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BNP Paribas et Société Générale aux prises avec la dette d’Elon Musk, le pire LBO de l’histoire

De trophée arraché de haute lutte à leurs compétiteurs sur le sol américain, le prêt de 13 milliards de dollars accordé à Elon Musk pour le rachat du réseau X vire au fardeau pour BNP Paribas et Société Générale, les deux banques françaises qui se sont associées à cinq autres prêteurs anglo-saxons et japonais. Avec Morgan Stanley, Bank of America, Barclays, MUFG et Mizuho, elles se retrouvent « collées » depuis maintenant deux ans, avec le financement à leur bilan sans pouvoir le revendre. Une durée sans précédent dans l'histoire du LBO (acquisition financée par la dette) depuis la grande crise financière de 2008. D'où un coût en capital et des risques de pertes potentielles croissants avec la remontée des taux, depuis que la transaction a été « pricée » en octobre 2022. Au printemps 2023, Bloomberg estimait que les pertes pour l'ensemble des banques sur ce crédit pourraient s'élever à 4 milliards de dollars , contre 500 millions de dollars en octobre de l'année précédente. Et ce bien qu'Elon Musk a procédé à plusieurs remboursements en tranches de 300 millions de dollars sur la totalité de ses prêts. La BCE aux aguets sur les LBO En soi, les deux banques françaises sont nettement moins exposées que les banques anglo-saxonnes. A l'annonce en 2022, BNP Paribas avait prêté pour 1,4 milliard de dollars. Une des deux lignes de crédit portées par la banque française a été annulée, et le groupe, qui n'a pas voulu commenter, serait à ce jour exposé à hauteur de 5% des 13 milliards de dollars, soit 650 millions de dollars. Toutefois, le sujet tombe mal au moment où la Banque centrale européenne menace les institutions financières de l'Union de surcharge en capital en cas de surexposition aux prêts à hauts risques. BNP Paribas, en particulier, fait partie des noms d'acteurs cités dans le viseur de la BCE. LIRE AUSSI : La dette d'acquisition de Twitter, plus grosse « colle » des banques de tous les temps Twitter : les banques négocient avec Elon Musk la revente de leur dette A fin juin, le groupe bancaire, qui n'a voulu faire aucun commentaire sur ce dossier, classait dans les expositions « à des secteurs sensibles », donc plus à risque, quelque 13,1 milliards d'euros de prêts à effet de levier (0,7 % des engagements bruts). Ce montant s'est nettement contracté sur deux ans (18,4 milliards d'euros à fin 2022, soit 0,9 % des engagements bruts de la banque), même s'il a crû depuis la fin de l'année dernière (12,7 milliards d'euros). Le financement accordé à Elon Musk apparaît toutefois élevé au regard des pratiques du groupe pour un dossier de LBO. Le montant moyen accordé par la banque est en général de 12 millions d'euros (ou le double en prenant un périmètre élargi), d'après son dernier rapport annuel. BNP Paribas indique aussi avoir plus que doublé ses encours LBO en défaut fin 2023, à 762 millions d'euros, par rapport à l'année précédente. Ses provisions ont crû dans le même temps pour atteindre 156 millions d'euros. Société Générale réduit son exposition Société Générale, de son côté, a prêté pour 875 millions de dollars à Elon Musk en 2022. Selon des sources, l'exposition de la banque au réseau X aurait diminué de plus de la moitié depuis le « deal ». En fin d'année dernière, Société Générale indiquait, dans son rapport annuel, « apporter une attention particulière au sous‑portefeuille des 'leveraged buy‑out' (LBO) ainsi qu'au segment des transactions à haut niveau de levier ('highly leveraged transactions') ». Le groupe comptabilisait à fin juin 5 milliards d'euros (0,4 % de ses engagements) de prêts LBO, également classés, comme chez BNP Paribas, dans les secteurs « sensibles ». Société Générale n'a pas voulu commenter la situation. Selon un proche du dossier, à ce jour, « il n'y a pas de perte enregistrée sur le dossier X, ni de défaut de paiement, et cela n'empêche pas la banque de financer d'autres acteurs du LBO ». Mais « la situation X est suivie de très près ».

By |2024-09-21T10:07:38+00:00September 21st, 2024|Scoop.it|0 Comments

IPhone 16, Siri, Airpod 4… la rentrée d’Apple sous le signe de l’IA

L'intelligence artificielle débarque dans les iPhone. Apple a dévoilé en grande pompe, lundi, la dernière génération de son smartphone, « les premiers iPhone à avoir été conçus dès leur origine pour Apple Intelligence », la plateforme d'intelligence artificielle générative du groupe californien, a annoncé Tim Cook depuis le siège d'Apple à Cupertino. Alors que les ventes du produit phare de la marque sont en perte de vitesse, Apple veut à tout prix faire valoir sa place dans la course à l'IA et montrer sa capacité à concurrencer, entre autres, le sud-coréen Samsung qui a déjà lancé ses premiers mobiles augmentés. La keynote, intitulée « It's glowtime » - « C'est l'heure de briller » - doit être l'occasion de dévoiler l'iPhone 16 (et ses dérivés Pro, Plus, Pro Max…) plus légers, avec une caméra plus précise et un nouveau bouton dédié à la photo-vidéo, ainsi qu'une nouvelle version de l'assistant vocal Siri. Elle est aussi l'occasion de donner la part belle à l'Apple Watch, qui fête ses dix ans, et aux nouveaux Airpod. Sans pour autant dévoiler une refonte complète de l'écosystème grâce à l'IA. Relancer les ventes Le géant à la pomme avait annoncé en juin le lancement d'Apple Intelligence, un système permettant, à terme, d'intégrer l'intelligence artificielle générative dans ses appareils, avec des usages comme la réponse automatisée aux e-mails, la création d'images ou encore des interactions plus poussées avec Siri. LIRE AUSSI : En chiffres - Apple compte sur l'IA pour relancer ses ventes Analyse - Les smartphones, nouveaux rois de l'IA ? Mais Apple Intelligence a été plus lent que prévu à être développé, et les options les plus approfondies ne devraient voir le jour que début 2025. Certaines fonctionnalités devraient arriver progressivement, à partir de l'automne, sur les appareils les plus récents, boostant ainsi leur vente. Entre avril et juin, le chiffre d'affaires des iPhone, la deuxième activité la plus rentable d'Apple, a baissé de 1 %, à 39 milliards de dollars. Rattraper la concurrence Ce rendez-vous traditionnel est à haut risque cette année : la marque doit convaincre le public d'acheter des appareils de plus en plus chers, avec des fonctionnalités suffisamment disruptives pour se différencier des concurrents, notamment Google et Samsung. Le cap est notamment mis sur les consommateurs chinois, qui ont peu à peu délaissé les iPhone pour des marques locales : Vivo, Oppo, Honor, Huawei et Xiaomi. Les revenus d'Apple ont reculé de 6,5 % sur le trimestre du printemps dans le pays. Mais le géant de la Silicon Valley doit surtout montrer aux marchés sa solidité en matière d'IA, alors qu'il est à la traîne par rapport aux autres mastodontes de la tech, le tout dans un contexte de frilosité des investisseurs au sujet de cette nouvelle technologie. LIRE AUSSI : Décryptage - L'IA en passe de sonner la fin de la panne d'innovation dans les smartphones Après Apple et Samsung, Google mise sur l'IA pour doper ses smartphones Au sein de l'Union européenne, cependant, l'arrivée des iPhone boostés à l'IA pourrait être plus tardive. Apple a reporté sine die le lancement de son système d'IA générative à cause d'« incertitudes réglementaires » liées à la réglementation appliquée sur le Vieux Continent, notamment le règlement sur la protection des données (RGPD) et le DSA (Digital service act).

By |2024-09-21T10:06:41+00:00September 21st, 2024|Scoop.it|0 Comments

Comment Carrefour compte signer son retour en Inde

C'est un retour, sous une nouvelle forme. Carrefour a quitté l'Inde en 2014 après quatre ans de présence avec 5 magasins de gros destinés aux professionnels. Le pionnier français des hypermarchés revient dans le pays au 1,4 milliard d'habitants avec des petits hypermarchés et des supermarchés ouverts aux consommateurs particuliers. Le groupe dirigé par Alexandre Bompard a annoncé ce lundi un accord avec le distributeur émirati Apparel Group, spécialiste de la franchise, plutôt dans l'univers de la mode, avec 2.400 points de vente dans 14 pays, dont 250 dans le sous-continent. En 2025 à New Delhi Les premières ouvertures sont prévues pour la fin du premier semestre 2025, à New Delhi. L'enseigne française gagnera ensuite Bombay et Bangalore. « Nous n'avons pas encore d'objectif chiffré, explique aux « Echos » Patrick Lasfargues, directeur international de Carrefour. Notre partenaire devra trouver des emplacements, dans un pays où le foncier est rare et cher ». LIRE AUSSI : Les nouvelles ambitions internationales de Carrefour L'initiative s'inscrit dans le plan 2026 d'Alexandre Bompard qui prévoyait lors de son lancement en 2022 l'arrivée dans 10 nouveaux pays, à chaque fois en franchise. Depuis cette date, Carrefour a déployé son enseigne en Israël, en Mongolie, en Grèce, en Bulgarie et à Gibraltar. Le distributeur français compte au total 14.000 magasins dans 40 pays. Flexibilité « Avec une population de plus de 1,4 milliard d'habitants, dont environ 46 % ont moins de 25 ans, l'Inde est l'un des plus grands marchés alimentaires au monde, tiré par la croissance économique, l'urbanisation et l'augmentation du pouvoir d'achat des consommateurs. La flexibilité de Carrefour pour adapter ses formats aux différents contextes géographiques et sociaux lui permettra d'attirer à la fois les clients des commerces traditionnels et des commerces modernes, y compris l'e-commerce, qui est en plein essor », indique le communiqué publié. LIRE AUSSI : Comment Auchan et Carrefour courent derrière un lièvre nommé Leclerc Pour investir un pays gigantesque dans lequel il existe peu de chaînes de distribution importantes, Carrefour s'appuie sur un franchisé qui possède un ancrage local. Nilesh Ved, propriétaire du groupe Apparel et président d'AppCorp Holding, ainsi que sa famille, ont fait fortune à Dubaï mais sont d'origine indienne. « Notre objectif est clair : offrir les meilleurs produits à des prix très attractifs à tous les clients indiens et faire de Carrefour leur enseigne préférée pour faire leurs courses », a déclaré l'homme d'affaires. Le développement du commerce moderne dans le pays est favorisé par les réformes du Premier ministre Narendra Modi qui a notamment unifié le système des taxes entre les Etats. Commerce de proximité Concrètement, Carrefour ouvrira des petits hypermarchés de 2.500 mètres carrés ou des supermarchés Carrefour Market. « En Inde, la circulation est difficile. Les Indiens ont l'habitude de faire leurs courses en bas de chez eux, ou de se faire livrer », explique Patrick Lasfargues. L'essentiel du commerce alimentaire est tenu par un vaste réseau de 13 millions de petits épiciers. LIRE AUSSI : E-commerce : ces six ans de formation que l'élève Walmart s'est offerts en Chine Sur un marché où les prix sont bas, pour des clients au faible pouvoir d'achat en dehors des quelques privilégiés ou membres de la jeune génération éduquée, les marges des commerçants sont faibles. C'est la raison pour laquelle Carrefour et son partenaire misent intégralement sur la production locale. L'inde est un géant agricole et son industrie agroalimentaire se développe fortement. Carrefour fera aussi fabriquer localement les produits à sa marque. Apparel Group investira dans les magasins et l'exploitation. Carrefour, qui n'aura pas d'équipes sur place, offrira son enseigne, connue des jeunes éduqués qui arpentent le Moyen-Orient, et son savoir-faire en matière d'assortiment. Pour coller à la culture culinaire locale, les magasins ne posséderont pas de boucherie, ni de poissonnerie, ni de boulangerie (les Indiens mangent surtout du pain de mie, à l'anglaise). Les gammes végétales règnent en maître dans le pays.

By |2024-09-21T10:05:46+00:00September 21st, 2024|Scoop.it|0 Comments

Face à la vague IA, les start-up françaises des cryptos peinent à lever des fonds

Web3, es-tu là ? Les start-up des cryptos et de la blockchain, trois ans après avoir été appelées à redessiner l'avenir du web (le « 2.0 », reposant sur les réseaux sociaux), éprouvent le plus grand mal à se développer et à se financer. En tout cas, en France. Depuis le crash de la plateforme d'échange américaine FTX le 11 novembre 2022, le secteur ne cesse de perdre du terrain, selon une nouvelle étude réalisée par Invyo pour « Les Echos » portant sur le premier semestre 2024. A peine 19 start-up cryptos françaises ont levé des fonds entre janvier et juillet, contre 29 à la même période l'année d'avant - qui se situait déjà à un niveau anémique -, soit une baisse de près de 35 %, selon ce spécialiste du traitement et de l'analyse de données dans le private equity et le capital-risque. Certes, au premier semestre, le montant total levé dépasse celui de 2023, avec 178 millions d'euros, contre 134 millions. Mais il est boosté par deux opérations : Zama (67 millions d'euros) et Flowdesk (50 millions) - auxquelles on peut ajouter Kiln (17 millions). Tous secteurs confondus, la French Tech a stagné à 4,26 milliards levés au premier semestre, selon EY. Un secteur trop lié au prix du bitcoin Avec si peu de tours de table signés dans le Web3, cela suffit à doper le ticket moyen à 2,6 millions d'euros en 2024, contre un peu moins de 2 millions en 2023. Les investisseurs les plus actifs dans le secteur en cette première partie d'année sont Inovexus, Kima Ventures et Sébastien Borget avec trois deals, suivis de Bpifrance, Frst, GSR, IOSG Ventures et StarWare Industries (deux deals). LIRE AUSSI : DECRYPTAGE - Levées de fonds : la French Tech en convalescence DECRYPTAGE - Pour survivre, les start-up du Web3 cachent tokens et NFT sous le tapis En 2023, Bpifrance à elle seule avait soutenu sept start-up cryptos, contre six pour Kima et même deux pour BNP Private Equity. A noter qu'on ne compte que quatre fonds français dans le Top 10. Désormais, les « VC » n'ont plus d'yeux que pour l'intelligence artificielle. Le secteur crypto est d'ailleurs aussi concurrencé par l'IA sur un autre front : celui des serveurs, dont certains abandonnent le minage de bitcoin au profit de l'entraînement des grands modèles de langage . « Nous n'avons pas à rougir de nos levées mais la France est clairement en période de vache maigre », pointe Ivan de Lastours, responsable blockchain et crypto à Bpifrance. Cela fait sept ans qu'il suit le Web3 pour la banque publique d'investissement, et parle toujours de « secteur en construction ». Toujours très - trop ? - lié au prix du bitcoin et autres devises numériques, le Web3 recèlerait nombre de cas d'usages qui nourrissent l'optimisme de ses acteurs : traçabilité (il y a des attentes en matière d'ESG), finance (BlackRock a ouvert le bal en tokenisant un fonds ), et intelligence artificielle (la blockchain serait un bon remède aux fake news sur Internet). L'espoir du DPP en 2027 Mieux : le Digital Product Passport (DPP), qui doit imposer un passeport numérique de chaque produit commercialisé dans l'Union européenne à partir de 2027, pourrait représenter une manne pour les acteurs européens de la blockchain. Aussi, les perspectives de détente des taux directeurs avec le reflux de l'inflation pourraient également redonner de l'allant aux fonds de capital-risque. En attendant, c'est le chemin inverse qu'empruntent certains « VC ». XAnge a ainsi discrètement mis fin à son fonds Web3 Digital Ownership cet été, d'après Sifted. Selon nos informations, il a récolté moins de la moitié des 80 millions d'euros visés et n'a finalisé aucun ticket dans le Web3 en deux ans. L'existant devrait être dilué dans un fonds plus large (XAnge 5) à partir de 2025.

By |2024-09-21T10:05:00+00:00September 21st, 2024|Scoop.it|0 Comments

Dix ans de Netflix en France : comment le géant américain a dynamité le paysage audiovisuel

Au soir du 15 septembre 2014, le Tout-Paris des médias s'était donné rendez-vous sous le pont Alexandre-III pour célébrer dans un restaurant branché l'arrivée de Netflix en France. Sans imaginer encore que cette date marquerait la fin d'une époque, celle de la télévision reine, et le début d'une autre, celle du streaming. Ce jour-là, Netflix lance son service en France (et dans cinq autres pays dont l'Allemagne), proposant à partir de 8 euros par mois son vaste catalogue à la demande, avec des séries au ton novateur comme « Orange Is the New Black ». « Avant, le mot 'plateforme' n'existait quasiment pas dans le secteur audiovisuel, rappelle Philippe Bailly, fondateur de NPA Conseil. Grâce à Netflix, pour la première fois, le public pouvait s'abonner à un service où on pouvait regarder un énorme catalogue, sur tous les écrans, et faire du 'binge-watching' en regardant tous les épisodes d'une série en un week-end… » Les grandes chaînes françaises avaient tenté de se prémunir contre cette nouvelle menace : Canal+, par exemple, en achetant pour la France les droits de la série phare de Netflix « House of Cards ». La chaîne cryptée avait aussi lancé dès 2011 son service de streaming (CanalPlay), tout comme M6 qui proposait également depuis quelques années une offre de rattrapage en ligne. Prime au leader Mais la plateforme va vite imposer un nouveau paradigme. « Netflix a accéléré comme aucun autre la généralisation du streaming vidéo en introduisant un confort d'utilisation inédit », souligne Philippe Bailly. Et cela grâce à son interface et ses algorithmes. Le public adhère vite, à mesure que Netflix ajoute à ses grandes séries internationales des productions originales françaises. Parmi elles, « Marseille » en 2016, première série originale française du service, ou « Lupin » en 2021, qui connaît un rayonnement international. LIRE AUSSI : Le plan de France Télévisions pour enrichir sa plateforme et rivaliser avec les géants YouTube et Netflix Dans le monde, Netflix est passé de 48 millions d'abonnés en 2014 à près de 278 millions dix ans plus tard. « Il y a toujours une prime au leader. Netflix est le premier qui a su profiter à une échelle mondiale des opportunités de la vidéo sur Internet. Les autres plateformes internationales de SVoD ont généré pendant longtemps - et souvent génèrent toujours ! - des pertes considérables », rappelle Nicolas de Tavernost, l'ex-patron de M6, désormais chez CMA CGM. Netflix, au contraire, affiche des résultats flatteurs, avec 5,4 milliards de dollars de bénéfices nets en 2023. Révolution du délinéaire En France, l'un de ses marchés les plus dynamiques, le service franchit en juillet 2022 le cap des 10 millions d'abonnés. Un total tenu confidentiel depuis, mais qui a dû croître, sous l'effet du lancement à l'automne 2022 de l'offre moins chère avec publicité, puis des restrictions au partage des comptes. Selon les estimations du Baromètre de l'offre SVoD (« subscription video-on-demand ») de NPA Conseil/Harris Interactive, au moins 12 millions de foyers français seraient aujourd'hui abonnés à Netflix, soit un taux de pénétration estimé à environ 40 % fin juin, devant Amazon Prime Video (30 %) et Disney+ (20 %). LIRE AUSSI : DECRYPTAGE - Comment Netflix a retrouvé ses niveaux records en Bourse Ce succès fulgurant a fait le bonheur de sociétés de production audiovisuelles françaises, qui ont trouvé chez les plateformes de nouveaux débouchés et sont devenues pour certaines des géants européens, comme Mediawan ou Banijay. Mais la place prise par Netflix dans le quotidien des spectateurs s'est aussi faite au détriment de la consommation en linéaire des chaînes traditionnelles, qui ont dû se réinventer, quitte à s'inspirer du géant californien. Le cofondateur Reed Hastings était allé un peu loin en prophétisant la fin de la télévision. Mais celle-ci a bien changé de visage.

By |2024-09-20T14:51:26+00:00September 20th, 2024|Scoop.it|0 Comments

Opinion | Climat : de nouveaux indicateurs pour alerter le public

La Terre se dirige vers un réchauffement de 5 °C, bien au-delà de la limite de +2 °C fixée par l'accord de Paris. Cette seconde limite, déjà brièvement atteinte, révèle une erreur de communication. Une augmentation de 2 °C reste relativement acceptable dans beaucoup d'imaginaires. Mais ce chiffre cache en réalité bien des disparités puisqu'il s'agit d'une température moyenne sur la planète, et correspond donc à des variations très importantes au sein d'un même hémisphère. Chaque fraction de degré nous rapproche de l'inconnu. Cette tendance générale appelée climat se diffère grandement de la météorologie, impliquant des mesures éphémères. Mais comment espérer que des citoyens encore peu avertis saisissent la différence entre climat et météorologie ? Un seuil choisi dans les années 1970 Le seuil de +2 °C a été établi dès les années 1970 par l'économiste William Nordhaus, de Yale, qui avait déjà souligné qu'une telle augmentation dépasserait les limites de l'expérience humaine. Ce chiffre est devenu un repère à la fois politique et scientifique. Pourtant, chaque fraction de degré nous rapproche de l'inconnu. Si ce seuil ne suscite pas de crainte, c'est peut-être parce qu'il a été mal choisi pour sensibiliser le grand public, même s'il fait consensus parmi les décideurs et les scientifiques. Le GIEC avertit qu'une hausse de 2 °C pourrait provoquer des conditions météorologiques extrêmes. LIRE AUSSI : DECRYPTAGE - Le réchauffement climatique freinera la croissance nettement plus que prévu ENQUETE - Réchauffement climatique : 5 cartes pour visualiser ce qui nous attend L'accent mis sur le seuil de 2 °C est une erreur de communication. Il est crucial de renouveler le discours sur le réchauffement climatique en utilisant des indicateurs plus parlants. Réduire le dérèglement climatique à une simple augmentation de la température mondiale est insuffisant. Des étés à plus de 50 °C à Lille En réalité, ces 2 degrés pourraient signifier des étés à plus de 50 °C à Lille dès 2040, l'arrivée de moustiques porteurs de maladies en Europe, et des centaines de millions de réfugiés climatiques. Si nous restons sur la trajectoire actuelle, un réchauffement de 5 °C nous ramènerait à la différence de température entre aujourd'hui et la dernière ère glaciaire. Dans l'histoire humaine, seules deux crises ont menacé notre survie de manière irréversible : un hiver nucléaire pendant la guerre froide et le dérèglement climatique. Nous craignons les bombes nucléaires mais ignorons les « bombes climatiques » comme la fonte du permafrost, pouvant libérer d'énormes quantités de méthane, un gaz à effet de serre extrêmement puissant. Si ces boucles de rétroaction s'enclenchent, nous perdrons tout contrôle sur le climat, compromettant la survie de l'humanité. Communication plus claire La science doit présenter les faits. Mais pour susciter une prise de conscience générale, la société civile, économique et politique doit adopter une communication plus claire. La mobilisation nécessaire à la protection de notre planète dépendra de la force de ce récit. Nous nous souvenons tous du bulletin météo d'août 2050 présenté par Evelyne Dhéliat sur TF1, un exemple marquant de l'efficacité des prévisions météorologiques. LIRE AUSSI : ENQUETE - Climat : la dernière bataille des vignerons pour sauver la filière INTERVIEW - « La coopération internationale sur le climat est menacée » Certes, établir un tel indicateur à l'échelle globale est un défi, car les conditions varient d'une région à l'autre. Cependant, une communication internationale qui prenne en compte les réalités locales serait cruciale. Pour sensibiliser davantage à la gravité de la situation, des indicateurs concrets comme la fonte du permafrost, l'assèchement de la Méditerranée ou la disparition des coraux tropicaux seraient bien plus parlants qu'un simple chiffre.

By |2024-09-20T14:50:37+00:00September 20th, 2024|Scoop.it|0 Comments

Paris : la Ville et la Métropole mettent en route leur « coopérative carbone »

La Rochelle, un territoire souvent précurseur en matière de transition écologique, avait montré la voie. Comme en Charente-Maritime, une « coopérative carbone » est désormais également en ordre de marche dans la métropole parisienne. La Ville de Paris et la Métropole du Grand Paris viennent de porter sur les fonts baptismaux cette structure présentée comme un nouvel « opérateur de financement de la transition écologique ». « C'est une solution qui doit permettre de démultiplier les financements privés alors qu'il va y avoir un mur d'investissements publics et privés. C'est aussi une corde de plus à notre arc pour arriver à la neutralité carbone en 2050 et compenser les 20 % d'émissions résiduelles incompressibles sur le territoire pour atteindre cet objectif », explique Dan Lert, l'adjoint à la maire de Paris chargé de la transition écologique. Créée en 2023 sous la forme d'une société coopérative d'intérêt collectif et officiellement lancé le 10 septembre, cette entreprise dotée d'un capital de 1,2 million d'euros rassemble 40 sociétaires très différents. Ses deux promoteurs sont entourés notamment par l'établissement public territorial Est Ensemble, la Banque des territoires, le Crédit Municipal de Paris , Eau de Paris, Sogaris (un spécialiste de la logistique urbaine) ou l'Aorif (l'Union sociale pour l'habitat d'Ile-de-France). HLM biosourcés Le sociétariat compte aussi des entreprises des secteurs concernés par les projets financés, comme Compost Urbain, la coopérative Alliance Forêt Bois ou Corecyclage (réemploi d'équipements professionnels). Autant d'acteurs retenus après un appel à manifestation d'intérêt dont les critères « très stricts » ont écarté de facto les entreprises liées aux énergies fossiles et à la déforestation, et dissuadé toutes velléités de « greenwashing », assure Dan Lert. La coopérative « va jouer le rôle d'intermédiaire financier », détaille Alice Timsit, sa présidente et conseillère de Paris. Les dossiers qui lui sont présentés doivent répondre aux exigences du Label bas-carbone du ministère de la Transition écologique, qui valorise les initiatives visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre et séquestrer du CO2. La coopérative va également se doter de son propre label pour intégrer aussi des projets de préservation de la biodiversité ou de qualité de l'eau, par exemple. Une « quinzaine » de projets sont déjà proposés au financement, portant sur la transition en agriculture biologique d'exploitations du bassin parisien ou la plantation de forêts. La coopérative a aussi sélectionné un ensemble de 101 logements collectifs biosourcés (dont une partie sera allouée au logement social) à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) ou des HLM biosourcés dans l'Oise. En matière d'alimentation durable, les projets peuvent se situer dans un périmètre de 250 km autour de Paris.

By |2024-09-20T14:49:38+00:00September 20th, 2024|Scoop.it|0 Comments

Quand la conversion au bio devient la norme : l’exemple des artisans vignerons de Bourgogne du Sud

Depuis 2004, l'association des artisans vignerons de Bourgogne du Sud (AVBS), qui réunit désormais 28 domaines, s'est imposée comme un modèle efficace de transition écologique. Cette année, la conversion en viticulture biologique est devenue une condition incontournable pour tous ses membres. « C'est une évolution naturelle. La plupart de nos domaines étaient en démarche de conversion ou avaient des pratiques biologiques mais sans détenir le label. Il était temps d'officialiser cette orientation commune pour offrir plus de clarté aux consommateurs », explique Margaux Calland, viticultrice et présidente de l'association. Un choix stratégique pour cette corporation, alors que le vin biologique a connu une croissance de ses ventes de 9,2 % en 2023, selon une étude de Sudvinbio, et cela malgré la crise qui traverse toute la filière biologique. « Parfois, certains clients venaient acheter du vin en pensant que nous étions tous labellisés alors que non. Donc nous avons voulu revendiquer notre attachement au bio », ajoute Margaux Calland. Des dégustations prévues à l'automne C'est dans cette optique que l'association a complètement repensé son salon annuel, qui est programmé du 2 au 4 novembre 2024 au Château d' Hurigny, en Saône-et-Loire . « Nous avons ajouté une journée dédiée aux professionnels le lundi pour leur faire goûter des vins biologiques et de vieux millésimes », détaille la viticultrice. Le week-end sera, lui, ouvert aux particuliers. « Nos 28 domaines ont des clientèles différentes. Nous avons besoin de maintenir des ventes grand public pour les jeunes exploitations ou pour faire entrer un peu de trésorerie en période creuse. Mais nous avons aussi de plus grands domaines qui sont déjà réputés auprès des restaurateurs et qui veulent avancer en ce sens », lance-t-elle. En moyenne, les exploitations de l'AVBS s'étendent sur 10 hectares, ce qui se rapproche des données de Saône-et-Loire (10,7 hectares en moyenne selon l'Insee). En revanche, l'association est précurseur sur la conversion au bio car seulement 10 % des exploitations ont obtenu ce label dans le département (contre 20 % en France et 17 % en Bourgogne-Franche-Comté). « Nous valorisons une dimension artisanale, garante de petites structures qui maîtrisent leur vinification et réalisent les vendanges à la main ». Cette dimension « artisanale » est aussi un facteur clef pour le consommateur. Selon Sudvinbio , les acheteurs de vins biologiques préfèrent l'achat en vente directe et auprès de cavistes friands de conseils et explications sur les pratiques culturales des viticulteurs. Dans ce contexte, l'organisation de salons et de médiation auprès des particuliers reste une stratégie intéressante pour de nombreux domaines, comme ceux de l'AVBS.

By |2024-09-20T14:49:18+00:00September 20th, 2024|Scoop.it|0 Comments

Publicité en ligne : à son procès antitrust, Google encaisse les coups

Bientôt, ce sera au tour de Google de faire valoir ses arguments et de riposter dans le procès antitrust sur ses pratiques dans la publicité en ligne, qui a démarré le lundi dernier aux Etats-Unis. Mais pour l'heure, c'est le gouvernement américain, à l'origine de la plainte, qui a la main, obligeant le géant de Mountain View à encaisser les coups. L'accusation a ainsi présenté devant les juges du tribunal d'Alexandria, en Virginie, les notes et témoignages censés démontrer l'emploi de pratiques anticoncurrentielles et un abus de position dominante. Comme cette note interne rédigée il y a une quinzaine d'années par David Rosenblatt, dont la société DoubleClick venait d'être rachetée par Google pour 3,1 milliards de dollars, et transmise aux équipes de Brad Brender, ancien cadre et vétéran de la publicité en ligne du groupe, venu témoigner à la barre : « Je crois vraiment que si nous pouvons mettre en place cela, nous serons capables d'écraser les autres réseaux. » Ligne d'attaque Dans le détail, il s'agissait pour le géant de la publicité en ligne d'équiper de ses outils maison, d'un côté, les éditeurs ayant des inventaires en ligne à vendre, de l'autre, les agences médias achetant ces espaces publicitaires au nom de leurs clients annonceurs, mais aussi de proposer la plateforme de mise en vente et d'enchères au milieu (et faisant le lien entre ces offres et ces demandes), ainsi que l'infrastructure technologique sous-jacente pour faire fonctionner cet écosystème. « Nous sommes à la fois Goldman et NYSE », écrivait aussi David Rosenblatt dans cette note, où il fait valoir que changer de plateforme s'avérera être un « cauchemar » pour les éditeurs, en ce qui concerne l'adserver (l'outil assurant la diffusion des publicités sur les sites des éditeurs) DoubleClick for Publishers (DFP), intégré depuis au sein de Google Ad Manager. LIRE AUSSI : ANALYSE - Face aux géants de la tech, le plaidoyer de Draghi pour limiter la réglementation Une manière d'enfermer éditeurs et annonceurs dans son écosystème et exclure du marché - ou tout du moins affaiblir lourdement - les adtechs rivales, avant de pratiquer, dans un second temps, des prix plus élevés auprès des annonceurs et éditeurs ne pouvant se passer de ses solutions, selon l'argumentaire du département américain de la Justice (DoJ). L'administration soutient aussi que Google réservait un volume important de campagnes publicitaires programmatiques (récoltées via ses clients que sont les agences et les annonceurs) aux éditeurs qui utilisaient son adserver. La question des éventuels « remèdes » De la sorte, le DoJ s'échine à prouver que Google a sciemment fait du « tying » (ventes liées entre différents services), en rendant volontairement non interopérables certains de ses services avec des offres d'autres adtechs. Suffisant pour faire condamner le groupe californien pour abus de position dominante et pratiques anticoncurrentielles. LIRE AUSSI : Google Shopping : la justice européenne confirme l'amende de 2,4 milliards Avec ce procès, le gouvernement poursuit son objectif de démanteler la suite adtech de Google, afin de rééquilibrer le marché. Selon l'analyste spécialisé dans l'adtech, Terence Kawaja, auditionné par le tribunal, la valeur cumulée des six services spécialisés de Google (Google Ad Manager, Display and Video 360, Google Ads, Ad Sense, AdMob et Google Campaign Manager 360) s'élève à près de 100 milliards de dollars. Un montant qui rend complexe la question des éventuels « remèdes », dans le cas où Google en viendrait à perdre le procès et devrait vendre certaines de ces activités. « Il n'y a pas d'acheteur pour ça », a pointé Terence Kawaja. Dans les prochaines semaines, Google aura à coeur de défendre son positionnement et ses pratiques commerciales pour éviter une telle issue.

By |2024-09-20T14:48:58+00:00September 20th, 2024|Scoop.it|0 Comments

Plus cher, le lait « C’est qui le patron ? » se vend toujours plus

« C'est qui le patron ? » … Lancée en pleine crise du lait en 2014 par Nicolas Chabanne pour sauver les éleveurs grâce au soutien des consommateurs, la marque de « lait qui rémunère son producteur au juste prix » continue de prospérer, défiant inflation et baisse de pouvoir d'achat. Les volumes de vente augmentent chaque année malgré des prix supérieurs au reste du marché. En dix ans, la commercialisation de ce lait à cette marque est passée de 10 millions de litres à 75 millions de litres, explique Emmanuel Vasseneix, le patron de LSDH (Laiterie Saint-Denis-de-l'hôtel), seule entreprise à vendre la marque, qui représente 20 % du lait qu'elle met en marché. Et tout cela alors que les autres catégories de lait, moins chères, souffrent d'une déconsommation régulière que rien ne semble pouvoir enrayer. Les ventes de briques de lait ont chuté de 8,5 % en volume entre 2019 et 2023, selon les données de Circana et de l'interprofession (CNIEL). Même les Marques de distributeurs (MDD), qui se vendent entre 1,05 euro et 1,20 euro quand le lait estampillé « C'est qui le patron ? » est à 1,27 euro le litre. L'écart n'est sans doute pas majeur, mais, dans d'autres secteurs de l'alimentation, il est amplement suffisant pour détourner le consommateur. Encore plus depuis la vague d'inflation qui a suivi la guerre en Ukraine, où quelques centimes suffisent à délaisser un produit au profit d'un article moins cher. LIRE AUSSI : Le groupe LSDH dope sa production de laits végétaux Produits laitiers : la France pourrait ne plus couvrir ses besoins à partir de 2027 Le consommateur au centre Dans un contexte, où les industriels se battent chaque année sur des centimes avec les distributeurs, la marque « C'est qui le patron ? » tient du cas d'école. Comment expliquer que perdure son succès ? Sans doute faut-il remonter aux raisons pour lesquelles cette marque a vu le jour. L'idée de Nicolas Chabanne il y a dix ans lorsqu'il l'a créée, était d'impliquer profondément le consommateur en lui donnant la possibilité de définir les conditions auxquelles il était prêt à payer plus cher un produit aussi basique qu'une brique de lait. Avec pour objectif, le sauvetage de nombreux producteurs menacés de disparition. Un questionnaire très détaillé avait abouti à l'élaboration d' « un cahier des charges extrêmement exigeant », selon Emmanuel Vasseneix, le patron de LSDH , dont le respect garantissait au producteur de percevoir un prix qui couvre son coût de revient et lui offre une marge. Ce mode de fonctionnement a perduré. A ce jour, les producteurs perçoivent 54 centimes du litre de lait en 2024, quand les autres sont payés 48 centimes. LSDH, qui ne fait pas plus de marge sur ce lait se dit satisfait. Les enseignes et les consommateurs aussi. Pour les éleveurs, le secret de cette réussite commerciale est « dans la transparence. Les prix se discutent à trois. Chaque partie est au courant de tout. On sait exactement quelle part va nous revenir », dit Jérôme Chapon, éleveur dans la Manche et président de l'association des 650 producteurs qui livrent leur lait à LSDH pour « C'est qui le patron ». « D'autres producteurs souhaitent nous rejoindre. Nous avons réussi à dupliquer notre modèle de fonctionnement chez groupe Novandie (Mamie Nova), ainsi que dans la restauration ». LIRE AUSSI : Le prix du lait s'envole vers des sommets jamais atteints Crise du lait : ces producteurs qui tentent d'échapper à la guerre des prix Les éleveurs « les mieux payés » Les éleveurs se félicitent de « faire partie de ceux qui sont les mieux payés en France ». Ils ont repris goût à leur travail. « Ils gagnent leur vie. Ils ne sont plus obnubilés par les factures en fin de mois. Ils prennent le temps de retravailler l'alimentation de leurs animaux. Ils replantent des haies, ils embellissent leur exploitation », dit Emmanuel Vasseneix. Le système n'en est pas moins très contraignant. « Un commissaire aux comptes vérifie chaque mois que les prix du lait facturés au consommateur résultent bien du prix perçu par le producteur. Les contrôles sont multiples, y compris de la part de la DGCCRF, qui n'a jamais rien eu à redire », ajoute Emmanuel Vasseneix. Le système « C'est qui le patron ? » a été élargi à quelques autres productions, comme les oeufs et le jus de pomme, où il fonctionne bien. Il a aussi eu ses échecs. Comme sur le beaujolais. Et de l'avis de toutes les parties il n'est pas toujours transposable. « Comment définir un coût de production lorsque de multiples ingrédients entrent en jeu, ou que l'entreprise a des produits à l'export, des premiers prix, des MDD, des marques nationales et fabrique du fromage, du lait et des yaourts ? « interroge Emmanuel Vasseneix. Malgré son succès, la marque « C'est qui le patron » ne porte que sur un faible volume (75 millions de litres) par rapport à la masse de 2 milliards de litres de lait commercialisée en France.

By |2024-09-20T14:47:59+00:00September 20th, 2024|Scoop.it|0 Comments