Une poignée de start-up a investi le segment des vêtements de grande taille, négligés par les grandes chaînes, mais qui résiste mieux que le reste de l’industrie.

C’est l’un des rares segments qui continue de croître, dans une industrie  totalement déprimée. Le marché des vêtements pour femmes rondes représente 21 milliards de dollars aux Etats-Unis, soit 10 % des ventes aujourd’hui, et résiste bien mieux à l’hécatombe qui frappe les grandes chaînes de prêt-à-porter outre-Atlantique.

Ces dernières années, une vague de petites entreprises s’est donc positionnée sur ce marché, jugeant ces clientèles mal servies par les grandes marques, et connaissent une croissance à faire pâlir les grandes institutions. « On voit beaucoup de petites marques indépendantes faire beaucoup mieux sur ce marché que les grandes chaînes », explique Marshal Cohen, un analyste pour NPD interrogé par le « Wall Street Journal ».

Les grandes marques à l’offensive prudente

Selon les sources , entre 35 et 60 % des Américaines affichent une taille supérieure au 46, mais elles ont souvent du mal à s’habiller, l’industrie tendant à considérer qu’elles achètent moins de vêtements que la moyenne. Ce qui laisse de la place aux entreprises plus petites, comme Eloquii, qui double de taille chaque année depuis 2014 et a dégagé 80 millions de dollars de revenus cette année. Créées en 2015, ses concurrentes Eight & Sand et SmartGlamour affirment aussi croître rapidement. Ce dernier propose même d’ajuster les vêtements aux mensurations de ses clientes.

Les grandes marques comme Michael Kors commencent timidement à s’intéresser à ce marché, ainsi que les chaînes comme H & M ou Target, qui proposent aussi des collections pour les grandes tailles. Si ces dernières ont tardé à investir, elles demeurent mieux armées que les petites structures pour faire fabriquer, en grande quantité, ces vêtements XXL.

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