La voiture autonome lève le pied

La voiture autonome lève le pied

Si la voiture autonome dessine un horizon prometteur, elle impose aussi de très nombreuses prises de risques. Outre l’ampleur des moyens financiers à mobiliser, ce saut dans l’inconnu soulève la question de la responsabilité juridique en cas d’accident – d’autant qu’il faudra longtemps cohabiter sur la route avec des véhicules conduits par des humains – qui recouvre des débats complexes. De même, la perspective de voir se multiplier les robots-taxis, loués et non plus achetés par ceux qui les utilisent, impose un bouleversement en profondeur du modèle économique de l’industrie automobile, qui traverse une période d’intenses bouleversements et a pris conscience de sa fragilité. D’où la conviction grandissante selon laquelle chi va piano va sano.

Les grands groupes n’ont cependant pas intérêt à baisser la garde. Se désengager trop rapidement de leurs efforts de recherche les condamnerait à s’en remettre à Google et plus précisément à son spin-off Waymo. Celle-ci fait quotidiennement circuler 600 voitures sans chauffeur afin de parfaire ses algorithmes et, de l’avis général, a acquis une sérieuse longueur d’avance sur le reste de la troupe. Le risque est connu : devenir de simples fournisseurs de véhicules auprès de Google qui se chargerait de les doter d’un « cerveau » autonome. Et s’approprierait dès lors la plus grosse part du gâteau.

Sourced through Scoop.it from: www.lemonde.fr

By | 2019-04-16T13:28:31+00:00 April 16th, 2019|Scoop.it|0 Comments

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