CES 2023 : la French Tech veut se débarrasser d’une image gadget
Mais la French Tech en a fini avec ses records de présence (178 en 2017, 270 en 2018, 376 en 2019…) qui ne renvoyaient pas forcément une bonne image aux visiteurs étrangers. Les stands regorgeaient de gadgets qui auraient eu plus leur place sur d'autres Salons comme la foire de Paris que sur un Salon de l'électronique de renommée mondiale. Le tout sponsorisé en partie par les régions françaises. LIRE AUSSI : CES 2022 : huit innovations réellement utiles dévoilées au Salon de Las Vegas Au CES de Las Vegas, les start-up françaises entrent dans l'âge de raison « C'était devenu le cirque, une blague. On va retrouver une forme de normalité avec un retour à la prime à l'innovation », souligne Ben Marrel, cofondateur de Breega, fonds de capital-risque français. Une bonne partie de la délégation française 2023 évolue dans les secteurs de la greentech - autre thématique forte du CES - et la mobilité. Alyce, start-up tricolore qui collecte et analyse les données de trafic et de mobilité (comptage de vélo, mesure de fréquentation de parkings…) pour aider les villes et régions à optimiser leurs réseaux de transport, en fait partie. « Nous avons déjà des clients en France et à l'étranger. Nous savons que nos technologies ont leur place ici. Le plan Biden comporte un volet sur l'infrastructure routière de plusieurs centaines de milliards de dollars. On espère avoir une part du gâteau », confie Ismaël Hachem, directeur général de la jeune pousse. De l'e-santé, pas du bien-être La French Tech est aussi un bon représentant de la catégorie e-santé cette année avec des pépites comme i-Virtual, spécialisée dans la mesure des signes vitaux via un selfie vidéo, Lili for Life et sa lampe qui facilite la lecture des personnes dyslexiques , ou encore O-Kidia, qui se présente comme une clinique digitale des troubles du neurodéveloppement chez les enfants et adolescents. LIRE AUSSI : Comment doper la croissance des start-up de l'e-santé « On est là pour montrer ce qu'on sait faire et nouer des partenariats avec des mutuelles et instituts de recherche. Comme les Canadiens, les Américains acceptent plus rapidement ce genre de tech qu'en France », confie Vanessa Douet Vannucci, fondatrice d'O-kidia, qui compte aussi passer une tête chez son concurrent américain Akili Interactive, qui a levé pas moins de 160 millions de dollars en 2021. Lili for Life, qui s'adressait à l'origine au grand public, va dévoiler une offre pour les entreprises. « Nous voulons que les directions des RH des grands groupes parlent de dyslexie dans leur politique handicap. Nous avons d'ailleurs commencé à travailler avec Microsoft dans ce sens », indique Bertrand Descours, directeur général de la start-up bretonne. Bien loin des distributeurs robotiques de papier toilette et de patate connectée.
Retraites : la création d’un index sur l’emploi des seniors peine à convaincre
La CFDT se montre revendicative. L'organisation redoute que l'index ne suffise pas à dissuader les entreprises de pousser vers la sortie leurs salariés les plus âgés. « La question est clairement quelle contrainte on met sur les entreprises sur la question des seniors », a insisté Laurent Berger, le patron de la CFDT, interrogé sur RTL mercredi matin. Pour le dirigeant syndical, il faudrait « a minima » qu'on force les entreprises à négocier un accord sur les seniors avec les représentants du personnel si on constate, à l'aide de l'index, qu'elles ont tendance à se séparer de leurs salariés les plus âgés. Sanctions Evoquée jusque là comme une «piste», l'obligation de négociation apparaît aujourd'hui retenue par le gouvernement. «Les entreprises qui ne remplissent pas leurs objectifs devront renégocier», déclare le ministre du Travail, Olivier Dussopt, dans un entretien au Parisien mis en ligne mercredi soir. «Il y aura une obligation de publicité. En cas d'absence de communication, il y aura des sanctions», ajoute-t-il. « L'index égalité hommes-femmes ne marche pas », lâche pour sa part Michel Beaugas de Force ouvrière. « On aurait préféré des mesures conditionnant des aides aux entreprises au fait de garder un certain nombre de seniors par exemple. » La CFTC défend, au contraire, clairement la mesure. « Nous sommes assez adeptes de la création d'un index comme celui qui existe pour l'égalité femmes-hommes », a déclaré le président de la CFTC, Cyril Chabanier, reçu ce mercredi à Matignon.
Le « blizzard du siècle » pétrifie les mineurs de bitcoin aux Etats-Unis
Au coeur de l'hiver des cryptos, « le blizzard du siècle » jette un froid sur le réseau bitcoin. Le passage de la tempête hivernale qualifiée d'historique par les services météorologiques aux Etats-Unis, où ces intempéries ne surviennent « qu'une fois par génération », a provoqué la mort d'au moins 53 personnes et privé en électricité plus de 300.000 foyers en Amérique du Nord. Les mineurs de crypto se sont joints à l'effort national et débranché leur machine énergivore d'un réseau électrique à bout de souffle. Une coupure à la résonance internationale pour cette industrie décentralisée, qui a conduit le hashrate de minage de bitcoins, une mesure de la puissance de calcul sur la blockchain, à chuter d'environ 100 exahash par seconde (EH/s). Soit une baisse de 40 % dans le monde entre le 21 décembre et le 24 décembre, selon les données de BTC. com. La baisse d'intensité de la tempête a ensuite permis à la puissance de calcul disponible de revenir à un niveau habituel ce dimanche, avant de baisser de nouveau ces derniers jours. Les Etats-Unis en tête du minage dans le monde Un impact qui démontre la place des Etats-Unis dans l'industrie du minage de bitcoin dans le monde. Le pays concentre actuellement plus de 37 % du taux de hachage mondial de bitcoin, soit le plus haut taux mondial, selon le Cambridge Centre for Alternative Finance. Tour à tour, les plus grands centres miniers du pays ont ainsi réduit leur opération pour soulager le réseau électrique.Les fournisseurs d'électricité disposent en effet d'une « clause d'effacement » qui oblige les mineurs à cesser leurs opérations si la production d'électricité n'est pas en mesure d'assurer la demande . En juillet, le géant du minage Riot n'avait par exemple pu miner que 52 % du mois en raison de coupures électriques. Le week-end dernier, Foundry USA, le plus grand centre minier des Etats-Unis, a ainsi perdu plus de la moitié de son hashrate - la plus grosse perte de tous les pools majeurs, selon Mining Pool Stats.
Gary Wang, le geek discret derrière la fraude de FTX
Gary Wang a annoncé qu'il allait plaider coupable pour quatre chefs d'accusation dans l'enquête lancée aux Etats-Unis contre les dirigeants de l'entreprise désormais en faillite. A ses côtés, Caroline Ellison , l'ex-patronne d'Alameda Research, la plateforme d'échange de FTX, a elle aussi plaidé coupable pour sept chefs d'accusation. Au sommet de ce sulfureux trio qui partageait un luxueux penthouse aux Bahamas, celui qu'on appelle « SBF ». Le patron déchu de la société doit comparaître bientôt devant les juges américains comme principal accusé de cette affaire, qui fragilise un peu plus la sphère des cryptomonnaies. Ils sont accusés d'avoir détourné plusieurs milliards de dollars du capital de FTX, dont une partie issue des dépôts des clients. Plusieurs cadres dirigeants auraient utilisé cet argent pour financer un train de vie luxueux aux Bahamas , où était hébergée la société. Geek discret Le méconnu Gary Wang a grandi dans le New Jersey. Elève brillant, il rencontre SBF en 2008 lors d'un camp d'été pour les jeunes génies des mathématiques. Il fait plus tard ses classes au très prestigieux MIT (Massachusetts Institute of Technology), tout comme SBF. LIRE AUSSI : DECRYPTAGE - FTX : le grand bazar des investissements de Sam Bankman-Fried ENQUÊTE Cryptos : les dessous inavouables de l'empire FTX Les deux étudiants intègrent la fraternité Epsilon Theta du MIT. « Cette fraternité sera façonnée par nos croyances communes, dont la plus importante est la nécessité de l'amour et de l'honnêteté comme base de la compréhension humaine », peut-on lire sur le site de l'organisation étudiante. Gary Wang sort diplômé en informatique et en mathématiques en 2015, puis entre chez Google en tant qu'ingénieur logiciel. Il participe notamment à l'élaboration du site Google Flights. En 2019, il s'associe avec son fidèle ami SBF pour créer FTX. Gary Wang devient alors le cerveau discret d'une entreprise florissante, intervenant peu dans les médias tandis que SBF se charge de l'image publique. Il est présenté par d'anciens proches comme un homme reclus, une sorte de geek qui souhaite rester loin des projecteurs. Il occupera le poste de directeur de la technologie au sein de la firme jusqu'à sa récente faillite. Rôle central dans le montage financier D'après les premiers éléments de l'enquête rendus publics par la Security and Exchange commission (SEC) - le gendarme boursier américain qui a lui aussi ouvert une enquête -, le mystérieux Gary Wang aurait activement participé à la fraude. LIRE AUSSI : DECRYPTAGE - Après la faillite, le chaos des finances de FTX apparaît au grand jour Il aurait été le cerveau du logiciel qui a permis à Alameda d'accéder aux milliards de dollars de la société mère FTX, dont une partie des fonds venaient des dépôts des clients. Gary Wang aurait lui-même bénéficié de prêts personnels sur les fonds de la société. Il a par ailleurs admis être au courant de ces différentes manipulations financières entre FTX et Alameda. Etant donné son rôle prééminent dans l'affaire, Gary Wang, libéré sous caution pour quelque 250 millions de dollars, risque jusqu'à 50 ans de prison. En plaidant coupable et en se montrant coopératif, il pourrait bénéficier d'une certaine indulgence des autorités judiciaires pour ne pas passer le restant de ses jours derrière les barreaux.
Les marchés agricoles en voie de normalisation
En 2022, la planète alimentaire a retenu son souffle jusqu'à l'été. L'indice des denrées de base établi par l'Organisation des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO) n'a cessé de grimper mois après mois pour atteindre le record absolu de 159,7 points en mars. Les précédents pics datent de 2011 et de 2008, des périodes marquées par les printemps arabes et par les émeutes de la faim. Ce n'est qu'à partir de juin que la décrue des cours s'est accélérée. Si l'indice cote aujourd'hui à 134,84 points, les niveaux restent extrêmement élevés. Ces prix sont d'autant plus pénalisants qu'ils frappent des populations dont les revenus ont chuté avec la crise économique liée à la pandémie. Stabilité du riz Le Programme alimentaire mondial a alerté sur l'augmentation inquiétante de la faim dans le monde, mais une crise alimentaire de grande ampleur a été évitée de peu, grâce à la stabilité des cours du riz, denrée de base pour la moitié de l'humanité, notamment dans les pays les plus pauvres. La tonne de la céréale est restée sous la barre 500 dollars alors qu'elle avait explosé à 1.000 dollars en 2008. La guerre en Ukraine et le blocage du commerce en mer Noire ont été le facteur décisif de l'explosion des prix. L'Ukraine et la Russie représentent à eux deux près de 30 % des échanges mondiaux de blé et 20 % pour le maïs. L'invasion a créé un vent de panique pendant quelques semaines, au point que sur le marché à terme de Paris, le blé s'est envolé à 440 euros la tonne. Du jamais-vu ! Dans ce contexte, une vague de protectionnisme agricole - embargo indonésien sur les exportations d'huile de palme, embargo indien sur le blé - a accentué les tensions sur les marchés.
Vertical Farming Has Found Its Fatal Flaw
Most vertical farms grow herbs, shoots, and other leafy salad vegetables. Leafy greens are the industry’s go-to produce because they grow quickly under LEDs and have a short shelf life and premium price point. But with inflation high, consumers might prefer to forgo expensive vertically farmed herbs for something a little more budget-friendly. That’s particularly true for European vertical farms. “The European market is a difficult place for vertical farming because there’s so much competition from crops that are grown in fields or greenhouses,” says van Rijswick. Vertical farms might stand a better chance of surviving if they look further afield, to countries where energy is cheap and growing crops outside is difficult. One obvious place is the Middle East. Gulf Cooperation Council countries—a group made up of Saudi Arabia, Bahrain, Kuwait, Oman, Qatar, and the United Arab Emirates—import around 85 percent of all their food and 56 percent of their vegetables. “When choosing new markets to expand to and establish a farm, we are going to look to places that have an increasing need for food production and food security,” Infarm founder Erez Galonska told the Vertical Farming Congress in Abu Dhabi on December 14. One of the world’s largest vertical farms opened earlier this year in Dubai. The facility is nearly three times the size of Infarm’s Bedford growing center and supplies leafy greens for the Emirates airline and local stores. Get WIRED + a tote SUBSCRIBE NOW MOST POPULAR SCIENCE Dear Electric Vehicle Owners: You Don’t Need That Giant Battery GREGORY BARBER CULTURE Our 12 Must-Read Books of 2022 KATE KNIBBS SECURITY Everyone Is Using Google Photos Wrong MATT BURGESS SECURITY Yes, It’s Time to Ditch LastPass LILY HAY NEWMAN Outside of the Middle East, vertical farms might have a tougher time making themselves useful. In 2020, Ben Pieterse cofounded a vertical farm startup called Glowfarms. He managed to raise €750,000 ($799,000)—enough to build a proof-of-concept farm in the Netherlands. But while Pieterse was subsequently trying to raise €5 million ($5.3 million) for a commercial-scale pilot farm, the energy crisis started to bite. Initially he budgeted €0.07 per kilowatt-hour (kWh) for electricity costs, but as prices kept rising he had to revise his estimates to €0.40 per kWh. His attempts to raise money started to fall through, and in early November he shuttered the startup. “Right now the circumstances are very bad for vertical farms,” he says. Consumers in the West might have seen vertical farming displays in restaurants and high-end grocery stores, but the technology really hasn’t transformed agriculture in the way that its early proponents promised. For a long time the industry has touted itself as a more sustainable way to grow vegetables, but all the energy needed to light up those LED bulbs means that vegetables grown on vertical farms can 2222end up having higher CO2 emissions than those grown in open fields and trucked hundreds of miles to their final destination. In a world where all electricity is generated by renewables, those emissions would be much lower, but that’s not the world we’re living in right now. However, vertical farms use a lot less water and pesticides than open fields, which is another reason why water-stressed regions are so interested in the technology. “I hoped that the impact of vertical farming could—and would—be bigger than it currently is,” Pieterse says. Europe’s energy crisis has exposed some of the flaws in vertical farming that were just waiting to come to the surface. “I think in the coming year more realism will really kick in,” says Van Rijswick. Energy prices in Europe will eventually go down again, but 2022 has demonstrated that such an energy-intensive industry will always be vulnerable to fluctuations in electricity prices unless farms can find a way to generate their own power. This is another reason why Gulf states—which tend to have more stable electricity prices thanks to huge reserves of oil and gas—are starting to look more attractive to vertical farm producers. But Europe’s experiment with vertical farming might not be completely over. Both van Rijswick and Pieterse agree that the technology might end up having an impact, just not necessarily in a way that you’ll notice in your salad bowl. LED-powered farms could be paired with traditional agriculture to rapidly grow young plants or grow a lot of plants for use in research, van Rijswick says. As for a future where vast amounts of vegetables are grown in warehouses under LED lights all over the world? Maybe don’t hold your breath.
2022, une année catastrophique pour la tech
3.000 milliards de capitalisation boursière partis en fumée Sans surprise, les difficultés opérationnelles déclenchent une tempête boursière, ravivant le spectre de l'éclatement de la bulle Internet en 2000. En un an, l'action Amazon est divisée par deux, Snap par trois et Meta par six ! Même Apple perd du terrain, avec un titre en baisse de près d'un tiers en un an… Pourtant, la marque à la pomme est protégée par un modèle hybride, mêlant hardware, services et contenus audiovisuels, avec Apple TV+. Mais les investisseurs s'inquiètent malgré tout de la stratégie « zéro Covid » chinoise qui complique la production des iPhone, notamment dans l'usine de Foxconn à Zhengzhou, théâtre de violentes manifestations à l'automne. LIRE AUSSI : La Chine confine la zone autour de la plus grande usine d'iPhone au monde Au global, les six plus gros groupes tech américain (Apple, Netflix, Amazon, Microsoft, Meta et Alphabet) avaient déjà perdu fin octobre 3.300 milliards de dollars de capitalisation boursière. La chute est particulièrement brutale pour Meta. Avec 312 milliards de dollars fin décembre, Meta vaut désormais moins en Bourse que des poids lourds de l'économie traditionnelle, comme Procter & Gamble (361 milliards) ou le pétrolier Chevron (343 milliards…). Une vague inédite de licenciements L'heure est critique et les géants de la tech, de San Francisco à Shenzhen, doivent réagir. Partout, les licenciements se multiplient. Les plateformes sont obligées de mettre en oeuvre les tout premiers plans sociaux de leur histoire. Elles qui, jusqu'à présent, recrutaient à tour de bras aux quatre coins de la planète… Au total, plus de 152.000 employés de la tech ont été licenciés en 2022, tous pays confondus, selon l'agrégateur Layoffs.fyi. Snap a ouvert le bal à l'été en annonçant un plan de licenciements touchant 20 % de ses quelque 6.500 salariés. Même les 70 personnes de Zenly, une start-up française rachetée par Snap en 2017 pour 300 millions de dollars, sont concernées. L'application au petit fantôme doit faire des économies : si elle conquiert toujours plus d'utilisateurs, ses revenus ne progressent pas dans les mêmes proportions. Au troisième trimestre, Snap affiche même une perte nette de 360 millions de dollars. LIRE AUSSI : Dans le sillage de Twitter, la tech américaine sabre dans les effectifs Quelques semaines plus tard, Meta annonce à son tour qu'il va licencier 13 % de ses effectifs. Concrètement, 11.000 salariés sur 87.000 vont devoir quitter le groupe. La nouvelle fait l'effet d'une bombe, et pour cause : jamais Meta n'avait lancé un tel plan social. Dans un post de blog, Mark Zuckerberg évoque « l'un des changements les plus difficiles dans l'histoire de Meta ». Mais le « pire » est encore à venir. A l'automne, Elon Musk, qui vient de racheter Twitter pour 44 milliards de dollars, décide de licencier… la moitié des salariés de la plateforme. Au passage, il affirme vouloir des équipes prêtes à être « extrêmement hardcore », capables de travailler de longues heures à haute intensité. Une expression loin de l'image de la Silicon Valley. Plus tard, le milliardaire se justifiera en comparant Twitter à un avion sans capitaine, sur le point de s'écraser. Là encore, toutes les équipes et tous les pays ou presque sont concernés. Elon Musk, seul maître à bord chez Twitter Cela aura été la surprise de 2022 : le rachat de Twitter par Elon Musk. Après avoir dit « oui » puis renoncé, le milliardaire boucle finalement l'opération en octobre, sans doute pour éviter la longue bataille judiciaire qui se profilait entre lui et Twitter. Son objectif : faire du réseau social « la plateforme mondiale de la liberté d'expression ». Et libérer le potentiel économique de Twitter, en diversifiant les revenus au-delà de la stricte publicité.
La SNCF enregistrerait des profits records en 2022
Année record en vue pour la SNCF en 2022. Selon les informations du Parisien, le groupe ferroviaire aurait réalisé un profit record sur les douze mois de l'année à 2,2 milliards d'euros. Ce bénéfice net serait ainsi en hausse de 10 % par rapport à 2019, dernier exercice avant la pandémie de Covid-19. Ce résultat n'est toutefois pas complètement une surprise, au regard des chiffres présentés par l'entreprise publique à l'issue du premier semestre. Sur les six premiers mois de l'année, la SNCF affichait un chiffre d'affaires de 20,3 milliards d'euros, en hausse de 14 % par rapport à la même période pré-pandémie, portée largement pas le succès de Geodis, la filiale spécialisée dans le transport de marchandises et la logistique. LIRE AUSSI : Après la vague Omicron, la SNCF revient progressivement à son trafic pré-Covid Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net du groupe ressortait ainsi à 928 millions d'euros, bien mieux qu'en 2021 (perte de 780 millions) ou qu'en 2019 (+20 millions seulement). Même la dette, traditionnel talon d'Achille de la SNCF, était en nette amélioration. Elle reculait à 24,3 milliards d'euros, contre 36,3 milliards l'an dernier, grâce, en particulier, à la deuxième tranche de reprise de dette par l'Etat, d'un montant de 10 milliards.
La Rivière Langevin subitement à sec, la faute à un composant électrique
Rien à voir avec la sécheresse. L’image n’en est pas moins inhabituelle en cette période des pluies. Le lit de la rivière Langevin a triste mine depuis ce mardi matin. L’explication est à trouver bien en amont, à 218 mètres d’altitude au lieu-dit la Passerelle où vient se nicher une installation d’EDF. Il s’agit d’une "usine hydroélectrique qui fournit de l’électricité à l’équivalent de 1800 foyers", nous explique Nicolas Granier, adjoint au chef du service Production chez EDF. C’est une usine de production "modeste" qui constitue tout simplement la plus vieille centrale électrique à La Réunion. Elle a été livrée en 1961. Mais quel lien y a-t-il entre la baisse du débit de la rivière et cette usine ? "La nuit dernière, on a eu une alarme à 3h du matin. Les techniciens ont immédiatement été prévenus et ils ont procédé à l’identification de la panne. Il s’agissait d’un petit composant électrique qui avait grillé", explique Nicolas Granier. Il n’y aurait pas de baignade possible sans cette installation hydroélectrique Avant l’incident, les turbines fonctionnaient avec un débit de 1.000 litres d’eau par seconde. Tout a été stoppé après l’alarme. Mais "rapidement au petit matin, on a redémarré la turbine avec 300 litres d’eau par seconde puis 500 litres". Cet après-midi encore, les équipes d’EDF étaient sur place jusqu’à revenir à un débit de 1000 litres. Ça va durer encore demain, prévoit le responsable adjoint, avant que le lit de la rivière ne retrouve son niveau habituel. Si cette baisse de débit a été l’élément visible de cette panne survenue bien plus haut à 200 mètres d’altitude, les foyers saint-joséphois n’ont pas été impactés par des coupures. "D’autres moyens de production ont pris le relais", signale Nicolas Granier. Cet incident vient sans doute apprendre à pas mal de monde que l’eau de la rivière Langevin ne ferait pas la joie des baigneurs si cette installation hydroélectrique n’était pas présente. En effet, naturellement, le profil géologique de ce secteur fait que "l’eau s’infiltre dans la terre et n’arrive pas jusqu’à l’embouchure". Depuis les années 60 donc, l’usine EDF permet de capter cette eau, de la dévier dans un canal, de la faire chuter de 130 mètres - puisque l’usine est quant à elle installée à 87 mètres d’altitude - , ce qui génère cette force motrice actionnant une ou deux turbines (la deuxième est activée selon le débit de l’eau) et de la restituer dans le lit de la rivière quelques kilomètres plus loin. 10 mois sur 12 dans l’année, l’eau peut ainsi arriver jusqu’à l’embouchure et s'offrir aux baigneurs en donnant l’illusion qu’il s’agit d’un processus naturel.