HOSPITALITY LAB & PRACTICE FOR BRANDS

Blog2017-10-23T13:43:48+00:00

GDPR : L’hospitalité des marques fait loi en Europe.

GDPR : L’hospitalité des marques fait loi en Europe.

En imposant aux marques de privilégier l’intérêt de leurs clients dans la gestion des données qu’elles détiennent, l’Europe fait de l’hospitalité le vecteur principal de leur croissance.

1. AUJOURD’HUI, LA CROISSANCE DES MARQUES PASSE PAR LA QUALITÉ DE LEUR RELATION CLIENTS.

Dans un monde digital, « Les Marchés sont des Conversations ».

Dès 1999, Doc Searls et ses co-auteurs avaient mis cette idée au coeur de leur “Clue Train Manifesto” (Manifeste des Evidences) (1), démontrant alors avec brio comment le développement du “capital relationnel” de la marque pouvait devenir le principal moteur de la croissance des entreprises.

L’arrivée des sites internet dans la fin des années 1990 avait eu en effet le mérite de faire prendre conscience qu’il pouvait se nouer une relation directe entre l’entreprise et ses clients, sans passer par un distributeur ; et que ces nouveaux liens produisaient énormément de données qu’il était probablement intéressant d’exploiter : ainsi, pour développer plus loin l’idée du “Clue Train”, lorsqu’il s’agit de générer une croissance durable des ventes et des profits, les meilleurs atouts de la marque sont sa légitimité à susciter des échanges autour de son coeur de métier (Conversation), son intelligence à les analyser (Curation), sa capacité à apporter des réponses adaptées aux besoins exprimés (Customization), et finalement son empathie relationnelle, propre à mettre le client en résonance avec la marque (Communion). Autant d’atouts qui précèdent dorénavant la simple « qualité des produits » mis au catalogue, autrefois le principal fer de lance des entreprises.
Une vision depuis partagée par Interbrand(2), qui dans sa publication annuelle du classement de la valeur des marques insiste sur le fait que “la croissance est la conséquence d’une stratégie claire et d’expériences exceptionnelles délivrées au consommateur”.
Voici donc venu le temps pour les marques soucieuses de croissance durable de passer un nouveau contrat relationnel avec leurs consommateurs, où l’achat et la livraison du produit n’est plus la fin mais le début de la relation : un contrat qui couvre d’abord l’usage, et l’expérience qui l’accompagne. Un contrat qui est aussi l’occasion de proposer de nouveaux moments de consommation, de nouveaux services, qui sont autant de chiffre d’affaires supplémentaire pour les marques. Mais un contrat relationnel d’abord fondé sur le respect de l’intérêt du client, notamment en matière d’utilisation de ses données.

 

2. GDPR : UNE RÉGLEMENTATION POUR SAISIR DE NOUVELLES OPPORTUNITÉS DE CROISSANCE.

Selon une étude récente de la Commission Européenne(3), 72% des Européens s’inquiètent en effet de laisser trop de données personnelles aux entreprises, souvent à leur insu, et surtout de ne pas en recevoir de réelle contrepartie. D’ailleurs, la connaissance plus précise du client semble ne faciliter en rien la capacité de l’entreprise à mieux cibler ses offres : selon tous les indicateurs(4), le taux d’ouverture des mails diminue alors que les désabonnements (opt-out) augmentent, ce qui fragilise largement la rentabilité des investissements lourds consentis dans le CRM.
La Commission souligne également que le marché en ligne est constitué à 57% d’échanges avec des opérateurs américains, alors que seulement 4% des échanges se font au travers d’opérateurs pan-européens. Elle estime que si les 100 plus grosses entreprises Européennes faisaient un usage judicieux de leurs données clients, le PNB Européen pourrait s’octroyer 1,9% de progression supplémentaire d’ici 2020, soit plus de 200 Milliard d’Euros de gain potentiel.
C’est avant tout à cette opportunité de croissance que la GDPR s’attaque : permettre une meilleure utilisation des données pour les entreprises grâce à un consentement avéré des consommateurs, favoriser les échanges intra-européens au sein d’un univers mieux sécurisé. Loin d’être une contrainte, la GDPR est une chance de développement de nouvelles sources de revenus pour les marques européennes : elle conduit à un modèle de croissance durable rendu possible par une approche choisie et non plus subie de la consommation. Avec la GDPR, les marques doivent négocier avec chacun de leurs clients un contrat relationnel : elles doivent se mettre à l’écoute, comprendre les besoins, proposer leurs services, et définir les modalités de la relation ; le tout dans la transparence ( accès aux données, droit de modification) qui établit la confiance, l’attachement. Les marques deviennent alors attachantes dans le bon sens du terme, et c’est de cet attachement que nait la croissance durable.
C’est à ce nouveau modèle relationnel qu’appellait lui-même Doc Searls dans son “Clue Train Manifesto” : il lui avait même trouvé un nom, la VRM (Vendor Relationship Management). Une approche basée sur le consentement avéré du client vis à vis de ses fournisseurs (vendeurs) avec un postulat simple : “un consommateur libre a plus de valeur qu’un consommateur captif – pour lui-même, pour les marques et pour l’économie en général”.
Encore faut-il s’entendre sur la définition du consommateur “libre”. Searls le définit en cinq points :
1. Il entre en relation avec les marques de manière indépendante et sans contrainte.
2. Il est le point d’intégration de sa propre donnée (c’est lui seul qui peut relier sa donnée à sa personne).
3. Il a le contrôle de la donnée qu’il génère et collecte. Il décide de ce qu’il veut partager, à qui et comment.
4. Il définit son propre niveau d’engagement avec les marques.
5. Il est libre d’exprimer ses exigences et ses intentions en dehors du contrôle de toute entreprise.
C’est ce consommateur “libre” que la GDPR souhaite aujourd’hui promouvoir, afin d’en faire le vecteur de croissance de l’économie.

3. L’HOSPITALITE DES MARQUES, PRINCIPAL VECTEUR DE LEUR PROPRE CROISSANCE.

Accueillir un consommateur “libre” est sans doute une perspective qui effraie bon nombre de marques, tant elle ont été construites sur la notion d’un marketing manipulateur et insidieux, capable d’influencer jusqu’aux émotions pour enfermer les clients dans un tunnel de vente dont la seule issue est l’achat du produit. Avec la GDPR, ce n’est plus le produit qu’il va falloir vendre, c’est la marque qui doit apprendre à se faire acheter. Et pour cela, il va falloir qu’elle se montre hospitalière vis à vis de ses clients : bienveillante, humaine et proche.
Le produit devient simplement la porte d’entrée à la marque, celui qui va forger les impressions de la première rencontre, et donc le début (et non la fin) de l’histoire. Le produit n’est plus qu’un prétexte, c’est la marque qui devient le réel support de l’expérience pour le consommateur : c’est d’ailleurs à elle qu’il va naturellement s’adresser s’il a besoin d’assistance ou s’il a simplement des remarques à formuler. À la marque de se montrer engageante, accueillante, généreuse et humaine pour fidéliser le consommateur au-delà du premier produit, et pour entretenir une relation proche, intime, qui permettra de continuer à vendre sans qu’il soit besoin de déployer la coûteuse armada publicitaire du premier jour : avoir une stratégie à long terme d’entretien de la relation, plutôt que de s’épuiser dans des efforts permanents de recrutement.
Autant le “tunnel de vente” était indifférencié et anonyme, donc étranger à toute notion d’hospitalité, autant le “cycle de décision d’achat” est personnalisé et fait appel à la relation humaine : c’est de la capacité de la marque à accueillir que dépend la fidélisation du client, et encore plus, sa propension à devenir activement promoteur vis à vis de ses pairs. Pour le dire différemment, c’est du niveau d’hospitalité de la marque que va découler l’amplitude de la réalisation du cycle d’achat, et donc le montant de la valeur créée.
Autant le “tunnel de vente” s’envisageait dans un temps le plus court possible, avec l’espoir de limiter la durée d’exposition nécessaire pour déclencher l’achat afin de réduire les coûts, autant le “cycle de décision d’achat” s’inscrit dans la durée la plus longue possible afin de maximiser les revenus. En se plaçant dans une notion de permanence, on met forcément en exergue la qualité de l’hospitalité, seule capable de générer de la pérennité dans la relation.
Plus le consommateur progresse avec la marque, plus la marque fait preuve de « disponibilité » vis à vis des demandes du consommateur, plus se crée la confiance dans la relation, le consommateur récupérant de plus en plus de valeur d’usage en retour de sa relation avec la marque, la marque obtenant de plus en plus de “permissions” qui lui permettent d’aller encore plus loin dans son service du consommateur.
C’est bien là le cercle vertueux de l’hospitalité des marques : un marketing “on demand” (inbound marketing), un marketing de l’échange, de la confiance, de la permission, du partage de la valeur, où les clients sont aussi des hôtes ; un marketing qui se définit d’abord par rapport au client pour qu’il puisse adopter lui-même la marque, la faire sienne et en devenir à son tour le porte-parole…
Alors que la GDPR fait des marques le gibier de consommateurs devenus madrés, l’hospitalité est la meilleure réponse pour faire de ces mêmes marques les plus désirables des proies : avec bienveillance, humanité et intimité. Assurant ainsi la pérennité de leur croissance.

4. QUELLES APPROCHES POUR LES MARQUES FACE A LA GDPR ?

Ce serait peine perdue pour les marques que de se contenter de « mettre en conformité » leur bases de données tout en espérant garder les mêmes pratiques relationnelles. Car la GDPR est d’abord une invitation à renverser ses pratiques relationnelles pour faire montre d’hospitalité vis à vis de ses clients ; et c’est ce renversement d’attitude qui est lui même porteur de croissance pour les marques. Avec la GDPR, l’hospitalité ouvre pour les marques de nouvelles perspectives de croissance.
Une étude publiée en Mai dernier par le gouvernement Britannique4 s’était alarmée sur le fait que seulement 30% des grandes entreprises du pays avaient commencé à prendre les mesures nécessaires à la mise en conformité de leurs pratiques d’utilisation des données, alors que la transcription dans la loi Britannique vient d’être réalisée en ce mois d’Août, et qu’elle survivra au Brexit. Les autres pays feront-ils preuve de la même insouciance, par rapport à une échéance qui dans la plupart des pays européens, a été fixée à Mai 2018 ?
La GDPR transforme radicalement la manière dont les entreprises utilisent les données. Il va falloir arrêter d’acheter des listes d’adresses, et même se débarasser des listes qu’on aura pu acheter auparavant. Contacter un client exigera d’avoir les permissions nécessaires, sauf à s’exposer à des amendes prévues pour atteindre jusqu’à 4% du chiffre d’affaires.
Il n’y aura donc pas d’échappatoires.
Mais n’est-ce pas justement l’opportunité d’une prise de conscience salutaire dans le futur de la relation client ? Quelle marque aujourd’hui a encore besoin d’avoir accès à des millions de noms dont simplement un infime pourcentage montre un intérêt pour ses propositions ? Ne vaudrait-il pas mieux établir une véritable relation avec moins de clients mais qui ont un véritabe intérêt à avoir un dialogue, un échange, une conversation avec la marque ?
N’est-il pas temps, tout simplement, que les marques apprennent à devenir hospitalières vis à vis de leurs clients ?
Et si la GDPR n’était qu’un manifeste pour l’hospitalité des marques ? Une manière de sauver les marques traditionnelles à l’heure du digital ? La dernière opportunité à saisir avant liquidation ou reprise par les acteurs de la nouvelle économie ?
En développant leur hospitalité pour se mettre en conformité avec la GDPR, ce n’est pas tant l’amende que les marques vont éviter, c’est leur futur qu’elle vont assurer.
Aucune raison d’attendre. Embrassons la GDPR en développant l’hospitalité des marques (5).

 

 

(1) Le Cluetrain Manifesto (Manifeste des évidences) est un texte rédigé par Rick Levine, Christopher Locke, Doc Searls, et David Weinberger. Il est d’abord diffusé sur le web en 1999 comme un ensemble de quatre-vingt-quinze thèses, puis est publié sous forme de livre en 2000 avec les thèses prolongées de sept essais. https://www.amazon.com/Cluetrain-Manifesto-End-Business-Usual/dp/0738204315
(2) Etude 2016 Interbrand : http://interbrand.com/best-brands/best-global-brands/2016/
(3) Etude de la Commission Européenne : https://ec.europa.eu/commission/publications/why-we-need-digital-single-market_en
(4) Citée par Tanya Joseph dans le magazine Marketing Week (UK) du 7 Août 2017, New data laws are a chance to reset customer relationships : https://www.marketingweek.com/2017/08/07/tanya-joseph-data-law/
(5) Cf, “Manifeste pour l’Hospitalité des Marques”, Georges-Edouard DIAS, Edition Netexplo : https://www.amazon.fr/dp/2954667230/

Le vélo cargo, une excellence française

By |May 11th, 2022|Categories: Scoop.it|

Les premiers ont commencé à pédaler quand les vélos électriques ont fait leur apparition. Les seconds les ont rejoints dès le début de la pandémie, au moment où les coronapistes, ces pistes cyclables nées au moment du coronavirus, sont devenues l'un des symboles de la distanciation sociale. La troisième vague de néocyclistes déferle aujourd'hui, portée par la hausse du carburant. Dans toutes les métropoles, les automobilistes apprennent, parfois avec mauvaise humeur ou au prix de grosses frayeurs, à partager la chaussée. Bien obligés, les vélos sont de plus en plus nombreux. Hommes, femmes et enfants, jeunes et vieux, ouvriers et cadres, flâneurs et fonceurs, tous s'y sont mis. Mais parmi eux, une nouvelle population, très diversifiée, est apparue : celle des aficionados du vélo cargo. Rallongé à l'avant ou à l'arrière, cet étrange engin permet désormais aux parents de transporter leurs enfants avec cartables et sacs à provisions, aux artisans de charrier leurs outils, aux livreurs de distribuer leurs colis. Un type de vélo très flexible… et très français. Car ce sont bel et bien des marques tricolores, depuis la multinationale qu'est Décathlon jusqu'au tout petit Sémaphore avec son unique salarié fondateur, qui accompagnent l'incroyable essor du cargo à deux (parfois trois) roues. Porté par l'envolée du pétrole Le tout premier à s'être lancé, c'est Benjamin Sarrazin, avec Yuba , en 2006. A cette époque lointaine, l'entrepreneur a alors 25 ans, une conscience environnementale et l'envie de créer à la fois une entreprise et une famille : « Je ne savais pas moi-même s'il y avait vraiment un marché pour un vélo permettant de transporter plusieurs enfants, mais l'idée me semblait juste, pour moi et pour la planète », explique-t-il aujourd'hui. Il décide de partir aux Etats-Unis, sur la côte ouest : « J'ai choisi de me lancer là-bas, où la culture vélo est totalement inexistante, plutôt qu'en France, où elle existe mais où l'on m'expliquait pourquoi et comment j'allais échouer. »

Génération Z (15-24 ans) : quels sont leurs rapports avec l’avion ?

By |May 11th, 2022|Categories: Scoop.it|

Alors, que dit ce rapport ? En tant que citoyens, l’étude de la Chaire Pégase montre que les jeunes français sont moins intéressés (36%) que leurs aînés (41%) par l’aérien et le spatial. La génération Z utilise principalement les réseaux sociaux (75%) et YouTube (63%) pour suivre l’actualité de ces secteurs, posant ainsi deux défis pour les acteurs de l’aérien et du spatial. D’une part, la remise en cause des canaux traditionnels utilisés par ces acteurs pour communiquer ; d’autre part, la question de la qualité et de la véracité de l’information consommée par les jeunes. Une génération qui prend moins l’avion Si globalement 42% des 15-24 ans ont une idée fidèle de la contribution de l’aérien à l’économie française (entre 3 et 5% du PIB français), ils sont seulement 14% à connaître sa véritable contribution aux émissions de CO2 (entre 2 et 3%). Malgré tout, ils ont davantage réussi à estimer cette part puisque seuls 10% des 25 ans et plus ont trouvé la bonne réponse. On note aussi un consensus chez les jeunes concernant le caractère polluant de l’aérien (74%) et du spatial (65%). Cette population souligne d’ailleurs le manque d’efforts de ces secteurs pour réduire leur impact environnemental.  En tant que passagers aériens, plus de 80% des 15-24 ans ont pris l’avion au moins une fois dans leur vie (contre 91% pour les plus de 25 ans). Avant la crise du Covid-19, sur une année type comme 2019, 61% avaient pris l’avion au moins une fois dans l’année. En moyenne, la génération Z réalisait 1,46 vol par an, soit moins que les millennials (1,65 vol) mais plus que la génération X (1,34 vol) ou les baby-boomers (1,015 vol). Le prix, toujours le prix Pour autant, leur consommation de transport aérien est assez paradoxale et mérite d’être appréhendée avec finesse. Le rapport indique que bien que constamment connectés, les jeunes accordent peu d’importance à l’expérience digitale dans le choix de leur billet d’avion. Et même s’ils sont sensibles aux enjeux environnementaux, l’empreinte carbone de leur déplacement n’est que le septième critère de choix (sur 10). Finalement, comme pour le reste de la population, la génération Z choisit principalement un vol en fonction du prix, de la sécurité ou de la réputation de la compagnie et du nombre d’escales. Et pourtant, bien que le prix demeure leur critère de choix principal, les jeunes montrent une propension plus importante que leurs aînés à payer une somme supérieure pour des vols plus verts. De fait, tandis que plus de 20% de la génération Z (et 31% pour le reste de la population) ne sont pas prêts à payer plus pour voler sur une compagnie plus respectueuse de l’environnement, ils sont en moyenne prêts à payer un billet 14% plus cher pour réduire leur empreinte environnementale. Chez les plus de 25 ans, ils sont seulement prêts à payer 8% de plus. Des achats sur Internet Enfin, quand ils prennent l’avion, ces jeunes volent principalement à destination de l’Europe (73%), de la France métropolitaine (66%) ou de l’Afrique du Nord (23%). Ces destinations sont globalement les mêmes que pour leurs aînés. Leurs billets sont achetés en majorité sur le site de la compagnie aérienne (64%), sur des comparateurs ou des agences en ligne (42%). Si ces canaux sont aussi importants pour les autres générations, les canaux de distribution physiques (comme les agences de voyages) jouent un rôle plus important dans le reste de la population, en particulier pour les babyboomers. Les chercheurs de la Chaire Pégase ont analysé deux échantillons représentatifs des 15-24 ans (800 répondants) et des 25 ans et plus (1010 répondants) en France afin d’étudier les spécificités des attentes et des comportements des 15-24 ans, en les comparant avec le reste de la population française.

Le plan de Renault pour devenir un acteur majeur des services

By |May 11th, 2022|Categories: Scoop.it|

Ne plus vendre un véhicule, mais l'usage d'un véhicule et les services associés : Renault espère bien faire de cette recette, qui séduit un nombre croissant de constructeurs, l'un des leviers de la croissance future. Le groupe au losange a présenté ce mardi le plan de marche de Mobilize, l'entité créée il y a un an et demi pour « renverser l'équation classique de l'industrie automobile ». Adossée à la captive du groupe, RCI Bank and services , qui va être rebaptisée Mobilize Financial services, la nouvelle société va commercialiser des « solutions de mobilité » pour différents publics. Les particuliers tout d'abord, avec des offres de leasing classique (qui attirent déjà un nombre croissant de clients) ou d'abonnement sur des durées plus courtes, à partir de trois mois. Elle proposera également des formules tout compris pour des opérateurs de mobilité (VTC, taxis, société d'autopartage…) ainsi que pour la logistique urbaine. Vendre le plus de services possible L'objectif est de vendre à chaque fois l'utilisation du véhicule pour une durée variable, et un bouquet comprenant le plus de services possible : financement, entretien ou encore assurance, avec un tarif modulé en fonction de la conduite du conducteur, grâce aux données fournies par les voitures connectées. Cette logique peut ensuite être prolongée sur le marché de l'occasion, une fois la voiture « reconditionnée » par Renault. INTERVIEW Renault : « Personne n'attaque le marché des services comme nous le faisons » Selon Clotilde Delbos, qui a quitté la direction financière du groupe pour prendre la tête de Mobilize, ce modèle peut tripler le chiffre d'affaires généré par une voiture sur l'ensemble de sa durée de vie. Et surtout générer des marges à deux chiffres sur chacune des activités. Dans un premier temps, les activités hors Mobilize Financial Services, qui sont encore en phase d'investissement et ne génèrent aujourd'hui qu'une cinquante de millions de chiffre d'affaires, doivent être à l'équilibre en 2025. A l'horizon 2030, Clotilde Delbos vise un volume de 8 millions de services financiers et d'assurance commercialisés (contre 4,7 millions en 2021 l'an dernier, via RCI Bank). A cette échéance, la flotte en location opérationnelle doit atteindre un million d'unités (contre 350.000 aujourd'hui), auxquels s'ajouteraient de 150.000 à 200.000 véhicules utilisés par les opérateurs de mobilité. Des revenus qui auront l'avantage d'être stables, affranchis des cycles qui caractérisent le marché automobile. Un virage compliqué à prendre Avec ce plan stratégique, Renault va sans doute doper l'efficacité de sa captive, qui représente déjà l'une des principales sources de revenus du groupe. Les abonnements pour la recharge des véhicules électriques, les offres d'assurance (qui concurrenceront celles des compagnies classiques) et de paiement (une carte Mobilize est annoncée en collaboration avec Visa) viendront augmenter le panier de services que la société vend en complément de ses offres de LOA ou de crédit. Il sera sans doute plus difficile de rentabiliser l'offre destinée aux opérateurs de mobilité. De nombreux constructeurs cherchent à se développer sur ce créneau des services. Certains avec de gros moyens dont ne dispose pas Renault : Volkswagen a mis 2,5 milliards d'euros sur la table pour racheter Europcar , et Stellantis a séduit Waymo pour un partenariat prometteur dans la livraison urbaine avec des véhicules autonomes. Renault : la révolution à marche forcée de Luca de Meo Et il s'agit d'un virage compliqué à prendre, comme l'ont montré les désillusions de l'attelage BMW-Mercedes, qui vient de céder ses activités dans l'autopartage après des années de pertes. Mobilize va certes emprunter une voie moins risquée. Ses offres ne sont pas destinées au client final, mais à ceux qui le transportent : les compagnies de taxis, les plateformes VTC ou les chauffeurs eux-mêmes. Le groupe fait le pari que ce créneau sera durablement porteur, du fait des contraintes grandissantes imposées aux voitures individuelles dans les centres urbains. L'histoire récente montre toutefois que la rentabilité est loin d'être acquise, dans l'autopartage comme dans les VTC, ce qui peut finir par décourager les candidats. Engins spécialisés Mobilize compte les aider avec des véhicules conçus spécialement pour un usage intensif et partagé. Pour les services d'autopartage, par exemple, le groupe a dans ses cartons un véhicule de deux places 100 % électrique (baptisé Duo), résistant, facile à entretenir et à nettoyer, avec un encombrement minimal sur la chaussée, et un coût total d'exploitation annoncé comme inférieur de 35 % à celui d'un véhicule classique. Renault fait entrer le chinois Geely au capital de sa filiale coréenne La société prépare dans le même esprit un véhicule dédié à la livraison du dernier kilomètre (Hippo). A plus court terme, Mobilize proposera cette année aux taxis et aux VTC un accès par abonnement à une berline 100 % électrique (dénichée en Chine) incluant l'assistanc

Les NFT vont faire leur entrée sur Instagram –

By |May 11th, 2022|Categories: Scoop.it|

Instagram vient d’annoncer l’arrivée des NFT dans le flux principal du réseau social par le biais d’une nouvelle catégorie de publication. La fonctionnalité est actuellement testée aux Etats-Unis. Vous venez de dépenser une somme importante de bitcoins pour acquérir le NFT d’un gif de taco et vous voulez que la Terre entière soit au courant ? Votre souhait est sur le point de se réaliser. Pour rappel, un NFT est un certificat numérique inscrit dans la blockchain qui permet d’authentifier un objet numérique sous toutes ses formes (image, tweet, vidéo, gif, vêtements pour le métavers…). Le patron d’Instagram, Adam Mosseri, a déclaré que les utilisateurs pourront partager leurs NFT dans le flux principal, en Story ou par message. Chaque NFT sera accompagné du nom de l’œuvre, de sa description, du nom du propriétaire et du créateur. Une nouvelle catégorie de publication sera créée à cet effet avec un onglet dédié, représenté par une icône en forme d’hexagone. Il affirme que les créateurs et les collectionneurs n’auront aucun frais à payer. Les NFT des blockchains Ethereum et Polygon seront pris en charge pour commencer, suivis par Solana et Flow. Pour le moment, cette nouvelle fonctionnalité est accessible aux États-Unis uniquement et pour un nombre de créateurs limité. Mark Zuckerberg a fait savoir que les NFT pourraient bientôt être partagés sur Facebook et ensuite sur les autres applications du groupe Meta. Le groupe est en train de travailler sur un nouveau format, les 3D NFT qui permettrait de visualiser les œuvres numérique en réalité augmentée.

« Chez Maria Schools, on désapprend pour mieux dompter le numérique », Agnès Alazard.

By |May 11th, 2022|Categories: Scoop.it|

Agnès Alazard a cofondé avec Annabelle Bignon, Maria Shcools, qui est un campus dédié à l’apprentissage des métiers du futur. Le but des formations proposées par Maria Schools est de développer ses savoir-faire, son savoir-être, pour être épanoui et libre de choisir sa vie professionnelle. Les écoles présentes sur le campus (Join Lion, Hero, Maestro) forment aux comportements et aux compétences du monde numérique. La pédagogie est très inspirée de Maria Montessori, avec notamment cette envie de transmettre le plaisir d’apprendre qu’on retrouve chez Maria Schools. Basé sur l’interdisciplinarité et l’intelligence collective, ces méthodes permettent de désapprendre son ancien métier, et surtout d’en apprendre de nouveaux, plus outillés et plus numériques. Apprendre le no code, apprendre à lancer son premier podcast, apprendre à raconter son histoire à l’heure des réseaux sociaux, voici des exemples de ce qui est enseigné chez Maria Schools. Maria Schools recrute en 2022 des développeurs, des spécialistes de la DATA… Le métier de product manager est aussi mis à l’honneur. Sans cesse en mouvement pour répondre aux besoins émergents des entreprises, Maria Schools lance régulièrement de nouvelles écoles : il y a d’ailleurs un projet lié à la RSE prévu pour la rentrée 2022, et un programme Métaverse prévu pour juin. Maria Schools recrute en 2022 des développeurs, des spécialistes de la data, des équipes Sales et Marketing, ainsi qu’un talent en charge des affaires publiques

Quand les bureaux de tabac prennent la place des agences bancaires

By |May 11th, 2022|Categories: Scoop.it|

Les bureaux de tabac seront-ils les nouvelles agences bancaires ? Après Nickel, la filiale de BNP Paribas qui propose d'ouvrir un compte chez les buralistes, ou le transporteur de fonds Loomis, qui y installe des guichets automatiques de billets (DAB), son concurrent Brink's veut à son tour profiter de ce réseau pour soutenir l'utilisation du cash. Concrètement, il compte permettre aux consommateurs qui le souhaitent de régler en espèces des achats réalisés sur Internet. La méthode est simple : lors de leurs paiements en ligne, ils auront la possibilité de choisir l'option développée par Brink's - qui opère en son nom ou en marque blanche. Les acheteurs n'auront ensuite plus qu'à aller régler leur bien dans un bureau de tabac affilié en présentant un QR Code lié à la transaction. La livraison du produit interviendra après la confirmation de paiement. Brinks veut croire qu'il s'agit pour lui de l'entrée dans une nouvelle ère technologique. « On est loin des camions blindés », reconnaît Michaël Gabay, président de Brink's France. Le groupe, tout comme ses concurrents, ne cesse en effet de chercher à diversifier ses sources de revenus alors que son métier initial, le transport de fonds, décline face à la digitalisation accélérée de l'économie. Comment les spécialistes des DAB gèrent la rationalisation du parc « Nous avons déjà enrôlé 2.000 buralistes, assure le patron. Et tout est en règle avec les régulateurs : ce sont nos agents, et nous avons le statut de prestataire de paiement. » Les marchands se sont eux aussi montrés intéressés. La solution baptisée Brink's Payment Services a déjà séduit la Mutuelle assurance de l'éducation (MAE), dont les clients pourront régler en espèces leur cotisation. Cash Converter fait aussi partie des partenaires : la clientèle de ce spécialiste de l'achat et revente d'objets d'occasion paye principalement en espèces, mais celui-ci cherche à développer ses ventes en ligne. Résultat, il a besoin de réconcilier les deux flux.

« Le bitcoin ou la vie ! » : à la City de Londres, on rackette des cryptos dans la rue

By |May 11th, 2022|Categories: Scoop.it|

Dans le quartier d'affaires de la capitale britannique, les cas de racket de cryptomonnaies se multiplient. Les agresseurs obtiennent par la menace physique les téléphones des passants et transfèrent les cryptomonnaies qui y sont stockées vers leurs propres portefeuilles. Lire plus tard Commenter Partager Crypto-monnaies Logiciels Les cas de racket de cryptomonnaies se multiplient dans la capitale britannique (FOTOKITA/Shutterstock) Par PERRUCHE Clément Publié le 11 mai 2022 à 7:25Mis à jour le 11 mai 2022 à 7:35 Racketter un téléphone portable ? Pas assez rentable. Désormais, dans les rues de la City de Londres, on ne se fait plus racketter son iPhone, mais ses cryptos. C'est ce que raconte le quotidien britannique « The Guardian » , citant un rapport de la police du célèbre quartier d'affaires. Celle-ci parle d'une vague de « crypto-agressions ». Le modus operandi est simple : les voleurs s'en prennent physiquement à des passants dans le centre financier de la capitale britannique où les salaires à six chiffres sont la norme. Les agresseurs prennent leur téléphone, accèdent au portefeuille numérique de la victime puis transfèrent ses cryptomonnaies vers leurs propres « wallets ». En tout, plusieurs milliers d'euros de crypto-actifs auraient été dérobés de cette manière, rapporte le « Guardian ». NFT : un compte Instagram piraté, quatre « Bored Apes » barbotés Des racketteurs crypto-avertis Ainsi, une victime raconte qu'elle essayait de commander un Uber lorsque les agresseurs l'ont forcée à donner son téléphone. Lorsque les malfrats lui rendent, la victime constate que 5.000 livres d'ethereum stockés sur son compte Coinbase s'étaient évanouis dans la nature. Une autre victime a expliqué à la police qu'il vomissait sous un pont lorsque quelqu'un l'a forcé à déverrouiller son téléphone avec son empreinte digitale, a changé ses paramètres de sécurité, puis a dérobé pour 28.700 livres de cryptomonnaies. Un troisième larron raconte qu'il a naïvement suivi dans une allée plusieurs individus qui lui avaient proposé de la cocaïne. L'un des agresseurs lui a proposé de taper un numéro - sûrement celui du dealer - sur son téléphone. Mais le filou a en réalité accédé au compte de cryptomonnaies, qu'il a déverrouillé en utilisant le logiciel de reconnaissance faciale sur la victime. Cette fois-ci, ce sont 6.000 livres de ripple, une autre cryptomonnaie, qui ont été dérobés. Le bitcoin emporté par le dégonflement de la bulle de la tech Des transferts irréversibles Contrairement aux transferts bancaires, les transferts de cryptomonnaies sont irréversibles. Cela rend le larcin particulièrement attirant pour les voleurs. « Si on me force à faire un transfert d'argent, la banque peut tracer les fonds et il est possible d'annuler la transaction », explique au journal David Gerard, un spécialiste de la blockchain. « Avec les cryptos, si je transfère vos cryptos sur mon portefeuille, je possède vos tokens et vous ne pouvez pas les récupérer », ajoute-t-il. Selon David Gerard, les amateurs de cryptos commettent une erreur en gérant leurs cryptomonnaies directement depuis leur smartphone. Car ils ne prennent pas les mêmes précautions que lorsqu'ils manipulent du cash. « Les gens stockent d'énormes montants sur leurs comptes de cryptos. En un sens, pour eux, il ne s'agit pas de vrai argent. »

Netflix prévoit de lancer une offre avec publicité d’ici fin 2022, selon le New York Times

By |May 11th, 2022|Categories: Scoop.it|

PARIS (Reuters) - Netflix Inc pourrait lancer d'ici la fin de l'année, soit plus tôt que prévu, sa nouvelle formule d'abonnement moins cher mais avec publicités, rapporte mardi le New York Times. Oui, la taille du pénis est importante, assurent des scientifiques Selon des biologistes australiens, en optant pour des partenaires sexuels bien membrés, les femmes auraient favorisé ce trait au fil des générations. Le géant américain de la vidéo en ligne pourrait également durcir le ton pour lutter contre le partage de codes d'accès parmi ses clients, selon le journal américain qui cite une note interne diffusée au personnel de Netflix. Le groupe n'a pas répondu dans l'immédiat à une demande de commentaire de Reuters. Le mois dernier, Netflix a fait état d'une perte de son nombre d'abonnés, une première en plus de dix ans, et a dit s'attendre à ce que cette tendance s'accentue au deuxième trimestre, entraînant un plongeon du titre à Wall Street. Au cours du premier trimestre, l'entreprise a perdu 200.000 abonnés alors qu'elle s'attendait à gagner 2,5 millions de clients. Ce recul s'explique en partie par la décision du groupe américain de suspendre le mois dernier ses activités en Russie à la suite de l'offensive en Ukraine. Cette faible croissance du nombre d'abonnés a poussé Netflix à envisager de lancer un abonnement moins cher mais avec de la publicité en contrepartie, une formule qui a connu un succès chez ses concurrents HBO Max et Disney+. La direction de Netflix envisageait initialement de lancer une telle formule l'an prochain, voire dans deux ans.

Le mal, en vente libre

By |May 10th, 2022|Categories: Scoop.it|

Qu’il est délicieux ce moment de la révélation, celui où vous accédez à une compréhension du monde d’autant plus enthousiasmante qu’elle prend la forme de l’évidence, une vérité que vous connaissiez déjà sans le savoir pour autant. Etudiant, ce fut le cas avec la découverte de Bourdieu, et cette simple idée que le milieu social d’origine était un puissant déterminant. Depuis, j’ai pour livre de chevet (même si je ne l’ai lu qu’une fois) ‘’Les décisions absurdes’’ de Christian Morel, une trilogie qui nous apprend à nous méfier de ce qui semble logique, et nous encourage à faire des choix contre-intuitifs. Et bien avant-hier, j’ai eu cette sorte d’illumination en regardant le documentaire ‘’L’illusion verte’’, de Werner Boote et Kathrin Hartmann. Le film, sorti en salles il y a quelques mois, et disponible désormais en DVD, prend la forme d’une enquête à travers le monde pour déjouer les abus de ‘’greenwashing’’ par les multinationales, cette technique marketing qui consiste à habiller de vert n’importe quel produit pour le rendre plus consommable. Après être allés en Indonésie constater les ravages provoqués, sur la forêt tropicale, par l’exploitation de l’huile de palme, les deux réalisateurs se rendent à Austin, au Texas. Ils ont rendez-vous avec Raj Patel, économiste, professeur d’université, spécialiste des questions alimentaires. La discussion porte sur les étiquettes des produits dits durables, la difficulté à les lire, et les arbitrages auxquels sont incités les consommateurs : Tout revient à la décision individuelle de l'acheteur, mais ça ne devrait pas être le cas. C'est comme le café équitable : moi j'achète du café équitable parce qu'on me donne le choix entre ça et du café d'enflure, du café qui exploite les enfants. On n'en veut pas, on ne veut pas de produit exploiteur. Mais pourquoi est-ce une option ? Pourquoi doit-on choisir, choisir de ne pas exploiter les gens, choisir de ne pas tuer les dauphins ? Pourquoi ces choix existent-ils ? Pourquoi doit-on s'inquiéter de tout ça ? Pourquoi n'est-ce pas un principe de base légiféré pour éviter que ce soit un choix individuel ? La seule solution, c'est d'organiser tout ça. Ce n'est pas en faisant nos courses que nos choix deviendront des lois! Propos lumineux que ceux de Raj Patel, en ceci qu’ils éclairent une forme d’asservissement volontaire dont je n’avais pas pris conscience jusque-là. En tant que consommateur, heureux possesseur de la carte Waaoh !, je suis l’otage consentant d’une manipulation de la grande distribution et de ses principaux fournisseurs.  Faisons un tour au supermarché. Comme tous ceux de son espèce, celui de mon quartier a entamé, progressivement, sa mutation en accordant de plus en plus de place aux produits bio, au commerce équitable, aux emballages recyclables. C’est encore timide mais disons qu’il y a le choix. Je peux donc, comme l’explique le professeur d’Austin, choisir ce qui est bien plutôt que ce qui est mal. Mais je réalise à présent que le mal fait aussi partie du choix. Le mal ! Autrement dit, que des produits issus de l’exploitation des hommes ou de la nature, qui maltraitent les premiers et détruisent la seconde, sont en vente libre. A chaque individu en somme, de se débrouiller avec sa conscience : les grandes enseignes font de la place aux labels verts, elles peuvent donc se laver les mains de ce qu’elles proposent par ailleurs. Une façon de se défausser sur l’individu, de le rendre responsable du bien-être collectif, sans passer par le collectif. Ce constat renvoie à la réflexion sur l’utilité de l’écologie ‘’des petits pas’’, l’idée que si chacun fait un peu, la somme de ces petits gestes peut beaucoup pour la sauvegarde de l’environnement. En résumé, le choix qui nous est proposé d’acheter des produits équitables ou non équitables revient à nier la nécessité du politique. Or comme le dit Raj Patel, ‘’ce n’est pas en faisant nos courses que nos choix deviendront des lois’’.

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