers utilisent des Apple AirTag pour s’assurer que leur bagage est bien dans l’avion avec eux. Comment les compagnies aériennes peuvent-elles rassurer leurs clients sur ce point ? L’information est-elle bien délivrée ? Si les voyageurs utilisent des AirTag, c’est en effet parce qu’ils ne possèdent pas assez d’information aujourd’hui. Les consommateurs veulent savoir où se trouvent leur effets personnels en temps réel, comme c’est le cas sur Amazon. Il y a un vrai travail de réassurance à effectuer. Au-delà du tracking des bagages, c’est donc l’information qui doit être mieux délivrée. On peut imaginer qu’un passager reçoive une notification lui informant que sa valise est bien dans l’avion. A contrario, si un incident est survenu, il faut que les compagnies soient proactives. Aujourd’hui, un voyageur peut attendre de longues minutes au carrousel avant de s’apercevoir que sa valise n’est pas arrivée. C’est du stress et du temps perdu. Une compagnie aérienne peut envoyer une notification au voyageur dès l’atterrissage lui informant qu’il y a eu un souci avec son bagage avec un lien vers un formulaire prérempli pour effectuer les démarches nécessaires. Les compagnies aériennes détiennent les informations les plus exactes sur le traitement des bagages, à elles de déterminer désormais quel est le meilleur moment pour les transmettre aux voyageurs. L’informer qu’il y a un problème avec son bagage au moment du décollage ne serait pas judicieux… Plusieurs entreprises permettent de simplifier encore plus la vie des voyageurs en prenant en charge leurs bagages à leur hôtel ou dans le lieu de leur choix. Demain, voyagerons-nous encore avec notre valise ? Il y a un vrai besoin de simplicité et de tranquillité. Chez SITA, nous collaborons avec la startup Alltheway sur ces sujets. Demain, l’expérience de voyage sera sans coutures. Notre bagage sera pris en charge en quittant notre hôtel, ce qui nous donnera l’opportunité de nous promener à notre guise. A l’aéroport, plus besoin d’enregistrer son bagage et le contrôle de l’identité se fera rapidement grâce à la biométrie. C’est vertueux, car sans valises, les voyageurs vont être plus aptes à utiliser les transports en commun. Plus besoin de prendre un taxi. Ils seront plus enclins à dépenser également. Les Jeux olympiques et paralympiques vont être un moment propice pour tester cette prise en charge en amont, notamment avec les nombreuses délégations d’athlètes.

Maurice Lévy dévoile son plan de relance pour Solocal, ex-Pages Jaunes

By |July 4th, 2024|Categories: Scoop.it|

Il n'y a encore aucun média dédié exclusivement à la vie locale », a estimé, ce jeudi, Maurice Lévy qui va assurer la présidence opérationnelle « pour un certain temps » de la société dont il va devenir l'actionnaire majoritaire via son family office Ycor . Né en 2000 de la fusion des annuaires de France Télécom et de l'Office d'annonces d'Havas et coté en Bourse depuis 2004, Solocal a pris tôt le virage numérique et a pour coeur de métier d'aider les entreprises - tout particulièrement les PME -, à être visibles en ligne et à attirer de nouveaux clients. Dans le détail, le groupe fournit des sites Internet, coordonne des campagnes marketing numériques, met à jour les contenus de ses clients sur les grandes plateformes (Google, Facebook…) et dit conseiller 253.000 entreprises chaque jour en France. Mais tout cela n'a pas suffi à lisser l'impact de la chute de l'imprimé et de son iconique Bottin - qui a tiré sa révérence fin 2019 - ni à éviter le mur de la dette. Résultat, le chiffre d'affaires n'a cessé de se réduire d'année en année . En 2023, les revenus du groupe ont atteint 360 millions d'euros - soit un recul de 10 % sur un an, et de plus de la moitié par rapport à 2019 - pour une perte nette de 46 millions. « Nous visons un amorçage de croissance pour fin 2025, avec un retour de la croissance sur 2026 », expose Maurice Lévy qui a pour ambition d'atteindre entre 450 et 500 millions d'euros de revenus en 2027 avec un Ebidta compris entre 20 % et 25 %. Un endettement fortement réduit En attendant, Ycor va injecter 25 millions d'euros en fonds propre et va également réaliser un apport en actif avec Regicom, une entreprise spécialisée dans la communication digitale auprès de TPE et PME, sur la base d'une valorisation de 35 millions, dont 10 millions de cash. Ce nouvel ensemble consolidé va disposer de 2.750 salariés, dont une grande partie de force de vente sur le « terrain » ou en télévente. LIRE AUSSI : Le marketing digital, une filière qui draine 300.000 emplois en France Maurice Lévy lance YourArt, le YouTube des artistes En parallèle, Solocal va lancer une augmentation de capital d'un montant d'environ 18 millions dont la période de souscription va s'étendre du 9 au 24 juillet. Au terme de celle-ci Ycor détiendra entre 60,9 % et 73 % du capital et des droits de vote. Concomitamment, le lourd fardeau de l'endettement total de Solocal va être ramené de 262 millions à 45 millions ; les créanciers ont accepté d'effacer la dette en contrepartie de 20 % du capital. Ce « Meccano » financier va permettre de réduire la charge financière de 24 millions par an de Solocal qui va aussi rabaisser ses charges locatives de 14 millions sur la location de son siège local où la firme va resserrer ses espaces de travail. Voilà pour les économies. « Nous allons investir 130 millions lors des quatre prochaines années » « Parallèlement, nous allons investir 130 millions lors des quatre prochaines années », note Maurice Lévy qui entend proposer « des produits beaucoup plus simples à l'usage. Il faut simplifier aussi l'organisation assez lourde et une redynamisation des moyens commerciaux », complète celui qui a récemment lâché le manche du conseil de surveillance de Publicis - dont il avait laissé la direction à Arthur Sadoun en 2017 -, pour en devenir président d'honneur. Solocal entend aussi s'appuyer sur l'IA générative pour produire davantage de contenus en amont des campagnes digitales de ses clients, ainsi que pour générer automatiquement des sites. LIRE AUSSI : Publicis lance un grand plan dans l'intelligence artificielle Le groupe mise aussi sur les synergies avec l'adtech Weborama - (dont Ycor est la maison mère) dirigée par Alain Lévy, l'un des fils de Maurice Lévy -, et ses solutions « cookieless » [entre la réglementation et les décisions de géants comme Apple ou Google, ces petits fichiers enregistrés par les navigateurs permettant de suivre à la trace les internautes et de cibler les publicités se raréfient et semblent voués à disparaître, NDLR]. « Solocal dispose de son inventaire en propre et de datas très spécifiques sur de nombreuses entreprises, pointe Alain Lévy, qui va être vice-président de Solocal, en charge notamment du produit. Ce sont deux actifs fondamentaux dans un monde cookieless. »

L’intelligence artificielle pour faire la campagne des législatives

By |July 4th, 2024|Categories: Scoop.it|

Si l’usage politique de l’intelligence artificielle générative reste encore limité, il est principalement le fait des partis d’extrême droite et de leurs sympathisants, en France comme ailleurs. « C’est la première vidéo politique française entièrement réalisée avec l’IA. » Dans un message publié le 24 juin sur le réseau social X, Eric Zemmour vante cette initiative incitant à voter pour son parti, Reconquête !, au premier tour des élections législatives anticipées. La vidéo en question (un enchaînement d’images légèrement animées) montre le président de la République, Emmanuel Macron, sous une pluie de billets et une foule de migrants se dirigeant vers une église rurale, avant de présenter ce à quoi pourrait ressembler la France en cas de victoire de Reconquête ! : une famille pique-niquant dans un pré et de beaux paysages.

Deepfakes Are Evolving. This Company Wants to Catch Them All

By |July 2nd, 2024|Categories: Scoop.it|

Some Fortune 500 companies have begun testing software that can spot a deepfake of a real person in a live video call, following a spate of scams involving fraudulent job seekers who take a signing bonus and run. The detection technology comes courtesy of GetReal Labs, a new company founded by Hany Farid, a UC-Berkeley professor and renowned authority on deepfakes and image and video manipulation. GetReal Labs has developed a suite of tools for spotting images, audio, and video that are generated or manipulated either with artificial intelligence or manual methods. The company’s software can analyze the face in a video call and spot clues that may indicate it has been artificially generated and swapped onto the body of a real person. Sign Up Today This is an edition of WIRED's Fast Forward newsletter, a weekly dispatch from the future by Will Knight, exploring AI advances and other technology set to change our lives. “These aren’t hypothetical attacks, we’ve been hearing about it more and more,” Farid says. “In some cases, it seems they're trying to get intellectual property, infiltrating the company. In other cases, it seems purely financial, they just take the signing bonus.” FEATURED VIDEO Stock Trader Answers Stock Market Questions From Twitter The FBI issued a warning in 2022 about deepfake job hunters who assume a real person’s identity during video calls. UK-based design and engineering firm Arup lost $25 million to a deepfake scammer posing as the company’s CFO. Romance scammers have also adopted the technology, swindling unsuspecting victims out of their savings. Impersonating a real person on a live video feed is just one example of the kind of reality-melting trickery now possible thanks to AI. Large language models can convincingly mimic a real person in online chat, while short videos can be generated by tools like OpenAI’s Sora. Impressive AI advances in recent years have made deepfakery more convincing and more accessible. Free software makes it easy to hone deepfakery skills, and easily accessible AI tools can turn text prompts into realistic-looking photographs and videos. ADVERTISEMENT But impersonating a person in a live video is a relatively new frontier. Creating this type of a deepfake typically involves using a mix of machine learning and face-tracking algorithms to seamlessly stitch a fake face onto a real one, allowing an interloper to control what an illicit likeness appears to say and do on screen. Farid gave WIRED a demo of GetReal Labs’ technology. When shown a photograph of a corporate boardroom, the software analyzes the metadata associated with the image for signs that it has been modified. Several major AI companies including OpenAI, Google, and Meta now add digital signatures to AI-generated images, providing a solid way to confirm their inauthenticity. However, not all tools provide such stamps, and open source image generators can be configured not to. Metadata can also be easily manipulated. GIF: WILL KNIGHT MOST POPULAR SCIENCE Not Everyone Loses Weight on Ozempic BY EMILY MULLIN GEAR Fisker Went Bankrupt. What Do Its EV Owners Do Next? BY AARIAN MARSHALL CULTURE The 19 Best Movies on Amazon Prime Right Now BY MATT KAMEN SCIENCE Extreme Hail Storms Are Wrecking Solar Farms—but Defending Them May Be Easier Than It Seems BY DAN GEARINO ADVERTISEMENT GetReal Labs also uses several AI models, trained to distinguish between real and fake images and video, to flag likely forgeries. Other tools, a mix of AI and traditional forensics, help a user scrutinize an image for visual and physical discrepancies, for example highlighting shadows that point in different directions despite having the same light source, or that do not appear to match the object that cast them. COURTESY OF HANY FARID; DALLE-3 Lines drawn on different objects shown in perspective will also reveal if they converge on a common vanishing point, as would be the case in a real image. COURTESY OF HANY FARID; DALLE-3 Other startups that promise to flag deepfakes rely heavily on AI, but Farid says manual forensic analysis will also be crucial to flagging media manipulation. “Anybody who tells you that the solution to this problem is to just train an AI model is either a fool or a liar,” he says. MOST POPULAR SCIENCE Not Everyone Loses Weight on Ozempic BY EMILY MULLIN GEAR Fisker Went Bankrupt. What Do Its EV Owners Do Next? BY AARIAN MARSHALL CULTURE The 19 Best Movies on Amazon Prime Right Now BY MATT KAMEN SCIENCE Extreme Hail Storms Are Wrecking Solar Farms—but Defending Them May Be Easier Than It Seems BY DAN GEARINO ADVERTISEMENT The need for a reality check extends beyond Fortune 500 firms. Deepfakes and manipulated media are already a major problem in the world of politics, an area Farid hopes his company’s technology could do real good. The WIRED Elections Project is tracking deepfakes used to boost or trash political candidates in elections in India, Indonesia, South Africa, and elsewhere. In the United States, a fake Joe Biden robocall was deployed last January in an effort to dissuade people from turning out to vote in the New Hampshire Presidential primary. Election-related “cheapfake” videos, edited in misleading ways, have gone viral of late, while a Russian disinformation unit has promoted an AI-manipulated clip disparaging Joe Biden. Vincent Conitzer, a computer scientist at Carnegie Mellon University in Pittsburgh and coauthor of the book Moral AI, expects AI fakery to become more pervasive and more pernicious. That means, he says, there will be growing demand for tools designed to counter them. “It is an arms race,” Conitzer says. “Even if you have something that right now is very effective at catching deepfakes, there's no guarantee that it will be effective at catching the next generation. A successful detector might even be used to train the next generation of deepfakes to evade that detector.” GetReal Labs agrees it will be a constant battle to keep up with deepfakery. Ted Schlein, a cofounder of GetReal Labs and a veteran of the computer security industry, says it may not be long before everyone is confronted with some form of deepfake deception, as cybercrooks become more conversant with the technology and dream up ingenious new scams. He adds that manipulated media is a top topic of concern for many chief security officers. “Disinformation is the new malware,” Schlein says. With significant potential to poison political discourse, Farid notes that media manipulation can be considered a more challenging problem. “I can reset my computer or buy a new one,” he says. “But the poisoning of the human mind is an existential threat to our democracy.”

Load More Posts